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samedi 11 juin 2022

"Le rorqual bleu se nourrit de krill." - dicton populaire impérial


 

Le plus gigantesque animal qu'ait jamais abrité la planète Terre est le rorqual bleu (ou baleine bleue). Sa longueur moyenne est de 25 à 27 m pour un poids de 130 tonnes, mais elle peut dépasser les 31 mètres de longueur et 170 tonnes.

Contrairement aux rorquals communs et aux rorquals à bosse qui diversifient leur alimentation entre du poisson et des invertébrés comme le krill, les rorquals bleus ne se nourrissent pratiquement que de krill, un petit crustacé mesurant entre 2 et 5 cm.

 Archives de l'Ancienne Terre - Encyclopédie de la Toile

 

Monnaie et taxe de l'Empire galactique

Le Système Universel de Crédit (SUC) s'est imposé dans toute la galaxie.

Dès son plus jeune âge, chaque citoyen de l'Empire Galactique se fait greffer dans le petit doigt de la main gauche un circuit intégré miniaturisé : cette micro-puce est dès lors capable de gérer entièrement la fortune de son possesseur. Elle crédite ses gains et débite ses pertes, effectue les paiements ponctuels ainsi que les prélèvements réguliers, loyer, remboursement de prêts, locations diverses, etc.

La monnaie impériale étant entièrement dématérialisée, et sous contrôle de la Banque Impériale de Crédit (BIC), toutes les transactions monétaires sont informatisées. Il suffit alors d'associer une routine informatique à chaque transaction pour que l'Admintek de l'Empire Galactique prélève automatiquement une taxe sur ces transactions.

Cette unique taxe impériale se porte à 0,1% de chaque transaction effectuée en crédits impériaux. Il n'existe aucun autre impôt. Et cela couvre absolument toutes les dépenses étatiques de l'Empire !

Ce qui fait dire aux contribuables que "la baleine" (l'Empire Galactique) se nourrit de "krill", c'est-à-dire d'une taxe minuscule et exclusivement de celle-ci. A noter que le rapport de 1 pour 1000 (0,1%) est exactement celui entre la taille du krill et celle du rorqual bleu.  

Illustrations

Le rorqual bleu en train d'avaler un banc de krills.
 
L'Empire Galactique, en gris, dont la forme évoquait jadis celle du cétacé bouche grande ouverte 
 

Sources d'inspiration :

https://calypso1577.blogspot.com/2016/11/monnaie-de-lempire-galactique.html 

https://calypso1577.blogspot.com/2021/11/la-creation-monetaire-dans-lempire.html

http://justemonopinion-jeronimo.blogspot.com/2018/12/simon-thorpe-vers-un-monde-pratiquement.html

jeudi 18 novembre 2021

La création monétaire dans l'Empire Galactique

 Le 18 janvier 1920, un commentaire sur le Système de la Réserve Fédérale figurait en page éditoriale du New York Times. L'auteur de ce commentaire non signé (peut-être Paul Warburg), y déclarait ceci : "La Réserve Fédérale est une source de crédit, pas de capital." C'était l'une des déclarations les plus révélatrices jamais faites sur le Système de la Réserve Fédérale. Elle dit que le Système de la Réserve Fédérale n'ajoutera jamais rien à la structure du capital ou à la formation du capital aux États-Unis, parce que la FED est organisée pour produire du crédit et créer de la monnaie en vue d'alimenter le crédit et la spéculation, au lieu de fournir les capitaux nécessaires au progrès du commerce et de l'industrie. Exposé simplement, la capitalisation signifierait l'apport de billets adossés à du métal précieux ou à d'autres matières premières. Les billets de banque de la Fed ne sont que du papier-monnaie ne reposant sur rien et prêtés avec intérêt. 

Guillaume TM, d'après Les secrets de la Réserve Fédérale, d'Eustace Mullins

Le nom de la monnaie impériale, "crédit impérial", sous la dynastie Raïmo porte à confusion (par rapport aux crédits bancaires avec intérêts du XXIème siècle ou plus généralement à l'usure légalisée à la fin du XVIIIème siècle) car ils sont créés par la BIC (Banque Impériale de Crédit):

- pour la formation de capital (de richesse) par le travail 

- et surtout sans taux d'intérêts. 

