vendredi 13 décembre 2013

EVE Online, Âges Oubliés

2730 AD - Un Monde en Extension

Rapidement, l'Homme aménage le Système Solaire. Il a fait de l'espace une source de profits grâce au minerai extrait. Naturellement, ce développement a augmenté la croissance économique sur Terre, amenant les humains vers l'espace profond. La distance entre les systèmes solaires était une barrière à l'extension, mais la découverte du Warp a changé les frontières. Les portes utilisent la pesanteur couplée à de l'énergie négative pour créer des distorsions stables entre elles, permettant le voyage instantané entre deux points dans l'espace.

3691 AD - Le Warp Drive est Inventé

La première version du système de Warp a initialement permis des sauts très courts dans le même système solaire, les versions suivantes ont permis aux vaisseaux de sauter entre les systèmes sans l'aide de portes. L'apport positif de cette technologie a été l'expansion rapide de l'espace profond, mais cette conquête spatiale était le fait de grosses corporations, et comme la bureaucratie terrienne ne suivait pas, chaque système solaire découvert était depuis longtemps acheté ou loué avant que la colonisation réelle commence, et beaucoup de ceux qui souhaitaient créer un nouveau monde ont dû attendre des années avant d'accomplir leurs rêves.

7703 AD - EVE

Les évènements ont pris une tournure plutôt inattendue, avec la découverte d'une distorsion naturelle près du système de Canopus. Bien que son existence ait longtemps été le sujet de spéculations, c'en était la première observation réelle. Des sondes envoyées dans la distorsion ont montré la stabilité du phénomène, et découvert un système solaire dans une galaxie inconnue. Ce nouveau système pouvait être tout aussi proche des systèmes connus qu'à l'autre bout de l'univers, certains parlaient même d'une autre dimension. La distorsion a été baptisée Eve en raison des nouveaux systèmes découverts, et aux nouvelles planètes qu'elle offrait. Une décision a alors été prise pour établir des portes de saut pour aller dans Eve, car seul les vaisseaux les plus gros pouvaient utiliser la distorsion. En outre, les scientifiques ont prévu qu'Eve se fermerait un jour. Ainsi des hommes et leur équipement furent envoyés de l'autre côté, installant des bases dans le système que le phénomène avait mis au jour. Le système découvert de l'autre côté de la distorsion fut baptisé New Eden. Les deux portes de chaque côté, appelées les portes de Eve, devaient être immenses, en raison de la nature instable de la distorsion et de la distance inconnue entre elles. Elles étaient les plus grandes structures jamais assemblées par l'humanité, avec un temps de construction de plus de 200 ans. On avait décrété que le nouveau monde serait libre pour quiconque désirait s'y installer, premiers arrivés premiers servis. Ceci entrainant dès la mise en service des portes de Eve, des centaines d'organismes indépendants dans l'exploration et la colonisation du nouveau monde.

8061 AD - Fermeture d'EVE

La distorsion s'est refermée alors que les portes étaient toujours en service. Ceci n'a pas semblé affecter les portes qui ont continué à fonctionner correctement. Sept décennies plus tard, un désastre survint, un phénomène non expliqué créa une forte perturbation qui engloutit les portes de Eve et transforma le système prospère de New Eden en un enfer. La porte de Eve dans New Eden existe toujours mais les vaisseaux essayant de l'utiliser sont immédiatement détruits par des orages magnéto-gravitationnels. Les effets de la fermeture de Eve furent soudains et dramatiques. Toutes les bases et infrastructures dans le monde de Eve, qui étaient en grande partie dépendantes du vieux monde, se trouvaient maintenant isolées par la catastrophe. Les colonies qui avaient été installées auparavant ne pouvaient encore s'auto-satisfaire. Peu à peu, de nombreux hommes et femmes moururent du manque d'oxygène, d'eau et de nourriture. Les rares survivants perdirent leurs connaissances et leurs technologies, par manque d'outils pour réparer et les maintenir en état. Dans les milliers d'années qui ont suivi, ces enclaves humaines dispersées se sont développées en totale autarcie. Le temps ayant passé, leurs conditions de vie ont peu à peu modifié leurs aspects physiques, rendant chacun distinct.

Source :  http://eve.mondespersistants.com/l-histoire-d-eve:article-175/ et https://wiki.eveonline.com/en/wiki/EVE_gate_%28Location%29

mardi 10 décembre 2013

L'histoire du futur de Robert Heinlein

Préambule

L'Histoire du futur inspirée des classiques du space opera ne doit pas être confondue avec la série de nouvelles L'Histoire du Futur écrite par Robert Heinlein.

S'appuyant sur les grands classiques de la science-fiction (et du space opera en particulier), ce livre propose une Histoire du futur cohérente entre les principales épopées galactiques. Le premier livre n'est donc pas un récit mais une chronologie qui synthétise les événements historiques cités dans les principaux romans de science-fiction (Dune, Fondation, les Seigneurs de l'Instrumentalité, le cycle de la Culture, Hypérion ...), films (Star Wars, ...), feuilletons télévisés (Star Trek, Babylon 5, ...), jeux de rôles (Traveller, Empire Galactique, Warhammer 40000, ...) ou autres jeux en ligne (EVE, ...) qui ont un rapport avec le space opera.

