dimanche 10 décembre 2017

vendredi 8 décembre 2017

Les Mondes d'Aldébaran

Les Mondes d'Aldébaran est une série de bandes dessinées du sous-genre de science-fiction le planet opera, conçue et réalisée par Luiz Eduardo de Oliveira dit Leo. Cet auteur brésilien qui vit en 2015 entre Paris et Madère, a écrit le scénario, dessiné et colorisé les séries de cet ensemble. Cette collection comprend quatre cycles (Aldébaran, Bételgeuse, Antarès et Survivants) tous intégralement publiés chez l'éditeur Dargaud.

La saga francophone a été traduite en plusieurs langues dont l'allemand, l'italien, le néerlandais, le polonais et l'anglais.

Synopsis

N.B. : Ceci est un résumé chronologique et global de l'histoire. Sachant que les informations sont révélées au fur et à mesure, il ne respecte pas forcément le rythme des albums. Pour avoir une présentation album par album, se référer aux articles respectifs.

Avant Aldébaran

Au cours du XXIe siècle, les conditions de vie sur Terre se sont dégradées, à la suite du réchauffement de la planète qui a provoqué la déviation du Gulf Stream, de l'augmentation de la pollution et de guerres religieuses dévastatrices.
En parallèle, la technologie a fait un bond en avant après la mise au point du « Benevides Transfert », qui permet le dépassement de la vitesse de la lumière pour les engins spatiaux. Cela marqua le début d'une nouvelle ère dans la conquête de l'espace. Des planètes semblables à la Terre, habitables et donc potentiellement colonisables sont ainsi découvertes.
Des milliards de dollars sont investis dans ces projets par des compagnies privées. Après des missions de reconnaissance, des candidats sont sélectionnés pour faire partie des premiers colons. Dans le même temps, l'Organisation des Nations unies établit une charte qui règlemente le processus de colonisation. Il est notamment convenu que la colonisation doit être arrêtée au cas où la planète en question serait déjà habitée par une ou plusieurs espèces considérées comme évoluées, car sachant maîtriser le feu et fabriquer des outils.

Cycle d'Aldébaran

Le premier cycle commence vers la fin du XXIIe siècle, sur la première planète colonisée - avec succès - par l'humanité : Aldébaran-4, quatrième et seule planète viable du système planétaire de l'étoile Aldébaran. On apprend que depuis 100 ans que les premiers colons se sont implantés sur Aldébaran-4, nommée communément Aldébaran, il n'y a eu aucune communication entre eux et la Terre, pour une cause non élucidée. La colonie humaine a donc dû se gérer en autarcie, avec les moyens du bord. De 3 000 colons initiaux, la population a crû rapidement en un siècle pour atteindre environ 20 000 âmes au début du récit. Cette augmentation de population est surtout dû à la loi qui force les femmes à faire au moins 8 enfants.
En 2179, dans un petit village de pêcheurs du nom d'Arena Bianca, au nord de l'île Bigland, trois adolescents Marc Sorensen, Kim Keller et Nellie Keller, échappent par hasard à une créature marine inconnue et vorace, capable de faire des dégâts à grande échelle, qui anéantit leur village et tous ses habitants, y compris leurs familles. Les orphelins Marc et Kim entament alors un voyage vers la capitale de la colonie, Anatolie, située à plusieurs milliers de kilomètres plus au sud, dans le but de gagner leur vie d'une façon ou d'une autre. Ce faisant, ils essayent d'élucider le mystère de l'animal tueur au contact de Driss Shediac et d'Alexa Komarova, deux biologistes expérimentés et sympathiques qui en savent plus qu'ils n'en disent et qui sont par ailleurs activement recherchés par les forces de police. Kim et Marc apprennent bientôt à leurs dépens que le gouvernement central d'Aldébaran est autoritaire et dictatorial. Leur route va aussi croiser celle de Monsieur Pad, vagabond opportuniste et facétieux, qui leur donnera un coup de main tout en s'assurant d'en tirer profit lui-même.
Finalement, Alexa et Driss décident de rassembler clandestinement un groupe de personnes dont Kim, Marc, Monsieur Pad et plusieurs de leurs amis avec lesquels ils partagent leur secret : la mantrisse, l'animal complexe et protéiforme qui a annihilé le village d'Arena Bianca, peut aussi, dans certaines de ses formes, vouloir rentrer en contact amical avec certains humains et leur faire absorber des gélules de longue vie dans le but d'établir une relation de symbiose. Alexa et Driss absorbent ces gélules régulièrement tout en continuant d'enquêter sur la mantrisse et ses étranges phénomènes. Ils proposent au groupe nouvellement formé d'absorber ces gélules à leur tour. C'est la formation du groupe de la mantrisse.
Alors que les forces gouvernementales l'avaient capturé, le groupe est sauvé par la mantrisse, qui fait purement et simplement disparaitre les intrus agressifs. Peu après, Kim et Marc aperçoivent une navette dans le ciel, qui vient se poser près d'eux. Il s'agit du premier contact d'Aldébaran avec la Terre depuis un siècle : la mantrisse, (à l'exception du tout premier vaisseau de colonisation, pour pouvoir étudier les humains) empêchait jusque là toute communication avec la Terre. Un nouveau gouvernement est formé et les allées et venues d'hommes et de matériels avec la Terre commencent alors. Marc et Kim, devenus un couple, décident d'aller sur Terre, où ils n'ont jamais mis les pieds, pour continuer leurs études tandis que Driss et Alexa, réhabilités, fondent un Institut pour l'Étude de la Mantrisse, avec d'importants fonds en provenance de la Terre.


Cycle de Bételgeuse

Simultanément à la reprise des relations entre la Terre et Aldébaran, un autre astronef, le Konstantin Tsiolkowsky, met le cap sur une nouvelle planète colonisable : Bételgeuse-6, sixième et seule planète viable du système planétaire de l'étoile Bételgeuse, communément appelée Bételgeuse. Ce projet est sans rapport avec celui d'Aldébaran ; pourtant, le même scénario cauchemardesque se reproduit : rupture des liaisons radio pour cause de virus informatique d'origine inconnue, mais on apprend plus tard que c'est la mantrisse qui l'a provoqué. Après cette perte de contact, un groupe restreint (environ 100 personnes) de l'équipage du Tsiolkowsky est parvenu à atteindre Bételgeuse mais ils perdent alors contact avec le vaisseau resté en orbite et avec ses colons. Celui-ci est progressivement gagné par le froid de l'espace, après la panne des radiateurs, ce qui provoque la mort des quelque 3 000 colons à bord, en état d'hibernation depuis le décollage de la Terre. Les derniers membres de l'équipage restant sur le vaisseau, sans espoir de sauvetage, se suicident.
L'histoire commence plus de 6 ans après ces évènements. Marc et Kim, devenus adultes, ont passé ces 6 années sur Terre. Après avoir obtenu son diplôme en biologie, Kim décide de rentrer sur Aldébaran sans Marc, car leurs relations sont au point mort. À l'arrivée, Kim est accueillie par Alexa, qui lui propose sans transition de s'envoler vers Bételgeuse dans le cadre d'une mission de secours à effectif réduit. Alexa est d'autant plus motivée que dans ses recherches avec Driss, ils se sont aperçus que la mantrisse d'Aldébaran avait des communications fréquentes vers Bételgeuse, et donc que de précieuses informations pourraient être glanées là-bas. Driss a même l'intuition que les ruptures de communications à répétitions pourraient être causées par la mantrisse.
Kim accepte au pied levé, sentant que ce sera une étape décisive dans sa jeune vie, et se retrouve une semaine plus tard en route pour Bételgeuse, en compagnie du colonel Wong et du lieutenant Steve Hudson, bientôt rejoints par Inge et Hector, les deux seuls rescapés miraculeux qu'ils rencontrent au sein du Konstantin Tsiolkowsky. Malheureusement, au cours de ce contact, l'astronef transmet aussi à leur vaisseau le virus destructeur. Isolés d'Aldébaran à leur tour, ils amorcent leur descente vers la planète.
L'équipe constate rapidement que deux groupes antagonistes se sont formés sur la planète : la majorité des rescapés se sont installés à flanc de falaise, en une société structurée par des règles strictes et une discipline militaire : c'est le groupe du canyon. L'autre, sous l'égide de Leilah Nakad, l'ex-commandante du vaisseau Konstantin Tsiolkowsky ravagée par les remords après la perte de contrôle de son vaisseau, est le groupe du désert. Les deux groupes se querellent au sujet d'étranges animaux de la planète : les iums. Est-ce que ces animaux seraient assez intelligents pour justifier l'abandon de la colonisation ?
Kim, nouvelle meneuse de la mission de secours après la mort accidentelle du colonel Wong, décide de partir à la découverte des iums et de leur habitat le long du canyon avec son équipe, plus deux représentants de chaque groupe, bien qu'elle ressente une aversion pour le groupe du canyon et ses méthodes expéditives. La cohabitation est tendue et au cours d'une dispute, un membre du groupe du canyon, George Dixon, tire accidentellement une balle dans le ventre de Kim, et son corps disparait dans un torrent souterrain. Hector, Steve et Inge se lancent au secours de Kim tandis que les deux groupes de la planète, convaincus de la mort de Kim, rentrent à leur base. Ils n'ont en effet aucun moyen de savoir que Kim a des capacités de guérison extraordinaires depuis qu'elle prend les gélules de la mantrisse.
Le groupe de Kim finit par sortir des cavernes, au prix de la mort de Steve et s'installe dans un coin tranquille pendant 2 mois. Quand Kim se sent attirée par une des mantrisses de la planète, elle ne se doute pas qu'elle va rencontrer un extraterrestre, originaire de la même planète que la mantrisse. Sven est en réalité un espion en station sur Bételgeuse qui va devenir obsédé par Kim et il décide d'enfreindre les lois de sa planète pour rentrer en rapport avec elle. À cette occasion, Kim va devenir très intime avec l'humanoïde et va en apprendre beaucoup sur la mantrisse. Revenue parmi les humains, elle va leur apprendre, tout en cachant sa rencontre avec Sven, que la mantrisse a créé le virus informatique à l'origine de l'arrêt des liaisons interstellaires et qu'elle se prépare à disséminer un virus biologique parmi les humains qu'elle trouve trop agressifs. Il faut donc lever le camp. Cependant, Kim fait savoir que la mantrisse accepte la cohabitation avec un petit groupe, « une ambassade » qui reste sur la planète sans intention de coloniser. Le colonisation de Bételgeuse est donc abandonnée.

