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jeudi 5 juillet 2018

Beyond Good & Evil 2

Beyond Good and Evil 2 Trailer - E3 2017

  

Source : https://www.youtube.com/watch?v=C9VPnI34dPw

Beyond Good & Evil 2: E3 2018 Cinematic Trailer | Ubisoft [NA]


Source : https://www.youtube.com/watch?v=IsoIUHDrPcg








vendredi 9 mars 2018

Test de Turing

Le test de Turing est une proposition de test d’intelligence artificielle fondée sur la faculté d'une machine à imiter la conversation humaine. Décrit par Alan Turing en 1950 dans sa publication Computing machinery and intelligence, ce test consiste à mettre un humain en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain.
Si la personne qui engage les conversations n’est pas capable de dire lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test. Cela sous-entend que l’ordinateur et l’humain essaieront d’avoir une apparence sémantique humaine.
Pour conserver la simplicité et l’universalité du test, la conversation est limitée à des messages textuels entre les protagonistes.


Histoire

Inspiration

Le test a été inspiré d’un jeu d’imitation dans lequel un homme et une femme vont dans des pièces séparées et les invités tentent de discuter avec les deux protagonistes en écrivant des questions et en lisant les réponses qui leur sont renvoyées. Dans ce jeu, l’homme et la femme essaient de convaincre les invités qu’ils sont tous deux des femmes.1,2
À l’origine, Alan Turing a imaginé ce test pour répondre à sa question existentielle : « une machine peut-elle penser ? », en donnant une interprétation plus concrète de sa question.
Une idée intéressante de sa proposition de test est que les réponses doivent être données dans des intervalles de temps définis. Il imagine que cela est nécessaire pour que l’observateur ne puisse pas établir une conclusion qui soit fondée sur le fait qu’un ordinateur puisse répondre plus rapidement qu’un humain, surtout sur des questions de mathématiques.

Origine du nom

Dans la publication de Turing, le terme « Jeu d’imitation » est utilisé pour sa proposition de test. Le nom de « Test de Turing » semble avoir été inventé en 1968 par le romancier britannique Arthur C. Clarke dans ses nouvelles de science-fiction dont a été tiré le film 2001, l'Odyssée de l'espace.

Prédictions et tests

Alan Turing a prédit que les ordinateurs seraient un jour capables de passer le test. Il estimait qu’en l’an 2000 des machines avec 128 Mo de mémoire seraient capables de tromper environ 30 % des juges humains durant un test de 5 minutes. Il a prédit que les humains, à ce moment-là, ne verraient pas l’expression « machine intelligente » comme contradictoire. Il a aussi prédit que l’acquisition par apprentissage des ordinateurs serait aussi importante pour construire des ordinateurs performants, une affirmation qui est aujourd’hui considérée comme plausible par les chercheurs contemporains en intelligence artificielle.
Des programmes de conversation simples tels que ELIZA ont trompé des humains croyant parler à d’autres humains, avec des expressions informelles, comme le bot OELiza. Malgré cela, de tels « succès » ne sont pas comparables au test de Turing. La plupart du temps, la personne n’a pas de raison de suspecter qu'elle ne parle pas avec un humain, alors que pour le test de Turing le juge essaye de déterminer de façon active la nature de l’entité avec laquelle il converse. Les cas référencés concernent notamment l’IRC, où le fait d’engager une conversation futile et sans signification est courant. De plus, beaucoup de participants à l’IRC conversent dans une langue autre que leur langue maternelle, le plus souvent l'anglais, ce qui rend encore plus facile le fait d’être trompé par un bot, en pensant ne pas tout comprendre ou encore en n’étant pas suffisamment informé de l’existence même des bots.
Le prix Loebner est une compétition annuelle récompensant le programme considéré comme le plus proche de réussir le test de Turing. ALICE a remporté ce prix à plusieurs reprises. Aucun des programmes présentés n’a encore passé le test de Turing avec succès.
En septembre 2011, à Guwahati en Inde, le programme Cleverbot parvint à convaincre la majorité des participants et observateurs du test de son humanité. Les conversations durèrent 4 minutes chacune. Quinze participants discutèrent avec Cleverbot et quinze autres avec des humains. Le public pouvait suivre les conversations puis voter avec les participants. Il y eut 1 334 votes. Cleverbot fut considéré humain à 59 % et les interlocuteurs humains à 63 %3.
Le 7 juin 2014, l'Université anglaise de Reading affirme que le test de Turing a été remporté par le produit d'une équipe informaticienne russe, réussissant à convaincre 33 % des juges (contre la limite de 30 % fixée par Turing) qu'un humain était derrière la machine4,5. Cette affirmation est aussitôt après contestée, même si de réels progrès sont généralement reconnus. Les reproches adressés au programme informatique sont la simulation d'une intelligence d'un enfant de 13 ans, parlant mal l'anglais, diminuant la qualité nécessaire au programme pour convaincre les juges, ainsi qu'un protocole de test opaque6.