"La valeur fixe est garantie par l'Empereur et représente le prix d'une minute de travail qualifié."

De plus, "la Banque Impériale de Crédit (BIC) frappe une monnaie en or dont l'usage est accepté sur tous les mondes arriérés", en utilisant la bien-nommée Planète d'Or comme réserve/stock de matière première. Ce fief a été confié à la Maison Winds'Or ; d'où est issue traditionnellement l'épouse de l'Empereur.


La Banque Impériale de Crédit (BIC) est la seule banque émettrice de crédits impériaux. Contrairement à ce qui se pratiquait communément sur Terre au NT4 ("niveau technologique 4" : de la révolution industrielle à la maîtrise des voyages interstellaires), aucune autre banque dite centrale et/ou privée, n'a ce privilège d'émission. Elle est directement associée à la fonction d’Empereur Galactique.

Sous l'Empire Galactique, les banques de la Hanse des Marchands sont soit des banques de dépôt, soit des banques d'affaire (qui investissent la monnaie dont elles disposent préalablement ; c'est-à-dire avec interdiction de créer elles-mêmes cette monnaie ex nihilo). Formulé différemment : elles n'ont pas le droit d'émettre de la monnaie scripturale (monnaie-dette avec intérêts). 

La création monétaire est exclusivement liée au travail, à la production de richesse réelle. Quand le Clergé, l'Armée, la Hanse des Marchands, la Guilde Spatiale ou la Loge Tekno veulent payer leurs employés ou acheter quoi que ce soit, si elles n'ont pas les fonds nécessaires, elles empruntent des crédits impériaux à la BIC qui, en échange, leur demande l'exacte compensation :

- sous forme de services (éducation-formation, protection, administration, transport ...) 

- ou de biens matériels (production de capital) 

... sans intérêts !

L'étymologie du mot crédit provient du latin, avec creditum, supin du verbe credo (croire). Donc littéralement la croyance que celui qui emprunte pourra rembourser. 

Dans la cas de la monnaie impériale, si l'Empereur octroie de nouveaux crédits impériaux à de grandes guildes, il leur accorde sa confiance dans leur capacité à créer de nouvelles richesses équivalentes à la monnaie émise, et à le rembourser. La menace de représailles de la part des Scorpionautes est suffisamment convaincante pour que les débiteurs de l'Empereur honorent toujours leurs dettes.


Inversement, cette monnaie est garantie par l'Empereur lui-même. Tout citoyen/sujet de l'Empire Galactique accorde sa confiance dans le pouvoir (l'autorité, l'influence, la considération) suprême incarné par cet individu unique.

dimanche 13 juin 2021

La carotte et le bâton

Dans Dune Encyclopedia, et plus précisément dans l'article sur l'Administration impériale, on apprend que Paul "Muad’Dib" (de la dynastie Atréïdes) avait rappelé au Landsraad que l’Empereur Padishah avait un jour conseillé : 

« Contrôlez la monnaie et les tribunaux – laissez le reste à la racaille ». 

L'identité de l'Empereur auquel il faisait allusion n'est pas sûre, mais cette philosophie caractérisait la règle des Corrino.

Sous  la dynastie Raïmo, le conseil est sensiblement différent sachant que la décision d'un tribunal, sans une force pour l'appliquer, restera vaine. 

La sentence devient ainsi :

« Contrôlez la monnaie et l'armée – laissez le reste à la racaille ». 

Concrètement, la monnaie repose sur la BIC (la banque impériale qui a le monopole de la création monétaire) et l'armée possède un corps d'élite qui obéit religieusement à l'Empereur : les Scorpionautes.

Avec ces deux leviers que sont la récompense et la punition, la "carotte" et "le bâton", l'Empereur est le maître absolu au cœur du réseau de pouvoirs.

