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lundi 4 juillet 2016

Scorpionautes


Le code d'honneur du Scorpionaute :

Scorpionaute, tu es un volontaire servant l’Empire avec honneur et fidélité.

Tu es un être comme les autres, mais tu es au delà de ta peur, tu as choisi le risque de mourir « bien » à la possibilité de vivre « mal » : par ton engagement tu es contraint à l’héroïsme.

Tu te découvres quand tu te mesures à l’obstacle, tu ne vaux que par ta fidélité à l’Empire, par ce que tu fais pour l’Empire et pour l’Empereur.

Chaque scorpionaute est ton frère d'arme. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

Fier de ton état de scorpionaute, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

Soldat d'élite, tu t'entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme physique.

La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout et, s'il le faut, en opérations, au péril de ta vie.

Tu ne tues que si on t’en donne l’ordre. Tu protèges les sujets de sa majesté impériale.

Au combat tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n'abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.
 
La prière du Scorpionaute :

Empereur,
Tirez-moi de mon égoïsme et de mon confort,
Que je n’ai pas peur de l’existence rude et dangereuse où l’on risque sa vie.

Mais Empereur,
Au-delà de tous ces risques d’une vie engagée dans l’action,
Au-delà de toutes ces aventures,
Au-delà de tous les héroïsmes à panache,
Rendez-moi disponible pour la belle aventure ou vous m’appelez.

J’ai à engager ma vie,
Empereur,
Sur votre parole.

D’autres peuvent bien être sages,
Vous m’avez dit d’être fou.
D’autres croient à l’ordre,
Vous m’avez-dit de croire à l’Amour.
D’autres s’installent,
Vous m’avez dit de marcher et d’être prêt,
D’être prêt à la joie et à la souffrance,
Aux échecs et aux réussites,
De ne pas mettre ma confiance en moi, mais en vous,
De jouer le jeu impérial sans me soucier des conséquences,
Et finalement de risquer ma vie,
En ne comptant que sur votre Amour.

// librement inspiré de la légion étrangère.

Litanie avant chaque bataille

"Je ne connaitrai pas la peur car la peur tue l'esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale.
J'affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers.
Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi."

Hiérarchie Scorpionaute :
 
grade - Nom - Fonction

1 - Nito - Cadet (en formation ou en stage)
2 - Gunzo - Scorpionaute (certifié)
3 - Jun-i - Sous officier (ou aspirant sous officier)
4 - Chuii - Officier
5 - Taisa Gunzo - Officier supérieur
6 - Dai Taisho - Officier général (parfois appelé Maréchal) 

// inspiré de la hiérarchie militaire du Japon impérial

Sourcehttp://www.encyclopedie-galactique.com/viewtopic.php?f=10&t=692

dimanche 13 janvier 2013

Tortuga

Planète Tortuga
(74905,33609,04837)

Taille : 1870 Km de longueur et 786 km de diamètre
Atmosphère : pression : 1,02 bar de Nitrox 67 %
Satellite : aucun (champ d'astéroïde)
Gravité : 1 G.
Appartenance politique : Indépendant.
Niveau technologique : NT6, quelques usines NT6 spécialisées dans les formecs et logimecs.
Installations spatiales : Spatioport de classe V, raffineries d'antimatière, docks de réparation de classe V.
Population : 70.000 citoyens, 6 millions de résidents permanents, 30 millions de touristes en moyenne.

Tortuga est située dans une ceinture d’astéroïdes orbitant à proximité d’une étoile. Il n’y a qu’une autre planète dans ce système, une géante gazeuse autour de laquelle orbitent 4 lunes de tailles respectables.

Tortuga est en fait un gros caillou, de forme patatoïde de 1870 km de longueur et 786 km de diamètre.

Histoire

Historiquement, cet astéroïde fut exploité pendant une cinquantaine d’années par un petit groupe de mineurs illégaux qui creusèrent les premiers tunnels et exploitèrent plusieurs veines de titane. Ils finirent par se faire arrêter lorsqu’ils revendaient leur cargaison sur Karlito.

La douane du Royaume du Cygne renonça à conduire sur place une enquête, chargeant simplement un navire de la marine royale de mettre en place, à l’occasion d’une patrouille de routine, des mouchards. Mal renseignés, les ingénieurs de la marine posèrent leur appareillage sur un autre astéroïde. 120 ans plus tard ceci n’avait plus d’importance : l'ouverture de nouvelles mines sur les Agrippines ayant fait baisser le cours galactique, le titane extrait dans ces conditions, ne présentait plus aucun intérêt.