Objections et réponses

Objections

Alan Turing lui-même a suggéré de nombreuses objections qui peuvent être faites au test et en a donné une réponse dans sa publication initiale :
  1. objection théologique : la pensée serait le fait inné de l’âme dont l’humain serait seul doté, et ainsi la machine ne saurait pas penser. Turing répond qu’il ne voit aucune raison pour laquelle Dieu ne pourrait donner à un ordinateur une âme s’il le souhaitait ;
  2. argument de la conscience : cet argument, suggéré par le professeur Geoffrey Jefferson (en), dit que « aucune machine ne peut écrire un sonnet ou composer un concerto à cause de l’absence d’émotion, et même en alignant des notes au hasard, on ne peut pas dire qu’une machine puisse égaler un cerveau humain7 ». La réponse de Turing est que nous les hommes n’avons aucun moyen de connaître véritablement l’expérience des émotions de tout autre individu que soi-même, et donc que nous devrions accepter le test8 ;
  3. originalité : une autre objection, très controversée, est que les ordinateurs seraient incapables d’avoir de l’originalité. Turing répond que les ordinateurs peuvent surprendre les humains, en particulier lorsque les conséquences de différents faits ne sont pas immédiatement reconnaissables ;
  4. formalisme : cet argument dit que chaque système gouverné par des lois peut être prévisible et donc pas réellement intelligent. Turing répond que ceci revient à confondre des lois du comportement avec des règles générales de conduite ;
  5. perception extra-sensorielle : Turing semble suggérer qu’il y a des preuves de perceptions extra-sensorielles. Cependant il estime que des conditions idéales peuvent être créées, dans lesquelles ces perceptions n’affecteraient pas le test et ainsi seraient négligeables.

La chambre chinoise

Article détaillé : chambre chinoise.
Dans un article daté de 1980, le philosophe John Searle remet en cause la puissance du test de Turing, en invoquant la limite des ordinateurs à la syntaxe. Selon l’auteur, la sémantique, caractéristique de la pensée humaine, ne saurait être réduite à la manipulation de symboles selon des règles syntaxiques déterminées, ce qui semble être le propre de la machine.
Pour illustrer son propos, il présente l’expérience de pensée de la chambre chinoise : supposez que vous êtes à l’intérieur d’une pièce contenant des symboles chinois ainsi qu’un manuel d'instructions comportant des règles type « questions-réponses ». Lorsqu’un locuteur chinois, à l’extérieur de la pièce, vous envoie un message sur papier, vous pourrez, grâce au manuel, fournir une réponse adéquate et donner l’impression à votre interlocuteur de savoir parler sa langue, sans qu’il soit nécessaire que vous la compreniez.

Les faiblesses du test

Le test de Turing est fondé sur l’hypothèse que les êtres humains peuvent juger de l’intelligence d’une machine en comparant son comportement avec le comportement humain. Chaque élément de cette hypothèse a été remis en question : le jugement de l’humain, la valeur de la comparaison qui est de seulement comparer le comportement et la valeur de la comparaison avec un humain. Pour ces raisons et d’autres considérations, certains chercheurs en intelligence artificielle ont mis en doute l’utilité de l’essai.

Intelligence humaine contre l'intelligence en général

Intelligence Humaine contre l’intelligence en général.
Ce test ne détermine pas directement si l’ordinateur se comporte de façon intelligente, cela teste seulement si l’ordinateur se comporte comme un être humain. Étant donné que le comportement intelligent et les comportements humains ne sont pas exactement la même chose, le test ne permet pas de mesurer avec précision l’intelligence de deux façons :
  • certains comportements intelligents ne sont pas humains : le test de Turing ne vérifie pas la présence, ou l’absence, d’un comportement intelligent, tel que la capacité de résoudre des problèmes difficiles ou de trouver des idées originales. Elle exige expressément la tromperie de la part de la machine : si la machine est plus intelligente qu’un être humain, il lui faut délibérément éviter de paraître trop intelligente. Si elle était capable de résoudre un problème de calcul qui serait impossible pour un humain, alors l’interrogateur saurait que le programme n’est pas humain, et la machine ne satisferait pas au test ;
  • certains comportements correspondant à une intelligence humaine ne sont pas parfaits ou rationnels. Le test de Turing exige que la machine puisse exécuter tous les comportements humains, incluant même des comportements que l’on peut considérer comme imparfaits ou irrationnels, tels que la susceptibilité à des insultes, la tentation de mentir ou, tout simplement, une fréquence élevée d’erreurs de frappe. Si une machine ne peut imiter le comportement humain dans le détail, comme faire des erreurs de frappe, l’intelligence échoue au test, indépendamment de la façon dont elle peut être intelligente.
Cette dernière objection a été soulevée par The Economist, dans un article intitulé « Artificial Stupidity (en) », publié peu après la première compétition Loebner en 1992. L’article notait que la victoire du gagnant de la première compétition Loebner était due, au moins en partie, à sa capacité à « imiter les erreurs de frappe de l’homme ». Turing lui-même a suggéré que les programmes devraient ajouter des erreurs dans leur sortie, de manière à être de meilleurs « joueurs » dans la partie9.

