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dimanche 14 septembre 2025

Foundation S1-2 | Récap utile avant la saison 3

 Le récap complet des saison 1 & 2, dans l'ordre chronologique. Parfait pour se remettre à jour avant la saison 3.


 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=yZl-3gd15Zg

vendredi 12 septembre 2025

Première rencontre : L’origine de Cléon et Demerzel – Extrait Foundation 4K

Première Rencontre : L’Origine de Cléon et Demerzel – Extrait Fondation 4K. Le jeune prince Cléon Ier découvre une chambre secrète et rencontre Demerzel pour la première fois. Elle commence à lui raconter des histoires qui façonneront l’avenir de l’Empire.


 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=7eoAYyXBJ5k

jeudi 26 août 2021

FONDATION Bande Annonce VF (2021)

Inspiré de la légendaire saga, « Isaac Asimov’s Foundation » suit l’aventure d’un groupe d’exilés dans leur quête monumentale : réinventer la civilisation alors que l'Empire Galactique se meurt.

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=crauWXoNykw


De haut en bas et de cauche à droite: Terminus, Hari Seldon, l'un des Ascenseurs orbitaux de Trantor, paysage de Synnax (monde natal de Gaal Dornick.


Les trois Frères, clones de l'empereur Cléon Ier.
 
Les vaisseaux spatiaux effectuant des "sauts"
 
Gaal Dornick sur sa planète natale, l'humide Synnax.

Gaal Dornick tenant dans ses mains le "premier radiant" d'Hari Seldon.
 

 
Le vaisseau de l'Empereur arrive sur la Lune Vierge, siège de la religion luministe (épisode 6, saison 1)
Zéphyr Halima (du Cercle des Zéphyrs) accueille l'Empereur Cléon XIII, Frère au Grand Jour, au Palais de Sel, pour la cérémonie funèbre de Proxima Opale, grande prêtresse défunte des luministes.
 
 
Le lieu de tournage : Fort Manoel, à Malte
 
 

dimanche 26 janvier 2020

Les similitudes entre Star Wars et Fondation d’Asimov


Star Wars s’impose comme une œuvre cinématographique d’envergure mêlant quantité de sujets et reprenant quantité de canons de la Science Fiction. George Lucas s’est toujours peu étendu sur ses sources d’inspirations, se limitant à évoquer quelques références à la mythologie grecque pour la structure narrative et à la culture hindoue pour l’aspect occulte.
Toutefois, il est de notoriété que son travail puise librement dans l’Histoire et des œuvres ayant marqué la littérature et le monde de l’imaginaire telles que Flash Gordon, Dune de Franck Herbert, le cinéma d’Akira Kurosawa ou encore la série de bandes dessinées Valérian et Laureline de Jean-Claude Mézières. Si chaque cas est largement avéré et documenté, il en demeure un qui ne semble pas avoir été examiné dans les détails, à savoir le cycle de Fondation d’Isaac Asimov.
Isaac Asimov né en 1920 en URSS dans une famille juive, il immigre à l’âge de trois ans vers les États-Unis à New York avec sa famille. Dès l’âge de neuf, Isaac dévore les publications de Science Fiction dans le magasin de son père et écrit ses premières nouvelles à l’âge de 11 ans. Doué pour les études et perpétuant une tradition d’érudit dans sa famille, il devient bachelier à 15 ans, licencié de chimie à 19 ans, puis docteur en biochimie à l’âge de 28 ans. Des années 40 jusqu’à sa mort en 1992, Asimov n’a jamais cessé d’écrire : que ce soit en Science fiction pour la littérature ou des ouvrages de vulgarisation scientifique en astronomie, chimie, géographie, biologie, science de la terre, mathématiques, et cetera… Il dirige aussi un journal de vulgarisation. Homme de science engagé et athée, il lutte contre l’influence grandissante du créationnisme dans le milieu scientifique. Asimov devient mondialement célèbre grâce à deux sagas : Les Robots (où il invente le mot Robotique et les trois lois de la Robotique), le cycle de Fondation.
Le Cycle de Fondation se compose d’une trilogie originelle : Fondation, Fondation et Empire et Seconde Fondation. Il se sera suivi de deux suites et de deux préquelles permettant de faire le lien avec le cycle des Robots (l’origine de ces suites provient de la pression des éditeurs et des nombreux fans…). Le récit prend place au cours du XIIIème millénaire de l’ère impériale. Des millions de systèmes et des milliards d’individus vivent au sein d’un empire galactique ayant pour capitale la planète Trantor. À cette époque, un brillant mathématicien, Hari Seldon, prédit la chute inéluctable de l’empire grâce à la psychohistoire, une science mathématique qui étudie l’évolution sociale des groupes sociaux humains. Une chute inéluctable donc, qui laissera sa place à plus de trente mille ans de barbarie. Seldon met en place grâce à sa science prédictive, un programme qui permettra de réduire cette période de barbarie à mille ans. Ce programme consiste à l’établissement de deux fondations : l’une où tous les savoirs scientifiques de l’humanité sont sauvegardés (elle sera située dans la bordure extérieure de la galaxie sur la planète Terminus) et la seconde fondation chargée de garantir le succès de la première. L’œuvre couvre plusieurs siècles d’évolution politique à travers une palette de personnages et de mondes plus variés les uns que les autres. Elle a reçu le prix — mérité — de plus grande série de Science Fiction de tous les temps.

