dimanche 10 décembre 2017

vendredi 8 décembre 2017

Les Mondes d'Aldébaran

Les Mondes d'Aldébaran est une série de bandes dessinées du sous-genre de science-fiction le planet opera, conçue et réalisée par Luiz Eduardo de Oliveira dit Leo. Cet auteur brésilien qui vit en 2015 entre Paris et Madère, a écrit le scénario, dessiné et colorisé les séries de cet ensemble. Cette collection comprend quatre cycles (Aldébaran, Bételgeuse, Antarès et Survivants) tous intégralement publiés chez l'éditeur Dargaud.

La saga francophone a été traduite en plusieurs langues dont l'allemand, l'italien, le néerlandais, le polonais et l'anglais.

Synopsis

N.B. : Ceci est un résumé chronologique et global de l'histoire. Sachant que les informations sont révélées au fur et à mesure, il ne respecte pas forcément le rythme des albums. Pour avoir une présentation album par album, se référer aux articles respectifs.

Avant Aldébaran

Au cours du XXIe siècle, les conditions de vie sur Terre se sont dégradées, à la suite du réchauffement de la planète qui a provoqué la déviation du Gulf Stream, de l'augmentation de la pollution et de guerres religieuses dévastatrices.
En parallèle, la technologie a fait un bond en avant après la mise au point du « Benevides Transfert », qui permet le dépassement de la vitesse de la lumière pour les engins spatiaux. Cela marqua le début d'une nouvelle ère dans la conquête de l'espace. Des planètes semblables à la Terre, habitables et donc potentiellement colonisables sont ainsi découvertes.
Des milliards de dollars sont investis dans ces projets par des compagnies privées. Après des missions de reconnaissance, des candidats sont sélectionnés pour faire partie des premiers colons. Dans le même temps, l'Organisation des Nations unies établit une charte qui règlemente le processus de colonisation. Il est notamment convenu que la colonisation doit être arrêtée au cas où la planète en question serait déjà habitée par une ou plusieurs espèces considérées comme évoluées, car sachant maîtriser le feu et fabriquer des outils.

Cycle d'Aldébaran

Le premier cycle commence vers la fin du XXIIe siècle, sur la première planète colonisée - avec succès - par l'humanité : Aldébaran-4, quatrième et seule planète viable du système planétaire de l'étoile Aldébaran. On apprend que depuis 100 ans que les premiers colons se sont implantés sur Aldébaran-4, nommée communément Aldébaran, il n'y a eu aucune communication entre eux et la Terre, pour une cause non élucidée. La colonie humaine a donc dû se gérer en autarcie, avec les moyens du bord. De 3 000 colons initiaux, la population a crû rapidement en un siècle pour atteindre environ 20 000 âmes au début du récit. Cette augmentation de population est surtout dû à la loi qui force les femmes à faire au moins 8 enfants.
En 2179, dans un petit village de pêcheurs du nom d'Arena Bianca, au nord de l'île Bigland, trois adolescents Marc Sorensen, Kim Keller et Nellie Keller, échappent par hasard à une créature marine inconnue et vorace, capable de faire des dégâts à grande échelle, qui anéantit leur village et tous ses habitants, y compris leurs familles. Les orphelins Marc et Kim entament alors un voyage vers la capitale de la colonie, Anatolie, située à plusieurs milliers de kilomètres plus au sud, dans le but de gagner leur vie d'une façon ou d'une autre. Ce faisant, ils essayent d'élucider le mystère de l'animal tueur au contact de Driss Shediac et d'Alexa Komarova, deux biologistes expérimentés et sympathiques qui en savent plus qu'ils n'en disent et qui sont par ailleurs activement recherchés par les forces de police. Kim et Marc apprennent bientôt à leurs dépens que le gouvernement central d'Aldébaran est autoritaire et dictatorial. Leur route va aussi croiser celle de Monsieur Pad, vagabond opportuniste et facétieux, qui leur donnera un coup de main tout en s'assurant d'en tirer profit lui-même.
Finalement, Alexa et Driss décident de rassembler clandestinement un groupe de personnes dont Kim, Marc, Monsieur Pad et plusieurs de leurs amis avec lesquels ils partagent leur secret : la mantrisse, l'animal complexe et protéiforme qui a annihilé le village d'Arena Bianca, peut aussi, dans certaines de ses formes, vouloir rentrer en contact amical avec certains humains et leur faire absorber des gélules de longue vie dans le but d'établir une relation de symbiose. Alexa et Driss absorbent ces gélules régulièrement tout en continuant d'enquêter sur la mantrisse et ses étranges phénomènes. Ils proposent au groupe nouvellement formé d'absorber ces gélules à leur tour. C'est la formation du groupe de la mantrisse.
Alors que les forces gouvernementales l'avaient capturé, le groupe est sauvé par la mantrisse, qui fait purement et simplement disparaitre les intrus agressifs. Peu après, Kim et Marc aperçoivent une navette dans le ciel, qui vient se poser près d'eux. Il s'agit du premier contact d'Aldébaran avec la Terre depuis un siècle : la mantrisse, (à l'exception du tout premier vaisseau de colonisation, pour pouvoir étudier les humains) empêchait jusque là toute communication avec la Terre. Un nouveau gouvernement est formé et les allées et venues d'hommes et de matériels avec la Terre commencent alors. Marc et Kim, devenus un couple, décident d'aller sur Terre, où ils n'ont jamais mis les pieds, pour continuer leurs études tandis que Driss et Alexa, réhabilités, fondent un Institut pour l'Étude de la Mantrisse, avec d'importants fonds en provenance de la Terre.