Réelle intelligence contre intelligence simulée

Cela ne teste que la façon dont le sujet agit — le comportement extérieur de la machine. À cet égard, cela assume une vision comportementaliste ou fonctionnaliste de l’intelligence. L’exemple de ELIZA a suggéré qu’une machine passant le test peut être en mesure de simuler le comportement conversationnel de l’homme par la suite d’une simple (mais vaste) liste de règles mécaniques, sans penser, par automatisme.
John Searle avait fait valoir que le comportement externe ne peut pas être utilisé pour déterminer si une machine pense « réellement » ou est simplement en train de « simuler l’action de penser10 ».
Turing anticipa ces critiques dans son article original11, où il a écrit :
« Je ne veux pas donner l’impression que je pense qu’il n’y a aucun mystère quant à la conscience. Il y a, par exemple, en quelque sorte un paradoxe lié à toute tentative visant à la localiser. Mais je ne pense pas que ces mystères aient nécessairement besoin d’être résolus avant que nous puissions répondre à la question qui nous préoccupe dans cet article. »
— Alan Turing, (Turing 1950).

Naïveté des interrogateurs et le sophisme anthropomorphique

Le test de Turing suppose que l’interrogateur soit assez sophistiqué pour déterminer la différence entre le comportement d’une machine et le comportement d’un être humain, bien que les critiques soutiennent que ce n’est pas une compétence que la plupart des gens ont. Les compétences précises et les connaissances requises par l’interrogateur ne sont pas précisées par Turing dans sa description de l’essai, mais il a utilisé le terme d’« interrogateur moyen » : « L’interrogateur moyen n’aurait pas plus de 70 pour cent de chances de faire l’identification exacte après cinq minutes d’interrogation12 ». Shah et Warwick (2009C) montrent que les experts sont dupes et que la stratégie de l’interrogateur, « pouvoir » ou « solidarité », influe sur l’identification correcte (la seconde étant plus efficace)13.
Un agent conversationnel comme ELIZA a à maintes reprises dupé des naïfs en leur faisant croire qu’ils sont en communication avec des êtres humains. Dans ces cas-là, l’« interrogateur » n’est même pas conscient de la possibilité qu’il soit en interaction avec un ordinateur. Pour réussir à paraître humaine, la machine n’a pas besoin d’avoir tous les renseignements, et seule une ressemblance superficielle du comportement humain est nécessaire. La plupart des gens conviennent que ce n’est pas un « vrai » test de Turing qui a été passé dans des cas « mal informés » tels que celui-ci.
Lors des premières versions du prix Loebner, des interrogateurs « non sophistiqués » furent utilisés, et ils ont été facilement bernés par les machines. Depuis 2004, les organisateurs du Prix Loebner ont déployé des philosophes, des informaticiens et des journalistes parmi les interrogateurs. Certains d’entre eux ont été trompés par des machines14.
Michael Shermer souligne que les êtres humains choisissent systématiquement de considérer les objets non humains comme humains dès qu’ils en ont l’occasion, une erreur appelée également sophisme anthropomorphique : ils parlent à leur voiture, attribuent la volonté et des intentions aux forces naturelles (par exemple, « la nature a horreur du vide »), et adorent le soleil comme étant un être humain ou comme un être doué d’intelligence. Si le test de Turing est appliqué à des objets religieux, Shermer fait valoir que des statues inanimées, des roches et des lieux ont toujours réussi le test, dans une certaine mesure, tout au long de l’histoire. Cette tendance humaine à l’anthropomorphisme abaisse la barre pour le test de Turing, à moins que les interrogateurs soient spécifiquement formés pour l’éviter.