Le lieu fut ensuite redécouvert par des contrebandiers qui pressurisèrent les galeries abandonnées et s’en servirent comme lieu de stockage. Ils y entreposèrent tout d’abord de l’antimatière, pour un ravitaillement discret, puis une partie de leurs marchandises.

C’est à ce petit groupe que l’on doit l’ébauche de l’astroport « Port des Ombres » qui sert encore aujourd’hui à accueillir les millions de visiteurs qui se déversent annuellement sur Tortuga.

Les années passèrent ; la déchéance du Royaume du Cygne fit prospérer les contrebandiers. Ils finirent par s’associer dans un groupe de 12 familles pour se procurer, par des moyens détournés, une petite usine à antimatière clef en main.

Dès lors, Tortuga connut une progression exponentielle : elle fournissait une source de carburant aux navires qui ne voulaient ou ne pouvaient, s’approvisionner aux sources officielles ; elle finit par se transformer en plaque tournante de toutes sortes de trafics illégaux.

Cette base finit par être connue des services secrets, qui fermèrent les yeux ; eux-mêmes utilisaient parfois ces discrètes infrastructures pour leurs propres opérations. 

Le premier gouverneur fut Livass Dol. 

Sous son impulsion, l’astéroïde fut armé ; un réseau de forteresses automatisées et d’astéroïdes piégés fut mis en place tout autour, rendant Tortuga virtuellement inexpugnable sauf à disposer d’une flotte de guerre au grand complet.

A cette époque la région connaissait des troubles : le Royaume du Cygne n’existait plus, la République du Cygne devait faire face aux tentatives de déstabilisation des services secrets impériaux.

Livass Dol fit la fortune de Tortuga, mais aussi ses heures les plus sombres. Elu par ses pairs des 12 familles, il jouait sur les rivalités internes et n’hésitait pas à faire assassiner ses opposants les plus véhéments.

Sa décision d’accueillir les pirates qui commençaient à infester la région causa sa perte. Les dix familles survivantes décidèrent de se débarrasser de ce trop encombrant dirigeant, arguant que frayer avec des pirates s’était s’attirer les foudres de la flotte de la toute jeune République.

Ils finirent par saboter son navire qui explosa sur l’astroport. La lutte de pouvoir qui s’en suivit porta le nombre des familles à 7, nombre qui est inchangé à ce jour.

Afin d’éviter les guerres fratricides, ils se répartirent les rôles et mirent en place un système complexe de mariages arrangés afin qu’au bout de trois générations, les familles soient intimement mêlées.

Les Jaronks devaient s’occuper des transports et de la fourniture d’antimatière, par la suite c’est à eux que revint la charge de l’infrastructure de l’astéroïde. C’est eux qui, aujourd’hui, gèrent le spatioport de Tortuga : Port des Ombres.

Les Palachev se virent confier le secteur de l’armement et la sécurité extérieure immédiate de l’astéroïde.

Les Maleslosky se virent confier le secteur des drogues, médicaments et autres produits biologiques.

Les M’latech furent chargés du secteur bancaire, de la négociation des marchandises volées et de la restitution contre prime aux compagnies d’assurance des cargaisons et vaisseaux volés. Il est à noter qu’ils sont aujourd’hui aussi chargés du commerce de navires d’occasion.

Les Vulosvitch firent leur choux gras dans le domaine du trafic de prisonniers, de l’esclavage et se virent ultérieurement confier la sécurité intérieure de l’astéroïde. Si l’esclavage n’est plus à leur catalogue aujourd’hui, ils disposent d’un service de chasseurs de prime qui se font fort de ramener vivantes la plupart de leurs cibles.

Le Am’rlans furent chargés du jeu, du spectacle et de la prostitution. Ce sont aujourd’hui ces activités que viennent chercher les nombreux touristes qui se pressent en vagues continues dans les casinos et centres de plaisir.

Les Danes furent, quant à eux, chargés de l’espionnage, du renseignement, de l’information, de la création de faux, du recrutement de mercenaires et d’une agence d’assassins. Il est à noter que cette dernière activité n’est plus aujourd’hui pratiquée par la famille qui, par contre, se fait fort de vous mettre en relation avec des personnes adéquatement qualifiées.

Mais revenons à l’époque de la création de cette répartition des rôles au sein des familles.

Curieusement, ces familles, une fois la stabilité revenue, s’empressèrent d’accueillir à bras ouverts les pirates. Ceux-ci apportèrent la fortune à Tortuga, trouvant là un moyen de troquer une fortune volée contre des plaisirs éphémères.

Cette fortune, qui se déversa pendant environ 80 ans, permit aux familles fondatrices de faire creuser la première sphère d’habitation à l’aide de formecs et de désintégrateurs à haut rendement.