George Lucas n’a jamais évoqué l’emblématique auteur de Science Fiction ni ses livres. Pourtant, Ralph MacQuarrie, le directeur artistique derrière les designs de l’univers Star Wars, s’était par le passé occupé des couvertures des romans d’Asimov pour son cycle des Robots qui se passe dans le même univers que celui de Fondation. La proximité artistique va bien au-délà dès lors que les deux œuvres sont mises en comparaison, et de nombreuses similitudes apparaissent au grand jour.
Le propos ne consiste pas à dénoncer un plagiat, ni à minorer le travail de George Lucas. Le but est simplement de mieux connaître les origines de l’univers de Star Wars et de voir comment des thèmes de la Science Fiction peuvent être réutilisés, réinterprétés, et plus largement, comment une même idée peut évoluer dans des récits différents. L’analyse porte sur cinq grands thèmes de ces deux monuments de la Science Fiction.

L’UNIVERS

  • Une entité politique étendue à l’échelle d’une galaxie, avec des dysfonctionnements. La République dans Star Wars, incapable de répondre efficacement aux enjeux cosmostratégiques, et l’Empire galactique, dont l’inéluctable disparition est annoncée dès le premier chapitre du premier tome du cycle de Fondation.
  • Le déclin de l’empire commence par la perte du contrôle des systèmes périphériques et des problèmes bureaucratiques qui nuisent à l’efficacité du gouvernement. Dans les deux œuvres, le pouvoir central n’est plus ou pas reconnu dans les mondes éloignés, sans réelle capacité d’intervention et pas de mesure punitive en cas de défiance du pouvoir. Dans Star Wars, le monde Tatooine représente cette délinquance lorsque la créature Watto dit à la mère d’Anakin Skywalker que la République n’existe pas là où ils sont et refusera plus tard l’argent proposé par Qui-Gon Jinn qu’il considère sans valeur. Dans Fondation, la planète Terminus ne subira jamais vraiment le pouvoir impérial pour progressivement devenir indépendante et fonder une nouvelle structure politique autonome.
  • Une planète capitale entièrement urbanisée qui est physiquement et juridiquement au centre de l’empire galactique. Dans Star Wars, Coruscant est au centre de la galaxie avec comme particularité d’être une ville s’étendant sur la totalité de sa surface, sans exception connue. Le sénat galactique siège sur la planète. Dans Fondation, Trantor présente les mêmes caractéristiques à quelques différences près, à l’exception des jardins du palais impérial. À titre anecdotique, Asimov avait une phobie des grands espaces et quittait très peu New York. Trantor est un reflet de cette phobie. L’inspiration est d’autant plus manifeste puisqu’avant Star Wars, Trantor est l’unique monde totalement urbanisé imaginé dans le monde de la Science Fiction. À l’origine, ce monde devait apparaître dans Un Nouvel Espoir sous le nom de « Jhantor », mais comme les effets spéciaux n’étaient pas suffisamment avancés à l’époque, George Lucas renonça à la montrer à l’écran.
  • Un astre artificiel à l’apparence lisse. L’Étoile noire dans Star Wars est une station spatiale construite de la main de l’homme dont la taille est à ce point gigantesque qu’elle est confondue par Han Solo avec une lune. Dans Fondation, la planète-capitale Trantor apparaît dans le tout premier chapitre comme une sphère à la surface lisse et uniforme au point de ressembler à une sphère métallique brillant dans le néant sidéral. L’emprunt est assez évident puisque la planète capitale dans Star Wars se nomme Coruscant qui s’avère être un mot français, adjectif synonyme d’étincelant.
  • L’humanité répandue dans toute la galaxie avec une présence sur pratiquement tous les mondes habitables.
Carte de l’empire galactique d’Asimov
Carte de l’empire galactique de Star Wars