Cycle de Bételgeuse

Simultanément à la reprise des relations entre la Terre et Aldébaran, un autre astronef, le Konstantin Tsiolkowsky, met le cap sur une nouvelle planète colonisable : Bételgeuse-6, sixième et seule planète viable du système planétaire de l'étoile Bételgeuse, communément appelée Bételgeuse. Ce projet est sans rapport avec celui d'Aldébaran ; pourtant, le même scénario cauchemardesque se reproduit : rupture des liaisons radio pour cause de virus informatique d'origine inconnue, mais on apprend plus tard que c'est la mantrisse qui l'a provoqué. Après cette perte de contact, un groupe restreint (environ 100 personnes) de l'équipage du Tsiolkowsky est parvenu à atteindre Bételgeuse mais ils perdent alors contact avec le vaisseau resté en orbite et avec ses colons. Celui-ci est progressivement gagné par le froid de l'espace, après la panne des radiateurs, ce qui provoque la mort des quelque 3 000 colons à bord, en état d'hibernation depuis le décollage de la Terre. Les derniers membres de l'équipage restant sur le vaisseau, sans espoir de sauvetage, se suicident.
L'histoire commence plus de 6 ans après ces évènements. Marc et Kim, devenus adultes, ont passé ces 6 années sur Terre. Après avoir obtenu son diplôme en biologie, Kim décide de rentrer sur Aldébaran sans Marc, car leurs relations sont au point mort. À l'arrivée, Kim est accueillie par Alexa, qui lui propose sans transition de s'envoler vers Bételgeuse dans le cadre d'une mission de secours à effectif réduit. Alexa est d'autant plus motivée que dans ses recherches avec Driss, ils se sont aperçus que la mantrisse d'Aldébaran avait des communications fréquentes vers Bételgeuse, et donc que de précieuses informations pourraient être glanées là-bas. Driss a même l'intuition que les ruptures de communications à répétitions pourraient être causées par la mantrisse.
Kim accepte au pied levé, sentant que ce sera une étape décisive dans sa jeune vie, et se retrouve une semaine plus tard en route pour Bételgeuse, en compagnie du colonel Wong et du lieutenant Steve Hudson, bientôt rejoints par Inge et Hector, les deux seuls rescapés miraculeux qu'ils rencontrent au sein du Konstantin Tsiolkowsky. Malheureusement, au cours de ce contact, l'astronef transmet aussi à leur vaisseau le virus destructeur. Isolés d'Aldébaran à leur tour, ils amorcent leur descente vers la planète.
L'équipe constate rapidement que deux groupes antagonistes se sont formés sur la planète : la majorité des rescapés se sont installés à flanc de falaise, en une société structurée par des règles strictes et une discipline militaire : c'est le groupe du canyon. L'autre, sous l'égide de Leilah Nakad, l'ex-commandante du vaisseau Konstantin Tsiolkowsky ravagée par les remords après la perte de contrôle de son vaisseau, est le groupe du désert. Les deux groupes se querellent au sujet d'étranges animaux de la planète : les iums. Est-ce que ces animaux seraient assez intelligents pour justifier l'abandon de la colonisation ?
Kim, nouvelle meneuse de la mission de secours après la mort accidentelle du colonel Wong, décide de partir à la découverte des iums et de leur habitat le long du canyon avec son équipe, plus deux représentants de chaque groupe, bien qu'elle ressente une aversion pour le groupe du canyon et ses méthodes expéditives. La cohabitation est tendue et au cours d'une dispute, un membre du groupe du canyon, George Dixon, tire accidentellement une balle dans le ventre de Kim, et son corps disparait dans un torrent souterrain. Hector, Steve et Inge se lancent au secours de Kim tandis que les deux groupes de la planète, convaincus de la mort de Kim, rentrent à leur base. Ils n'ont en effet aucun moyen de savoir que Kim a des capacités de guérison extraordinaires depuis qu'elle prend les gélules de la mantrisse.
Le groupe de Kim finit par sortir des cavernes, au prix de la mort de Steve et s'installe dans un coin tranquille pendant 2 mois. Quand Kim se sent attirée par une des mantrisses de la planète, elle ne se doute pas qu'elle va rencontrer un extraterrestre, originaire de la même planète que la mantrisse. Sven est en réalité un espion en station sur Bételgeuse qui va devenir obsédé par Kim et il décide d'enfreindre les lois de sa planète pour rentrer en rapport avec elle. À cette occasion, Kim va devenir très intime avec l'humanoïde et va en apprendre beaucoup sur la mantrisse. Revenue parmi les humains, elle va leur apprendre, tout en cachant sa rencontre avec Sven, que la mantrisse a créé le virus informatique à l'origine de l'arrêt des liaisons interstellaires et qu'elle se prépare à disséminer un virus biologique parmi les humains qu'elle trouve trop agressifs. Il faut donc lever le camp. Cependant, Kim fait savoir que la mantrisse accepte la cohabitation avec un petit groupe, « une ambassade » qui reste sur la planète sans intention de coloniser. Le colonisation de Bételgeuse est donc abandonnée.