Cycle d'Antarès

Antarès, cinquième planète de l'étoile GJ 1211 (tirant son nom du fait que, depuis la Terre, GJ 1211 se trouve devant l'étoile de la constellation du Scorpion Antarès), serait un nouveau havre potentiellement habitable par l'homme et qui possède du scandium, un métal très recherché, en quantité industrielle. Afin de l'exploiter, Forward Enterprises, une société basé à New York, a dépêché une mission de reconnaissance à sa surface mais rapidement des phénomènes étranges se manifestent : des animaux, puis une des éclaireuses de la mission, se volatilisent après s'être pétrifiés et avoir été entourés d'une auréole lumineuse. Le phénomène semblerait se déclencher après la piqure d'un mini-hélicoptère de la taille d'un moustique, qui a lui aussi la capacité de se volatiliser. La légitimité de la colonisation est remise en question, mais les directeurs de Forward Enterprises décident d'en faire fi. Ils décident par ailleurs de faire appel à Kim, de passage sur Terre et qui est devenue très connue, pour améliorer leur image de marque et convaincre leurs actionnaires.
Après l'épisode de Bételgeuse, Kim n'est plus du tout motivée pour repartir en éclaireur sur une nouvelle planète. Pourtant, Forward Enterprises dispose d'un argument de poids : si elle accepte, ils peuvent gracier au nom d'une « mission dangereuse utile pour l'humanité », Marc et Alexa et Monsieur Pad qui purgent une peine pour avoir volé à son secours sur Bételgeuse dans un astronef volé (à la fin du cycle précédent). Dans le même temps, Kim apprend qu'elle est enceinte de Sven, l'extraterrestre qu'elle a rencontré sur Bételgeuse.
Remplie d'appréhension, Kim décide d'accoucher à l'abri des regards indiscrets sur Bételgeuse. La petite fille de Kim, prénommée Lynn, révèle peu après sa naissance des étranges capacités de mutations héritées de son père : elle possède un physique de petite fille humaine, mais elle entre périodiquement dans des phases où elle se rapproche des animaux aquatiques avec des yeux aux pupilles verticales, des fentes branchiales et des nageoires. Quoiqu'elle se sente obligée de l'emmener avec elle sur Antarès pour parfaire son éducation, Kim essaie de la cacher au mieux pendant le voyage et de lui faire porter des lentilles pour la faire passer pour une petite fille normale. Elle ne peut pas empêcher la rumeur de circuler et finalement la vérité d'éclater à bord du vaisseau, ce qui occasionne beaucoup de tensions. Par ailleurs, et alors que Maï Lan est victime d'une tentative de viol, Kim, Alexa, et Monsieur Pad se rendent vite compte que les hauts responsables de Forward Enterprises sont tous membres d'un courant religieux sectaire et sexiste.
Ayant atterri sur Antarès, le groupe est confronté à des dissensions et les responsables ne veulent pas écouter les conseils avisés de Monsieur Pad sur les risques liés à la faune locale, ce qui cause beaucoup de dégâts matériels ; les problèmes se multiplient et Kim se voit contrainte de porter secours à une seconde navette-cargo écrasée plus loin, qui comptait sa fille Lynn au nombre des passagers. Juste avant d'atterrir sur les lieux du crash de la navette, leur petit avion est lui-même rendu inutilisable quand un grand oiseau lui donne un coup de corne. Sains et saufs, ils entrent en contact avec les passagers de la navette, y compris des passagers clandestins qui s'y étaient glissés, et montent dans un véhicule passe-partout très solide pour rejoindre le camp de base, situé à 7 000 km.
C'est alors qu'une série d'aventures va ralentir le petit groupe. Après la mort de 3 passagers, Kim devient de plus en plus perplexe. Sa fille Lynn va même finir par disparaître, victime d'une piqûre d'un mini-hélicoptère entraînant la disparition du corps. Ce phénomène reste inexpliqué, mais juste après le drame, la petite assemblée remarque un étrange signe dans le ciel en direction de GJ 1211-4 (dite Antarès-4), planète voisine. Kim décide alors de s'y rendre pour élucider ce mystère.
Pendant ce temps, au camp de base, les leadeurs sectaires de la Forward Entreprises, principalement en la personne de Jedediah Thornton commencent à imposer leurs principes religieux à l'ensemble des colons, ce qui provoque la montée des tensions et finit par mener à une rébellion lorsqu'il est annoncé que la mission de reconnaissance vers Antarès-4 devait partir avant le retour de Kim au camp de base. Une nouvelle mission est assemblée, mais Jedediah Thornton fera tout de même partie de la délégation.
Sur Antarès-4, l'équipe de la mission de reconnaissance tente de rallier le "point X", le point d'origine des rayons énergétiques qui provoquent les étranges disparitions observées sur Antarès-5. Cet objectif est compliqué par Jedidiah qui multiplie les actes de mutinerie et de sabotage, dont la destruction d'un drone de reconnaissance et le vol d'un hélicoptère de transport, provoquant la mise sur pied d'une mission de sauvetage. Au "point X" se trouve une étrange boule qui défie les lois de la physique. D'une masse improbable pour la taille de l'objet (plus de 200 tonnes), elle semble faite de céramique, est visqueuse au toucher et peut défier les lois de la gravité en lévitant ; sa couleur change par moment, et elle émet également une sorte de vibration. Après certaines interactions avec le groupe, la boule démontre d'autres phénomènes déroutants, dont une capacité à aliéner sa surface moléculaire pour pouvoir passer à travers la matière solide, des déplacements instantanés et l'apparition miraculeuse d'une copie conforme de la navette de la mission Antarès-4.
Jedidiah Thorton, qui est convaincu depuis le début que la mission Antarès-4 mènera à un contact historique entre les humains et les extraterrestres, se précipite vers la navette afin d'être le premier à établir ce contact. Il se croit le seul digne représentant de la race humaine en raison de ses convictions et sa ferveur religieuse. Après une altercation menant à l'enfermement de Jedidiah, Kim et Alexa montent à bord de la réplique de la navette pour être transportées dans un endroit inconnu où elles retrouvent Lynn, la fille de Kim, et Liang Mei, membre de l'équipe kamikaze qui avait disparu 3 ans auparavant. De retour, toujours aussi mystérieusement, à la navette d'origine, l'équipage de la mission est finalement contacté par Sven, l'extraterrestre rencontré par Kim lors de son séjour sur Bételgeuse et également père de Lynn, et sa supérieure Eltven. Jedidiah tente de créer un contact, mais est sévèrement rabroué par Sven qui lui explique que ce sont les hommes comme lui, obtus et confis dans la croyance qu'ils détiennent la vérité absolue, qui font en sorte que les hauts dirigeants du peuple de Sven ont refusé jusqu'alors le contact avec les humains qu'ils connaissent depuis la colonisation d'Aldebaran. Jedidiah, devant cette confrontation, finit par se suicider. Dans le même temps, Sven et Eltven expliquent que les phénomènes ayant conduit les Terriens sur la planète sont le fait d'une autre civilisation extraterrestre, beaucoup plus avancée et dont ils ne savent rien, celle-ci ayant toujours refusé le contact avec eux.
Les extraterrestres décident d'établir un contact progressif avec le peuple terrien, qui se traduira par une collaboration scientifique entre les Terriens et les Tsaltérians (race de Sven) pour étudier un cube aux étranges propriétés qui se trouve sur un continent non exploré d'Aldébaran. Tout contact entre les Terriens et les Tsaltérians devra passer par Kim Keller qui sera la seule à pouvoir les contacter et sera également à la tête de l'équipe scientifique terrienne. Alexa Komarova est, quant à elle, choisie pour devenir l'ambassadrice des Terriens et devra se rendre sur la planète des Tsaltérians avec Driss Shediac, que nous connaissons du premier cycle des mondes d'Aldébaran. Lynn devra également aller sur cette planète pour recevoir une éducation appropriée lors de sa prochaine phase aquatique. Elle est une personne très importante puisqu'elle est le premier cas d’hybridation connu entre les Tsaltérians et les humains, sûrement dû à la modification du métabolisme de Kim, provoquée par l'ingestion des gélules de la Mantrisse. Le 3e cycle se termine sur les inquiétudes de Kim sur la suite des choses pour elle et sa fille.