  • Une planète avec un atout stratégique, mais qui n’est jamais vue. Korrel dans le cycle de Fondation, présenté comme un monde d’importance, et la planète Corellia, capitale du système Correlien dans Star Wars, connue pour ses vaisseaux, dont le Faucon Millenium en particulier. – Dans les deux univers, la monnaie n’a pas de nom et l’unité d’échange est simplement appelée « crédit ».

LA TECHNOLOGIE

  • Des blasters comme armes tirant des projectiles composés de faisceaux laser.
  • Des sabre lasers pour Star Wars et couteau à champ de force dans Fondation.
  • Des voyages supraluminiques utilisant l’hyperespace.

Puissiez-vous me pardonner pour ce mélange des genres…

  • Un système de communication instantané à travers la galaxie fonctionnant avec des projections holographiques des interlocuteurs.
  • Des robots travaillant en duo pour aider les humains, dont l’un a une apparence humaine. R2-D2 et C-3PO dans Star Wars, tandis que Fondation voit le binôme R. Daneel Olivow, androïde dont l’apparence est indiscernable d’un humain, et R. Giskard Reventlov, d’aspect rudimentaire. Chaque duo est porteur d’une technologie salutaire pour l’humanité : les plans de l’Étoile noire dans Stars Wars cachés dans R2-D2, et la loi Zéro de la robotique formulée et appliquée par R. Giskard Reventlov dans l’univers de Fondation.

L’HISTOIRE

  • Un groupe d’individus isolés avec peu de ressources ayant pour volonté de restaurer un ordre politique stable et juste. L’Alliance rebelle dans Star Wars, luttant contre l’Empire galactique dirigé par Palpatine, et la Fondation, impulsée par Hari Seldon et implantée sur une planète avec pratiquement aucune ressource naturelle et devant composer avec des mondes hostiles.
  • Les personnages principaux évoluent sur des mondes et dans des systèmes en marge de la galaxie. Tatooine pour Star Wars, située dans la bordure extérieure, et Terminus en lisière de l’Empire galactique.
  • L’implication de marchands dans le récit. Lando Calrissian dans Star Wars, administrateur d’une colonie minière de Bespin impliqué en politique par son aide à l’Alliance rebelle, et Hober Mallow dans le cycle de Fondation, prince marchand à la tête d’un empire commercial qui œuvre pour le développement de la Fondation.