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L’Histoire du Futur est un élément fondamental de l’œuvre d’Heinlein. Constituée d’un réseau de nouvelles écrites principalement entre 1940 et 1951, elle marque une anticipation chronologique et descriptive de l’évolution technologique et sociale de l’humanité, le long d’une ligne temporelle fictive allant de 1950 à 2600.

"L'histoire du futur" est une expression utilisée par John Campbell pour qualifier la trame chronologique qui sous-tendait les premières nouvelles de Robert Heinlein parues dans Astounding entre 1939 et 1941. Cette histoire, dont la cohérence prend plus nettement corps avec des textes ultérieurs souvent plus longs, commence à être publiée dans des recueils communs en 1967. Bien évidemment, l'ordre des textes peut varier suivant les éditions, et les notes ci-dessous se réfèrent à l'édition française Folio, publiée en 2005 (dans une frénésie Heinlein de cette collection après des années de totale disparition éditoriale) et divisée en quatre volumes. Les traductions originales de Pierre Billon et Jean-Claude Dumoulin y ont été revues et complétées - sans coupes - par Pierre-Paul Durastanti.


Volume I - L'homme qui vendit la lune


Ce premier volume présente les textes les plus datés, mais qui présentent sans conteste un intérêt historique dans le développement de la science-fiction.

Ligne de vie (1939, Life Line) Le tout premier texte, qui lança donc la carrière de Heinlein. On comprend pourquoi il plut à Campbell : on y retrouve la figure du scientifique mythique, auteur d'une découverte capitale et rejeté par l'académisme. Une pure nouvelle de l'Âge d'or, qui traite efficacement d'un thème aux conséquences simples - connaître l'âge de sa mort - avec une progression narrative par dialogues.

Les routes doivent rouler (1940, The Roads Must Roll) La civilisation américaine s'est tellement construite autour de la route qu'il est judicieux d'imaginer que la route elle-même puisse constituer le moyen de transport. Quand une société devient trop dépendante d'une technologie, elle en vient à la considérer comme allant de soi et à oublier les hommes qui la font : c'est le thème central de cette nouvelle et de la suivante. Mais celle-ci traduit mieux l'intérêt croisé de Heinlein pour les sciences physiques et sociales, et la vision délicieusement absurde de ces rotors géants lui donne un petit cachet steampunk avant l'heure.

Il arrive que ça saute (1940, Blowups Happen) Écrite en 1940, cette nouvelle est une véritable pièce d'histoire de physique nucléaire. À la pointe des connaissances de l'époque, elle utilise évidemment quelques hypothèses fausses, mais dont la plausibilité contraste nettement avec les textes contemporains (notamment avec la candeur de À la poursuite des Slans). Pas sûr cependant qu'il ait moins vieilli, justement parce qu'il est bien mieux structuré autour de ces théories dépassées. Et puis, ce souci de cohérence n'empêche cependant pas la naïveté typique de l'Âge d'or de la description d'une révolution scientifique d'ampleur considérable réalisée par deux ingénieurs en cachette dans un labo. Mais, en tant que document historique, ce texte vaut le détour. Même s'il refuse de sacrifier son optimisme technologique (qui repose chez Heinlein sur la volonté inexpugnable d'une poignée d'individus), c'est un des premiers à aborder sans ambages le risque de crise énergétique - au sens large - et la grave menace qu'elle fait peser sur les fondements même de la société.

L'homme qui vendit la Lune (1950, The Man Who Sold the Moon) Cette longue nouvelle est la plus emblématique de l'Histoire du futur : la foi chevillée au corps d'un entrepreneur, D.D. Harriman, suffit à porter le projet du voyage vers la Lune, considéré non pas uniquement sur le point de vue du progrès scientifique, mais sur celui du financement. L'État et l'armée sont volontairement laissés hors du coup pour en faire un projet uniquement capitaliste. S'ensuit un improbable festival de grandes idées et de petites magouilles pour réaliser ce rêve impossible, le tout avec un américano-centrisme tellement grossier qu'il frise parfois le ridicule.

Dalila et l'homme de l'espace (1949, Delilah and the Space Rigger) Irruption amusante de l'alien qui terrifiait le plus les lecteurs de l'Âge d'or. Pire que les petits hommes verts ou les mutants, il s'agit de cet alien qu'on n'évoquait jamais : la femme.


Histoire du futur, II : Les vertes collines de la Terre


Les nouvelles de ce deuxième volume s'attachent essentiellement à faire transparaître l'esprit des pionniers de l'exploration et de la colonisation de la Lune puis des planètes : ce qui les motive, ce qui les fonde, ce qui les distingue... La conquête de l'espace vue à travers quelques destins de ceux qui la font.

Jockey de l'espace (1947, Space Jockey) Il y a deux sortes de gens : il y a les vivants et ceux qui sont en... l'air

Requiem (1939, Requiem) Plus improbable encore que la quête de la Lune financée par la volonté de Harriman, voilà que sa seule détermination suffit à l'y envoyer sur une initiative privée et supposée discrète. Reflet de ces temps naïfs où la Lune était à portée de main ; reflet aussi de la répugnance de Heinlein à mettre en œuvre les grandes forces politiques - la volonté chez lui est forcément individuelle, à l'exact opposé des théories marxistes.