Le discret Empereur Galactique et ses pouvoirs régaliens : battre monnaie et imposer la paix.

lundi 24 mai 2021

Le système monétaire impérial (dynasties Corrino et Atréides)

Malgré la relative rareté des informations économiques dans les documents de Rakis qui furent examinés, une grande quantité concernait les systèmes commerciaux et financiers de l’Imperium. Des livres de comptes et autres matériaux semblables étaient parmi les plus répandus, ainsi que des enregistrements humains ; certains dossiers d’assurances de Richèse étaient connus pour dater d’au moins  vingt mille ans. Ainsi, nous sommes en mesure de parler avec confiance des questions d’argent de l’univers humain, né avant la mise en place du monopole de la Guilde et après l’établissement et le développement d’un système monétaire uniforme, devenu possible et nécessaire.

Dans les millénaires avant le Jihad Butlérien, le commerce entre les 12 à 15.000 planètes connues et habitées, était intense mais désordonné. Même après le développement du Landsraad, il n’y avait pas de gouvernement central fort, et, parmi les gouvernements des différentes planètes et systèmes, il n’y avait aucun accord sur une base économique. Ainsi, il n’y avait aucun moyen d’avoir un commerce général. La méthode de commerce interstellaire habituelle était le troc, et cette méthode fut maintenue jusqu’en 491. Jusqu’à cette date, la CHOM et les Grandes Maisons se contentaient de mesurer leur richesse sur les produits de base qu’elles possédaient.
   
Mais la Guilde ne pouvait pas accumuler des produits. La Guilde n’avait aucune monnaie d’échange pour le troc sauf ses services. Durant le deuxième siècle de son monopole, la Guilde commença doucement à faire campagne pour la mise en place d’un système monétaire universel. Dans cet effort, elle fut certainement soutenue par le Bene Gesserit et peut-être par le Tleilax et Ix, qui avaient quelques difficultés à accumuler de grandes richesses sous forme d’avoir en marchandises (il faut rappeler que la plupart des produits tleilaxu et ixiens étaient de moralité douteuse et d’une illégalité incontestable). Les Maisons Mineures bénéficiaient aussi d’une économie monétaire, mais il semble peu probable que l’une d’entre elles auraient pu exercer une quelconque influence à cette époque.
  
La Guilde fit construire, bien sûr, des entrepôts pour un seul produit : le mélange, « l’épice » des épices. Il était extrêmement précieux, et son approvisionnement était peu important et très irrégulier. Comme la norme aurait permis de maintenir un taux d’inflation bas, en limitant l’augmentation de la masse monétaire, cela permettait une expansion de l’économie. La Guilde ne pouvait pas permettre de révéler sa propre utilisation du mélange, leur propre usage devait rester secret. Elle essaya donc, pendant un moment, de réintroduire la convoitise antique pour les métaux précieux ou les bijoux, espérant ainsi, peut-être, faire de l’or et des saphirs une norme, mais certains de ces matériaux étaient insuffisamment rares et aucun d’eux n’étaient universellement convoités. La cupidité humaine avait pris trop de colorations différentes.
  
Pour finir, la Guilde conclut que dans une société stable, hiérarchisée et contrôlée, il n’y avait aucune raison de ne pas employer une monnaie entièrement artificielle. Ils multiplièrent leurs efforts pour persuader la Maison Corrino et les autres administrateurs du CHOM, des avantages de la monnaie [fiduciaire impériale]. Un avantage tel que la maniabilité, ne pouvait pas être mis en avant, car cela aurait eu tendance à adoucir la rigidité du système des Faufreluches. Les autres avantages tels que les facilités de transfert, l’emportaient sur les dangers qui y étaient associés. Enfin, deux éléments importants faisaient l’affaire de la Guilde : l’intérêt et l’effet de levier. Le premier faisait appel au désir de richesse, le second à la volonté de pouvoir. La Guilde ne se fatiguait jamais de souligner que les matières premières devaient être produites ; pour augmenter la quantité, il fallait augmenter les capacités de production. Et la monnaie [fiduciaire impériale] pouvait se reproduire, ce qui permettait le prélèvement d’intérêts. La Guilde, à plusieurs reprises, avait démontré que l’investissement d’une somme de [monnaie fiduciaire impériale] ou d’une dépense judicieuse, pouvait générer des sommes beaucoup plus importantes, ce qui était avantageux pour celui qui dépensait ou qui investissait. Les hommes de la Guilde étaient heureux de montrer les multiples façons de générer des intérêts et les effets de levier qui pouvaient fonctionner et permettre à ceux qui détenaient de la monnaie [fiduciaire impériale] de faire de grands profits.
  