LES PERSONNAGES

  • Un personnage puissant doté d’un pouvoir surnaturel utilisé pour créer un empire galactique qui s’oppose à un groupe d’individus éclairés voulant un ordre juste et qui a pour objectif de détruire tous les autres individus avec des pouvoirs semblables. Palpatine dans Star Wars, un seigneur sith employant le côté obscur de la Force pour manipuler la politique sur Coruscant et fonder l’Empire galactique en détruisant la République galactique. Il ordonne l’extermination des Jedis, qui comme lui manipulent la Force, et s’oppose à l’Alliance rebelle. Dans le cycle de Fondation, le Mulet est un mutant déployant ses capacités psychiques afin de créer un nouvel empire galactique — l’Union des mondes — après la chute du précédent. Il est l’un des plus grands conquérants que la galaxie ait connu et utilise ses capacités surnaturelles pour contrôler l’esprit d’autrui et modifier subtilement les émotions de certains individus ou de masse, pratiquant une sorte de conversion pour rallier les gens utiles à sa cause. Il s’oppose à la Fondation et s’évertuera à détruite la Seconde Fondation qui regroupe d’autres individus capables de manipuler les esprits comme lui. Les deux hommes ont un physique difforme ou disgracieux et n’ont aucune descendance. Dans les deux cas, l’empire s’écroule après la mort de son fondateur.
  • La présence de personnages aux noms identiques. Han Solo dans Star Wars et Han Pritcher dans Fondation. Même chose avec Bail Organa, le père adoptif de Leïa et Bail Channis.
  • Le maître de la galaxie, doté de pouvoir psychique très puissant, est accompagné d’un bras droit qui exécute ses ordres. Dark Vador au service de l’empereur Palpatine dans Star Wars tandis que Han Pritcher accomplit la volonté du Mulet dans le cycle de Fondation. Chacun est manipulé par un pouvoir surnaturel pour s’assurer de sa docilité par un processus de conversion, l’un par le côté obscur, l’autre par une forte influence psychique.
  • Un contrebandier d’origine modeste qui deviendra un agent de première importance en combattant à l’aide de son vaisseau spatial pour une cause juste. Han Solo, contrebandier et baroudeur de l’espace, dans Star Wars, qui devient un pilote émérite au service de l’Alliance rebelle, et Hober Mallow, marchand œuvrant au profit de la Fondation. Tous deux sont des hommes charismatiques dont la réussite est liée à leur vaisseau spatial, le Faucon Millenium, dont Lando fut le propriétaire avant Han Solo, et le Far Star pour Hober.
  • Un personnage féminin à fort caractère qui affronte un être doté de pouvoirs surnaturels. La princesse Leia dans Star Wars ressemble à Bayta Darell dans Fondation, la première s’opposant à Dark Vador et la seconde se mesure au Mulet.
  • Un personnage vivant reclus, en apparence simple et au caractère jovial, qui en réalité se distingue par son immense sagesse. Star Wars met en scène Yoda, d’abord présenté comme un être espiègle, qui se révèle être un ancien et puissant maître Jedi avec de grande maîtrise de la Force. Il aide le jeune Luke Skywalker afin qu’il utilise la Force pour lutter contre l’Empire galactique. Dans Fondation, Preem Palver apparaît comme un simple fermier, mais est en réalité le dirigeant la Seconde Fondation. Il utilise ses pouvoirs psychiques pour corriger les déviations par rapport au plan Seldon, et permettre à la galaxie de retrouver la stabilité après les conquêtes du Mulet.
  • Un pilote qui participe à lutter contre un empire galactique. Han Solo et Lathan Dever. Tous deux possèdent un vaisseau dont ils sont fiers et prétendent pouvoir concurrencer les vaisseaux de l’empire en termes de vitesse. Leur vaisseau à tous les deux ont un compartiment secret pour pratiquer de la contrebande ainsi qu’un bouclier protecteur. Tous deux échappent à des situations périlleuses et abattent plusieurs appareils de l’empire pour ensuite s’échapper dans l’hyperespace.

L’OCCULTE

  • Le moyen de connaître l’avenir dans les grandes lignes. Dans Star Wars, une maîtrise suffisamment grande de la Force permet de pressentir certains événements. Dans Fondation, il existe une science mathématiquement très sophistiquée qui permet de déterminer les grandes orientations d’une structure politique. Dans chaque cas, cette capacité est mystérieuse, maîtrisée par peu monde, et ne permet de n’avoir qu’un aperçu du futur sans précision, prenant en compte un degré d’incertitude en raison du libre arbitre.
  • Une prophétie portant sur le sort de la galaxie qui est mise en défaut par un personnage étant le plus puissant dans la maîtrise de pouvoir psychique. Dans Star Wars, une prophétie Jedi voudrait qu’un élu apporte l’équilibre dans la Force et à terme la paix dans la galaxie. Quant au cycle de Fondation, il est question du plan Seldon, à savoir l’utilisation de la psychochistoire par Hari Seldon pour prévoir les événements et donner des conseils pour éviter le chaos, et donc, à terme, permettre la paix dans la galaxie. Dark Vador finira par prendre part à l’anéantissement des Jedis et les conquêtes du Mulet engendreront une déviation notable par rapport aux anticipations du plan Seldon.
  • Un groupe de personnes dotées de pouvoir psychique basé sur la planète capitale de l’empire, dont l’objectif est la paix dans la galaxie. Le temple Jedi se situe sur Coruscant dans Star Wars, dont les membres sont au service de la République pour assurer la paix et la stabilité politique dans la galaxie. Le Seconde Fondation se situe sur Trantor dans l’œuvre de Fondation, et ses membres utilisent leurs pouvoirs psychiques afin de veiller la bonne exécution du plan Seldon dont le but est d’éviter une longue période de troubles et de chaos dans la galaxie.