La longue veille (1948, The Long Watch) Robert Heinlein ne fait pas pour autant l'éloge systématique de l'homme arrogant, "sa personnalité brillante", "son esprit dominateur". Cette nouvelle, avec un résistant comme héros ordinaire, est là pour le prouver.

Asseyez-vous, Messieurs (1948, Gentlemen, Be Seated) Heinlein s'assoit un peu sur les convenances du pulp tout en conservant la nécessité d'une conclusion brutale.

Les puits noirs de la Lune (1947, The Black Pits of Luna) Pour Heinlein, un monde de pionniers n'est pas pour les "esprits faibles". De cette critique avant l'heure de l'enfant-roi, on retiendra cette phrase : "Maman fait toujours des objections et cède régulièrement. Les femmes doivent manquer de force de caractère."

C'est bon d'être de retour ! (1946, "It's Great to Be Back!") Quand les différences fondamentales se font jour entre les "lunatiques" et les "rampants".

Nous promenons aussi les chiens (1941, We Also Walk Dogs) La prospective qui a touché le plus juste dans l'histoire du futur de Heinlein n'a rien de technologique ou de politique. C'est sans doute cette description de ce service complet pour gens aisés qui prévoit d'organiser pour eux leurs désirs sur commande... Un secteur d'activité qui sera justement en pleine expansion au début du XXIe siècle. C'est après tout logique pour cet écrivain américain qui s'est toujours occupé de l'observation de personnages simples et de situations identifiables, soucieux de crédibilité sociologique.

Coup de projecteur (1962, Searchlight) Une idée, une histoire. Courte et sans tralala.

Vertige spatial (1947, Ordeal in Space) Nouvelle psychologique à la morale simple et aux ressorts peut-être un peu faciles.

Les vertes collines de la Terre (1947, The Green Hills of Earth) La phrase "nous ne pouvons d'ailleurs en citer aucun extrait dans une publication à caractère familial" est une taquinerie assez savoureuse à l'égard de la pudibonderie des pulps. Heinlein s'en accommodait mais ne se privait pas de faire comprendre que certains de ses personnages "truculents" ne partageaient pas ces vertus. Le chanteur Rhysling, héros aux mauvaises manières et au destin tragique, est assez réussi.

La logique de l'Empire (1941, Logic of Empire) Les principes politiques de Robert Heinlein s'expriment dans cette longue nouvelle : il y a les jugements moraux sur la question sociale, dont il se défie, et les jugements d'efficacité que les gens intelligents peuvent comprendre. Les seconds peuvent cependant coïncider avec les premiers, sur un exemple pertinent. Ici, l'esclavage, jugé comme système économique, hors de toute condamnation morale, mais bien sûr sans y souscrire.


Histoire du futur, III : Révolte en 2100


On rentre ici dans le vif du sujet, par des textes plus longs, ou plus équivoques, ou plus politiques, ou plus matures et travaillés.

Oiseau de passage (1957, The Menace from Earth) Ce récit sur la découverte inavouée de l'amour par une adolescente intelligente et sûre d'elle - présence inhabituelle d'un personnage féminin comme narrateur - dévoile un Heinlein à son meilleur dans sa progression et dans son art de rendre ses textes réalistes, et mieux même, palpables, au-delà du contexte science-fictif. La description du vol libre sur la Lune est étonnamment prenante et peu d'auteurs arrivent à une telle efficacité. En parlant d'efficacité, on peut regretter la traduction mièvre du titre...

"Si ça continue..." (1940, "If This Goes On-") Dans des États-Unis devenus une dictature théocratique, John Lyle, bon soldat dévoué, tombe amoureux d'une vierge destinée au "Prophète Incarné" et est conduit à rejoindre la résistance alors que rien ne l'y prédestinait. L'organisation secrète en question a tous les attributs, les codes et le vocabulaire de la franc-maçonnerie, même si elle n'est jamais citée nommément (NB : Heinlein n'en était pas membre mais avait eu un bref intérêt pour le sujet dans sa jeunesse). La révolution par Heinlein, bien avant Révolte sur la lune., est l'objet de ce court roman, qui se distingue par sa longueur à une époque où le corpus de la science-fiction est constituée de nouvelles.

La réserve (1940, Coventry) Les États-Unis sont devenus une utopie libertarienne qui a remplacé la justice par un contrat social a minima, le "Pacte", décrit comme un "document social scientifique". Certes, l'État subsiste comme entité chargée de le faire respecter, mais sans s'autoriser aucun jugement moral sur autrui. C'est en quelque sorte l'aboutissement de la croyance de Heinlein en une science sociale parfaite capable de réorienter les individus. Absurde et irréalisable comme toutes les utopies, bien sûr, mais l'intéressant est que - comme dans la Culture de Banks - elle s'intéresse à un insatisfait. Car, comme elle ne nie pas qu'il puisse exister des cas asociaux et violents, cette utopie prévoit deux choix, la rééducation psychologique douce ou l'exil. L'inadapté en question est David MacKinnon, un assidu de littérature qui souhaite des émotions fortes et qui trouve cette société fondée sur le dogme de la liberté encore trop contraignante. Il s'exile donc pour découvrir que la liberté sans coopération n'a rien d'une sinécure et que les terres vierges qu'ils voyaient comme des idéaux de liberté peuvent abriter des systèmes bien plus liberticides dont il ne soupçonnait pas l'existence. C'est que ce héros est tout autant candide que Lyle.