Cycle Survivants

Cette série se déroule en parallèle avec celle d'Aldébaran. Une petite navette avec douze jeunes gens, qui ont survécu à la perte du vaisseau de colonisation dans lequel ils faisaient le voyage vers Aldébaran, va chercher la planète habitable la plus proche. Ceux-ci, en hibernation dans le vaisseau, vont se réveiller et apprendre ce qui s’est passé...
À la différence d’Aldébaran, cela ne va pas être une planète inhabitée et sauvage ; s'y trouvent en effet de nombreuses espèces différentes, tombées là aussi au fil des siècles, chacune ayant son propre degré d’évolution et plus ou moins accueillante. Mais le véritable problème vient des anomalies quantiques qui apparaissent de façon aléatoire sur toute la planète. Ainsi, selon le lieu où l'on se trouve, on peut être projeté des années en avant en moins d'une seconde, alors qu'un endroit distant de seulement quelques kilomètres poursuit son évolution comme si de rien n'était. Enfin, le dernier tome publié révèle qu'une mantrisse vit sur cette planète.

Chronologie

  • 2028 : extinction sur Terre des orang-outans (Pongo pygmaeus).
  • env 2037 : les Terriens trouvent le moyen de dépasser la vitesse de la lumière, grâce au système dit « Benevides transfert » ce qui ouvre des grandes perspectives pour l'exploration spatiale.
  • janvier 2047 : la sonde spatiale Galileo Galilei trouve la première planète viable pour l'homme en dehors du système solaire. Il s'agit de la planète Aldébaran-4, quatrième planète la plus rapprochée de l'étoile Aldébaran.
  • 2047 : Découverte du principe des piles à fusion nucléaire, délivrant une quantité révolutionnaire d'énergie, et à durée de vie de 210 ans. Le scandium est indispensable à sa fabrication.
  • 2049 : extinction sur Terre des gorilles (Gorilla gorilla).
  • 2058 : guerres religieuses qui détruisent partiellement la cathédrale Notre-Dame de Paris sur Terre.
  • juin 2078 : à la suite de la décision de l'ONU de coloniser la planète Aldébaran et après presque 30 ans de préparation, 3 000 colons préalablement sélectionnés font route vers Aldébaran-4, appelée communément Aldébaran dans l'astronef Johannes Kepler.
  • 11 février 2079, c'est l'atterrissage et le début de la colonisation d'Aldébaran. C'est un succès, mais pendant son voyage retour le Johannes Kepler disparaît.
  • avril 2084 : l'astronef Tycho Brahe, qui doit augmenter la population d'Aldébaran, ne donne plus signe de vie. Le contact même entre Aldébaran et la Terre se coupe brusquement et inexplicablement.
  • 2125 : le plus grand séisme recensé sur Aldébaran-4, est de 4 sur l'échelle de Richter.
  • 2133 : Disparition sur Terre des bonobos (Pan paniscus).
  • 2142 : la sonde automatique Neil Armstrong photographie la planète habitable de Bételgeuse-6. C'est la seconde planète viable découverte après Aldébaran-4.
  • env 2179 : la mantrisse attaque le petit village d'Arena Bianca, sur Bigland à Aldébaran. Marc Sorensen, Kim Keller et Nellie Keller sont les seuls survivants. C'est le début du périple pour Marc et Kim vers Anatolie, la capitale. Ils rencontrent Driss Shediac et Alexa Komarova (albums La Catastrophe et La Blonde).
  • env 2179-2183 : Marc passe trois ans et demi dans les geôles de la dictature militaire pour avoir prêté main-forte à Alexa. Il s'évade avec l'aide de Monsieur Pad et s'en va rejoindre Kim qui s'est installée à Anatolie (album La Photo).
  • 2184 : Alexa et Driss décident de créer le groupe de la mantrisse, dont les membres seront choisis grâce au don d'Alexa qui peut détecter facilement la syntonie d'une personne et d'un groupe. Ils y parviennent après d'énormes difficultés. Par ailleurs, la communication est enfin rétablie avec la Terre et l'astronef Isaac Newton atterrit sur Aldébaran et prend contact avec le groupe de la mantrisse. Dans le même temps, un vaisseau interstellaire, le Konstantin Tsiolkowsky, décolle de la Terre en direction de Bételgeuse-6, autre planète habitable en orbite autour de l'étoile Bételgeuse. Cette mission est portée disparue, tout comme celle d'Aldébaran 100 ans plus tôt (albums Le Groupe et La Créature).
  • 2190 : une mission de sauvetage est envoyée vers Bételgeuse (sa planète Bételgeuse-6) pour se rendre compte sur place de l'état des lieux. Kim, qui vient d'obtenir un diplôme de biologie sur Terre en fait partie sous l'instigation d'Alexa.
  • 2191 : sur place, l'équipe de Kim démontrera, preuves à l'appui, qu'il y a plusieurs espèces intelligentes sur Bételgeuse, ce qui en fait, d'après la charte de l'ONU, une planète non colonisable. Pendant ce temps, Alexa, Marc et Pad volent un vaisseau interstellaire pour rejoindre Kim, qu'ils croient en détresse. L'intégrale du Cycle Bételgeuse se déroule seulement sur quelques mois.
  • 2196 : après l'arrêt définitif de la colonisation de Bételgeuse, Kim est à Paris pour convaincre l'assemblée de l'ONU d'y établir une ambassade des Terriens sur Bételgeuse. Alexa et Marc et Monsieur Pad sont condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir volé le vaisseau en 2191. Kim retourne peu après sur Bételgeuse pour y accoucher. Naissance de Lynn (album Antarès épisode 1).
  • 2198 : Kim voyage en compagnie de sa fille Lynn, d'Alexa, Marc, Monsieur Pad et Maï Lan, dans le vaisseau Robert Goddard à destination de la planète GJ 1211-5, surnommée Antarès, et y atterrit quelques mois plus tard (album Antarès épisode 2).

Organisation politique

Dans les sociétés de colons d'Aldébaran et de Bételgeuse ayant évolué en vase clos, l'autorité gouvernementale, représentée soit par un pouvoir militaire, soit par un pouvoir religieux, est synonyme de dérives et d'excès.
Dans le cycle Aldébaran, le pouvoir en place, isolé pendant plus d'un siècle de la Terre est devenu tyrannique, dictatorial et totalitaire. Ils incarnent les méchants de l'histoire. On retrouve des traces de cet esprit dans le groupe du canyon de Bételgeuse, quoique dans un registre moins manichéen. Et pour le PDG de Forward Enterprises dans Antarès, les profits potentiels et l'idéologie religieuse priment sur l'humain et sa sécurité.
L'autorité s'engage souvent dans un rapport de force avec les autres habitants pour imposer ce qu'elle croit sincèrement être pour le bien de la communauté. Entre autres, l'art (musical et autres) est interdit car il détourne les gens du travail productif. Les deux sociétés présentées sont aussi foncièrement patriarcales et en vue d'augmenter la population à tout prix, l'autorité impose des mesures qui empiètent sur la liberté individuelle : la procréation obligatoire par insémination artificielle des femmes prisonnières ou le projet de loi obligeant les filles à avoir leur premier enfant à 17 ans sur Aldébaran ; dans la petite communauté du canyon sur Bételgeuse, la formation des couples, qui doit être réorganisée à intervalles réguliers, n'est pas libre mais décrétée par l'autorité pour un maximum de diversité parentale. Quant au courant religieux de Forward Enterprises décrit dans le cycle Antarès, son signe le plus frappant est l'obligation faite aux femmes de cacher leurs formes, en s'habillant avec des vêtements qui forment une espèce de bulle autour du corps.
Les sociétés de la Terre ont elle aussi subi des violences religieuses (les ruines de la cathédrale Notre-Dame de Paris en témoignent), mais elles semblent avoir réussi à s'en relever. Les excès des religieux ont d'ailleurs conduit à la formation de groupes terroristes anti-religieux : Manon, l'héroïne principale du cycle survivants a fait partie de l'un d'eux.