Les pirates prospérèrent jusqu’aux accords de coopération de Brazil. Ces accords signés par les Agrippines, l’A12S et la République du Cygne, prévoyaient la coopération de leurs marines pour lutter contre la piraterie qui ruinait le commerce entre ces trois nations.

Parallèlement aux opérations militaires, les services de renseignement de l’A12S et de la République prirent de discrets contacts avec le conseil des sept familles. Ils firent comprendre à ce dernier que, tôt ou tard, la piraterie serait écrasée dans la région et que leurs alliés subiraient le même sort.

Le conseil délibéra et engagea des négociations serrées avec les émissaires. Un accord fut finalement trouvé et des garanties données de part et d’autre. Si l’on ignore les termes précis de l’accord, on peut s’en faire une idée à la lumière des évènements qui ont suivi.

En échange de renseignements précis concernant les navires pirates (noms, membres d’équipages, lieux de chasse, armement, dates de passage) et d’une aide substantielle pour pister leurs transactions bancaires, le conseil obtint les avantages suivants : la reconnaissance de leur indépendance en tant qu’état souverain, la possibilité d’accueillir des citoyens non extradables, la reconnaissance de leur secret bancaire et des accords douaniers privilégiés. Le conseil dut néanmoins renoncer à un certain nombre d’activités. Ainsi l’esclavage fût aboli, le commerce de matériel militaire sensible abandonné (engins nucléaires, formecs de combat …) et les agences d’assassins bannies.

Les sept familles collaborèrent avec tant d’efficacité que la piraterie disparut du secteur en moins de trois ans. 

Les autorités de l’A12S, de la République et des Agrippines espéraient secrètement que, coupée de la manne providentielle que représentait la piraterie, Tortuga finirait par péricliter.

Il n’en fût rien.

Tirant pleinement bénéfice de sa situation triviale au sens premier du terme, Tortuga attira à elle une grande partie du trafic spatial. Il s’agissait au départ de navires attirés par un approvisionnement en anti-matière presque 30 % moins cher et de la possibilité d’acheter ou de vendre des marchandises hors taxe. Au fil du temps, Tortuga cessa d’être une escale purement commerciale pour devenir une destination recherchée pour laquelle on faisait volontairement un détour.

En développant son offre hôtelière et de loisirs, ses plaisirs licites et illicites, en garantissant l’anonymat et la sécurité à ses visiteurs, Tortuga est devenue une destination de choix pour plus de 350 millions de visiteurs chaque année. 

Il fallut presque 10 années pour creuser, à l’aide de moyens lourds, cette sphère de 250 km de diamètre au centre de l’astéroïde. 

L’énergie était et est toujours un problème pour Tortuga. La quantité d’antimatière que consomme l’astéroïde est à proprement parler effarante et nécessite l’utilisation de deux usines de raffinage à elle seule.

A l’époque, il fut choisi de limiter les champs de gravitation artificielle et d’imprimer à l’astéroïde une rotation régulière qui permettait d’économiser presque 20 % d’énergie. Les variations liées à la forme des sphères étant compensées par la technologie et l'insertion de générateurs de gravité.

Cette économie permit de construire le tube à plasma sous champ de force ; placé tel un axe monstrueux à travers les sphères, il permet d’éclairer de manière uniforme l’ensemble de leur surface interne. La variation de l’opacité des champs de force permet de rendre les cycles diurne et nocturne tout à fait réalistes.


Morphologie

Tortuga se compose de 5 sphères creusées dans l’axe de l’astéroïde.

Ces cinq sphères ont été creusées au fil du temps et à l’exception de la troisième, sont de taille croissante.

Port des ombres (91 km de diamètre)

La première sphère est largement ouverte sur l’espace : c’est le spatioport qui peut accueillir de manière simultanée plusieurs milliers de navires. C’est une installation de classe V pouvant accueillir indifféremment navires civils et militaires.
L’on pénètre dans celui-ci via son axe principal selon une trajectoire pilotée par les ordinateurs de la capitainerie : aucune approche manuelle n’est autorisée ; des installations extérieures, sur des astéroïdes proches sont susceptibles d’accueillir des navires en difficulté ou ne disposant pas de pilotage automatique.
Le centre de cette cavité est doté d’un champ de force à gradient analogique qui retient, à environ 300 m d’altitude au dessus des building qui tapissent l’intérieur de la sphère, l’atmosphère artificielle. Ce champ de force est redondant et autonome.
C’est le plus ancien quartier de Tortuga. On peut d’ailleurs visiter les 200 km de galeries souterraines, vestiges des anciennes mines qui ont été, aujourd’hui, transformées en galeries marchandes volontairement hautes en couleurs.
Au-dessus de ces souterrains, des immeubles d’une trentaine d’étages ont été construits sur le toit desquels les navires peuvent se poser. Les immeubles par eux-mêmes servent de sièges sociaux, d’entrepôts, d’ateliers, boutiques à la foule des commerçants, marins, touristes, mécanos.