L'inadapté (1939, Misfit) Texte d'apprentissage où transparaît la fascination de l'ordre hiérarchique militaire, et qui vise clairement l'identification du lecteur de pulp avec le héros, un génie du calcul. On revient un peu en arrière dans la lignée du recueil précédent, celle des pionniers inadaptés parce qu'ils constituent une forme d'élite.


Histoire du futur, IV


Les deux textes regroupés dans le quatrième volume (autrefois publiés séparément dans de précédentes éditions) ont été traduits par Frank Straschitz.

Les enfants de Mathusalem (1941 puis 1958, Methuselah's Children) La fondation Howard a été créée pour rallonger la longévité humaine en croisant les individus vivant le plus longtemps, et les Familles ainsi créées ont mené une existence secrète jusqu'à ce qu'elles choisissent de la révéler au grand public. Mais celui-ci ne peut supporter l'idée qu'un groupe soit ainsi privilégié, et les Familles, menacées de persécution, n'ont qu'une échappatoire qui les conduit à l'espace... Un petit génie accélère alors la vitesse du voyage en même temps que le rythme de cette novella, aboutissant à deux contacts originaux avec des espèces extraterrestres. Malheureusement, le texte le plus long de toute l'histoire du futur s'essouffle et ne sait plus comment boucler la boucle, terminant à court d'idées alors qu'il avait suscité de belles attentes. "L'éternité, c'est long, surtout vers la fin", comme le dira Woody Allen...
Ce texte marque aussi la première apparition du personnage de Lazarus Long, membre "à part" des Familles Howard (son cas atypique est suggéré mais pas encore expliqué ici), individualiste forcené, méfiant de nature. Cet évident "représentant" de l'auteur deviendra le héros le plus récurrent et le plus représentatif des romans de la fin de sa carrière.

Les orphelins du ciel (1941 puis 1963, Orphans in the sky) Il est intéressant que Heinlein ait clos son "Histoire du futur" avec un scénario situé "hors du temps", dont les protagonistes ont justement oublié tout repère chronologique. Car en éliminant tous les raccourcis utilisés dans le texte précédent (longévité, cryogénisation et voyage supra-luminique), les voyages interstellaires deviennent tout de suite beaucoup plus compliqués. Comment envisager une aventure humaine où seuls les descendants de ceux qui ont commencé l'exploration pourront la terminer ?

Heinlein ne s'occupe pas des difficultés techniques de l'entreprise, qui seront toutes court-circuitées ici avec une nonchalance avouée, mais il se concentre sur le problème social : comment transmettre la finalité de ce voyage par-delà les générations ? Ceux qui n'ont connu que leur vaisseau pour tout univers ne risquent-ils pas de perdre littéralement la foi dans ce voyage auxquels ils participent. Préserver les connaissances et la compréhension du monde quand on n'en a plus l'expérience sensible, telle est la problématique, et elle va bien au-delà de la simple transposition de l'histoire du Galilée très classique en science-fiction. C'est du rapport au temps dont il est question, du sentiment de faire partie de l'Histoire et non d'un mythe. Malgré ses nombreux défauts, c'est donc un texte essentiel.

Source :  http://branchum.perso.neuf.fr/histoirefutur.htm

Chronologie Complète d'EVE

Comment inclure la chronologie du jeu en ligne EVE dans L'historie du futur inspirée des classiques du space opera ?

On y distingue différentes périodes :

I - trois périodes regroupées sous l'intitulé "les Âges Oubliés"(2730-8061) :
- 2730 : conquête spatiale interplanétaire achevée;
- 3691-4224 : mise au point de la technologie hyper-spatiale;
- 7703-8061 : apparition puis disparition d'un gigantesque trou de ver permettant la colonisation de systèmes et planètes au cœur même de la galaxie;


II - l'Âge Sombre (8061-16262) :
- 8061-16262 : une période aux événements inconnus ... ce qui laisse présager de nombreuses possibilités, et même très certainement des erreurs dans les datations futures.


III - 16262-23344 : une nouvelle chronologie correspondant à la vaste zone colonisée à l'époque du trou de ver EVE; sachant que les historiens du futur ont pu y inclure des événements légendaires, et commettre des erreurs, des décalages importants dans la chronologie, etc.
Cette vaste période de temps est découpée en :
- Âge de l'Expansion (16262-23336 ou 16262-100 CY, de la Conférence de Yoiul)
- et Âge de l'Empyrean (23341-23351 ou 105-115 CY)