La plongée des Corsaires d'Hermos

Une inspiration pour la Confrérie des Corsaires du jeu de rôles Empire Galactique 


Résumé
Durant des générations les navires des Corsaires d'Hermos ont sillonné les chenaux commerciaux tracés entre les mondes habités, détournant les cargaisons, prélevant au passage la dîme jugée acceptable en fonction des risques courus.
Mais la Course est marquée le plus souvent du sceau de la Mort, aussi bien pour les Corsaires que pour les Nautes des navires de commerce. Avec la progression de la technique des voyages spatiaux, il devient de moins en moins évident de prévoir que la Mort sera au rendez-vous des Corsaires et de leur proie.
Pourtant, lorsque la démonstration en sera faite par celui qui pouvait légitimement prétendre avoir suffisamment donné à la Course pour demander que soient préservées les vies, la Tradition fera opposition.
Il faudra que soit frôlée la catastrophe, que des victimes innombrables paient pour que l'espoir vienne d'une Course moins cruelle.

Les Migrateurs

UNREAD_POSTde Stephane 
Ce texte m'a été passé par Fabien Lyraud, un membre du forum CasusNO.

Dans l’immense société que représente l’Empire, certains idéalistes ne trouvent pas leur place sur le sol des planètes. Parmi ces nomades de l’espace, les Migrateurs ont une place de choix tant leur histoire est intrigante.

Les origines

L’histoire des Migrateurs débute avec un navyborg humain Assurbanipal Kaitos. C’est cet homme qui a lancé l’idée de la grande migration s’appuyant sur un culte mystique de sa création.

Aux origines de son dogme quasi mystique il y a une découverte qu’il prétend avoir faîte. Il aurait eu entre les mains le journal de la mythique Rosalia Goutte de Pluie. Il s’est rendu compte que sur la version qu’il avait entre les mains l’une des escales de la sainte des Navyborgs qui y figurait n’était pas mentionnée dans le mémorial du musée de la Guilde. En effet le cristal de données trouvé par Kaitos dans des circonstances mystérieuses, cite une planète nommée Gandaki la Furieuse. Hors aucune planète de l’Empire ne porte ce nom. Il a donc décidé de rassembler tous ceux qui le voulait pour se lancer dans une grande quête.

Si depuis les Migrateurs ont permis la redécouverte de plusieurs colonies perdues, aucune n’est Gandaki.

L’organisation

Les Migrateurs sont divisés aujourd’hui en 12 clans. Chaque clan comprend plusieurs familles au sens élargi. Chaque famille possède son propre vaisseau. Un clan a à sa tête un chef élu par l’ensemble des familles qui le compose. Ensuite les Migrateurs élisent leur roi pour un an lors du grand pèlerinage de Melkar (qui a une durée de deux semaines). C’est la seule occasion pour les clans de se retrouver sur la planète où leur prophète a fondé leur peuple et où incidemment il est inhumé.

Les Migrateurs vivent économiquement grâce à deux types d’activité.
- Le pillage des épaves dont ils revendent le contenu.
- Il faut savoir également que les Migrateurs possèdent une proportion anormalement élevés de PSI. Chez eux le pouvoir de clairvoyance (Sixième Sens) est le plus répandu. On affirme que cette anomalie serait due à leur accoutumance excessive au Triche Lumière. Toujours est il qu’ils ont appris à exploiter économiquement ce talent et qu’ils sont devenus des chasseurs de prime réputés.

Les Migrateurs sont rarement violents. Mais lorsqu’un membre d’un clan est agressé, c’est le clan tout entier qui va le venger. On signale le cas de nombre de criminels qui ont perdu la vie lors de semblables expéditions punitives.

Le caravane 3, un vaisseau typique

Le caravane 3 est équipé de matériel de détection de type radar et sonar et d’appareils de brouillage sophistiqués. Il est en parfait état de marche malgré ses airs de vaisseau rapiécé (il faut dire que plusieurs des pièces proviennent d’épaves). Les sarcos ont été bricolés avec de petits moteurs Varlet issus d’épaves de chasseurs légers. L’ordinateur lui vient d’un vaisseau non identifié et le capitaine du vaisseau prétend qu’il s’agit d’un antique vaisseau ET très antérieur à la colonisation humaine.

Pour le reste le vaisseau est plutôt fonctionnel. Outre les chambres / cabines des membres de la famille, on y trouve une salle à manger salon qui occupe le centre du vaisseau et une cuisine. Pour l’aspect extérieur imaginez une caravane géante.

Caravane 3
Tabron
Confort 2
Equipage 3
Passagers : une vingtaine
Armement antinavire: 2 canaondes
Armes sol : 1 tourelle
Navires auxiliaires :
- Un sarco par personne ( hibernateurs bricolés avec des moteurs de chasseurs légers. Ce sont plus des capsules de sauvetage qu’autre chose).
- Une bulle antigrav 4 places.

Les armes culturelles

Les migrateurs possèdent des armes qu’ils sont les seuls à utiliser.
- Les bolas énergétiques sont des bolas dont les boules en cristal contiennent un champ d’énergie qui provoque une mini explosion lors de la rencontre des bolas et de leur cible.
- Le lance-filet énergétique ressemble à un pistolet dont l’extrémité évoque un diapason. Il tisse un filet d’énergie qui emprisonne une personne durant un dé 6 tours.

La planète Melkar

Melkar est une planète désertique NT5 constellée d’oasis. La seule activité économique est le tourisme. Le désert est parcouru par les serpents-vers. Certains racontent que les excréments de ces créatures une fois raffiné seraient une drogue qui ouvraient la conscience sans provoquer d’accoutumance. Curieusement aucune organisation légale ou illégale n’exploitant de le filon, il y a de fortes chances pour que cette légendes soit fausse.

Les Migrateurs au 116éme siècle

Malgré les moqueries de la majorité des membres de la Guilde Navyborg, les Migrateurs poursuivent leur quête de Gandaki la Furieuse. Chaque clan emprunte la route suivie en son temps par Rosalia Goutte de Pluie. Ils enquêtent et s’intéressent aux légendes. De temps en temps un vaisseau quitte l’escadre du clan pour partir sur une mission de chasseur de prime ou de pillage d’épave.

Les migrateurs sont pour la plupart navyborgs ou teknos. Ils comptent aussi quelques marchands dans leurs rangs.
Source : http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=10&t=1990



Le Pélican est un cargo mixte de grande capacité en exploitation depuis 250 ans dans le secteur VI et VII de l’Empire sous le pavillon de la Compagnie des Messageries Impériales.

La compagnie exploite actuellement 122 Pélicans qui font l’objet d’une location longue durée de la division Novae.
En effet cet appareil est un ancien appareil militaire développé sur appel d’offre de la division Novae et des Scorpionautes en 9610 pour un transporteur lourd multi-usages sous le nom d’Astrolabe.

Au terme de l’appel l’offre et des tests conduits par l’Armée c’est le projet des chantiers Pergol et Jesper de Camihold V qui fût retenu. Le contrat initial portait sur la construction de 600 appareils destinés pour deux tiers à la division Novae et pour le reste aux Scorpionautes.

Les appareils initiaux furent livrés en trois versions distinctes sous le nom d’Astrolabe A, B et C.

L’Astrolabe A était un porte-chasseurs, transportant vingt appareils lourds et des réserves Antimatière pour leur ravitaillement. L’Astrolabe B était un navire d’assaut, transportant soldats en hibernation et véhicules de débarquement lourds. Sa version C était un navire usine destiné, à servir de base mobile de soutien et de réparation.

Le cahier des charges initial prévoyait un moteur Varlet à haut rendement capable de propulser l’engin à 8 AL/H, de réserves AM offrant une autonomie améliorées. Ces résultats furent obtenus au prix d’un nombre de batteries défensives réduites, ce qui fut tout au long de la carrière de ce navire un de ses points faibles.