Les magasins les plus typiques de Tortuga peuvent être trouvés ici, ainsi que les centres de loisirs des résidents permanents.

C’est aussi le seul endroit où le port d’arme est autorisé sur la station, bien que très encadré. Toute personne souhaitant descendre à terre avec une arme de poing peut le faire moyennant déclaration, pose d’un scellé émettant un signal en cas d’usage et une taxe qui correspond à ¼ du prix de l’arme. Tout usage de l’arme donne lieu à une enquête approfondie.

Port des Ombres est en permanence plongé dans une semi obscurité, seulement éclairé par les holo-enseignes et les lumières de sécurité. L’atmosphère des rues est volontairement tropicale, humide et chaude, à la demande des tenanciers de bars et de restaurants.

Malgré cette atmosphère volontairement « underground » la sécurité règne; les patrouilles de miliciens sont nombreuses, assistées par petits logimecs de surveillance dotés de champs gravitiques surnommés « les yeux » et des systèmes de sécurité intégrés à l’ensemble des bâtiments.
Le temps moyen constaté entre un délit ou un crime et l’arrestation du ou des fautifs est de l’ordre de 8 minutes en moyenne. Au cours des dix dernières années, il n’y a eu que 17 crimes dont les auteurs ont réussi à s’enfuir. Sur ces dix sept, onze ont été retrouvés par la suite et exécutés par des chasseurs de prime.
Globalement le taux de crimes et délits de Port des Ombres est légèrement inférieur à celui constaté dans les métropoles NT6 Impériales de taille équivalente. Les peines encourues sont généralement très dissuasives et les amendes ruineuses.

Paradisio (250 km de diamètre)

Cette sphère plus grande que la précédente fut creusée par les familles pour leur propre usage à l’époque où elles avaient encore partie liée avec la piraterie. Cette sphère fut dotée, en son centre, du tube à plasma qui sert d’éclairage, d’alimentation énergétique et de rail de communication pour les navettes se rendant d’une sphère à l’autre.

Au départ il s’agissait d’une succession de grands domaines entrecoupés de forêts et de rivières avec, en leur centre, des palais.

Avec la construction d’Olympe, les familles quittèrent Paradisio. Cette dernière fut dès lors destinée au tourisme de luxe et aux loisirs sous toutes ces formes. L’on construisit de vastes complexes hôteliers, des casinos, des boutiques, des centres de sports et toutes sortes d’officines destinées à des plaisirs moins licites. La plupart des domaines d’origine furent alors morcelés ou détruits. Il reste cependant quelques palais d’un luxe toujours tapageurs, que l’on peut louer, transformés en hôtels rococo ou appartenant à des citoyens ne souhaitant pas vivre à Olympe.

L’on peut noter la présence à Paradisio de quelques usines de très haute technologie et non polluantes. Ces usines produisent notamment les logimecs et formecs spécialisés dont sont friands les citoyens de Tortuga.

Toute arme est strictement interdite à Paradisio, y compris les armes non létales, les couteaux et les karatapoignes. Toute personne désirant emprunter le tube à plasma depuis Port des Ombres est systématiquement fouillée, ses armes confisquées et enfermées dans un coffre individuel qui lui est loué pour l’occasion.

Moyennant quoi, Paradisio est un des lieux les plus sûrs de la galaxie, pour peu que les sept familles n’aient rien à vous reprocher.

Hadès (55 km de diamètre)

Hadès est une petite sphère : elle est construite dans sa totalité, à l’exception du tube à plasma qui la parcourt. Elle n’est ouverte qu’aux citoyens dotés d’autorisations adéquates, aux membres des forces de sécurité et aux techniciens habilités.

Hadès était à l’origine le centre de commandement militaire de l’astéroïde, son centre énergétique et son centre de détention de haute sécurité.

Elle garde encore aujourd’hui cette fonction.

Hadès est un véritable labyrinthe construit sur des normes d’architecture militaire qui n’ont rien à envier aux forteresses des Scorpionautes entourant Prima.
Il est difficile de savoir avec exactitude le nombre de miliciens présents dans cette sphère ; plusieurs dizaines de milliers sans doute. Il faut aussi noter la présence de formecs de combat débridés, loyaux au conseil des familles. Ces formecs sont là pour appuyer la milice en cas de problème majeur, mais surveillent aussi ces derniers pour le compte de leurs maîtres.