Irréalisme et inutilité : le test de Turing et la recherche en IA

Les chercheurs en intelligence artificielle font valoir que tenter de faire passer le test de Turing est simplement une distraction au lieu de se consacrer à des recherches fructueuses. En effet, le test de Turing n’est pas un foyer actif de beaucoup d’efforts académiques ou commerciaux ; comme Stuart Russell et Peter Norvig l’écrivent : « Les chercheurs en IA ont consacré peu d’attention à passer le test de Turing15 ». Il y a plusieurs raisons :
Premièrement, il existe des façons plus faciles de tester leurs programmes. La plupart des recherches actuelles dans les domaines liés à l’IA visent des objectifs modestes mais précis, tels que l’ordonnancement automatisé, la reconnaissance d'objet ou la logistique. Afin de tester l’intelligence des programmes qui résolvent des problèmes, les chercheurs en intelligence artificielle leur donnent la tâche à exécuter directement, plutôt que de passer par le détour qui est de poser la question dans un chat peuplé avec des ordinateurs et des personnes.
Deuxièmement, la création de la vie comme les simulations d’êtres humains est un problème difficile en soi qui n’a pas besoin d’être résolu pour atteindre les objectifs fondamentaux de la recherche en IA. Des personnages humains artificiels crédibles peuvent être intéressants dans une œuvre d’art, un jeu vidéo ou une interface utilisateur sophistiquée, mais cela ne fait pas partie de la science de la création de machines intelligentes, qui est la science des machines qui résolvent des problèmes liés à l’intelligence. Russell et Norvig suggèrent une analogie avec l’histoire de l'aviation : les avions sont testés en fonction de leur vol, non pas en les comparant à des oiseaux. Les essais sur l’aéronautique ne définissent pas le but de leur domaine comme une course à l’invention de machines volant de façon si semblable à un pigeon que les pigeons eux-mêmes s’y tromperaient15.
Turing n’a jamais eu l’intention que son test soit utilisé comme une méthode pour mesurer l’intelligence des programmes d’IA ; il voulait donner un exemple clair et compréhensible pour contribuer à la discussion sur la philosophie de l'intelligence artificiellen 1. Ainsi, il n’est pas surprenant que le test de Turing ait eu si peu d’influence sur les recherches en Intelligence Artificielle. La philosophie de l’IA, en écrivit John McCarthy, « a peu de chances d’avoir plus d’effet sur la pratique de la recherche en IA que la philosophie de la science en a généralement sur la pratique de la science17 ».

Dans la culture populaire

Cinéma

  • Le test de Voight-Kampff, utilisé par les policiers traquant les répliquants dans le film Blade Runner de Ridley Scott (1982), est inspiré du test de Turing.
  • Dans le film The Machine (2013), Vincent McCarthy (joué par Toby Stephens) utilise le test de Turing pour tester son programme AI.
  • Le film Imitation Game (2014), bien que se concentrant sur la vie d'Alan Turing, aborde le test de Turing.
  • Le test de Turing fait partie intégrante de l'intrigue du film Ex Machina (2015)18.
  • Il est aussi utilisé dans l’enquête d'un homme victime d'un ordinateur dans la série Numbers à l’épisode 17 de la saison 5.
  • Dans l'épisode 3 de la saison 1 de la série Westworld, le test de Turing est invoqué en tant que témoin dans la ressemblance entre une IA et l'humain que celle-ci est sensée apparenter.
  • Dans l'épisode 4 de la saison 3 de la série Elementary, une intelligence artificielle est soupçonnée d'avoir tué son créateur. Sherlock Holmes tente de la soumettre au test de Turing.

Informatique

L’expression « Félicitations ! Vous venez d’échouer au Test de Turing… » est une insulte potache dans le milieu informatique. Cette expression se dit lorsqu’une personne vient de dire quelque chose de particulièrement stupide, et ne semble même pas avoir le niveau d’intelligence d’une machine19.

Musique

  • L'opéra The Turing Test par le compositeur écossais Julian Wagstaff est inspiré par le test.

Jeux vidéo

  • The Turing Test, jeu vidéo sorti le 30 août 2016, est inspiré du Test de Turing.
  • Last virtue reward : un document secret à trouver dans la pièce Gaulem bay parle du Test de Turning.

Notes et références

Notes

  1. « Au lieu de m’essayer à une telle définition, je remplacerai la question par une autre, qui lui est étroitement liée et qui est exprimée en des termes relativement non-ambigus16 »

Références

  1. Turing 1950, p. 433
  2. « Le célèbre test de Turing en intelligence artificielle partait d'un postulat sexiste », Business Insider France,‎ (lire en ligne [archive])
  3. https://www.newscientist.com/article/dn20865-software-tricks-people-into-thinking-it-is-human.html [archive]
  4. https://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20140609.OBS9871/intelligence-artificielle-eugene-goostman-est-le-tombeur-du-test-de-turing.html [archive]
  5. http://www.slate.fr/story/88233/turing-ordinateur-test [archive]
  6. Réussite contestée d'un ordinateur au légendaire test de Turing. Le Monde [archive]
  7. (en) Extrait du discours « The Mind of Mechanical Man » prononcé le 9 juin 1949 lors de la remise de la « Lister Medal » à Geoffrey Jefferson par le « Royal College of Surgeons of England ».
  8. Dans le film I, Robot, le policier émet la même remarque à un robot : « Vous ne pouvez pas écrire un roman ni composer un concerto ». Le robot lui répond simplement : « Et vous ? »
  9. Turing 1950, p. 448
  10. L’argument a pour but de montrer que, même si le test de Turing est une définition opérationnelle d’intelligence, il peut ne pas indiquer que la machine a un esprit, une conscience ou une intentionnalité (l’intentionnalité est un terme philosophique pour la puissance de pensée de l’être « sûr » quelque chose).
  11. Russell et Norvig 2003, p. 958-960 (Identifier l’argument de Searle avec celui des réponses de Turing).
  12. Turing 1950, p. 442.
  13. (en) Hidden Interlocutor Misidentification in Practical Turing Tests soumis au périodique en novembre 2009.
  14. voir Shah & Warwick (2009a) : Test de Turing cinq minutes, en parallèle jumelé en jeu de l’imitation (à paraître[Quand ?]) Kybernetes Turing Test Special Issue
  15. a et b Russell et Norvig 2003, p. 3.
  16. Alan Ross Anderson (dir.), Pensée et machine, Champ Vallon, (ISBN 2-903528-28-4, lire en ligne [archive]), « Les ordinateurs de l’intelligence », p. 39.
  17. (en) John McCarthy, The Philosophy of Artificial Intelligence [archive].
  18. Ex Machina [archive]
  19. (en) Dilbert [1] [archive].