Cycle d'Antarès

Antarès, cinquième planète de l'étoile GJ 1211 (tirant son nom du fait que, depuis la Terre, GJ 1211 se trouve devant l'étoile de la constellation du Scorpion Antarès), serait un nouveau havre potentiellement habitable par l'homme et qui possède du scandium, un métal très recherché, en quantité industrielle. Afin de l'exploiter, Forward Enterprises, une société basé à New York, a dépêché une mission de reconnaissance à sa surface mais rapidement des phénomènes étranges se manifestent : des animaux, puis une des éclaireuses de la mission, se volatilisent après s'être pétrifiés et avoir été entourés d'une auréole lumineuse. Le phénomène semblerait se déclencher après la piqure d'un mini-hélicoptère de la taille d'un moustique, qui a lui aussi la capacité de se volatiliser. La légitimité de la colonisation est remise en question, mais les directeurs de Forward Enterprises décident d'en faire fi. Ils décident par ailleurs de faire appel à Kim, de passage sur Terre et qui est devenue très connue, pour améliorer leur image de marque et convaincre leurs actionnaires.
Après l'épisode de Bételgeuse, Kim n'est plus du tout motivée pour repartir en éclaireur sur une nouvelle planète. Pourtant, Forward Enterprises dispose d'un argument de poids : si elle accepte, ils peuvent gracier au nom d'une « mission dangereuse utile pour l'humanité », Marc et Alexa et Monsieur Pad qui purgent une peine pour avoir volé à son secours sur Bételgeuse dans un astronef volé (à la fin du cycle précédent). Dans le même temps, Kim apprend qu'elle est enceinte de Sven, l'extraterrestre qu'elle a rencontré sur Bételgeuse.
Remplie d'appréhension, Kim décide d'accoucher à l'abri des regards indiscrets sur Bételgeuse. La petite fille de Kim, prénommée Lynn, révèle peu après sa naissance des étranges capacités de mutations héritées de son père : elle possède un physique de petite fille humaine, mais elle entre périodiquement dans des phases où elle se rapproche des animaux aquatiques avec des yeux aux pupilles verticales, des fentes branchiales et des nageoires. Quoiqu'elle se sente obligée de l'emmener avec elle sur Antarès pour parfaire son éducation, Kim essaie de la cacher au mieux pendant le voyage et de lui faire porter des lentilles pour la faire passer pour une petite fille normale. Elle ne peut pas empêcher la rumeur de circuler et finalement la vérité d'éclater à bord du vaisseau, ce qui occasionne beaucoup de tensions. Par ailleurs, et alors que Maï Lan est victime d'une tentative de viol, Kim, Alexa, et Monsieur Pad se rendent vite compte que les hauts responsables de Forward Enterprises sont tous membres d'un courant religieux sectaire et sexiste.
Ayant atterri sur Antarès, le groupe est confronté à des dissensions et les responsables ne veulent pas écouter les conseils avisés de Monsieur Pad sur les risques liés à la faune locale, ce qui cause beaucoup de dégâts matériels ; les problèmes se multiplient et Kim se voit contrainte de porter secours à une seconde navette-cargo écrasée plus loin, qui comptait sa fille Lynn au nombre des passagers. Juste avant d'atterrir sur les lieux du crash de la navette, leur petit avion est lui-même rendu inutilisable quand un grand oiseau lui donne un coup de corne. Sains et saufs, ils entrent en contact avec les passagers de la navette, y compris des passagers clandestins qui s'y étaient glissés, et montent dans un véhicule passe-partout très solide pour rejoindre le camp de base, situé à 7 000 km.
C'est alors qu'une série d'aventures va ralentir le petit groupe. Après la mort de 3 passagers, Kim devient de plus en plus perplexe. Sa fille Lynn va même finir par disparaître, victime d'une piqûre d'un mini-hélicoptère entraînant la disparition du corps. Ce phénomène reste inexpliqué, mais juste après le drame, la petite assemblée remarque un étrange signe dans le ciel en direction de GJ 1211-4 (dite Antarès-4), planète voisine. Kim décide alors de s'y rendre pour élucider ce mystère.