Olympe (400 km de diamètre)

Avant-dernière sphère à avoir été construite, cette sphère est l’une des plus grande. Elle accueille les 70.000 citoyens, leurs enfants en bas âge et le conseil des sept familles.

Il s’agit de fait d’une terre creuse, offrant à sa surface une succession de paysages infiniment variés, une chaîne de montagne, des lacs, une mer intérieure et des grandes variations de climats.

Chaque citoyen qui en a les moyens y a fait construire de vastes domaines et des résidences somptueuses. Les plus pauvres d’entre eux, pauvreté toute relative, habitent l’unique ville, Athan.

Athan compte moins de 10000 habitants. 

Aujourd’hui, l’esclavage ayant été aboli, l’on compte environ 20 logimecs ou formecs pour chaque habitant. Ce sont ses robots qui fournissent la main d’œuvre dont les citoyens ont besoin pour leurs tâches domestiques.

Olympe n’est en effet ouverte à personne de l’extérieur.

Folie (440 km de diamètre)

Folie est la plus vaste des cinq sphères. C’est aussi un ratage complet.

Construite pour succéder à terme à Olympe, elle fut creusée à l’aide d’une technologie expérimentale se basant sur une explosion contrôlée d’antimatière associée à l’usage d’un accélérateur temporel (un artéfact extra-terrestre) et de divers produits chimiques hautement mutagènes.

Le but était de terra-former la cavité en quelques années et d’y faire prospérer un écosystème viable très rapidement. Si cette technologie avait fait ses preuves, cela ouvrait, pour les Tortugaïens, des perspectives inédites dans le domaine de la terraformation.

Cela ne se passa pas du tout comme ils l’avaient prévu. Si la cavité fut creusée correctement et le tube à plasma prolongé sans difficulté, la terraformation accélérée fut un échec. Après l'introduction des micro-organismes et l’utilisation de l’accélérateur temporel, la réaction évolutive s’accéléra de manière exponentielle, dépassa le stade prévu et continua avant que l’on parvienne à la freiner en détruisant l’accélérateur.

Après 18 mois la sphère contenait des formes de vie qui n’avaient rien à voir avec ce qui avait été prévu et qui continuent d’évoluer et de muter de manière environ 200 fois plus rapide que la normale.

Folie est un univers étrange, peuplé de créatures inconnues, empoisonné de mutagènes qui finissent par s’insinuer et à tuer des humains non protégés.

Néanmoins quelques plantes et substances ont attiré l’attention du conseil qui a décidé de ne pas purement et simplement stériliser cette sphère, mais au contraire de mener des études approfondies de son écosystème si particulier.

Ces recherches se poursuivent maintenant depuis presque dix ans. On estime que les bénéfices pharmacologiques retirés par l’étude et l’exploitation de Folie ont déjà remboursé les frais de terraformation. Notons que cette exploitation est l’œuvre de formecs ou de logimecs. Les scientifiques ont payé un lourd tribut aux jungles de Folie tant celles-ci sont dangereuses.

Notons également que certaines épreuves de citoyenneté se déroulent dans Folie; ce sont généralement des épisodes tridiffusés très appréciés et très suivis. 

Citoyenneté :

Il existe trois sortes de statut pour les gens résidents à Tortuga : les visiteurs, les résidents et les citoyens.

Les visiteurs, d’affaire ou de loisir, se voient délivrer un visa qui a un coût journalier. Ce dernier est de l’ordre de 200 crédits par jour et par personne. Les équipages de navire se voient accorder gratuitement, dans le cadre des droits d’amarrage, un visa touristique de 24 heures, le capitaine, son second et le commissaire de bord un visa d’affaire de la même durée.

Les résidents sont généralement les gens travaillant à Tortuga ou ayant choisi d’être résidents touristiques de longue durée. Dans le premier cas, l’impôt est prélevé à la source sur leur salaire. Dans le second cas, l’impôt est forfaitaire et négocié annuellement.

Bien que Tortuga n’ait signé aucun accord de collaboration avec des services de police ou de justice étrangère, la sécurité intérieure arrête et remet sans difficulté, moyennant finance, les résidents faisant l’objet de poursuites extérieures. Il faut néanmoins faire une demande, en bonne et due forme, aux services de sécurité de Tortuga, établir que la personne séjourne actuellement à Tortuga et que celle-ci fasse l’objet d’une condamnation définitive.
En pratique, les résidents déclarant parfois leur identité sans prouver celle-ci à l’aide de papiers, il est difficile de retrouver les criminels en fuite qui se sont réfugiés sur l’astéroïde.
Les services de police de l’Empire et de La République du Cygne, des Agrippines et des 12 soleils disposent, au sein de leurs ambassades respectives, d’antennes de renseignement surdimensionnées qui recherchent, discrètement, à localiser les individus susceptibles d’être extradés.