Pour quelques Grandes Maisons, la Guilde avança un troisième argument, celui que l’introduction de monnaie [fiduciaire impériale] rendrait le commerce interstellaire plus efficace, moins cher et plus facilement accessible. Les Maisons pauvres qui devaient leur position à la politique et aux accomplissements militaires, trouvèrent leurs perspectives pour augmenter leur avancement économique par la monnaie. Un document inachevé dans la collection de Rakis fait mention de la réponse de Marco Atréides, Comte de Thueste, à cet argument : 
 
« Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que l’introduction d’une devise commune et d’un système bancaire impérial, donnerait à ma Maison une bonne occasion d’acquérir une position politique dominante. Nous ne pourrions jamais construire de palais avec le riz pundi. Mais je crains terriblement que le prix de la [monnaie] ne fasse l’honneur des Maisons qui la convoitent. La soif de gloire peut faire d’un homme, un guerrier ; la soif de bois-brouillard peut faire de lui un artiste ; la soif de femmes peut le rendre aussi nul qu’un imbécile. Mais la soif de [monnaie] ferait de lui un comptable. Un Atréides attiré par la [monnaie] serait un Atréides attiré par la mort » 
(Lettre à Dona, lib. Conf. Temporaire, série 763).
  
Quels que soient les mérites de la sensibilité du Duc Marco, il avait clairement vu quelque chose que la Guilde ne mentionnait ni dans ses arguments ni dans ses propositions : aucune introduction de monnaie [fiduciaire impériale] ne pouvait être simple car cela ne pouvait pas se faire à l’échelle interstellaire sans l’adoption concomitante de services bancaires interstellaires. Aucun autre document ne montre que Marco avait compris, à juste titre, que la Guilde voulait être la seule organisation capable d’assumer le rôle de banquier. Mais rien ne montre que la Maison de Marco ne partagea pas ses appréhensions ni les raisons qui les leur fit ignorer. En 485, le Comte Nikos, petit-fils de Marco, fut inscrit, avec la majorité du Landsraad, au vote crucial qui, six ans plus tard, mit le solari en circulation.
   
Le même vote désigna la Guilde comme le banquier de l’Imperium. Il n’y avait jamais eu de banque impériale en tant que telle, ni aucune sorte de banque centrale, mais comme Marco l’avait vu se profiler, la Guilde prit le contrôle bancaire interstellaire parce qu’elle contrôlait les communications interstellaires. L’information, comme les personnes, le plastacier, et les portyguls, n’allaient d’étoile en étoile que dans les cales des navires de la Guilde. Ainsi, le solari, au même titre l’information, circulait uniquement grâce à la Guilde. Chaque long-courrier et la plupart des petits vaisseaux avaient au moins un commissaire de bord habilité à recueillir et à verser, à prêter et emprunter, à détenir des valeurs fiduciaires, il était aussi courtier et pouvait proroger ou retirer un crédit, et encaisser les traites ou les modifier. Dans une certaine mesure, ces officiers étaient des entrepreneurs car les pertes et profits de la Guilde dépendaient de la manière dont ils conduisaient leurs affaires et cela avait un impact rapide et direct sur leur classement dans la hiérarchie de la Guilde et donc dans leur accès à l’épice gériatrique. Aucun Guildien n’avait de raison d’accumuler les solaris, aucun moyen d’accumuler les possessions personnelles, mais ils pouvaient accumuler le prolongement de leurs années de vie.
 
Comme le solari n’était qu’un nom, un peu de papier de riz et un nombre de grammes, il devait être défini en fonction de son pouvoir d’achat, dans une certaine mesure, une fois que le système monétaire soit en place et fonctionne. Sa valeur se définissait par elle-même, simplement par le fait que les utilisateurs se servaient de la [monnaie impériale]. 
 