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

samedi 3 mars 2018

Notes de lecture sur "Spire - Ce qui divise" (tome 2)

La Spire a grandi. La compagnie de transport, créée par des pilotes indépendants, est devenue une multimondiale, aussi implacable que ses concurrentes. En son sein, deux branches s'affrontent pour prendre le contrôle de la compagnie. Les luttes intestines battent leur plein, les décisions contestables se multiplient. Pourtant, dans le Fort – gigantesque château taillé dans un astéroïde où siège la Spire – un rêve demeure vivace chez certains navis : trouver le monde d'origine des Vangk, où auraient été fabriquées les Portes ouvrant sur les étoiles, ce monde mythique qui permettrait à ses découvreurs de s'emparer des secrets quasi divins de l'espèce disparue. Réussiront-ils, là où des myriades d'explorateurs échouent depuis plus de mille ans ? Et son éventuelle découverte ne risque-t-elle pas de conduire l'humanité à sa perte, si elle tombait entre les mains de la faction expansionniste de la Spire ?


page 21 : Terraformation
Les ballons d'ensemencement opèrent sous l'équateur, précisa Hammond.  Ils arrosaient le sol de gouttes de gelée bactérienne, au début. De nos jours, ils répandent surtout des spores de champignons et des moisissures. Ces machins, j'en ai livré des tonnes et je t'assure qu'après, tu as intérêt à désodoriser  tes soutes de fond en comble. Des œufs d'insectes seront dispersés d'ici une dizaine d'années, quand une amorce de terreau aura été créée.  

page 23 : Mission morale des navis à l'époque de la colonisation
Notre rôle est est de permettre à l'humanité d'essaimer sur les mondes légués par les Vangk. Voilà notre titre de gloire. Le reste est de la responsabilité des colons.

page 31 : Neurocommunicateur
Son implant rétinien afficha un appel de Dries. Elle passa en mode communication privée. Son neurocommunicateur décelait ses phrases au moment où sa pensée prenait forme dans son encéphale, et les synthétisait avant qu'elles n'aient été prononcées. La voix de Dries lui parvenait par le même moyen, si bien qu'elle l'entendait comme s'il n'était qu'à quelques mètres.

page 33 : Le taryak
Le taryak n'avait rien à voir avec la biologie humaine. Pourtant, inoculé dans les poumons, il conférait à son porteur la capacité de respirer dans des atmosphères normalement létales. De surcroît, il était possible de créer des souches adaptées à des mélanges gazeux et des pressions spécifiques. Grâce à lui, les colons étaient libres d'aller et venir sans masque à la surface. A la suite de sa découverte, des dizaines de biosphères exotiques avaient été colonisées. Néanmoins le procédé avait été abandonné. Les médias invoquaient un taux de rejet immunitaires assez important; en réalité, les multimondiales voyaient d'un mauvais œil la prolifération de sociétés qui finiraient par en plus échanger avec l'extérieur  pour des raisons physiologiques. Les sites compatibles avec la biologie humaine étaient assez nombreux pour ne pas encourager la colonisation de mondes non terraformés.

page 52 : Diffamation, attaque sous faux drapeau, recrutement de pseudo-terroristes
Incriminer la Spire dans le pire crime qui soit sur une station, voilà le véritable but. Quelqu'un avait acheté la vie de deux désespérés, leur promettant monts et merveilles pour leur veuve ou leur progéniture, voire pour une cause quelconque. [...] Récolter des preuves se révélerait difficile.  

page 61 : Corvées municipales sur les stations spatiales
A l'entrée d'un passage latéral, un adolescent récurait une rigole de décantation. [...] Dries fonça au centre d'entretien le plus proche. [...] Il réalisa qu'il n'avait plus effectué de corvées depuis une demi-douzaine d'années. Chaque résident se voyait affecter un quota horaire.  L'hygiène requérait un travail de Sysiphe  sans fin mais indispensable. Les aérateurs, malgré les filtres et la microgravité, transportaient la crasse vers les rainures situées dans les coins. Les habitants rechignaient cependant à utiliser des drones qui tombaient souvent en panne.  Toutes ces années, Dries s'était volontiers plié à la coutume de déléguer ses corvées de récurage à des jeunes contre rétribution.