On compte moins de 70.000 citoyens en titre à Tortuga. Tous font partie ou sont rattachés à l’une des sept familles. Être citoyen, c’est être dispensé d’impôts, disposer d’une grande immunité vis-à-vis de la loi et avoir la garantie de n’être jamais extradé quelle qu'en soit la raison.
Pour accéder à la citoyenneté, il y a deux conditions à remplir : d’une part disposer à titre individuel de plus de 50 millions de crédits en liquidités et, d’autre part, avoir subi et réussi l’épreuve de citoyenneté.
Cette épreuve est aléatoire, déterminée en fonction de l’âge, du sexe, de la forme physique et mentale du candidat et mortelle dans 50 % des cas.
C’est un ordinateur semi-intelligent, BAAL, qui a pour tâche de concocter les épreuves, sans favoritisme et sans discrimination. 
Ces épreuves font l’objet d’une retransmission sur les canaux internes et sont vendus à l’extérieur de Tortuga, mais ne sont pas l’objet de paris. Statistiquement BAAL n’enregistre que 0,5 % de variation sur la masse des épreuves : en termes de paris cela revient à jouer à pile ou face.
Avant l’épreuve chaque candidat se voit longuement évalué et peut renoncer à tout moment.
A titre d’exemple les épreuves peuvent tout aussi bien être une partie d’échecs tri-di dans une pièce contre un ordinateur reproduisant ses propres structures mentales et se soldant en cas d’échec par une évacuation dans le vide spatial, ou un combat d’arène entre deux candidats du même niveau physique, ou encore par une épreuve de varappe au sein du tube central de gravité de l’astéroïde.
BAAL a la réputation de faire preuve d’un sens de l’humour morbide quant au choix des épreuves qu’il impose à ses candidats.
Ainsi, si environ 1400 à 1500 personnes se présentent chaque année, la population de citoyens n’augmente que de 1 % par an.
Les enfants de citoyens sont susceptibles, dès leur majorité, de présenter l’épreuve et ce, aux mêmes conditions. Le seul coup de pouce qui leur est accordé c’est le don traditionnel que leur font leurs parents de 100.000 crédits et d’un billet non négociable pour la destination de leur choix. S’ils survivent, ils deviennent souvent de redoutables aventuriers.

Seul un citoyen de Tortuga peut hériter d’un autre citoyen.

Plus de 70 % des enfants de citoyens ne présentent jamais l’épreuve, ne reviennent pas après avoir cherché fortune ou restent résidents permanents.

Quand une personne extérieure réussit l’épreuve de citoyenneté, il est rattaché à l’une des familles, par cooptation ou par désignation aléatoire. A sa demande, il se voit éventuellement attribuer une nouvelle identité et peut bénéficier gratuitement d’un traitement de refonte esthétique et génétique complet.

Economie

Aujourd’hui, les opérations illégales que les Tortugaïens nomment pudiquement « opérations grises », ne représentent plus que 10 % de leurs revenus. L’essentiel de celui-ci est désormais généré par l’industrie du jeu et du tourisme, par la diversification et l’investissement dans des compagnies on ne peut plus légales, tant au sein de l’Empire que de la République ou des Agrippines. Suite à divers scandales et procès, l’Alliance des 12 Soleils a, pour l’instant, gelé les investissements de Tortuga.

Mandrake

planète Mandrake
(72566,33362,20451)
Taille : 
diamètre de 13838 km

Atmosphère : pression : 1,02 bar de Nitrox 67 %
Satellite : 2
Gravité : 1,08 G.
Appartenance politique : Empire Galactique, planète impériale, siège du gouvernement régional.
Niveau technologique : NT6, quelques usines NT6 en place.
Installations spatiales : Une station orbitale de classe VI gérée par la guilde Techno et la division Nova, une station militaire de classe V, raffinerie d'antimatière en orbite solaire et 11 astroports de classe II à V au sol.
Population : 110 millions d'individus (65 % d'humains); 3000 indigènes.

Mandrake est la seconde planète d’un système de huit, tournant autour d’une étoile double jaune et rouge.

De taille moyenne cette planète dispose de deux satellites naturels et d’une station spatiale en espace profond destinée à accueillir les lehouines de passage.

Cette station, Morgane, n’est qu’un terminal de transit entre les monstronefs et les spatioports de la planète et plus particulièrement celui de la capitale, Lothar.