Pendant ce temps, au camp de base, les leadeurs sectaires de la Forward Entreprises, principalement en la personne de Jedediah Thornton commencent à imposer leurs principes religieux à l'ensemble des colons, ce qui provoque la montée des tensions et finit par mener à une rébellion lorsqu'il est annoncé que la mission de reconnaissance vers Antarès-4 devait partir avant le retour de Kim au camp de base. Une nouvelle mission est assemblée, mais Jedediah Thornton fera tout de même partie de la délégation.
Sur Antarès-4, l'équipe de la mission de reconnaissance tente de rallier le "point X", le point d'origine des rayons énergétiques qui provoquent les étranges disparitions observées sur Antarès-5. Cet objectif est compliqué par Jedidiah qui multiplie les actes de mutinerie et de sabotage, dont la destruction d'un drone de reconnaissance et le vol d'un hélicoptère de transport, provoquant la mise sur pied d'une mission de sauvetage. Au "point X" se trouve une étrange boule qui défie les lois de la physique. D'une masse improbable pour la taille de l'objet (plus de 200 tonnes), elle semble faite de céramique, est visqueuse au toucher et peut défier les lois de la gravité en lévitant ; sa couleur change par moment, et elle émet également une sorte de vibration. Après certaines interactions avec le groupe, la boule démontre d'autres phénomènes déroutants, dont une capacité à aliéner sa surface moléculaire pour pouvoir passer à travers la matière solide, des déplacements instantanés et l'apparition miraculeuse d'une copie conforme de la navette de la mission Antarès-4.
Jedidiah Thorton, qui est convaincu depuis le début que la mission Antarès-4 mènera à un contact historique entre les humains et les extraterrestres, se précipite vers la navette afin d'être le premier à établir ce contact. Il se croit le seul digne représentant de la race humaine en raison de ses convictions et sa ferveur religieuse. Après une altercation menant à l'enfermement de Jedidiah, Kim et Alexa montent à bord de la réplique de la navette pour être transportées dans un endroit inconnu où elles retrouvent Lynn, la fille de Kim, et Liang Mei, membre de l'équipe kamikaze qui avait disparu 3 ans auparavant. De retour, toujours aussi mystérieusement, à la navette d'origine, l'équipage de la mission est finalement contacté par Sven, l'extraterrestre rencontré par Kim lors de son séjour sur Bételgeuse et également père de Lynn, et sa supérieure Eltven. Jedidiah tente de créer un contact, mais est sévèrement rabroué par Sven qui lui explique que ce sont les hommes comme lui, obtus et confis dans la croyance qu'ils détiennent la vérité absolue, qui font en sorte que les hauts dirigeants du peuple de Sven ont refusé jusqu'alors le contact avec les humains qu'ils connaissent depuis la colonisation d'Aldebaran. Jedidiah, devant cette confrontation, finit par se suicider. Dans le même temps, Sven et Eltven expliquent que les phénomènes ayant conduit les Terriens sur la planète sont le fait d'une autre civilisation extraterrestre, beaucoup plus avancée et dont ils ne savent rien, celle-ci ayant toujours refusé le contact avec eux.
Les extraterrestres décident d'établir un contact progressif avec le peuple terrien, qui se traduira par une collaboration scientifique entre les Terriens et les Tsaltérians (race de Sven) pour étudier un cube aux étranges propriétés qui se trouve sur un continent non exploré d'Aldébaran. Tout contact entre les Terriens et les Tsaltérians devra passer par Kim Keller qui sera la seule à pouvoir les contacter et sera également à la tête de l'équipe scientifique terrienne. Alexa Komarova est, quant à elle, choisie pour devenir l'ambassadrice des Terriens et devra se rendre sur la planète des Tsaltérians avec Driss Shediac, que nous connaissons du premier cycle des mondes d'Aldébaran. Lynn devra également aller sur cette planète pour recevoir une éducation appropriée lors de sa prochaine phase aquatique. Elle est une personne très importante puisqu'elle est le premier cas d’hybridation connu entre les Tsaltérians et les humains, sûrement dû à la modification du métabolisme de Kim, provoquée par l'ingestion des gélules de la Mantrisse. Le 3e cycle se termine sur les inquiétudes de Kim sur la suite des choses pour elle et sa fille.