En réalité, le talent George Lucas réside moins dans sa propension à reprendre des éléments d’œuvres antérieures que dans sa capacité à les combiner avec d’autres en les traitant autrement. Ainsi, il s’est inspiré d’une somme considérable d’œuvres et d’auteurs classiques: John Ronald Reuel Tolkien, Joseph Campbell, Alex Raymond, Edgar Rice Burroughs, Stanley Kubrick… Cette accumulation de références s’opère au service d’une œuvre personnelle et différente avec sa part d’originalité.
Isaac Asimov évoquera dans son autobiographie les emprunts de Star Wars à son cycle. Il assumait s’être librement lui-même inspiré de l’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain d’Edward Gibbon pour la structure d’ensemble de Fondation. Non seulement il considérait l’imitation comme la forme la plus sincère de flatterie, mais il ne se sentait donc pas légitime pour dénoncer les emprunts à ses propres œuvres. La seule qu’il trouvait à redire concernant l’œuvre de George Lucas concernait le mauvais usage du terme parsec par Han Solo comme indicateur de vitesse au lieu de distance.

vendredi 19 janvier 2018

Images de Trantor








Problème de cohérence

Dialogue extrait des commentaires sur l'article "Liste (partielle) des empereurs galactiques"
Stéphane a dit…
Bien difficile de faire correspondre toutes ces chronologies :
- L'Imperium de Dune est vieux de 10000 ans, et il a été fondé après le Jihad Butlerien qui a lieu 10000 ans dans notre futur (donc Dune, c'est 22000 anno domini)
- L'Empire de Fondation est vieux de plus de 20000 ans, il a été fondé après l'ère des 50 mondes spatiens (qu'Asimov situait a priori autour du 22ème siècle) puis des mondes coloniens. Bref, on ne doit pas être loin de 25000 anno domini.
- le Troisième Imperium de Traveller n'a que 1000 ans et se situe aux alentours du 56ème siècle sauf erreur. Il a été précédé par une sorte d'hégémonie confédérale terrienne qui avait mis à bas le Premier Imperium alors sous domination Vilani (humains extra-terrestres ayant découvert le vol supraluminique des millénaires avant les terriens), déjà légèrement décadent, qui portait le nom de Ziru Sirka ou "grand empire des étoiles".
- Empire Galactique se situe en 11500 anno domini, et son avènement date de 8050 anno domini, soit 3500 ans d'histoire impériale.
Je a dit…
Je sais que si l'on s'en tient strictement aux chronologies officielles, c'est difficile ... quoique !

Un auteur peut changer considérablement sa propre chronologie, par exemple Isaac Asimov dans "Les courants de l'espace" :
"The story takes place in the backdrop of Trantor's rise from a large regional power to a galaxy-wide empire, unifying millions of worlds. This story occurs around the year 11,000 AD (originally 34,500 AD, according to Asimov's early 1950s chronology), when the Trantorian Empire encompasses roughly half of the galaxy."
Source : https://en.wikipedia.org/wiki/The_Currents_of_Space

Dans le cycle de Dune, il y a plusieurs versions :
- celle de Frank Herbert
- celle du film
- celle du fils de Frank Herbert
- sans oublier le jeu de rôles
comme je l'explique dans l'article "Les 16 empereurs Corrino" :
"[...] les romans Dune et Fondation s'excluent mutuellement et sont difficilement intégrables dans un jeu de rôles comme Traveller qui se voudrait ouvert à de nombreuses influences.

Pourtant, à bien y regarder, il y a des incohérences entre le film Dune inspiré des romans de Frank Herbert (où Shaddam IV est le 50ème empereur), l'univers étendu d'après les livres de Brian Herbert, son fils, (où Shaddam IV est le 81ème et dernier empereur d'une dynastie qui aura régné 10 000 ans, soit 125 années en moyenne par empereur !) et le jeu de rôles Imperium (où Audrii XV est déjà le 361ème empereur alors que l'action se passe près de deux siècles avant la chute de Shaddam IV et l'épopée de Paul Atréïdes).