Le second satellite naturel, Oz, abrite les installations militaires de la division Nova dont c’est le centre de commandement régional. La XXIème flotte y est officiellement rattachée, bien que ses deux lehouines, le Thot et l’Osiris, y fassent rarement escale.

Géographie

Mandrake est couvert pour 76 % d’eau. Elle présente une grande variété de climats, de reliefs, son plus haut sommet étant le mont Oudyn qui culmine à 5448 mètres. 

Les deux pôles sont couverts de glace.

Il y a quatre continents : Somlon, Lanas, Apolipe et Solique.

L’ensemble des continents est couvert de forêts avec comme exception la presqu’île de Lothar qui accueille aujourd’hui encore l’essentiel de la population humaine de la planète.

Ecologie :

Le point qui fait la particularité de Mandrake est l’absence à sa surface ou dans ses mers de toute espèce animale : sa vie est uniquement végétale.

Cependant, Mandrake n’est pas un jardin d’Eden ; de nombreuses espèces végétales sont sensibles, actives, mobiles et potentiellement dangereuses.

Si celles qui représentent le plus de danger ont été éliminées des centres urbains, il n’en est pas de même dans certaines régions. Celles-ci nécessitent une bonne connaissance du biotope pour pourvoir s’y aventurer.

Histoire 

Mandrake fut découverte il y a 400 ans par la section Astro-explo de la guilde Navyborg. D’un point de vue strictement environnemental, elle représentait un parfait site pour une colonisation. Les explorateurs s’aperçurent assez vite que cette planète avait déjà été occupée par une civilisation technologique dans un passé récent, n’excédant pas le millénaire.

Il ne restait de cette civilisation que quelques artéfacts spatiaux, des cités végétales vivantes revenues à l’anarchie et quelques traces d’anciennes installations industrielles.

Ils poursuivirent leurs investigations et finirent par trouver les habitants de cette planète. 

Ceux-ci n’étaient plus qu’une dizaine de milliers et s’étaient regroupés dans les contreforts du mont Oudyn.

Les Mandrakiens indigènes étaient les survivants d’une très vieille race de voyageurs spatiaux. 

Après avoir fondé une coalition de 11 planètes qui dura 30000 ans, leur civilisation pré-varlet finit par tomber dans l’apathie et à se replier sur elle-même. Ils finirent par tourner le dos à la technologie, tout en en gardant une mémoire orale. Ils s’engagèrent sur le sentier de l’introspection et de la méditation.

La délégation diplomatique impériale qui se rendit sur place négocia les conditions d’une implantation sur la planète. Leur tâche ne fut pas facilitée par l’absence, chez les anciens Mandrakiens, de toute forme de gouvernement. Il fallut cinq ans de missions successives et d’enquêtes pour parvenir à un accord.

Dans le cadre de cet accord, les Mandrakiens ne réclamaient que trois choses : qu’aucune espèce étrangère vivante, à l’exception des espèces pensantes, ne soit introduite à la surface de Mandrake ; qu’on leur laisse la pleine et entière jouissance du troisième continent sur lequel le mont Oudyn se trouve ; enfin qu’on leur laisse un outil de communication leur permettant de demander la présence de scientifiques de manière ponctuelle afin de recueillir les traditions, les connaissances, l’histoire de leur civilisation qui n’existaient plus qu’oralement.

En échange, les anciens Mandrakiens autorisaient une implantation complète sur leur territoire et donnèrent les coordonnées des mondes ayant appartenu à leur ancienne confédération. Ces mondes avaient été progressivement abandonnés au cours des derniers millénaires et seraient sans doute à même de convenir à d’autres.

Cet accord durerait tant que demeurerait un seul Mandrakien.

Il s’avéra bien vite que si certaines de ces planètes avaient entre temps été redécouvertes, d’autres n’attendaient que de se voir rattacher à l’Empire.

Aujourd’hui, bien que les anciens Mandrakiens ne soient plus que trois mille selon les meilleures estimations, l’accord tient toujours. Ils n’ont fait appel à la troisième clause que cinq fois en quatre cents ans.

Le gouvernement de Prima décida de nommer un gouverneur régional, un Baron, avec le titre de vice-roi, dont la mission était de représenter les institutions impériales dans le secteur.

La première implantation humaine, le petit astroport situé sur le troisième continent, fut abandonné et remplacé par une installation de plus grande importance sur la presqu’ile de Lothar. Celle-ci fut construite en un temps record par les sapeurs de la division Intervention et les ingénieurs de la Loge Techno. Tout alla ensuite très vite : une fois les installations spatiales mises en place c’est un flot ininterrompu de matériel, de colons, de fonctionnaires et de commerçants qui se déversa à la surface.