En 9650 une nouvelle commande pour 2000 appareils complémentaires fut passée, et produite par les chantiers Pergol et Jesper et par les chantiers Komet sous licence. Ces appareils furent acquis pour 80 % par la division Novae et pour 20% par les Scorpionautes. Pour ces derniers une nouvelle version vit le jour : l’Astrolabe D.

La version « D » était un navire profondément modifié, re-motorisée par un varlet de marque Pratt lui permettant de filer à 9 Al/H en transportant 8 chasseurs, quatre barges de débarquement, 24 formecs lourds, 200 soldats et disposant de vastes soutes pouvant être facilement transformés comme réservoir d’antimatière. Les 192 navires initiaux survivants encore en possession des Scorpionautes furent au cours des années suivantes transformés en modèle « D ». Ils sont toujours en dotation au sein du corps, faisant l’objet régulièrement de mises à jour matérielles et de refontes.

En 9820 la division Novae retira du service actif ses Astrolabes encore en service. 1000 appareils furent préparés et stockés en réserve dans les arsenaux de Vulcania et d’Héphaïstos. 200 appareils furent démantelés pour leurs pièces détachées. 500, après avoir été désarmés, furent vendus à des compagnies à fin de démantèlement ou, dans quelques rare cas, pour exploitation sur des lignes commerciales. Une centaine d’appareils furent préemptés par divers services civils de l’Administration Impériale.

La compagnie régionale des Messageries Impériales obtint les 125 appareils restants : ils firent l’objet d’un contrat de location de longue durée et leur aménagement intérieur fit l’objet d’une profonde refonte. Ils prirent dès lors le nom de Pélican. Si l’on conserva les hangars qui servent aujourd’hui aux navettes passagers, les espaces de stockage afin d’embarquer le fret nécessaire aux colonies visitées, les cloisons blindées, des batteries d’armes firent place à de confortables installations, jardin d’agrément et restaurants panoramiques.

L’on peut observer et visiter des Astrolables de Type A et B au musée de la guerre de Prima. Ce sont hélas des coques vides, leurs moteurs Varlet et leurs batteries de fleur de la mort ayant été démantelés et récupérés.

Sourcehttp://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=10&t=1996

Métal « Ma » ou Acier « Ma »

Messagede MdJ 

La découverte de ce métal ou devrait on dire cet alliage est dut à la section de Xéno-Archéologie de la loge techno.

En effet cet acier a été utilisé par l’Empire Faberian à son apogée, notamment pour ses installations militaires et certaines constructions civiles.

Avec la chute de l’Empire Fabérian sa décadence à compter l’an – 17.000 TUP le secret de sa fabrication s’est perdu.

L’on doit aux expéditions successives de la loge techno et dans le secteur de l’ancienne capitale Impériale les premières mises à jour au sein de la jungle de ces pièces de métal noir-bleuté que la passage des millénaires n’avait pas altéré.

Il fallut ensuite attendre deux millénaires pour que la loge localise les restes d’une installation spatiale antique autour d’une étoile solitaire pour parvenir à re-découvrir le secret de fabrication de l’acier Ma, nommé ainsi en référence à l’ère Ma sous laquelle l’Empire Fabérian l’inventa.

Ce secret néanmoins ne fut pas révélé.

Il est encore aujourd’hui sur la liste des matériaux faisant l’objet d’un monopole de la Loge, monopole renouvelé tous les cent ans par décret impérial et ce depuis les 2800 dernières années.

Tout ce que l’on sait c’est que la fonte de l’acier Ma réclame d’énormes quantités d’énergie seulement disponibles à bord des « forges stellaires » de la Loge, des Lehouines usines spécialisés tirant leur énergie du cœur des étoiles autour desquelles elles se mettent en orbite.

L’acier Ma appartient à la famille des unobtainiums. Il est de couleur noir bleuté et absorbe une grande quantité de la lumière qu’il reçoit. Il est de masse volumique 9,8 g cm3 et de dureté légèrement supérieure à 10 dans l’échelle de Mohs.

Sa coulée se fait d’un bloc, sans possibilité de découpe, de soudure ou de refonte ultérieure.

En effet l’Acier Ma a pour caractéristique d’absorber toute forme d’énergie et de dissiper celle-ci dans sa masse puis dans une dimension parallèle par rayonnement trans-dimensionnel.

Le seul moyen de le détruire est de le saturer en un point par une source d’énergie massive nécessitant des moyens industriels ultra lourds, une réaction nucléaire, des impacts cinétiques à des vitesses proches de celle de la lumière ou une explosion AM.

Une fois détruit par ces moyens l’acier Ma perd ses propriété spécifiques, devenant une masse ferreuse hautement radioactive.

L’usage de l’acier Ma se limite généralement à des usages militaires. Dans ce cas il est généralement protégé par redondance de champs énergétique. Il ne se prête généralement pas à des utilisations dans le domaine de l’aéro-spatiale en raison de sa masse à peine inférieure à celle du plomb.

Rare, son usage tend cependant à se rependre au cours des deux derniers siècles en raison du nombre de forges stellaires grandissante battant pavillon de la loge. Son prix, sa mise à disposition, son transport, font l’objet d’études préalable de commissions composées de membres du gouvernement impérial, de la Loge techno et de l’Armée qui avalisent les projets d’ordre privé nécessitant son usage.
 

Courtoisie

 
Voilà quelques façons de s'adresser avec politesse aux Êtres intelligents dans l'Empire Galactique, élaborées au fil des aventures et des lectures :
  • En Univerlang :
    • La civilité Ser est utilisée pour désigner un Être sans distinction d'espèce ou de genre (voir le lexique) (1)
    • Le terme Nad est utilsé pour désigner un Être polysexué (2)
  • En Galach (la forme classique et littéraire de l'Univerlang), on peut dire :
    • Monsieur à un Être humain de sexe masculin
    • Dame à un Être humain de sexe féminin
    • Honorable, abrégé en Hon. ou souvent H., à un Être sans distinction d'espèce ou de genre (3)
Le terme utilisé dépend des circonstances voire de l'humeur du locuteur :
  • Un haecar peut appeler un humain Ser (neutre), H. ou Monsieur (courtois),
  • Un humain peut appeler un malachite Ser (neutre) ou Honorable (courtois),
  • Un humain appelle toujours un autre humain Monsieur et une humaine Dame.
En Univerlang, on utilise les mots mel (1) et fem (1) pour désigner les deux genres chez les Êtres à reproduction bisexuée, sans distinction d'espèce. Les humains utilisent entre eux presque exclusivement les mots de Galach Classique homme et femme.

(1) : Mots inventés par David Brin dans le roman Elevation
(2) : Un néologisme de Fabrice dans une des premières aventures jouées sur le forum
(3) : Merci Dan Simmons... 
 

mercredi 6 décembre 2017

Laurent Genefort - Spire

A l'occasion des Utopiales de Nantes, Laurent Genefort vous présente son ouvrage "Spire Tome 2 Ce qui divise" aux éditions Critic.



Sourcehttps://youtu.be/M5U2aHrLL18

mercredi 15 novembre 2017

Trois anthologies, en français, des nouvelles de Franck Herbert

1. Les Prêtres du Psi (PP, 1985) :


« Les Prêtres du Psi » (« The Priests of Psi », Fantastic SF Stories, fév. 196O) : cette longue novella contient en germe la philosophie de Dune, ainsi que certains éléments, tel l’ancêtre du Bene Gesserit

« Les Marrons du feu » (« The Featherbedders », Analog, août 1967) : thème (secondaire) du désastre causé par un pouvoir surnaturel

« Délicatesses de terroristes » (« The Tactful Saboteur », Galaxy, oct. 1964) : thème d’une organisation oeuvrant pour diriger l’humanité

« La Drôle de maison sur la colline » (« Old Rambling House », Galaxy, avr. 1958) : conditionnement

« Le Rien-du-tout » (« The Nothing », Fantastic Universe, jan. 1956) : humanité dirigée par une élite de prescients

2. Champ mental (PP, 1987) :


« Meurtre vital » (« Murder Will in », Magazine of Fantasy and Science Fiction, mai 1970) : rappelle la fusion mentale des Révérendes Mères

« Champ mental » (« Mindfield ! », Amazing Stories, mars 1962) : gholas, pouvoir religieux

« Martingale » (« Gambling Device», The Book of Frank Herbert, 1973) : prévision du futur, dans un environnement contrôlé, qui ne laisse place qu’à la prédétermination

« Chiens perdus » (« The Gone Dogs», Amazing Stories, nov. 1954) : sur la finalité du contrôle génétique

« Le Comité du tout » (« Committee of the Whole », Galaxy, avr. 1965) : dangers du progrès, dans un monde pré- Butlerien