Dans les années suivantes, le Landsraad, en 485, et jusqu’en 491, la distribution de solaris était consacrée aux négociations complexes pour fixer le point de départ du système. La Guilde, subtilement et efficacement, résistait aux tendances qu’avaient l’Empereur ou le Landsraad, à vouloir isoler le prix de l’épice pour en faire un déterminant fondamental. Au lieu de cela, les négociateurs de la Guilde proposèrent une formule complexe d’équivalence pour les produits de base. Le processus d’échange des marchandises s’était suffisamment perfectionné au cours des siècles et la Guilde, bien sûr, avait de nouveaux dossiers ainsi que des rapports historiques faisant mention du poids/nombre/valeur de chacune des marchandises. La formule qu’ils proposaient était un effort très honnête pour préserver le classement économique relatif de toutes les Maisons. Ce débat dura plus de quatre ans.
  
Les ambitions contradictoires, les rivalités et les inimitiés entre les Maisons tendaient finalement à s’annuler les unes les autres, et le poids de la Maison Corrino s’installa progressivement à côté des formules de la Guilde. Seule la version finale de cette formule est connue, mais elle fut certainement modifiée par le débat, et seules quelques Maisons, ineptes et négligentes dans leurs calculs financiers, furent affectées. La Maison Atréides, par exemple, n’avait pas pu profiter de l’équation, une tonne de riz pundi équivalait à 29 grammes de molybdène. Mais aucune Maison ne s’appauvrit ni ne devint riche en solaris si elle n’était pas déjà riche en biens réels.
  
Comme l’avait prédit la Guilde, le fonctionnement du marché apportait des changements dans la valeur relative des produits et des matériaux, qui à leur tour, changeaient la définition du solari. Tous les 25 ans, le personnel financier de la Guilde, l’Empereur et le Landsraad, se rencontraient pour vérifier l’historique du marché et apporter des modifications appropriées à la formule d’évaluation du solari. La règle fondamentale de ces conférences était que le changement de formule devait laisser le classement économique inchangé. Bien que les conférences fussent des évènements politiques importants, la règle de base semblait généralement bien respectée. Les manipulations les plus artificielles des valeurs étaient faites pour encourager la production de certains types de marchandises. Cependant, aucun prix ne restait fixe plus de trois ans (sur la période, il y eut une « vague » économique qui se propagea dans l’ensemble de l’Empire) et les banquiers de la Guilde purent intervenir en faisant du dumping pour se débarrasser de certains produits.
 
Pendant le règne de l’Empereur-Dieu, la gestion économique devint beaucoup plus rigide. Tout ce qui concernait Leto était le présent ouvert sur l’avenir ; il ne s’intéressait aux relations que pour les changer, les modifier (et ce fut, ironiquement, la dernière monnaie flexible dans l’histoire de l’Imperium). Par exemple, pendant vingt-cinq siècles, peu importait l’approvisionnement, la demande, un solari pouvait acheter un kilo de riz pundi. L’Empereur-Dieu ne provoqua jamais de famine ; en enseignant son Sentier d’Or, Leto était devenu un policier qui faisait un mauvais usage de l’application de la loi de sorte que la restriction provoquait l’abrogation. 
 
La Dispersion fut certainement l’abrogation de l’Imperium, et une des conséquences de cette explosion fut la mise en place du drôle de système de monnaie polyvariante que nous connaissons aujourd’hui. Comme la Guilde, le solari devint un élément du passé. 
 
M.M.

Autres références :
-          CHOM ;
-          D.W. Aliti, Comptes courants : les principes bancaires et les pratiques de la Guilde (Kaitain : Linthrin UP) ;
-          Dik Benat, L’application de la formule d’évaluation du solari, 1285-5085, 3v. TR. Hiizman Suradees (Gruuzman ; Isabel) ;
-          Sian Esva, Analyse croisée – variante de la production d’épice et La formule de la valeur du solari, 8895-11000 (Kaitain : Varna) ;
-          Hokosima Galant, La masse perdue : le marché des produits de base et l’adoption du solari (Grumman : Hartley UP) ;
-          K. Gerun, Une étude des comptes de la Guilde, issue des registres de Rakis (Butte : Sunimo-soso) ;
-          Harq al-Ada, ed. Les lettres Atréides Lib. Conf. Temp. Série 763).
 

jeudi 24 novembre 2016

Monnaie de l'Empire Galactique

Le Système Universel de Crédit (SUC) s'est imposé dans toute la galaxie.