Le premier Baron, Pièr de la Fiertayade, distribuait terres, domaines et concessions avec beaucoup de prodigalité et vit rapidement la population croître.

Aujourd’hui

Toute personne descendant sur Mandrake subit une fouille méticuleuse afin de repérer graine, pollen, œufs de parasite ou animaux de contrebande. La douane et les services de quarantaine absorbent à eux seuls presque cinq pourcents du budget public.

L’essentiel de l’activité économique tourne autour de la présence des dix millions de fonctionnaires du gouvernement régional. Le reste de l’économie est dominée par le secteur tertiaire. Quelques colons ont cependant commencé à exploiter les ressources naturelles de Mandrake, mais sont loin de pouvoir fournir l’ensemble des besoins en produits alimentaires et de première nécessité à la population.

Si plus de la moitié de la population est regroupée autour du palais de Lothar, l’on compte sur Somlon plus de quarante villes, principalement en bord de mer. Pour l’instant, seul Lanas a été ouvert à la colonisation, Solique demeurant interdit sur décision de sa seigneurie le baron.

Vie quotidienne :

Les nouveaux Mandrakiens sont d’un naturel assez ouvert, promptes à une convivialité de surface qui masque souvent leurs sentiments profonds.

Ils disposent de beaucoup de temps libre et possèdent souvent d’une résidence secondaire à la mer, cette dernière n’étant parfois qu’un cabanon. Si leurs revenus sont élevés, cela compense à peine le coût de la vie locale qui est, en raison de la dépendance aux importations, ruineux.

Leur alimentation est essentiellement végétarienne, voir végétalienne quand ils consomment des produits naturels. Notons cependant que la mode actuelle fait la part belle aux produits locaux, le Baron ayant lancé depuis une dizaine d’années une campagne de subvention qui encourage le secteur agricole.

On trouve toute les races représentatives de la culture impériale.


A voir :

Le palais du Gouverneur : la résidence de sa grâce le Baron Anthon de la Fiertayade ne se visite pas, mais l’on peut librement déambuler dans son parc qui renferme des échantillons de la vie sauvage tout à fait instructifs.

Le labyrinthe des poisons : situé à proximité du plateau de Jalo sur le second continent, ce labyrinthe de quatre cent kilomètres carrés était autrefois une forme de punition légale pour les anciens Mandrakiens. Lâchés au centre de celui-ci, ils devaient retrouver la sortie parmi un dédale naturel composé des plantes les plus toxiques et dangereuses de la planète.
A l’abandon depuis presque mille cinq cent ans, il a été conservé en l’état par les champs de forces qui remodèlent de manière dynamique son parcours. L’on peut trouver des agences de guides à la capitale et à proximité dans la petite ville de Jalo, qui proposent des expéditions à la journée. Le port d’une combinaison NT6 est obligatoire.

Les gorges de Mayli‘s : cette formation naturelle a été sculpté par les anciens Mandrakiens sur plus de huit kilomètres. Bien que ces sculptures aient été très dégradées par les éléments et le temps, quelques éléments situés sous des surplombs et dans des creux sont restés quasiment intacts. Après plusieurs vols et dégradations, des patrouilles de police surveillent avec vigilance les gorges.

La cité de Djaxma : dernière ville vivante à avoir été désertée sur le second continent par les anciens Mandrakiens, elle est revenue petit à petit à l’état sauvage. Quelques bâtiments peuvent encore donner une idée précise de ce qu’était les immeubles de végétaux vivants des Mandrakiens. Placée sous la protection personnelle de sa grâce le Baron, des équipes de techno agronomes tentent, avec quelques succès ces dernières années, de percer le secret permettant de programmer ces plantes.

Complément : les anciens Mandrakiens.

Les anciens Mandrakiens ressemblent extérieurement à des buissons d’épines de couleur brune d’environ 1 m de diamètre.

Ils se déplacent en roulant sur eux même pour atteindre une vitesse maximale. Ils peuvent déplier leur corps pour grimper, se servant alors de leurs nombreuses branches épineuses pour se hisser ou s’accrocher.

Leur vitesse de réaction varie en fonction des conditions de luminosité. Ils ont tendance à la somnolence en cas d’obscurité totale bien qu’ils puissent par volonté lutter contre celle-ci.

Ils se nourrissent en plongeant leurs bras épineux dans des substrats nutritifs, généralement riches en azote. 

Leur langue est une vibration évoquant celle d’instruments à corde qu’ils obtiennent en frottant leurs membres entre eux.

Leur vision est bonne, l’ensemble de leur épiderme étant composé de capteurs photosensibles.