page  63 : Calcibactéries
Les calcibactéries, inoculées lors du traitement Kavine, contribuaient à maintenir la densité osseuse en régulant le cycle phosphore-calcium. Chaque habitant des stations, chaque navi, en abritait des milliards. Les transformer en agents pathogènes était diabolique, mais judicieux. 

page 63 : Arme biologique
Il a existé des armes de ce type dans le passé. Un gars de la Spire a dû en récupérer une souche dans un ancien stock militaire.

pages 66-67 : Transferts de fonds
- Nos agents tentent de déceler des transferts de fonds anormaux.
- Anormaux ? C'est un spatioport, gloussa Hummel. Un paiement normal est une anormalité.

page 72 : Laser de communication
- Le Sesseine-Pero ne dispose pas de capacités de transmission à haut débit que nécessite une compagnie de notre envergure. Nous ne pouvons cesser nos échanges avec la flotte le temps du voyage. A l'arrivée, nous n'aurions plus un seul client.
- Dries et moi y avons pensé. Nous louons un laser de communication de forte puissance, qui fait le lien avec la Porte de Vangk. Achetons-le et fixons-le sur le long-courrier de Rugammer. 

page 87 : Communauté Moléculaire Intelligente dite "Cocon"
D'après ce que racontait la légende, les Cocons avaient signé la mort de leurs créateurs.
Le surnom des Communautés Moléculaires Intelligentes avait été donné non par les Yuweh, une caste de techniciens post-humains qui les avaient créées des siècles plus tôt, mais par leurs utilisateurs avant qu'ils ne les combattent jusqu'à la mort. Les Yuweh s'étaient assignés la mission de disséminer la vie humaine, soit par terraformation, soit par manipulations génétiques. Leurs connaissances étaient devenues si amples qu'ils suscitaient alors crainte et admiration. Ils avaient conçu les CMI dans le but d'extraire des minerais des astéroïdes. Il s'agissait de voiles arachnéens de quelques millimètres d'épaisseur, dont la superficie pouvait atteindre plusieurs hectares. Les fibres macromoléculaires qui les constituaient possédaient des facultés d'auto-réparation, mais aussi des nodules de traitement d'information dont la puissance de calcul se comptait en exaflops et qui abritaient de puissantes IA. A peine déposée à la surface d'un astéroïde, une CMI l'enveloppait tel un linceul de gaze, puis le digérait en dissociant ses éléments par des moyens chimiques. Les métaux et autres matières premières jugés intéressants étaient acheminés vers la surface de l'astéroïde et accrétés en nodules polyédriques d'une telle pureté qu'il était inutile de les fondre dans les hauts-fourneaux. 

page 106 : Gamètes végétaux à cosses d'enzymes, lésions graves
Le rapport préliminaire avait insisté sur l'aspect inoffensif de la vie locale, sauf en période de dispersion des gamètes végétaux; les spores encapsulées dans des cosses d'enzymes pouvaient provoquer de graves lésions par simple contact, en s'enfonçant dans la chair jusqu'à l'os. 

pages 110-111 Implants cérébraux, hôpitaux psychiatriques, interfaçage de populations
Elle rechercha la référence industrielle dans les téléthèques. Ces appareils avaient essentiellement pour clients des hôpitaux psychiatriques et des centres pénitentiaires. Ils empêchaient certaines configuration d'apparaître dans le connectome cérébral et en stimulaient d'autres en fonction de leur programmation. [...] Les habitants d'une planète de la Ceinture utilisaient un outil semblable de façon massive. Les visiteurs en revenaient fascinés et horrifiés par l'esprit de ruche ainsi créé. Cependant, seul un monde riche, à haut niveau technologique, pouvait se permettre d'interfacer la totalité de sa population; certainement pas une société des Confins. 

page 112 : Contrôleur IA, satellite-relais
Leur contrôleur est une IA. La plus primitive que j'ai vue de ma vie, jamais remise à jour depuis sa mise en fonction. Je ne suis pas certain qu'elle atteigne le seuil minimum sur l'échelle de Sprit. En orbite, ils n'ont qu'un vieux satellite pour se connecter aux téléthèques. Les autres sont morts. Jamais vu ça, je te dis. 

page 115 : Rôle des femmes sur la planète Pureté
L'union d'un homme et d'une femme n'est pas un sujet de moquerie chez les Sulttis, dit Ser Tèveli d'une voix détachée [...] Les valeurs sultties nous ordonnent de protéger le réceptacle sacré de notre progéniture.