Ces incohérences permettent de prendre du recul, de considérer avec souplesse toutes ces contraintes imposées par la littérature officielle et, finalement, de réussir à intégrer la dynastie Corrino (et bien d'autres éléments de Dune) à une Histoire du futur assimilant moult sources (films, bandes dessinées, jeux de rôles, etc.)."
 Source : http://calypso1577.blogspot.com/2014/09/les-16-empereurs-corrino.html

Même chose pour "La guerre des étoiles" (Star Wars ! diront les plus jeunes). Il existe une encyclopédie Wookeepedia où les contributeurs font bien la distinction entre :
- le canon
- et les légendes
pour différencier les films, d'une part, et tous les romans et bande dessinées, d'autre part.
Exemple : http://starwars.wikia.com/wiki/Leia_Organa_Solo

En conclusion, je vais rédiger "Une Histoire du futur" très personnelle dans laquelle Dune se déroulera à compter de 10193 anno domini [Paul "Muad'Dib" Atréides renverse Padishah Shaddam IV], Empire Galactique autour de 11500 anno domini [date donnée par François Nedelec pour son jeu de rôles éponyme] et Fondation vers 12069 anno domini [décès d'Hari Seldon].
Le reste s’insérera là où je trouverai de la place.

lundi 4 avril 2016

Fondation et Empire (extrait du roman d'Isaac Asimov)

La planète-ruban Radole est citée dans l'extrait ci-dessous :
Source : http://mreadz.com/read30016/p34

VI

      Lorsque les vingt-sept mondes marchands indépendants, unis seulement par la méfiance que leur inspire la mère planète de la Fondation, décident de siéger en assemblée – et que chacun est gonflé d’un orgueil né de sa petitesse, durci par son isolement et exacerbé par le danger constant – il faut passer par des négociations préliminaires dont la mesquinerie suffit à navrer les plus persévérants.
      Il ne suffit pas de fixer par avance des détails tels que les méthodes de vote et le genre de représentation : par monde ou par population. Ce sont des questions d’une importance politique complexe. Il ne suffit pas non plus de fixer les problèmes de priorité, aussi bien à la table du Conseil qu’à celle du dîner. Ce sont des problèmes d’une importance sociale non moins compliquée.
      Il fallait prévoir le lieu de la réunion. Et, en fin de compte, les routes tortueuses de la diplomatie aboutirent au monde de Radole, que certains commentateurs avaient proposé dès le début, pour la raison logique qu’il occupait une position centrale.
      Radole était un petit monde et, en tant que puissance militaire, peut-être le plus faible des vingt-sept. C’était encore un autre facteur qui avait présidé à ce choix.
      C’était un monde-ruban, et un des rares à être habité. Un monde, autrement dit, où les deux faces affrontent constamment une chaleur ou un froid extrême, tandis que la région où la vie est possible se situe sur l’étroit ruban de la zone crépusculaire.
      Un tel monde semble toujours peu accueillant à ceux qui ne l’ont pas expérimenté, mais il existe des endroits, stratégiquement disposés, où fleurit la vie, et la ville de Radole était justement bâtie à l’un de ces endroits.
      Elle s’étendait sur les douces pentes des collines, avant les montagnes déchiquetées qui bordaient l’hémisphère froid et arrêtaient la redoutable glace. L’air sec et chaud de la moitié ensoleillée se répandait jusque-là et l’on faisait venir l’eau des montagnes : entre les deux, Radole était un perpétuel jardin, baignant dans l’éternel matin d’un éternel mois de juin.
      Radole était donc à sa façon une petite oasis de douceur et de luxe sur une horrible planète, un petit coin d’Eden – et c’était là aussi un facteur intervenant dans la logique du choix.
      Les étrangers arrivaient de chacun des vingt-six autres inondes marchands : délégués, épouses, secrétaires, journalistes, astronefs et équipages ; la population de Radole doubla presque, ce qui puisa jusqu’aux limites mêmes des ressources de la ville. On mangeait, on buvait à volonté et on ne dormait pas.
      Rares pourtant étaient ceux, parmi les fêtards, qui ne se rendaient pas compte que toute cette partie de la Galaxie se consumait lentement dans une sorte de guerre latente. Et parmi ceux qui s’en rendaient compte, il y avait trois catégories. D’abord ceux, nombreux, qui ne savaient pas grand-chose et qui parlaient beaucoup…
      Ainsi le jeune pilote de l’espace qui portait sur sa casquette la cocarde de Port, et qui était parvenu, en gardant ses lunettes devant ses yeux, à attirer le regard légèrement souriant de la jeune Radolienne assise en face de lui.
      « Nous avons traversé la zone des opérations pour venir ici, disait-il. Nous avons parcouru environ une minute-lumière au point mort, juste après Horleggor…
      — Horleggor ! fit un indigène aux jambes longues qui se trouvait être l’hôte dans cette réunion. C’est là où le Mulet a pris une raclée la semaine dernière, n’est-ce pas ?
      — Où avez-vous entendu que le Mulet s’était fait ramasser ? demanda le pilote d’un ton hautain.
      — A la radio de la Fondation.
      — Ah oui ? Eh bien, le Mulet a bel et bien pris Horleggor. Nous avons failli tomber sur un convoi de ses astronefs, et c’est de là qu’ils venaient. Ça ne s’appelle pas une raclée, quand on reste là où on s’est battu et que celui qui vous a soi-disant administré la raclée décampe aussitôt.
      — Il ne faut pas parler comme ça, dit quelqu’un d’une voix un peu pâteuse. La Fondation commence toujours par trinquer quelque temps. Vous n’avez qu’à attendre la suite. La vieille Fondation sait quand il faut riposter. Et alors… vlan !
      — En tout cas, dit le pilote après un bref silence, comme je le disais, nous avons vu les astronefs du Mulet, et ils m’ont paru rudement bien ; je vais même vous dire : ils avaient l’air neufs.
      — Neufs ? fit l’indigène d’un ton songeur. Ils les construisent eux-mêmes ? » Il arracha une feuille d’une branche au-dessus de sa tête, la huma délicatement, puis se mit à mâcher les fibres qui répandaient une douce odeur de menthe. » Vous voulez dire qu’ils ont battu les appareils de la Fondation avec des astronefs de leur propre fabrication ? Allons donc !
      — On les a vus, mon vieux, et je sais reconnaître un astronef d’une comète.
      — Vous savez ce que je crois ? fit l’indigène en se penchant vers lui. Ne vous faites pas d’illusions. Les guerres ne commencent pas toutes seules, [...]