« Selon les règles » (« By the Book », Analog, août 1966) : thème du sauveur

3. Le Prophète des Sables (PP, 1989)

« Opération Musikron » (« Operation Syndrome », Astounding, juin 1954) : mémoire ancestrale et Abomination

« L’Effet M.G. » (« The GM Effect », Analog, juin 1965) : mémoire ancestrale

« Les Primitifs » (« The Primitives », Galaxy, avr. 1966) : adaptation à l’environnement par une voie non technologique

« Vous cherchez quelque chose ? » (« Looking for Something ? », Startling Stories, avr. 1952) : endoctrinement et perception de la réalité, qui préfigure, dans Dune, l’étude de la religion

« Passage pour piano » (« Passage for Piano », The Book of Frank Herbert, 1973) : problème de la survie dans un environnement de pénurie, par l’exemple du luxe

« Semence » (« Seed Stock », Analog, avr. 1970) : adaptation aux conditions inhumaines (ici radicalement étrangères, extrêmes dans Dune)

« L’OEuf et les cendres » (« Eggs and Ashes », If, nov. 1960) : mémoire ancestrale et Abomination

« Chant nuptial » (« Mating Call », Galaxy, oct. 1961) : conséquences d’une culture étrangère sur l’écologie

« La Bombe mentale » (« The Mind Bomb », Worlds of If, oct. 1969) : un univers sans Jihad Butlerien

Source :  "Architecture du livre-univers dans la science-fiction", pages 337-338, de Laurent Genefort

dimanche 12 novembre 2017

The brilliant book that inspired Dune's author Frank Herbert



That science-fiction extravaganza Dune allegorizes contemporary themes of imperialism, economic addiction to oil, and religious war is obvious. But it turns out that Frank Herbert's masterpiece owes much to one book in particular: Lesley Blanch's brilliant, half-forgotten Sabres of Paradise, about the warlords of the Caucasus, where Europe and Asia meet.



Anyone who has obsessed over the mythology of Dune will immediately recognize the language Herbert borrowed from Blanch’s work. Chakobsa, a Caucasian hunting language, becomes the language of a galactic diaspora in Herbert’s universe. Kanly, from a word for blood feud among the Islamic tribes of the Caucasus, signifies a vendetta between Dune’s great spacefaring dynasties. Kindjal, the personal weapon of the region’s Islamic warriors, becomes a knife favored by Herbert’s techno-aristocrats. As Blanch writes, “No Caucasian man was properly dressed without his kindjal.”

Herbert is ecumenical with his borrowing, lifting terminology and rituals from both sides of this obscure Central Asian conflict. When Paul Atreides, Dune’s youthful protagonist, is adopted by a desert tribe whose rituals and feuds bear a marked resemblance to the warrior culture of the Islamic Caucasus, he lives at the exotically named Sietch Tabr. Sietch and tabr are both words for camp borrowed from the Cossacks, the Czarist warrior caste who would become the great Christian antagonists of Shamyl’s Islamic holy warriors.

Herbert also lifted two of Dune’s most memorable lines directly from Blanch. While describing the Caucasians’ fondness for swordplay, Blanch writes, “To kill with the point lacked artistry.” In Dune, this becomes “[k]illing with the tip lacks artistry,” advice given to a young Paul Atreides by a loquacious weapons instructor. A Caucasian proverb recorded by Blanch transforms into a common desert aphorism. “Polish comes from the city, wisdom from the hills,” an apt saying for a mountain people, becomes “Polish comes from the cities, wisdom from the desert” in Dune.

It's not just words, either. The whole book -- a literary distillation of history, not rigorous scholarship -- is suffused with the weird atmosphere of Arrakis. It's free of charge on Amazon Kindle Prime right now, so Dune fans have no excuses!

Source : https://boingboing.net/2017/09/21/the-brilliant-book-that-inspir.html

Frank Herbert et la religion

Tout d'abord, je me considère comme un agnostique, malgré les vaines tentatives de mes tantes, qui essayèrent de me laver le cerveau à grand renfort de verbiage religieux. J'avoue toutefois être attiré par le bouddhisme Zen après ma rencontre avec Alan Watts dans les années 1960, c'est à dire que nous rejettons les spéculations métaphysiques dont le but est d'avoir une meilleure connaissance de soi... D'ailleurs, «Zensunni», «Zensufi» cela vous rappelle quelque chose?

Le psychanalyste en moi pourrait voir dans la religion une sorte de névrose universelle qui trouve ses racines dans l'enfance. L'état de détresse que connaît le petit enfant éveille en lui le désir très puissant d'être aimé et protégé. La croyance en des forces surnaturelles protectrices serait donc une réponse à ce désir. La religion est faite de la répétions d'actes (rites), de paroles (prières), d'images (icônes) qui apaisent l'angoisse...

En sortant du domaine de la psychanalyse, je pense que la religion a essentiellement une fonction sociale et pratique. Elle est en quelque sorte une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l'intelligence. Une telle religion est faite de théories (dogmes, révélations) qui visent à apporter une réponse aux questions que l'homme se pose sur l'origine et ses divers problèmes. Vous remarquerez que les religions ont toutes installé un ordre qui donne à l'homme une triple assurance:

- Les interdits et les tabous que la religion impose servent les intérêt de la communauté sociale, et sont donc avantageux pour la société. («Tu ne voleras pas»)

- Parce qu'il est un être intelligent, l'homme sait qu'il va mourir et cette pensée désespérante peut ralentir le mouvement de la vie. En affirmant la continuation de la vie après la mort, la religion apparaît comme une réaction défensive de l'homme contre l'inévitabilité de la mort.

- C'est aussi une assurance qui permet à l'homme d'être conforté dans ses entreprises en lui affirmant qu'il peut se rendre maître de l'imprévisible, prédire l'avenir... Les représentations religieuses sont donc des réactions défensives de la nature contre l'évaluation d'une marge décourageante d'imprévu entre l'initiative et l'effet souhaité.

Source : http://www.dialogus2.org/HER/developpementintellectuel.html

Dialogue (fictif) avec Frank Herbert

Hello Mr Herbert,

Et tout d'abord: How do you do? Il n'y a pas de raisons d'oublier les règles de politesse les plus élémentaires sous prétexte que nous ne correspondons que par écrit.

Je suis un de vos fervents lecteurs, j'ai dévoré non seulement Dune mais également d'autres de vos ouvrages (Le programme conscience par exemple... ). Je dois dire que dans le cycle de Dune, inachevé à ce jour, le personnage dont la destinée m'intrigue le plus est Duncan Idaho. Quel personnage fascinant! J'ai l'impression que Duncan est passé tout près comme on dit... qu'il aurait pu être le Kwisatz Haderach. Heureusement pour lui, vous ne lui avez pas infligé ce cruel destin!

J'aime beaucoup ce personnage, torturé par sa fidélité quasi-innée pour les atréides et ses propres réflexions qui semblent l'éloigner de cette fidélité «aveugle» justement. D'ailleurs le fait qu'ils ressurgissent régulièrement dans l'Histoire après avoir perdu la vie dans le premier tome de Dune, m'incite à penser que vous aussi vous avez un «faible» pour ce personnage... après tout Gurney Halleck aurait fait un tout aussi bon «clone», mais non, vous avez choisi Duncan!

Bref...

J'ai également une question à vous poser: que pensez-vous des adaptations (et tentatives d'adaptations) de votre oeuvre au cinéma? Avez-vous été déçu par certaines d'entre elles? Pensez-vous qu'il soit possible avec les contraintes existantes dans ce média (un film doit faire 2 heures et être «compréhensible» pour être rentable ) d'adapter une oeuvre riche et dense comme la vôtre?

Dans l'attente de votre réponse,

Sincerely yours.

Haytidaho

Un faible pour Duncan, allons voyons, j'aurais pourtant cru que vous sauriez mieux lire entre les lignes, n'ai-je pas donné assez d'indices?

Ah Duncan... Quel homme, si faible et fort à la fois. L'Atréide parfait, un chevalier mais pas seulement, c'est avant tout un homme loyal avec ses défauts. Seul détenteur de la sagesse Atréide, sa mémoire doit traverser l'espace et le temps pour un destin incroyable à sa mesure. Gurney était trop réfléchi, trop «humain», c'était un homme avant tout d'action alors que Duncan est torturé, plus complexe, plus faible mais prêt à mourir pour un idéal. Duncan, c'est une histoire d'amour, le paladin que j'aurais voulu être. C'est mon image, mon amour de l'homme, fort de ses valeurs et de ses croyances qui peut tout surmonter, même la pire des souffrances et la plus indicible des humiliations. Je ne peux le nier, je l'aime et je l'ai créé à l'image de l'Homme tel qu'il devrait être. L'humanité a vraiment besoin de plus d'hommes de ce calibre... à une époque où le matérialisme est un mal qu'il faudra combattre tôt ou tard.