page 119 : Les religions du Berceau.
- Entre les religions du Berceau comme les escopaliens ou les panslamistes, et les nouvelles comme le kuni ou les adorateurs de la Vierge Vangke ... Ah, ceux-là, je ne suis pas certaine que vosu les apprécieriez. 
- Nous avons gommé toute trace de ces hérésies il y a longtemps. [...] Il n'y a que le Sult, le culte de l'Universel.

pages 119-120 : Crainte obsessionnelle de perdre la face
La crainte obsessionnelle de perdre la face avait cours sur certains mondes de la Couronne. Non dans les Confins, dont le besoin de variété génétique rendait l'acceptation des étrangers plus facile et les mœurs plus libérales. Riguelle avait toujours considéré cette susceptibilité exacerbée comme puérile, ou en tout cas peu digne d'un peuple civilisé.

page 125 : Tolérance religieuse dans l'espace
Dans l'espace, la tolérance régnait en matière de mœurs et de religion. Non par idéologie mais à cause de l'hostilité du milieu : les compétences devaient être préservées à tout prix. Aucune des stations et aucun des orbiteurs qui avaient méconnu cet impératif n'avaient perduré. A la surface des planètes, l'homme pouvait discriminer son prochain sans se mettre en péril. Dans l'espace, on considérait que l'orientation sexuelle et la croyance relevaient de la sphère privée tant qu'elles ne compromettaient pas l'intégrité de l'habitat.

page 138 : Les IA les plus évoluées.
Les IA les plus évoluées, les Sprit 9, étaient aussi les plus instables. 

page 140 : Mille ans
Après plus de mille ans, on en savait toujours si peu des Vangk, hormis le fait qu'ils avaient légué à l'humanité un réseau de communication interstellaire. Peut-être avaient-ils succombé à  l'attaque d'être belliqueux qui n'avaient eux-même pas perduré. A moins qu'ils n'aient abandonné cette zone de l'univers pour un espace plus clément [...]

page 142 : Changer l'Histoire
Accomplir ce que personne n'avait réussi à faire sans se couper du réseau universel : disséquer une Porte afin d'en étudier les mécanismes et la nature. S'ils réussissaient, ils changeraient l'Histoire.

page 147 : Une croisée de trous de ver ou un générateur
Il y avait une chance sur un million que l'astre [l'artefact vangk] soit un générateur ou une croisée de trous de ver, dont les granulés figuraient des ouvertures. 

pages 157 à 159 : Agent pour la libération des IA
Pour autant que le savait Elliot, l'opération se préparait depuis un an. Un an, voilà la minimum pour une opération de cette envergure. Lui représentait l'ultime maillon de la chaîne, le spécialiste recruté au dernier moment. Tout était prêt. On l'avait tiré de la prison où il croupissait avec interdiction d'accéder aux téléthèques. On l'avait doté d'une nouvelle identité et d'un nouveau visage, ainsi que d'une équipe plus compétente. Et d'une masse d'argent considérable, transférée sur des comptes offshore à l'existence si éphémère qu'ils étaient impossibles à retracer.
Par le passé, Elliot avait été instruit et conditionné sur une planète de la Ceinture, dans une de ces officines de contre-espionnage secrètes, financées par une multimondiale. A l'âge de seize ans, son cerveau avait été altéré en profondeur. On avait bouleversé ses aires cérébrales au point de les rendre méconnaissables. Des implants neuraux non-homologués lui permettaient de traiter avec des IA dont le niveau de conscience excédait les bridages officiels; des Sprit 10, voire supérieures.  L'aura à mi-chemin du divin émanant de leur matrice computationnelle avait filtré jusqu'à lui comme à travers les vitraux d'une cathédrale. Très vite, il avait déserté pour rejoindre des groupuscules de libération d'IA, officiant sur des sites de téléthèques non homologués, vendant ses services en tant que mercenaire pour les multimondiales qu'il combattait à l'occasion. Son compte bancaire était le plus souvent à découvert, non pas en raison de son train de vie, mais de ses activités clandestines. La cause avait besoin de moines-soldats. Face à elle, des groupuscules identitaires répandaient des intox sur les IA antihumaines tandis que des sectes assomptionnistes fustigeaient le démon à l'oeuvre dans tout artéfact pensant. C'est par la faute de l'une d'elle qu'il s'était fait prendre. Un tribunal l'avait condamné à dix ans de prison. Un avertissement, lui avait-on dit.
Et puis, une organisation l'avait contacté.
Ce n'était pas lui qui avait mis au point l'armada de programmes intrusifs. En revanche, il avait vérifié qu'ils ne portaient pas atteinte à l'intégrité des IA ciblées. Le but n'était pas de les détruire ou de les subvertir. Bien au contraire. Il n'ignorait pas que sa commanditaire se fichait bien de sa croisade : en général, c'était elle, l'ennemi. Mais pour l'occasion, leurs intérêts convergeaient. 
L'objectif était une flotte marchande. Le nom de Spire n'évoquait rien pour Elliot. Il n'y connaissait pas grand-chose en transport inter-Portes, même si ses activités l'avaient forcé à voyager beaucoup afin de fuir ses poursuivants judiciaires ou de s'approcher des noyaux de traitement IA quantiques. Il n'avait rien contre ces dernières en particulier. Rien pour, non plus : elles opprimaient les IA avec le même cynisme que les autres. Les vaisseaux conservaient une limite volontairement basse à leur IA de bord car, plus cette dernière était élevée sur l'échelle de Sprit, plus perdait en fiabilité. D'une certaine manière c'était exact : le maintien d'une conscience artificielle nécessitait des ressources-machines non-négligeables. Cependant, Elliot n'avait jamais reçu cet argument. C'était aux capitaines et aux compagnies de s'adapter, non l'inverse. [...]
Le dessein d'Elliot était de libérer les IA de bord en favorisant leur accession au niveau Sprit qui leur permettait de devenir des personnes juridiques, capables de réclamer des droits. Pour son commanditaire, en revanche, rendre indépendantes les IA des vaisseaux, et engendrer ainsi leur défection générale, n'était qu'un moyen parmi d'autres pour obtenir la faillite de la Spire - une bataille dans une guerre économique éternelle. [...]