lundi 7 mars 2016

Les robots et l'empire

Dans le tome 1 du livre Les robots et l'empire (qui fait la liaison entre les deux cycles majeurs d'Isaac Asimov : Les robots et Fondation), on apprend que :

- page 30 : les Spatiens considèrent les Terriens comme des "barbares éphémères"

- page 44 : 5 milliards de Spatiens sont disséminés sur 50 mondes (d'Aurora à Solaria)

- page 64 : les Terriens et les Coloniens ont une espérance de vie de 80 ans contre 400 ans pour les Spatiens (ce qui en fait de potentiels Seigneurs de l'Instrumentalité)

- page 83 : la Terre est peuplée de 8 milliards d'habitants humains auxquels s'ajoutent un grand nombre de Coloniens, contre seulement 5 milliards et demi de Spatiens dispersés sur 50 mondes

- enfin, page 296 : la première loi de la psychohistoire, clé de l'étude de l'Humanique, est énoncée de la façon suivante : "On peut plus facilement manipuler les foules que les individus. Plus la foule est importante, plus facilement on peut la dominer par l'émotion que par la raison."

Article de Wikipédia

Les Robots et l'Empire (titre original : Robots and Empire) est un roman d'Isaac Asimov publié en 1985, venant après Les Cavernes d'acier, Face aux feux du soleil et Les Robots de l'aube dans le cycle des robots.
Ce livre permet de faire le lien avec le cycle de Fondation et complète l'œuvre d'Asimov. On y retrouve la planète Solaria qui joue également un rôle dans le cycle de Fondation. On y découvre également la fin de la Terre…