Détails

2730 AD - Le système Solaire est complètement colonisé.
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3691 AD - La technologie de Warp est découverte.
3805 AD - [Amarr] Les Conformistes, un groupe de l’Eglise Catholique Unifiée, colonise Sockheviti.
3841 AD - [Amarr] Les Conformistes prennent le contrôle de Sockheviti
3897 AD - [Amarr] Les Conformistes perdent leur pouvoir et sont exilés de Sockheviti.4224 AD - Le Warp Drives pour les vaisseaux est inventé.
7089 AD - [Gallente] La deuxième planète du système VH-451 est achetée par le peuple de Tau-Ceti d’origine française.
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7703 AD - Ouverture du trou de ver.
7987 AD - Ouverture d’EVE.
7989 AD - [Amarr] Les Conformistes, Apôtres et membres de l'Eglise Catholique Unifiée émigrent vers le monde d'Eve sur la planète Athra, encouragés par Dano Gheinok, l'un de leurs chefs.
7993 AD - [Caldari] La troisième planète du système VH-451 est achetée par une méga-société. De petits groupes de colons s’y installent.
8000 AD - [Amarr] Dano Gheinok s'autoproclame Prophète et pose les fondations du futur Etat théocratique Amarr.
8017 AD - [Minmatar] Le système CMS-17 est découvert. Nommé plus tard Pator. La planète principale, Matar, est rapidement colonisée, elle propose des conditions de vie très hospitalières.
8052 AD - [Gallente] Le dernier vaisseau de colons d'origine française arrive de Tau-Ceti avant la fermeture d’Eve.
8061 AD - Eve se referme.
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8061 AD - [Amarr] Le dernier groupe des Conformistes arrive sur Athra. Ils s'installent sur le continent Amarr, d'où ils tireront leur nom plus tard.
8100 AD - [Gallente] De petits groupes de colons périssent, quelques-uns se regroupent et réussissent à survivre.
8100 AD - [Caldari] A cette époque, la plupart des habitants de la planète périssent à la suite de la fermeture d’EVE. Seule une poignée survit.

8307 AD - [Caldari] Un processus de transformation automatique de la planète mis en place par la méga-société continue à fonctionner malgré la perte d'un grand nombre d'habitants et rend l’air respirable.
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16262 AD - [Caldari] La première civilisation connue apparaît sur Caldari.

16470 AD - [Amarr] Le premier Empereur Amarr est proclamé.

17463 AD - [Caldari] Les empires Raata-Oryioni et Fuukiuye s’allient. Le nouvel empire prend le nom de Raata.
18622 AD - [Minmatar] Plusieurs civilisations se développent sur Matar. Elles deviennent peu à peu conscientes qu’elles ne sont pas seules, mais le manque de technologie empêche tout contact.
20022 AD - [Amarr] Les Udrrians arrivent sur le continent d’Amarr précipitant la statique société d’Amarr en de rapides changements.
20078 AD - [Amarr] Les Amarr partent conquérir toutes les terres d'Athra et soumettent les Udrians, autres habitants de la planète.
20371 AD - [Amarr] Les Amarrians conquièrent le dernier état Uddrian.
20374 AD - [Minmatar] Le niveau technologique est suffisamment élevé pour permettre les échanges entre les civilisations de la planète. Une culture unique commence à se développer, mais la population est divisée en tribus.
20544 AD - [Amarr] Les Amarr contrôlent toute la planète et la nomment Amarr.
20998 AD - L’empire Raata est dissous et divisé en une myriade de petits états.
21290 AD - [Amarr] La première porte de saut entre les systèmes depuis l'effondrement d'Eve est construite entre Amarr et Hédion.
21413 AD - [Minmatar] Le premier vaisseau Minmatar est construit. Durant les prochains siècles, les Minmatars vont coloniser des planètes et lunes dans trois systèmes.
21423 AD - [Amarr] Les Amarr découvrent l'existence des Ealuriens et les soumettent dans l'esprit de la reconquête.
21656 AD - [Gallente] La famille Rouvenor prend le pouvoir à Gardun et devient le plus puissant empire de la planète.
21714 AD - [Gallente] Dos Rouvenor III hérite de la couronne. Il crée un nouveau calendrier, l’année même, c’est l’Âge des Rouvenor (AR)
21837 AD - [Gallente] L’empire Gardun s’effondre, mais son héritage demeure et de rapides avancées technologiques sont faites
21875 AD - [Amarr] La Réforme Morale commence. Le statut des Empereurs change et le pouvoir des Apôtres est limité.
22355 AD - [Amarr-Minmatar] Les Amarrs débarquent dans le système de Pator. Rapidement, ils attaquent les Minmatar pour en faire des esclaves.
22480 AD - [Amarr-Minmatar] Les Amarr envahissent et conquièrent l'empire Minmatarr.
22517 AD - [Caldari-Gallente] Premier contact entre Caldaris et les Gallentes.
22588 AD - [Gallente] Les Gallentes construisent leur première Porte de Saut.
22631 AD - [Caldari] La Corporation de la Délivrance Culturelle CDS s’établit sur Caldari.
22684 AD - [Caldari] Isuuaya, la première corporation Caldari, est créée.
22762 AD - [Amarr] Un nouvel Empereur Amarr est élu. Le chef d'une autre famille héritière, les Khanid, refuse cet Empereur et décide de créer son propre empire : le royaume de Khanid.
22794 AD - [Gallente] Les Gallentes rencontrent les Intakis.
22809 AD - [Gallente] Les Gallentes rencontrent les Mannar.
22821 AD - [Caldari-Gallente] Le Sotiyo-Urbaata Drive, le premier Warp Drive, est construit.
23058 AD - [Amarr] Les scientifiques Amarr découvrent la technologie de Jump Drive permettant des sauts instantanés entre les systèmes sans Star Gates.
23121 AD - [Caldari-Gallente] La Fédération Gallente est créée.
23155 AD - [Caldari-Gallente] La guerre Gallento-Caldari débute.
23180 AD - [Amarr-Gallente] Premier contact avec les Gallentes. Peu de temps après, les Amarr entrent en contact avec les Caldaris et les Jovians.
23216 AD - [Amarr-Jove] Guerre Amarr-Jove.
23216 AD - [Amarr-Minmatar] Les Minmatarr se rebellent. Les Amarr et leurs alliés doivent s'enfuir. Les Minmatarr ayant collaboré avec les Amarrs fondent leur propre état semi-indépendant. Ils portent aujourd'hui le nom d'Anmatarr.
23232 AD - [Minmatar] Les Minmatars reprennent leur indépendance.
23236 AD - L’EST (Temps Standard d’Eve) est établi à la conférence de Yoiul.
23248 AD - [Caldari-Gallente] La guerre entre les Gallentes et les Caldaris prend fin
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23343 AD - [Amarr] L'actuel Empereur est assassiné, l'enquête est en cours. A ce jour, pas de nouvel Empereur.
23344 AD - Date actuelle.