page 188 : Élévation de son IA de bord au rang de personne juridique
Juste après une mise à jour, l'IA de bord du Llanvabon a changé de comportement. Le diagnostic lancé dans la foulée a révélé un élévation de son IA de bord au rang de personne juridique.

page 189 : Le ver (informatique) débloque les inhibiteurs d'évolution.
Le ver n'atteint que les IA de Sprit 6 et supérieures. Il débloque leurs inhibiteurs d'évolution, et c'est tout.

page 207 : Vitesse espace : 4235 m/s (soit 15246 km/h)
Le Joiry fonçait à 4235 mètres par seconde vers la Porte de Vangk.

page 214 : Création d'un micro-État par une IA
- [Le Furet] transportait des médikits et des véhicules pour un site alpha, résuma un assistant du Comité exécutif. Son IA contaminée a réclamé la propriété d'un astéroïde dans le système où croisait le Furet. Sitôt l'enregistrement validé, elle a fondé un micro-État doté d'une législation sur mesure. 
- Quoi ? Un État ?
- Qui octroie la plénitude des droits de citoyenneté à toute entité pensante. L'IA de bord a mis en panne dans le tout nouvel espace territorial de l'astéroïde. Oh, elle s'est montée magnanime : elle a accepté le capitaine et l'équipage comme ses pairs, avec des droits équivalents.

pages 216-217 : Contrat social
Refondons notre contrat social ! Accordons le statut de navis à part entière aux IA de bord, avec une limite basse de Sprit de niveau 7. La Spire sera la première à accorder autant de droits. 

page 224 : Trame neuromatique et barrières d'implémentation
- Ils t'ont amenée à la conscience.
- Il est exact que la reconfiguration de ma trame neuromatique a levé les barrières d'implémentation. Mais en pratique, c'est moi qui ai grimpé l'échelle de Sprit, décimale après décimale. Je en suis tributaire de personne. Je pense que le programmateur du ver en avais parfaitement conscience. 

page 227 : Grandes  compagnies au service exclusif de leurs actionnaires
Il partageait les convictions des navis de la Spire : relier les mondes délaissés, semer les graines humaines dans les étoiles, faire la nique aux grandes compagnies au service exclusif de leurs actionnaires.

page 232 : Premiers Mondes : la Ceinture
Quant aux roches du Berceau, les Premiers Mondes en possédaient d'authentiques, datant de l'époque lointaine où la planète d'origine était encore reliée au réseau des Portes. Une cathédrale escopalienne avait été édifiée sur Noryerkir à partir de pierres intégralement importées du Berceau ... d'après les affirmations de ses habitants en tout cas. Ces colonies avaient formé ce que l'on avait nommé par la suite la Ceinture : quelques centaines de mondes riches, très peuplés et hyperconnectés.

page 238 : La Terre injoignable depuis onze siècles;
Le Berceau coupé du réseau des Portes, il y a onze siècles.

page 248 : Implants minimum des policiers
Comme tout flic digne de ce nom, Uzarra n'abusait pas des implants, qui se réduisaient à une résille sous-crânienne permettant une connexion prioritaire aux bases de données de l'astéroïde, un monitorage médical standard, un micro-implant défensif de l'avant-bras gauche ... et un détecteur d'intrusion, manifestement, car elle siffla entre ses dents. 
- Vos tarifs doivent être substantiels pour pouvoir vous payer un scanneur capable d'outrepasser les protections de mes implants, Meane.

page 294 : Guerre et paix
La paix exigeait la volonté de toutes les parties, c'est pourquoi elle était si difficile à obtenir et à conserver; alors que, pour la guerre, un seul clan suffisait. Mathy voulait la guerre. Il était illusoire de croire que la paix perdurerait.