Résumé

Bien que ce livre soit inclus dans le cycle d'Elijah Baley, celui-ci n'est pas « physiquement » présent dans l'histoire. En effet, ce dernier est mort. Mais l'œuvre qu'il avait entrepris dans les livres précédents a avancé. Les terriens, en suivant son fils (Bentley) ont colonisé d'autres mondes et cela continue, bien que celui-ci aussi soit mort. Le descendant actuel d'Elijah Baley est son descendant à la 7e génération et s'appelle D. G. (D : Daneel, G : Giskard) Baley, en honneur aux deux robots éponymes qui ont travaillé avec Elijah.
Cette fois-ci, pas de véritable enquête, simplement deux robots (très particuliers) : Daneel et Giskard qui « sentent » que quelque chose se trame contre la Terre et qui tentent de l'arrêter. La personne qui préparerait la chose serait le roboticien spatien Amadiro, qui, contrairement à son rival Fastolfe, prône une politique antiterrienne. Amadiro a pris le poste de Directeur de l'institut de robotique d'Aurora et vise celui de président. Les deux robots, aidés par le fait que Giskard puisse lire les pensées, essayent de comprendre le plan et de l'arrêter, mais ils sont sans cesse limités par les trois lois de la robotique.
Ils se déplacent donc de monde en monde grâce au vaisseau de D. G. Baley (commercien colonien), épris de Gladia Solaria (en effet, les deux robots sont la propriété de Gladia et se déplacent toujours avec elle).

Le monde

Contrairement aux autres romans où l'action était souvent réduite dans l'espace, dans celui-ci, il y a beaucoup de voyages grâce au vaisseau de D.G. Baley. Ainsi, Gladia et Baley (donc indirectement Daneel et Giskard) vont sur Solaria, Aurora, Baleyworld (nom donné en l'honneur de l'ancêtre) et finalement la Terre.

lundi 7 septembre 2015

La population totale de l'Empire Galactique (de Trantor)

Selon Wikipédia, l'Empire Galactique de Trantor, dit "Grand Empire", possédait à son apogée 25 millions de mondes et une population totale de 1 trillion d'être humains soit, je cite, "environ 4 milliards d'habitants par monde".

Encore faut-il préciser de quel trillion il s'agit.

Dans l'échelle courte, un trillion représente mille milliards ou, en notation scientifique à 1012, c'est-à-dire 1 000 000 000 000. Il est appelé billion dans l'échelle longue (ce qui ajoute à la confusion lors des traductions).
Dans l'échelle longue,  un trillion représente 1 milliard de milliards (109x109) soit 10 puissance 18 ou, en notation scientifique à 1018, c'est-à-dire 1 000 000 000 000 000 000, ou encore un million de millions de millions (106x106x106).

Mais quoiqu'il en soit, 25 millions multipliés par 4 milliards, cela égale 100x1015. Ce qui ne correspond aucunement aux deux définitions de "trillion".

Selon une autre source ("Architecture du livre-univers dans la science-fiction" de Laurent Genefort), la population de l'Empire Galactique de 25 millions de mondes serait de 5 quintillions d'êtres humains. J'imagine qu'il ne s'agit pas de 10 à la puissance 30 comme dans l'échelle longue mais plutôt de 10 à la puissance 18 comme dans l'échelle courte (correspondant au trillion de l'échelle longue).

En calculant 5x1018 divisé par 25x106, on obtient une moyenne de 200 milliards d'habitants par monde de l'Empire. En omettant le facteur 5, on retombe sur 40 milliards d'habitants, comme le monde-capitale Trantor. Or, ce monde qui est une œcumenopole doit plutôt être considéré comme un monde à population maximale, pas à population moyenne.


J'en déduis donc que la population totale est probablement beaucoup moins importante. Un monde sur mille seulement doit atteindre une telle population de 40 milliards d'êtres humains. Il serait plus raisonnable de considérer que la moyenne tourne autour des 4 milliards évoqués par l'article français de Wikipédia; ce qui correspond sans doute à la population de la Terre au moment où Isaac Asimov écrivit sa série Fondation.

Ainsi :

- les mondes les plus peuplés de l'Empire Galactique devraient correspondre à : 25 000 mondes peuplés de 40 milliards d'êtres humains en moyenne = 1015 soit 1 quadrillion (en échelle courte) ou 1 billiard (en échelle longue).

- les mondes moyennement peuplés : peut-être la majorité ou au moins la moitié des 25 millions peuplés de 3 ou 4 milliards d'êtres humains soit au moins 50x1015

- et les mondes peu peuplés, le reste, avec des volumes de populations très disparates.