Cycle Survivants

Cette série se déroule en parallèle avec celle d'Aldébaran. Une petite navette avec douze jeunes gens, qui ont survécu à la perte du vaisseau de colonisation dans lequel ils faisaient le voyage vers Aldébaran, va chercher la planète habitable la plus proche. Ceux-ci, en hibernation dans le vaisseau, vont se réveiller et apprendre ce qui s’est passé...
À la différence d’Aldébaran, cela ne va pas être une planète inhabitée et sauvage ; s'y trouvent en effet de nombreuses espèces différentes, tombées là aussi au fil des siècles, chacune ayant son propre degré d’évolution et plus ou moins accueillante. Mais le véritable problème vient des anomalies quantiques qui apparaissent de façon aléatoire sur toute la planète. Ainsi, selon le lieu où l'on se trouve, on peut être projeté des années en avant en moins d'une seconde, alors qu'un endroit distant de seulement quelques kilomètres poursuit son évolution comme si de rien n'était. Enfin, le dernier tome publié révèle qu'une mantrisse vit sur cette planète.

Chronologie

  • 2028 : extinction sur Terre des orang-outans (Pongo pygmaeus).
  • env 2037 : les Terriens trouvent le moyen de dépasser la vitesse de la lumière, grâce au système dit « Benevides transfert » ce qui ouvre des grandes perspectives pour l'exploration spatiale.
  • janvier 2047 : la sonde spatiale Galileo Galilei trouve la première planète viable pour l'homme en dehors du système solaire. Il s'agit de la planète Aldébaran-4, quatrième planète la plus rapprochée de l'étoile Aldébaran.
  • 2047 : Découverte du principe des piles à fusion nucléaire, délivrant une quantité révolutionnaire d'énergie, et à durée de vie de 210 ans. Le scandium est indispensable à sa fabrication.
  • 2049 : extinction sur Terre des gorilles (Gorilla gorilla).
  • 2058 : guerres religieuses qui détruisent partiellement la cathédrale Notre-Dame de Paris sur Terre.
  • juin 2078 : à la suite de la décision de l'ONU de coloniser la planète Aldébaran et après presque 30 ans de préparation, 3 000 colons préalablement sélectionnés font route vers Aldébaran-4, appelée communément Aldébaran dans l'astronef Johannes Kepler.
  • 11 février 2079, c'est l'atterrissage et le début de la colonisation d'Aldébaran. C'est un succès, mais pendant son voyage retour le Johannes Kepler disparaît.
  • avril 2084 : l'astronef Tycho Brahe, qui doit augmenter la population d'Aldébaran, ne donne plus signe de vie. Le contact même entre Aldébaran et la Terre se coupe brusquement et inexplicablement.
  • 2125 : le plus grand séisme recensé sur Aldébaran-4, est de 4 sur l'échelle de Richter.
  • 2133 : Disparition sur Terre des bonobos (Pan paniscus).
  • 2142 : la sonde automatique Neil Armstrong photographie la planète habitable de Bételgeuse-6. C'est la seconde planète viable découverte après Aldébaran-4.
  • env 2179 : la mantrisse attaque le petit village d'Arena Bianca, sur Bigland à Aldébaran. Marc Sorensen, Kim Keller et Nellie Keller sont les seuls survivants. C'est le début du périple pour Marc et Kim vers Anatolie, la capitale. Ils rencontrent Driss Shediac et Alexa Komarova (albums La Catastrophe et La Blonde).
  • env 2179-2183 : Marc passe trois ans et demi dans les geôles de la dictature militaire pour avoir prêté main-forte à Alexa. Il s'évade avec l'aide de Monsieur Pad et s'en va rejoindre Kim qui s'est installée à Anatolie (album La Photo).
  • 2184 : Alexa et Driss décident de créer le groupe de la mantrisse, dont les membres seront choisis grâce au don d'Alexa qui peut détecter facilement la syntonie d'une personne et d'un groupe. Ils y parviennent après d'énormes difficultés. Par ailleurs, la communication est enfin rétablie avec la Terre et l'astronef Isaac Newton atterrit sur Aldébaran et prend contact avec le groupe de la mantrisse. Dans le même temps, un vaisseau interstellaire, le Konstantin Tsiolkowsky, décolle de la Terre en direction de Bételgeuse-6, autre planète habitable en orbite autour de l'étoile Bételgeuse. Cette mission est portée disparue, tout comme celle d'Aldébaran 100 ans plus tôt (albums Le Groupe et La Créature).
  • 2190 : une mission de sauvetage est envoyée vers Bételgeuse (sa planète Bételgeuse-6) pour se rendre compte sur place de l'état des lieux. Kim, qui vient d'obtenir un diplôme de biologie sur Terre en fait partie sous l'instigation d'Alexa.
  • 2191 : sur place, l'équipe de Kim démontrera, preuves à l'appui, qu'il y a plusieurs espèces intelligentes sur Bételgeuse, ce qui en fait, d'après la charte de l'ONU, une planète non colonisable. Pendant ce temps, Alexa, Marc et Pad volent un vaisseau interstellaire pour rejoindre Kim, qu'ils croient en détresse. L'intégrale du Cycle Bételgeuse se déroule seulement sur quelques mois.
  • 2196 : après l'arrêt définitif de la colonisation de Bételgeuse, Kim est à Paris pour convaincre l'assemblée de l'ONU d'y établir une ambassade des Terriens sur Bételgeuse. Alexa et Marc et Monsieur Pad sont condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir volé le vaisseau en 2191. Kim retourne peu après sur Bételgeuse pour y accoucher. Naissance de Lynn (album Antarès épisode 1).
  • 2198 : Kim voyage en compagnie de sa fille Lynn, d'Alexa, Marc, Monsieur Pad et Maï Lan, dans le vaisseau Robert Goddard à destination de la planète GJ 1211-5, surnommée Antarès, et y atterrit quelques mois plus tard (album Antarès épisode 2).

Organisation politique

Dans les sociétés de colons d'Aldébaran et de Bételgeuse ayant évolué en vase clos, l'autorité gouvernementale, représentée soit par un pouvoir militaire, soit par un pouvoir religieux, est synonyme de dérives et d'excès.
Dans le cycle Aldébaran, le pouvoir en place, isolé pendant plus d'un siècle de la Terre est devenu tyrannique, dictatorial et totalitaire. Ils incarnent les méchants de l'histoire. On retrouve des traces de cet esprit dans le groupe du canyon de Bételgeuse, quoique dans un registre moins manichéen. Et pour le PDG de Forward Enterprises dans Antarès, les profits potentiels et l'idéologie religieuse priment sur l'humain et sa sécurité.
L'autorité s'engage souvent dans un rapport de force avec les autres habitants pour imposer ce qu'elle croit sincèrement être pour le bien de la communauté. Entre autres, l'art (musical et autres) est interdit car il détourne les gens du travail productif. Les deux sociétés présentées sont aussi foncièrement patriarcales et en vue d'augmenter la population à tout prix, l'autorité impose des mesures qui empiètent sur la liberté individuelle : la procréation obligatoire par insémination artificielle des femmes prisonnières ou le projet de loi obligeant les filles à avoir leur premier enfant à 17 ans sur Aldébaran ; dans la petite communauté du canyon sur Bételgeuse, la formation des couples, qui doit être réorganisée à intervalles réguliers, n'est pas libre mais décrétée par l'autorité pour un maximum de diversité parentale. Quant au courant religieux de Forward Enterprises décrit dans le cycle Antarès, son signe le plus frappant est l'obligation faite aux femmes de cacher leurs formes, en s'habillant avec des vêtements qui forment une espèce de bulle autour du corps.
Les sociétés de la Terre ont elle aussi subi des violences religieuses (les ruines de la cathédrale Notre-Dame de Paris en témoignent), mais elles semblent avoir réussi à s'en relever. Les excès des religieux ont d'ailleurs conduit à la formation de groupes terroristes anti-religieux : Manon, l'héroïne principale du cycle survivants a fait partie de l'un d'eux.

