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mardi 4 octobre 2016

La mort comme un simple inconvénient financier

A partir d'un certain niveau technologique, et d'un pouvoir d'achat ou d'un statut social permettant d'accéder à cette technologie, la mort peut être aisément évitée.

La première enveloppe corporelle est artificiellement prolongée grâce à des drogues naturelles (stroon de Norstralie, épice gériatrique d'Arrakis ...) ou de synthèse (pérédène, ....) mais ensuite, de futures incarnations peuvent être clonées pour recevoir l'esprit désincarné.

L'esprit est numérisé et confié à/transféré via une machine informatique. De multiples sauvegardes sont régulièrement effectuées pour avoir la version la plus actualisée possible de la psyché de l'individu; ou, en cas d'urgence, envoyées directement à travers l'hyper-espace.

La mise au point de cette technologie, d'origine militaire, fut d'abord offerte aux pilotes de chasse sidérale qui sacrifiaient leurs vies aux commandes de coûteux vaisseaux de guerre. Puis elle fut récupérée par les hauts-gradés de l'Armée et de la noblesse impériale.

 
 
 
 
 
Elle marque le début de ce que les habitants du Quadrant de Trantor (ouvert fortuitement à la colonisation grâce au Trou de ver EVE) nomment "l'Âge de l'Empyrée". Ce terme fait référence à la Divine Comédie de Dante : "L'Empyrée est la résidence de Dieu au-delà du royaume de l'existence physique et au-delà des Neuf Sphères du Ciel".

Cet "Âge" commence en l'année 23341 du calendrier d'EVE, 341 années standard après la Bataille de Yavin. Dans le calendrier standard, EH (pour Ere Holocène ou Ere Humaine), l'Âge de l'Empyrée commence en 18954 EH. Il annonce des changements politiques majeurs.

Dans les décennies qui suivront, deux autres événements contribueront à donner l'impression à l'Humanité qu'elle règne, grâce à sa technologie, sur tout ce qui existe :

* 19000 EH : les Nautes atteignent le centre de la Galaxie (pourtant extrêmement hostile avec son gigantesque trou noir)

* 19050 EH : les Teknos achèvent la construction de leur Planète-Centrale, baptisée "Prima", et l'offrent au nouveau cinquième Empereur Galactique : Tortran "le Bâtisseur".

samedi 1 octobre 2016

Au gré des vents

Pendant près de 5000 ans, les Humains se sont éparpillés dans l'espace. D'abord, à la conquête des planètes de leur système solaire puis ensuite des exoplanètes. Ils s'envolèrent telles des graines de pissenlit portées par les vents stellaires ... au sens propre puisqu'ils utilisèrent des voiliers photoniques à une certaine époque.


Ces graines tentèrent de coloniser de nombreuses planètes; rencontrant des échecs (mortels) ou des succès florissants.

De monde en monde, les Humains durent relever de multiples et insolites défis d'acclimatation. Le plus souvent, ils modifièrent leur corps grâce à la géno-ingénierie. Parfois l'adaptation se fit naturellement ; le génome humain étant particulièrement instable (parce que l'humanité avait été exposée jeune à la radioactivité militaire). Et, plus rarement, quand les moyens financiers et technologiques le permirent, c'est la planète toute entière qui fut terraformée.

Des centaines voire des milliers de races humaines différentes apparurent. Une race pour chaque planète ou même pour chaque niche écologique. Pour les planètes à forte gravité, des Humains avec le corps trapu et une ossature dense. D'autres pour des mondes à forte luminosité avec une silhouette élancée et la peau sombre. D'autres adaptés au froid, munis de corps massifs avec la peau très claire. Certains adaptés à la vie semi-aquatique; etc. Sans oublier ceux qui s'étaient adaptés à la vie en apesanteur, dans des habitacles exigus, pour les vaisseaux parcourant de longues distances.



Puis, quand la communication entre les mondes devint quasi-instantanée grâce à la découverte des hyperondes (en 17017 EH *), et à leur application technologique, l'ansible, les humanités qui s'étaient différenciées au cours des millénaires, commencèrent à se fédérer, par affinités, par mimétisme.

La partie de l’humanité qui s'était consacrée à la très haute technologie, et qui avait pratiquement fusionné avec les machines via de nombreuses prothèses cybernétiques (IA/Robots ou "Andres"/Cyborgs/Humains), fonda la Loge Tekno.