Quand à la deuxième partie de votre lettre, je suis plutôt mécontent des oeuvres cinématographiques et télévisuelles pour une bonne raison: mon oeuvre devrait jouir de bien plus de moyens. Les divers réalisateurs qui se sont attaqués à cette tâche n'avaient pas les dents dures de Shaï-Hulud et vous connaissez le résultat. Bien sûr, j'étais heureux d'un tel honneur, j'avais droit à une reconnaissance mais mon inconscient, depuis longtemps sous le joug de l'esprit de Duncan, critiquait la libre interprétation de mes oeuvres. J'étais devenu une abomination malgré moi. Comment était-il possible de réduire mon oeuvre à quelques heures et pourquoi s'efforcer à vouloir rentrer le cycle dans un carcan si étroit? Encore une démarche bien mercantile. Je ne leur en veux pas d'avoir interprété "Dune" de manière très personnelle mais il manque bien trop d'éléments.

Best regards,

Franck Herbert

Source : http://www.dialogus2.org/HER/duncanidaho.html

lundi 16 octobre 2017

DUNE: Special Edition Work In Progress 2017

Ce film avait bien besoin d'un coup de neuf. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Il n'était à l'époque guère à la hauteur du roman de Frank Hebert, Dune.



Source : https://youtu.be/2AK8AbvwC9c

Une nouvelle religion fondée sur l’intelligence artificielle suscite des inquiétudes

Anthony Levandowski, le père de la voiture autonome, a fondé aux États-Unis une organisation religieuse qui fait la promotion d’une « divinité » basée sur une intelligence artificielle.


Aux États-Unis, une organisation religieuse fait la promotion d’une « divinité » basée sur une intelligence artificielle.
 
Aux États-Unis, une organisation religieuse fait la promotion d’une « divinité » basée sur une intelligence artificielle. / zapp2photo - stock.adobe.com
Il avait déjà fait parler de lui pour d’autres raisons. Anthony Levandowski, le père de la voiture autonome de Google (Waymo), est accusé d’avoir transmis ce secret technologique à la concurrence, en l’occurrence Uber, le géant du VTC. Le procès opposant les deux entreprises, qui devait avoir lieu début octobre aux États-Unis, vient d’être repoussé au 4 décembre.
Mais cet ingénieur américain de 37 ans, figure incontournable de la Silicon Valley, s’illustre ces jours-ci dans un autre registre : la fondation d’une « nouvelle religion ». C’est ce qu’a révélé fin septembre le site Internet américain Wired.


Intitulée « Way of the Future » (La voie de l’avenir), cette organisation religieuse existerait en fait depuis septembre 2015. Selon les documents légaux déposés par Anthony Levandowski, il s’agit de « développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle » pour « améliorer la société ».

Religieux, le transhumanisme ?

L’information n’a pas échappé à Natalia Trouiller, directrice de l’association catholique Noé 3.0, qui se veut une présence « priante et moderne sur les réseaux sociaux ». Persuadée « depuis le départ » que le transhumanisme est bien un discours religieux, et non scientifique, Natalia Trouiller dément l’hypothèse selon laquelle Anthony Levandowski n’aurait créé cette religion que parce que celles-ci, aux États-Unis, sont exonérées d’impôts sur les dons qu’elles reçoivent.

« Pour moi, le transhumanisme est un délire progressiste et de type religieux, qui a toutes les chances de se poursuivre en France et en Occident », alerte l’ancienne chargée de communication du diocèse de Lyon. « D’abord à cause de la tentation perpétuelle de l’humanité à vouloir se sauver par ses propres forces ; ensuite à cause de l’attrait du gnosticisme dans le monde contemporain, qui consiste à voir le corps comme une entrave et à rêver de s’en débarrasser. »


Dorothée Browaeys, biologiste de formation et rédactrice en chef adjointe de Up magazine, site Internet consacré à l’innovation, est, elle aussi, frappée par l’emploi fréquent d’un vocabulaire religieux chez les partisans de l’intelligence artificielle. Elle a par exemple relevé les termes « credo », « communauté » et même « chapitre » dans la charte d’engagement à la Singularity University, think thank californien fondé par le « futurologue » Ray Kurzweil. Ce think-thank a ouvert une première antenne en France cet été, à Bordeaux.

« Grand récit » contemporain

La création de cette nouvelle religion intitulée « Way of the Future » est-elle surprenante dans le contexte actuel ? « Pas du tout », assure Dorothée Browaeys, qui se réjouit qu’« au moins, les masques tombent ». Le concept de singularité, auquel adhère Anthony Levandowski et qui désigne chez les transhumanistes le jour où l’ordinateur surpassera l’homme pour le faire entrer dans une nouvelle ère, est déjà selon elle quasiment religieux. « Si ça, ce n’est pas de la verticalité, et l’aspiration à une transcendance… »

Diplômé de l’ENA et en théologie Dominique de Gramont, auteur d’un récent ouvrage sur le sujet, voit quant à lui dans ce concept de singularité le pendant de la « Théosis » chrétienne orthodoxe, selon laquelle l’homme aspire à retrouver sa nature divine initiale. Convaincu que le transhumanisme est, avec l’islam, l’un des seuls « grands récits » que propose notre temps, il assure que cette idéologie a « gagné d’avance », en ce qu’elle propose « une espérance et une pseudo eschatologie » auxquelles aspire l’homme du XXIe siècle. Refusant par ailleurs une diabolisation pure et simple des progrès techniques, ce catholique assure à la fin de son livre que le transhumanisme aurait besoin du christianisme et de sa morale de l’amour s’il veut éviter « l’échec apocalyptique ».

Sourcehttps://www.la-croix.com/Religion/nouvelle-religion-fondee-lintelligence-artificielle-suscite-inquietudes-2017-10-05-1200882222

mardi 10 octobre 2017

La nouvelle créature Star Wars pour les plus jeunes spectateurs ... et les produits dérivés

Mi-manchots et mi-hamsters, voici les Porgs !

 
 
 

Le planisphère du monde de "Game of Thrones"/"Trône de Fer"

Ce monde est peuplé d'humains et de métahumains depuis au moins 12000 ans. Mais si les humains sont arrivés par l'espace, la technologie a, depuis des temps immémoriaux, régessé au stade médiéval.


Maîtres et disciples (personnages de Star Wars VIII)


Les Derniers Jedi (Star Wars VIII)





Source : https://youtu.be/rkITJ41TRRU




Source : https://youtu.be/9NmTDvwMKZ0

mardi 3 octobre 2017

Corps Psi

Dans l'univers de Babylon 5, le Corps Psi est une agence de l'Alliance terrienne. Elle a pour mission d'enrôler tous les télépathes humains afin de s'assurer qu'ils respectent bien la vie privée des gens normaux.

Sommaire

Histoire

La genèse du Corps Psi

Au début du XXIIe siècle, des événements laissèrent à penser que des Humains développaient des capacités télépathiques. Les réactions furent diverses, mais souvent violentes contre les personnes soupçonnées de télépathie.
En juin 2115, un article du New England Journal of Medicine affirme l'existence de la télépathie, définitivement prouvée en octobre. Des massacres de télépathes ont lieu dans plusieurs régions de la Terre. Le gouvernement de l'Alliance terrienne établit alors une commission, le Committee on Metasensory Regulation (comité sur la régulation métasensorielle) présidée par le sénateur Lee Crawford.
Ce sénateur crée la Metasensory Regulation Authority (MRA, autorité de régulation métasensorielle) pour détecter et suivre les télépathes afin de les protéger contre les autres Humains. Cela se traduit par des privations de liberté.
En 2152, la présidente de l'Alliance terrienne, Elizabeth Robinson, est sauvée d'un attentat par un de ses gardes du corps, télépathe lui-même et qui meurt dans l'opération. La présidente fait passer au Sénat des lois pour l'égalité des droits en faveur des télépathes, et aboutit à la fondation du Corps Psi dans les années suivantes.

Les premiers mouvements de dissidents

Les premiers télépathes durent survivre dans un environnement dangereux puisque certains Humains « normaux » (mundanes en anglais) menaçaient, par peur, de les tuer au moindre soupçon.
Certains de ses télépathes refusèrent de s'inscrire à la MRA pour ne pas perdre leur liberté. Des télépathes se suicidèrent plutôt que de rejoindre la MRA. D'autres entrèrent en dissidence armée contre les autorités terriennes.