La plongée des Corsaires d'Hermos

Une inspiration pour la Confrérie des Corsaires du jeu de rôles Empire Galactique 


Résumé
Durant des générations les navires des Corsaires d'Hermos ont sillonné les chenaux commerciaux tracés entre les mondes habités, détournant les cargaisons, prélevant au passage la dîme jugée acceptable en fonction des risques courus.
Mais la Course est marquée le plus souvent du sceau de la Mort, aussi bien pour les Corsaires que pour les Nautes des navires de commerce. Avec la progression de la technique des voyages spatiaux, il devient de moins en moins évident de prévoir que la Mort sera au rendez-vous des Corsaires et de leur proie.
Pourtant, lorsque la démonstration en sera faite par celui qui pouvait légitimement prétendre avoir suffisamment donné à la Course pour demander que soient préservées les vies, la Tradition fera opposition.
Il faudra que soit frôlée la catastrophe, que des victimes innombrables paient pour que l'espoir vienne d'une Course moins cruelle.

Les Migrateurs

UNREAD_POSTde Stephane 
Ce texte m'a été passé par Fabien Lyraud, un membre du forum CasusNO.

Dans l’immense société que représente l’Empire, certains idéalistes ne trouvent pas leur place sur le sol des planètes. Parmi ces nomades de l’espace, les Migrateurs ont une place de choix tant leur histoire est intrigante.

Les origines

L’histoire des Migrateurs débute avec un navyborg humain Assurbanipal Kaitos. C’est cet homme qui a lancé l’idée de la grande migration s’appuyant sur un culte mystique de sa création.

Aux origines de son dogme quasi mystique il y a une découverte qu’il prétend avoir faîte. Il aurait eu entre les mains le journal de la mythique Rosalia Goutte de Pluie. Il s’est rendu compte que sur la version qu’il avait entre les mains l’une des escales de la sainte des Navyborgs qui y figurait n’était pas mentionnée dans le mémorial du musée de la Guilde. En effet le cristal de données trouvé par Kaitos dans des circonstances mystérieuses, cite une planète nommée Gandaki la Furieuse. Hors aucune planète de l’Empire ne porte ce nom. Il a donc décidé de rassembler tous ceux qui le voulait pour se lancer dans une grande quête.

Si depuis les Migrateurs ont permis la redécouverte de plusieurs colonies perdues, aucune n’est Gandaki.

L’organisation

Les Migrateurs sont divisés aujourd’hui en 12 clans. Chaque clan comprend plusieurs familles au sens élargi. Chaque famille possède son propre vaisseau. Un clan a à sa tête un chef élu par l’ensemble des familles qui le compose. Ensuite les Migrateurs élisent leur roi pour un an lors du grand pèlerinage de Melkar (qui a une durée de deux semaines). C’est la seule occasion pour les clans de se retrouver sur la planète où leur prophète a fondé leur peuple et où incidemment il est inhumé.

Les Migrateurs vivent économiquement grâce à deux types d’activité.
- Le pillage des épaves dont ils revendent le contenu.
- Il faut savoir également que les Migrateurs possèdent une proportion anormalement élevés de PSI. Chez eux le pouvoir de clairvoyance (Sixième Sens) est le plus répandu. On affirme que cette anomalie serait due à leur accoutumance excessive au Triche Lumière. Toujours est il qu’ils ont appris à exploiter économiquement ce talent et qu’ils sont devenus des chasseurs de prime réputés.

Les Migrateurs sont rarement violents. Mais lorsqu’un membre d’un clan est agressé, c’est le clan tout entier qui va le venger. On signale le cas de nombre de criminels qui ont perdu la vie lors de semblables expéditions punitives.

Le caravane 3, un vaisseau typique

Le caravane 3 est équipé de matériel de détection de type radar et sonar et d’appareils de brouillage sophistiqués. Il est en parfait état de marche malgré ses airs de vaisseau rapiécé (il faut dire que plusieurs des pièces proviennent d’épaves). Les sarcos ont été bricolés avec de petits moteurs Varlet issus d’épaves de chasseurs légers. L’ordinateur lui vient d’un vaisseau non identifié et le capitaine du vaisseau prétend qu’il s’agit d’un antique vaisseau ET très antérieur à la colonisation humaine.