Dès son plus jeune âge, chaque citoyen de l'Empire Galactique se fait greffer dans le petit doigt de la main gauche un circuit intégré miniaturisé : cette micro-puce est dès lors capable de gérer entièrement la fortune de son possesseur. Elle crédite ses gains et débite ses pertes, effectue les paiements ponctuels ainsi que les prélèvements réguliers, loyer, remboursement de prêts, locations diverses, etc.

Il suffit d'associer son petit doigt à celui de la personne avec qui on a affaire, ou à l'emplacement prévu sur un système fixe appelé "auricaisse" si l'affaire concerne une personne morale (société, entreprise, administration, etc.), et que le débiteur annonce à voix haute le montant de sa dette pour que le processus s'enclenche. Le programme immuable de la micro-puce ne fonctionnant que sous l'impulsion de la voix authentique de son possesseur, met la fortune de la personne à l'abri de tout vol.

Ce système est utilisé sur tous les mondes de NT4 et supérieurs et dans tous les astronefs. L'unité de compte est le crédit impérial (ou simplement crédit) dont la valeur fixe, et garantie par l'Empereur, représente le prix d'une minute de travail qualifié. A titre indicatif, le salaire minimum inter-galactique pour un travail non qualifié est de dix crédits de l'heure : c'est le minimum que touche une personne accomplissant pour le compte d'une autre une action dont il ne possède pas le talent. Par comparaison, le salaire horaire d'un technicien (tekno de grade 3) est de 180 crédits et celui d'un apprenti de 60 crédits. Le salaire maximum pour une heure de travail qualifié est de 360 crédits (pour un grade 6).

Sur les mondes de faible niveau technologique (NT1 à 3), où le SUC n'a pas encore été instauré, le commerce fonctionne sur un système local de troc, de coquillages, de monnaie métallique ou en papier. Les citoyens galactiques évoluant sur ces mondes doivent troquer leurs crédits contre de la monnaie métallique. Heureusement, à travers toute la galaxie, l'or reste un métal rare et précieux, recherché aussi bien pour sa beauté que pour sa malléabilité, sa ductilité et son caractère inaltérable aux climats les plus divers.

La Banque Impériale de Crédit (BIC) frappe une monnaie en or dont l'usage est accepté sur tous les mondes arriérés. Tous les astronefs pratiquent le change du crédit en pièces d'or. Une pièce d'or pèse dix grammes et vaut cent crédits. Si une personne achète un objet valant moins de cent crédits, il reçoit de la monnaie locale qu'il ne pourra dépenser que sur la planète où il se trouve.


La Banque Impériale de Crédit (BIC) est la seule banque émettrice de crédits. Contrairement à ce qui se pratiquait communément sur Terre au NT4, aucune autre banque dite "centrale" et/ou privée, n'a ce privilège d'émission. Sous l'Empire Galactique, les banques de la Hanse des Marchands sont soit des banques de dépôt, soit des banques d'affaire, et, surtout, elles n'ont pas le droit d'émettre de la monnaie scripturale (monnaie-dette). La création monétaire est exclusivement liée au travail. Quand le Clergé, l'Armée, la Hanse des Marchands, la Guilde Spatiale ou la Loge Tekno veulent payer leurs employés, elles empruntent des crédits impériaux à la BIC qui, en échange, leur demande des "compensations" sous forme de services (formation, protection, administration, transport ...) ou de biens matériels.


Source des cinq premiers paragraphes : "Empire Galactique - Jeu de rôles", pages 63-64, par François Nedelec, éditions Robert Laffont
Sixième paragraphe :  par "Je"