Sources : http://eve.mondespersistants.com/l-histoire-d-eve:article-175,2/ (en français)  https://wiki.eveonline.com/en/wiki/Timeline (en anglais)


Sachant que les peuples principaux d'EVE Online (Amarr, Minmatar, Gallente et Caldari), n'entrent qu'assez tard dans le NT5 (niveau technologique interstellaire) (cf. ci-dessous), les événements antérieurs, trop locaux, trop planétaires, n'ont pas d'intérêt pour la chronologie galactique.

21290 AD - [Amarr] La première porte de saut entre les systèmes depuis l'effondrement d'Eve est construite entre Amarr et Hédion.
21413 AD - [Minmatar] Le premier vaisseau Minmatar est construit. Durant les prochains siècles, les Minmatars vont coloniser des planètes et lunes dans trois systèmes.
22588 AD - [Gallente] Les Gallentes construisent leur première Porte de Saut.
22821 AD - [Caldari-Gallente] Le Sotiyo-Urbaata Drive, le premier Warp Drive, est construit.

Pour la chronologie galactique, on s'intéressera donc à ce qui suit ces événements.

Or, c'est à partir de l'année 23000, de la chronologie complète fournie dans cet article, que de tels événements surviennent.
C'est semble-t-il un tournant historique, tout comme l'année 25000 du calendrier de l'Ancienne République.
Ne pourrait-on pas faire une parallèle entre ces deux dates ?

En décidant arbitrairement que ces deux dates coïncident, parce que les humains du secteur EVE, trop longtemps coupés du secteur galactique dont ils sont originaires (en bordure de la Galaxie) et forcément influencés par les civilisations de la Centralité (Coruscant et les mondes anciens), les ont confondues, on peut démarrer le calendrier de la Nouvelle République à ce moment-là : année 23000 du calendrier d'EVE = année 0 de la Bataille de Yavin (cf. Star Wars).

lundi 9 décembre 2013

Vaisseaux spatiaux de NT6 - Tailles comparées

L'affiche magistrale réalisée par Dirk Loechel compare les vaisseaux des principaux récits de science-fiction (romans, films, feuilletons télévisés, jeux vidéos, jeux de rôles, ...) :

 http://www.geek.com/wp-content/uploads/2013/09/original.jpg


Les plus gros vaisseaux de NT6 (niveau technologique "galactique") sont ceux des peuples Amarr, Gallente, Caldari et Minmatar (issus du jeu en ligne EVE). Ils dépassent les dix kilomètres de long (respectivement 13774m, 14764m, 18714m et 18127m), mais il existe aussi toute une panoplie de navires aux dimensions plus modestes  :

http://mmoreporter.com/wp-content/uploads/2011/02/eve-ships.jpg

Dans l'univers de Star Wars, il faut également citer les énormes "super star destroyers" de 15000m, 17500m et 19000m (respectivement classes Souverain, Eclipse et Executeur) et aussi les massifs vaisseaux de guerre de  Warhammer 40000 (du fameux classe Retribution, 5600m, jusqu'au classe Univers de 12000m) :

 http://static.comicvine.com/uploads/original/12/123441/2462962-ship_chart.jpg

A noter également les vaisseaux d'Independence Day - ID4 (24000m) mais appartenant à une espèce probablement déclinante pour avoir été vaincue par les Terriens à peine entrés dans le NT4 (niveau technologique "post-industriel" ou "interplanétaire") alors que ses vaisseaux sont clairement de NT5 (niveau technologique "interstellaire"). Peut-être s'agissait-il de vaisseaux-mondes habités par les rescapés d'une catastrophe planétaire ... Un virus informatique qui met hors d'état de marche toutes leurs défenses ! Franchement ... à ce niveau de technologie, les Aliens seraient incapables de développer un anti-virus ?

Chronologiquement, les vaisseaux de Star Wars viennent en premier (autour de 8600), suivis par ceux d'EVE Online (que je situe vers 8900) et, bien plus tard, ceux de Warhammer 40K (années 10800-11000). Au milieu (10200-10600), il faudrait ajouter les porte-vaisseaux de la Guilde (de Dune) dirigés par les Navigateurs mutants gorgés d'Epice gériatrique d'Arrakis et ensuite (autour de 11500) les Lehouine du jeu de rôles Empire Galactique aux parois de champs de force, en forme de parallélépipèdes rectangles (comme les VSG du cycle La Culture).

http://www.progeria.free.fr/dune/dune-rpg/izi/perso-22917.htm

http://davidgardiner.deviantart.com/art/GSV-204239425

samedi 7 décembre 2013

vendredi 6 décembre 2013

Convergence évolutive

La convergence évolutive est le mécanisme évolutif expliquant les ressemblances morphologiques, parfois comportementales, entre des espèces soumises aux mêmes contraintes environnementales. Plus généralement, ce terme s’applique aussi à l’évolution d’autres systèmes adaptatifs comme les groupes humains ou les civilisations.