Pour le reste le vaisseau est plutôt fonctionnel. Outre les chambres / cabines des membres de la famille, on y trouve une salle à manger salon qui occupe le centre du vaisseau et une cuisine. Pour l’aspect extérieur imaginez une caravane géante.

Caravane 3
Tabron
Confort 2
Equipage 3
Passagers : une vingtaine
Armement antinavire: 2 canaondes
Armes sol : 1 tourelle
Navires auxiliaires :
- Un sarco par personne ( hibernateurs bricolés avec des moteurs de chasseurs légers. Ce sont plus des capsules de sauvetage qu’autre chose).
- Une bulle antigrav 4 places.

Les armes culturelles

Les migrateurs possèdent des armes qu’ils sont les seuls à utiliser.
- Les bolas énergétiques sont des bolas dont les boules en cristal contiennent un champ d’énergie qui provoque une mini explosion lors de la rencontre des bolas et de leur cible.
- Le lance-filet énergétique ressemble à un pistolet dont l’extrémité évoque un diapason. Il tisse un filet d’énergie qui emprisonne une personne durant un dé 6 tours.

La planète Melkar

Melkar est une planète désertique NT5 constellée d’oasis. La seule activité économique est le tourisme. Le désert est parcouru par les serpents-vers. Certains racontent que les excréments de ces créatures une fois raffiné seraient une drogue qui ouvraient la conscience sans provoquer d’accoutumance. Curieusement aucune organisation légale ou illégale n’exploitant de le filon, il y a de fortes chances pour que cette légendes soit fausse.

Les Migrateurs au 116éme siècle

Malgré les moqueries de la majorité des membres de la Guilde Navyborg, les Migrateurs poursuivent leur quête de Gandaki la Furieuse. Chaque clan emprunte la route suivie en son temps par Rosalia Goutte de Pluie. Ils enquêtent et s’intéressent aux légendes. De temps en temps un vaisseau quitte l’escadre du clan pour partir sur une mission de chasseur de prime ou de pillage d’épave.

Les migrateurs sont pour la plupart navyborgs ou teknos. Ils comptent aussi quelques marchands dans leurs rangs.
Source : http://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=10&t=1990



Le Pélican est un cargo mixte de grande capacité en exploitation depuis 250 ans dans le secteur VI et VII de l’Empire sous le pavillon de la Compagnie des Messageries Impériales.

La compagnie exploite actuellement 122 Pélicans qui font l’objet d’une location longue durée de la division Novae.
En effet cet appareil est un ancien appareil militaire développé sur appel d’offre de la division Novae et des Scorpionautes en 9610 pour un transporteur lourd multi-usages sous le nom d’Astrolabe.

Au terme de l’appel l’offre et des tests conduits par l’Armée c’est le projet des chantiers Pergol et Jesper de Camihold V qui fût retenu. Le contrat initial portait sur la construction de 600 appareils destinés pour deux tiers à la division Novae et pour le reste aux Scorpionautes.

Les appareils initiaux furent livrés en trois versions distinctes sous le nom d’Astrolabe A, B et C.

L’Astrolabe A était un porte-chasseurs, transportant vingt appareils lourds et des réserves Antimatière pour leur ravitaillement. L’Astrolabe B était un navire d’assaut, transportant soldats en hibernation et véhicules de débarquement lourds. Sa version C était un navire usine destiné, à servir de base mobile de soutien et de réparation.

Le cahier des charges initial prévoyait un moteur Varlet à haut rendement capable de propulser l’engin à 8 AL/H, de réserves AM offrant une autonomie améliorées. Ces résultats furent obtenus au prix d’un nombre de batteries défensives réduites, ce qui fut tout au long de la carrière de ce navire un de ses points faibles.

En 9650 une nouvelle commande pour 2000 appareils complémentaires fut passée, et produite par les chantiers Pergol et Jesper et par les chantiers Komet sous licence. Ces appareils furent acquis pour 80 % par la division Novae et pour 20% par les Scorpionautes. Pour ces derniers une nouvelle version vit le jour : l’Astrolabe D.

La version « D » était un navire profondément modifié, re-motorisée par un varlet de marque Pratt lui permettant de filer à 9 Al/H en transportant 8 chasseurs, quatre barges de débarquement, 24 formecs lourds, 200 soldats et disposant de vastes soutes pouvant être facilement transformés comme réservoir d’antimatière. Les 192 navires initiaux survivants encore en possession des Scorpionautes furent au cours des années suivantes transformés en modèle « D ». Ils sont toujours en dotation au sein du corps, faisant l’objet régulièrement de mises à jour matérielles et de refontes.

En 9820 la division Novae retira du service actif ses Astrolabes encore en service. 1000 appareils furent préparés et stockés en réserve dans les arsenaux de Vulcania et d’Héphaïstos. 200 appareils furent démantelés pour leurs pièces détachées. 500, après avoir été désarmés, furent vendus à des compagnies à fin de démantèlement ou, dans quelques rare cas, pour exploitation sur des lignes commerciales. Une centaine d’appareils furent préemptés par divers services civils de l’Administration Impériale.