Quelques siècles plus tard, une branche de cette humanité technique, spécialisée dans le voyage interstellaire, adopta le nom générique de Nautes. Ils étaient devenus une sous-espèce parfois très éloignée morphologiquement des Humains de base; oscillant entre deux tendances, technophile ou biophile. Certains groupes ou classes sociales étaient des cyborgs (comme leurs congénères Teknos) et furent appelés "Navyborg". Les autres, qui ressemblaient de moins en moins à des Humains, du fait de leurs métamorphoses génétiques ou chimiques, se mirent à côtoyer les Humains le plus rarement possible.

Cette évolution physique était néanmoins utile, voulue et de plus en plus précisément contrôlée :
- pour s'adapter au Haut-espace (les immensités entre les systèmes stellaires)
- et, plus périlleux encore, à la "Surdimension kinesthétique psychoperceptible" (cette dimension étrange qu'empruntent les vaisseaux lors des vols/plongeons hyperspatiaux).


(*) EH pour Ere Holocène ou Ère Humaine

lundi 7 mars 2016

Les robots et l'empire

Dans le tome 1 du livre Les robots et l'empire (qui fait la liaison entre les deux cycles majeurs d'Isaac Asimov : Les robots et Fondation), on apprend que :

- page 30 : les Spatiens considèrent les Terriens comme des "barbares éphémères"

- page 44 : 5 milliards de Spatiens sont disséminés sur 50 mondes (d'Aurora à Solaria)

- page 64 : les Terriens et les Coloniens ont une espérance de vie de 80 ans contre 400 ans pour les Spatiens (ce qui en fait de potentiels Seigneurs de l'Instrumentalité)

- page 83 : la Terre est peuplée de 8 milliards d'habitants humains auxquels s'ajoutent un grand nombre de Coloniens, contre seulement 5 milliards et demi de Spatiens dispersés sur 50 mondes

- enfin, page 296 : la première loi de la psychohistoire, clé de l'étude de l'Humanique, est énoncée de la façon suivante : "On peut plus facilement manipuler les foules que les individus. Plus la foule est importante, plus facilement on peut la dominer par l'émotion que par la raison."

Article de Wikipédia

Les Robots et l'Empire (titre original : Robots and Empire) est un roman d'Isaac Asimov publié en 1985, venant après Les Cavernes d'acier, Face aux feux du soleil et Les Robots de l'aube dans le cycle des robots.
Ce livre permet de faire le lien avec le cycle de Fondation et complète l'œuvre d'Asimov. On y retrouve la planète Solaria qui joue également un rôle dans le cycle de Fondation. On y découvre également la fin de la Terre…

Résumé

Bien que ce livre soit inclus dans le cycle d'Elijah Baley, celui-ci n'est pas « physiquement » présent dans l'histoire. En effet, ce dernier est mort. Mais l'œuvre qu'il avait entrepris dans les livres précédents a avancé. Les terriens, en suivant son fils (Bentley) ont colonisé d'autres mondes et cela continue, bien que celui-ci aussi soit mort. Le descendant actuel d'Elijah Baley est son descendant à la 7e génération et s'appelle D. G. (D : Daneel, G : Giskard) Baley, en honneur aux deux robots éponymes qui ont travaillé avec Elijah.
Cette fois-ci, pas de véritable enquête, simplement deux robots (très particuliers) : Daneel et Giskard qui « sentent » que quelque chose se trame contre la Terre et qui tentent de l'arrêter. La personne qui préparerait la chose serait le roboticien spatien Amadiro, qui, contrairement à son rival Fastolfe, prône une politique antiterrienne. Amadiro a pris le poste de Directeur de l'institut de robotique d'Aurora et vise celui de président. Les deux robots, aidés par le fait que Giskard puisse lire les pensées, essayent de comprendre le plan et de l'arrêter, mais ils sont sans cesse limités par les trois lois de la robotique.
Ils se déplacent donc de monde en monde grâce au vaisseau de D. G. Baley (commercien colonien), épris de Gladia Solaria (en effet, les deux robots sont la propriété de Gladia et se déplacent toujours avec elle).

Le monde

Contrairement aux autres romans où l'action était souvent réduite dans l'espace, dans celui-ci, il y a beaucoup de voyages grâce au vaisseau de D.G. Baley. Ainsi, Gladia et Baley (donc indirectement Daneel et Giskard) vont sur Solaria, Aurora, Baleyworld (nom donné en l'honneur de l'ancêtre) et finalement la Terre.