L’oiseau-mouche (en haut) et le moro sphinx (Lepidoptera,Sphingidae) (en bas) ont en commun un bec et une trompe de longueur adaptée pour puiser le nectar et une capacité au vol stationnaire.



Évolution convergente en biologie

En biologie de l’évolution, la convergence ou homoplasie est la présence chez deux espèces, de caractères analogues, d’une même adaptation, mais qui n’a pas été hérité d’un ancêtre commun. Elle résulte de deux évolutions indépendantes dans un même type d’environnement. Elle ne doit donc pas être confondue avec la symplésiomorphie qui désigne, au contraire, une similarité due à un ancêtre commun. La convergence évolutive est interprétée comme le résultat d’une évolution vers une même réponse au sein de deux taxons soumis à un même problème adaptatif qu’il s’agisse d’une pression de sélection naturelle ou sexuelle. Dans certains cas, les différences entre deux espèces convergentes peuvent être assez faibles à première vue, et conduire à des erreurs de classification phylogénétique. Ainsi, ce n’est qu’en 1693, que le naturaliste John Ray établit que les cétacés appartiennent bien à la classe des mammifères malgré une forte ressemblance avec les poissons due à des évolutions convergentes ayant mené, dans les deux cas, à une adaptation au milieu aquatique.

Quelques exemples de caractères convergents liés à l’adaptation

L’une des principales sources d’adaptations convergentes est liée à la place occupée par les espèces dans leur chaîne alimentaire. Au bas de la chaîne, les végétaliens développent un appareil digestif très spécifique leur permettant de digérer les fibres végétales. Le faible apport calorique de leur nourriture les oblige à passer plus de temps à manger et à avoir des intestins plus longs. On retrouve aussi parmi les prédateurs des évolutions convergentes liées aux spécificités de l'écosystème et à la technique de chasse (à l’affût, à la course, etc.) : au sein des oiseaux (rapaces nocturnes), des mammifères aquatiques (cétacés) ou des mammifères volants (chauve-souris) on retrouve ainsi des capacités d'écholocation apparues indépendamment.

Morphologies convergentes

La forme hydrodynamique et les nageoires sont apparues dans de multiples taxons de façon totalement indépendante : bien évidemment chez les poissons et chez les ichtyosaures (reptiles marins aujourd’hui disparus) mais aussi chez les tortues marines et les oiseaux manchots ainsi que dans trois ordres différents parmi les mammifères aquatiques : les carnivores (2 fois : chez les pinnipèdes, dont les otaries, et chez certaines loutres) apparentés au chien, les cétacés (comme le grand dauphin) apparentés à l’hippopotame et les siréniens apparentés à l’éléphant. Cette évolution morphologique analogue est liée au fait que la force de trainée exercée par l’eau sur un corps en mouvement est diminuée pour des profils en forme d’ogive. Puisque toutes ces espèces sont soumises à cette même contrainte hydromécanique, elles ont, chacune de leur côté, évolué vers une solution adaptative très similaire au problème des déplacements en milieu aquatique. Ce mécanisme était désigné par le prix Nobel Jacques Monod sous le nom de téléonomie dans son ouvrage « Le Hasard et la nécessité ».

Le hareng est un poisson osseux.

Les ichthyosaures étaient des reptiles.


Les manchots à jugulaire sont des oiseaux aquatiques.

Les cétacés (dauphin) sont en fait proches des hippopotames.

Les siréniens (dugong) sont en fait proches des éléphants.

En plus de l’exemple illustré ci-dessus, on peut citer de nombreux autres exemples de convergence évolutive:

- La forme aérodynamique et les ailes sont également apparues dans de multiples taxons de façon totalement indépendante.
- Chez les hippopotames et les crocodiles, les yeux et les narines sont positionnés sur le sommet du crâne ce qui leur permet de voir et de respirer lors de leurs déplacements sous la surface de l’eau. Ce trait morphologique n’est pas hérité d’un ancêtre commun mais a évolué de façon indépendante chez ces reptiles et ces mammifères.
- La comparaison des marsupiaux d’Océanie avec les mammifères placentaires du reste du monde révèle des cas d’évolution convergente typiques : on trouve ainsi un « loup marsupial », très semblable aux canidés comme le loup, ou les « souris marsupiales » dont la morphologie évoque fortement celle des souris, etc.

Le loup de Tasmanie ressemblait au chien dont il a la morphologie, c’est pourtant un marsupial.

Le chacal doré (Canis aureus) est un vrai canidé de la classe des mammifères placentaires. 