Fonctionnement du Corps Psi

Objectifs d'égalité des chances

D'après les lois proposées par la présidente Robinson, le Corps Psi a pour but d'assurer à l'ensemble de l'Humanité que les télépathes seront respectueux des règles de la vie privée.
Le Corps forme tous les télépathes à ce but, ce qui oblige souvent à les envoyer dans des installations du Corps, loin de leurs familles. Une fois formés, ces télépathes doivent porter certains signes (badge, gants noirs) pour être reconnus, mais ont des possibilités d'emplois. Auprès de la police, ils peuvent aider une enquête en scannant les souvenirs d'une victime ou d'un suspect avec son accord (même si la preuve n'est pas admissible par un tribunal). En justice, ils accomplissent les peines de « mort de personnalité » qui consiste à remplacer la mémoire d'un condamné pour pouvoir le réinsérer dans la société. Dans les entreprises, ils vérifient la sincérité des négociations commerciales.
Un télépathe qui ne souhaite pas quitter sa famille, en a le droit s'il accepte de recevoir régulièrement des piqûres d'un produit qui annihile leur pouvoir télépathique. Mais, ce produit a de graves effets secondaires sur les personnes traitées, qui peuvent aboutir à des dépressions et au suicide.

Protéger la Terre

Le Corps Psi a aussi pour but d'assurer la sécurité de l'Alliance terrienne.
Un télépathe peut scanner avec son autorisation une personne pour aider à une enquête de police, même si ce témoignage ne peut servir au procès. Le système judiciaire peut prononcer des peines de mort de personnalité au cours de laquelle après un scan d'un télépathe, le condamné se voit vider de sa mémoire et donner de nouveaux souvenirs qui lui permettront de travailler au profit de la société.
Principalement, le Corps s'assure de la loyauté de tous les télépathes en faveur de l'Alliance, ou s'attache à suivre leur traitement pour annihiler leurs pouvoirs.
Pour éviter des dissidences violentes de télépathes, le Corps Psi a une division de policiers psi (Psi Cops) chargée de pourchasser ces télépathes, de les ramener dans les installations du Corps et de s'assurer de leur intégration.

Une dictature en gestation

Dès sa fondation, il s'est avéré que le Corps Psi avait des projets secrets, inconnus du gouvernement de l'Alliance terrienne, voire contre l'humanité non télépathe.

Une pièce de la guerre des Ombres

Comme dans le cas de nombreux mondes extraterrestres, les administrations de la Terre ont été noyautés par des « associés » des Ombres.
Le Corps Psi avait une place particulière : les télépathes humains sont une création par manipulation génétique des Vorlons dans leur guerre contre les Ombres. Les Ombres, ayant découvert cela, ont envoyé des agents pour contrôler des dirigeants du Corps Psi. Ceux-ci fournirent ainsi des pilotes aux vaisseaux des Ombres, basés sur une technologie organique et ayant besoin d'être vivant pour fonctionner. Sauf, peut-être, des projets secrets des Forces armées terriennes, cette utilisation de télépathes non consentants a disparu avec la défaite des Ombres, puis du gouvernement Clark face aux flottes alliées du capitaine Sheridan, commandant de la station Babylon 5.

La nouvelle humanité

Certains dirigeants du Corps Psi eurent également l'idée de préparer la prise de contrôle de l'humanité par eux-mêmes les télépathes. Ils considéraient les télépathes comme l'évolution suivante et supérieure de l'Homo sapiens . Il semble que les membres de cette organisation soit regroupés sous le nom de "Bureau 13".
La police psi, dans son organisation, a servi de base à ce projet :
  • elle comprenait obligatoirement les télépathes aux pouvoirs les plus forts,
  • les mariages et accouplements étaient arrangés en fonction des meilleurs résultats génétiques,
  • construction secrète de croiseurs de combat.
Cette évolution fut discrète car le Corps Psi s'était organisé en se repliant sur lui-même : les télépathes en formation ou de la police psi vivaient dans des campus sur Terre et sur Mars. Les devises du Corps le plaçaient au centre de la vie du télépathe : « Le Corps est le père, le Corps est la mère » par exemple.
Certains dirigeants terriens et officiers militaires émettaient, à titre personnel, des doutes sur la loyauté à terme des télépathes. Ils fondaient leurs doutes sur :
  • l'impossibilité de pouvoir vérifier si un télépathe disait la vérité si les autres télépathes sont complices,
  • l'uniforme noir et l'absence de sensibilité des policiers psi,
  • et des preuves de crimes menés sciemment par des policiers psi contre des normaux ayant attenté à la vie de télépathe ou ayant aidé des télépathes dissidents.

La fin du Corps Psi

La guerre des Télépathes

À partir de 2262 et la mort du chef d'une colonie de télépathes dissidents sur la station Babylon 5, Byron Gordon, des attentats contre les installations du Corps sur Terre et sur Mars sont réalisés par des télépathes dissidents. Ils signent leurs actes par le message « Remember Byron ».
Ces événements conduisent à des attentats de plus en plus violents et aboutissent à rendre public des projets secrets du Corps. Les dirigeants télépathes du Corps sont accusés de crimes de guerre, dont Alfred Bester qui est arrêté par l'ancien chef de la Sécurité de Babylon 5, Michael Garibaldi, en 2271.

Nouvelles règles

Après la dissolution du Corps et l'épuration de ses cadres, de nouvelles lois sont passées en faveur de l'intégration des télépathes au sein des sociétés humaines et pour éviter de reconstituer une agence qui deviendrait un gouvernement autonome. S'ils restent sous le contrôle d'une administration qui doit vérifier par télapathie leur loyauté, les télépathes sont désormais libres de vivre où et comme ils le souhaitent, à l'exception de plus discrets signes de reconnaissance.
Les Forces armées terriennes acceptent d'enroler dans leurs rangs des télépathes. Un des premiers sous-officiers à connaître cet honneur a été le lieutenant John Matheson nommé officier en second du capitaine Matthew Gideon sur le croiseur d'exploration Excalibur pour rechercher un vaccin au virus des Drakhs.
Dans la seconde moitié du XXIIIe siècle, la condition des télépathes humains commence à se rapprocher des conditions de vie respectables des télépathes d'autres peuples.

Le Corps Psi dans la série

L'importance du Corps Psi et des télépathes est montrée dès le sixième épisode de la série, « Guerre mentale » (Mind War). Bester s'y montre sûr de lui, condescendant à l'égard des autres Humains, et peu respectueux du secret de leurs pensées.
Au fur et à mesure de la série, la vision du Corps est complexifiée avec ses apparitions dans des contextes différents : il veut sincèrement montrer la bonne voie aux télépathes dissidents, mais c'est celle d'un Corps Psi préparant un coup d'État ; il est l'allié de Sheridan pour sauver des télépathes des Ombres, tout en manipulant la personnalité de Garibaldi pour attaquer un ennemi mortel du Corps. Tout ceci est montré comme étant des décisions habituelles des agents du Corps Psi pour assurer leur suprématie sur les normaux (mundanes en anglais).
Si des télépathes extraterrestres sont montrés, seuls les télépathes humains ont des rôles récurrents.
Personnages télépathes récurrents ou au générique :

Références

Plusieurs épisodes des deux séries télévisées évoquent les télépathes et la télépathie. Les épisodes avec le personnage d'Alfred Bester, développent particulièrement les liens entre les télépathes convaincus de leur supériorité et le reste de l'humanité.
Les agents du Corps Psi saluent parfois leurs interlocuteurs par le même salut que dans la série Le Prisonnier. Be seeing you en version originale.
La guerre des Télépathes est prévue par John Sheridan à la fin de la saison 4 face à Bester. La situation après la disparition du Corps Psi est l'objet de la découverte du personnage de John Matheson dans 2267, ultime croisade.
Un comics ironique est paru, inclus dans l'édition intégrale de The Price of Peace, montrant une apologie du Corps Psi sous la forme d'une émission de télévision.
Une trilogie de romans par J. Gregory Keyes raconte l'histoire du Corps Psi :
  • le premier volume, Dark Genesis (sombre genèse), sur les premières décennies des télépathes et du Corps Psi,
  • le deuxième volume, Deadly Relations (mortelles relations) sur la vie de Bester de sa jeunesse jusqu'à la veille de sa première venue sur Babylon 5,
  • enfin, le troisième volume, Final Reckoning (final décompte), sur la chasse menée par Garibaldi pour arrêter Bester.
Dans le jeu vidéo Stellaris il est possible de faire évoluer son espèce vers la télépathie. Il est alors possible de former des armées psionniques mais également de construire un bâtiment qui se nomme le Corps psi, dans la description est précisé : "Le Corps psi est votre ami. Ayez confiance dans le corps."