La compagnie régionale des Messageries Impériales obtint les 125 appareils restants : ils firent l’objet d’un contrat de location de longue durée et leur aménagement intérieur fit l’objet d’une profonde refonte. Ils prirent dès lors le nom de Pélican. Si l’on conserva les hangars qui servent aujourd’hui aux navettes passagers, les espaces de stockage afin d’embarquer le fret nécessaire aux colonies visitées, les cloisons blindées, des batteries d’armes firent place à de confortables installations, jardin d’agrément et restaurants panoramiques.

L’on peut observer et visiter des Astrolables de Type A et B au musée de la guerre de Prima. Ce sont hélas des coques vides, leurs moteurs Varlet et leurs batteries de fleur de la mort ayant été démantelés et récupérés.

Sourcehttp://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=10&t=1996

Métal « Ma » ou Acier « Ma »

Messagede MdJ 

La découverte de ce métal ou devrait on dire cet alliage est dut à la section de Xéno-Archéologie de la loge techno.

En effet cet acier a été utilisé par l’Empire Faberian à son apogée, notamment pour ses installations militaires et certaines constructions civiles.

Avec la chute de l’Empire Fabérian sa décadence à compter l’an – 17.000 TUP le secret de sa fabrication s’est perdu.

L’on doit aux expéditions successives de la loge techno et dans le secteur de l’ancienne capitale Impériale les premières mises à jour au sein de la jungle de ces pièces de métal noir-bleuté que la passage des millénaires n’avait pas altéré.

Il fallut ensuite attendre deux millénaires pour que la loge localise les restes d’une installation spatiale antique autour d’une étoile solitaire pour parvenir à re-découvrir le secret de fabrication de l’acier Ma, nommé ainsi en référence à l’ère Ma sous laquelle l’Empire Fabérian l’inventa.

Ce secret néanmoins ne fut pas révélé.

Il est encore aujourd’hui sur la liste des matériaux faisant l’objet d’un monopole de la Loge, monopole renouvelé tous les cent ans par décret impérial et ce depuis les 2800 dernières années.

Tout ce que l’on sait c’est que la fonte de l’acier Ma réclame d’énormes quantités d’énergie seulement disponibles à bord des « forges stellaires » de la Loge, des Lehouines usines spécialisés tirant leur énergie du cœur des étoiles autour desquelles elles se mettent en orbite.

L’acier Ma appartient à la famille des unobtainiums. Il est de couleur noir bleuté et absorbe une grande quantité de la lumière qu’il reçoit. Il est de masse volumique 9,8 g cm3 et de dureté légèrement supérieure à 10 dans l’échelle de Mohs.

Sa coulée se fait d’un bloc, sans possibilité de découpe, de soudure ou de refonte ultérieure.

En effet l’Acier Ma a pour caractéristique d’absorber toute forme d’énergie et de dissiper celle-ci dans sa masse puis dans une dimension parallèle par rayonnement trans-dimensionnel.

Le seul moyen de le détruire est de le saturer en un point par une source d’énergie massive nécessitant des moyens industriels ultra lourds, une réaction nucléaire, des impacts cinétiques à des vitesses proches de celle de la lumière ou une explosion AM.

Une fois détruit par ces moyens l’acier Ma perd ses propriété spécifiques, devenant une masse ferreuse hautement radioactive.

L’usage de l’acier Ma se limite généralement à des usages militaires. Dans ce cas il est généralement protégé par redondance de champs énergétique. Il ne se prête généralement pas à des utilisations dans le domaine de l’aéro-spatiale en raison de sa masse à peine inférieure à celle du plomb.

Rare, son usage tend cependant à se rependre au cours des deux derniers siècles en raison du nombre de forges stellaires grandissante battant pavillon de la loge. Son prix, sa mise à disposition, son transport, font l’objet d’études préalable de commissions composées de membres du gouvernement impérial, de la Loge techno et de l’Armée qui avalisent les projets d’ordre privé nécessitant son usage.
 

Courtoisie

 
Voilà quelques façons de s'adresser avec politesse aux Êtres intelligents dans l'Empire Galactique, élaborées au fil des aventures et des lectures :
  • En Univerlang :
    • La civilité Ser est utilisée pour désigner un Être sans distinction d'espèce ou de genre (voir le lexique) (1)
    • Le terme Nad est utilsé pour désigner un Être polysexué (2)
  • En Galach (la forme classique et littéraire de l'Univerlang), on peut dire :
    • Monsieur à un Être humain de sexe masculin
    • Dame à un Être humain de sexe féminin
    • Honorable, abrégé en Hon. ou souvent H., à un Être sans distinction d'espèce ou de genre (3)
Le terme utilisé dépend des circonstances voire de l'humeur du locuteur :
  • Un haecar peut appeler un humain Ser (neutre), H. ou Monsieur (courtois),
  • Un humain peut appeler un malachite Ser (neutre) ou Honorable (courtois),
  • Un humain appelle toujours un autre humain Monsieur et une humaine Dame.
En Univerlang, on utilise les mots mel (1) et fem (1) pour désigner les deux genres chez les Êtres à reproduction bisexuée, sans distinction d'espèce. Les humains utilisent entre eux presque exclusivement les mots de Galach Classique homme et femme.

(1) : Mots inventés par David Brin dans le roman Elevation
(2) : Un néologisme de Fabrice dans une des premières aventures jouées sur le forum
(3) : Merci Dan Simmons...