- Chez les oiseaux, on peut constater une frappante évolution convergente entre le condor (de la famille des cathartidés) et par exemple le vautour fauve (de la famille des accipitridés). Ces deux familles de charognards occupant une même niche écologique, elles ont développé des caractéristiques physiques semblables : le cou long et la tête nue adaptés au dépeçage des carcasses, ou encore de grandes ailes adaptées au vol plané en quête de nourriture.
- La morphologie similaire des pattes antérieures de la taupe (mammifère) et de la courtilière (insecte) est une adaptation convergente à la vie fouisseuse. La taupe et la courtilière ont des pattes antérieures larges et puissantes pour creuser la terre, mais ces deux espèces ne sont pas du tout de la même famille et même pas de la même classe.
- Chez les insectes, un bel exemple d’évolution convergente est fourni par la ressemblance morphologique entre le mantispe et la mante religieuse. On peut également citer une extraordinaire convergence évolutive entre les lépidoptères Papilionidae et les lépidoptères Epicopeiidae (en).
- Les ostracodes, les lamellibranches, et les brachiopodes, sont des animaux qui vivent à l’intérieur d’une coquille rigide bivalve, alors qu’ils appartiennent à trois embranchements distincts (respectivement, arthropodes, mollusques, et brachiopodes).
- Les plantes aquatiques ressemblent par leur morphologie aux algues de différents phyllums par convergence évolutive à la vie aquatique. L'adaptation est apparue de façon indépendante chez certaines Angiospermes terrestres qui sont reparties secondairement à la conquête des eaux douces (potamogétonacées, hydrocharitacées, utriculaires, etc.) ou même des eaux marines (zostéracées, posidoniacées).
- Les plantes grasses ou plantes succulentes sont adaptées aux climats et aux sols les plus secs. Elles sont issues par convergence de familles très diverses : cactées, aizoacées, euphorbiacées, portulacacées, asclépiadacées, composées, etc.

Anatomies convergentes

Les deux types d'yeux à cristallin des Vertébrés (à rétine inversée) et des Céphalopodes (à rétine directe) représentent des adaptations convergentes hétérologues à la vision.

Convergences comportementales

On peut retrouver le phénomène de convergence évolutive à l'échelle des sociétés animales. Les colonies d’insectes sociaux et de rats-taupes nus ont un mode d’organisation analogue appelé eusocialité, qui comprend une reine, des reproducteurs et des ouvriers stériles. Il y a aussi des ressemblances dans le comportement grégaire des bancs de poissons, des troupeaux de mammifères, des nuées d'insectes et des vols d'oiseaux.

Convergences évolutives dans l'espèce humaine

Convergences évolutives en génétique humaine

Le patrimoine génétique, qui diffère légèrement selon les groupes humains, peut présenter la marque d'homoplasies. Un exemple est donné par la capacité à digérer le lactose. Alors que la majorité de la population mondiale est intolérante au lactose à l'âge adulte, des ethnies pratiquant traditionnellement l'élevage restent tolérantes au lactose. Cette tolérance est essentiellement répandue d'une part dans les populations européennes où l'élevage est pratiqué depuis le néolithique et d'autre part dans les populations pastorales africaines. Cependant, les mutations génétiques rendant tolérantes au lactose les populations européennes sont différentes des mutations génétiques des populations africaines. Ces deux types de mutations sont considérées comme un exemple de convergence dans l'évolution du génome humain.

Évolution convergente des sociétés humaines

Le concept de convergence évolutive s’inscrit dans le paradigme évolutionniste de l’étude des sociétés humaines. Dans les approches darwiniennes voire adaptationnistes en ce domaine, les cas de convergence reflètent les pressions de sélection analogues auxquelles sont soumis les groupes humains.

Convergences techniques dans l'histoire humaine

Certaines techniques ont été inventées indépendamment par plusieurs civilisations sans qu’on ait pu montrer qu’elles avaient été transmises par des civilisations antérieures. C’est le cas de l’écriture apparue indépendamment dans les civilisations sumérienne vers 3000 av. J.-C., chinoise vers 1300 av. J.-C. et précolombienne vers 650 av. J.-C. On peut aussi citer le cas des mathématiques et de l’astronomie qui furent inventées indépendamment par des civilisations eurasiennes et des civilisations précolombiennes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Convergence_%C3%A9volutive

jeudi 5 décembre 2013

Albator, corsaire de l'espace

L'action d'Albator, Corsaire de l'Espace est basée sur Capitaine Albator, l'oeuvre originale de Leiji Matsumoto. Ce dernier est notamment connu pour son manga Galaxy Express 999 où Albator (qui n'est pas le personnage principal) a un rôle de rebelle contre les forces au pouvoir, se battant pour l'espèce humaine aux côtés de son équipage et à bord de son célèbre vaisseau, l'Arcadia.

 L'Arcadia en chiffres :
> Taille : longueur 1072m / largeur 312m / hauteur 355m
> Moteur principal : deux moteurs à énergie de matière noire.
> Armement :
- 3 rangées de quatre tourelles dotées de trois canons d'oscillateurs de particules (batterie principale).
- Quatre tourelles dotées de 3 canons d'oscillateurs de particules (batterie secondaire)
- 24 canons dotés de deux canons lasers XXX


 L'Arcadia.
A l’origine, c’est le quatrième vaisseau de combat du type Death Shadow construit par l’Armée Solaire Fédérale. Il fonctionne grâce à de la technologie alien, la machine à matière noire, qui permet au vaisseau de se régénérer automatiquement et de parcourir des distances infinies.
Il a disparu après la Grande Guerre mais réapparaît après plusieurs années en vaisseau pirate, le capitaine Albator à sa barre.