Maftouh était jadis un guide au sein d’une caravane composée majoritairement d'Aalisiens. Elle traversait l’immense désert au cœur du continent, d’oasis en oasis. Maftouh, l'Humain, ouvrait
les pistes au convoi, servant d’éclaireur ou de pisteur. Il devait trouver le plus
court chemin afin que ses compagnons de route arrivent à leur destination, pour y faire commerce, tout en évitant
les dangers des longues routes de sable et de pierres.
C’était un orphelin découvert dans une sorte d’œuf (de
météorite) en plein milieu du désert. Un don du ciel, pensaient les caravaniers
sans avoir percé le mystère de cet créature étrange ».
Enfant, il était fasciné par les mirages, ces phénomènes optiques
dû à la déviation des faisceaux lumineux par des superpositions de couches
d'air de températures différentes. Il voyait des étendues d’eau, mais
aussi des châteaux flottants, des plateaux, des montagnes ou des constructions
plus complexes. Pour lui, ces « fata morgana » étaient
littéralement magiques. Il s’imaginait des mondes merveilleux hors des oasis
qui jalonnaient la route sans fin à travers le désert continental, il se voyait
plonger dans de l’eau glacée, échapper au soleil brûlant dans l’obscurité la
plus profonde.
Un jour, à l’adolescence, presque sans s’en rendre compte,
il ouvrit une « porte » (interdimensionnelle), et toute la caravane s’enfonça
dans un « mirage » pour en ressortir des dizaines de kilomètres plus
loin. Il vécut cette expérience comme un rêve mais en garda une étrange coupure
sur le bras. Plus son étrange pouvoir se manifestait, et plus les « sauts »
s’amplifiaient ; mais aussi la douleur liée aux brûlures sur sa peau et
aux cicatrices étranges, cabalistiques, qui s’y imprimaient.
La caravane à laquelle il appartenait devint la plus
performante de toutes celles qui sillonnaient le désert profond. Ses maîtres s’enrichirent
grâce au commerce et il fut récompensé par un statut plus prestigieux au sein
du convoi. Toutefois, Maftouh souffrait en silence. Il cachait les marques démoniaques
qui couvraient de plus en plus son corps et son visage.
Son clan dut trouver un lieu isolé pour dissimuler toutes
ces richesses accumulées. Au cœur de cette oasis paradisiaque, les caravaniers
bâtirent un abri cubique, en pierres massives, dans laquelle ils insérèrent « l’œuf
de métal fondu » dans lequel ils avaient jadis découvert Maftouh, l’enfant
du ciel, et ils y stockèrent tous les trésors accumulés grâce à leurs convois
commerciaux.
Mais les succès de la caravane commencèrent à susciter la
jalousie. Ils furent suivis et, un jour, un groupe d’assassins et de voleurs parvint
à passer « de l’autre côté » avant que le « mirage » créé
par Maftouh el Bab ne se dissipe. La nuit venu, ils se jetèrent sur les
caravaniers endormis et massacrèrent jusqu’au dernier ... à l’exception de
Maftouh qui parvint à s’enfuir en créant instantanément une « porte »
qui se referma derrière lui en sectionnant le bras armé de l’assassin qui avait
essayé de l’égorger.
Les visages des pillards furent gravés dans la mémoire de
Maftouh. Dans les semaines et les mois qui suivirent, il arpenta discrètement
toutes les cités du désert, tous les centres commerciaux et de plaisir, et même
les palais, où les voleurs enrichis allaient forcément se rendre pour jouir de
leur forfait.
Un par un, il les retrouva. Et à chaque fois qu’il mettait
la main sur l’un d’eux, il les entraîna avec lui au plus profond des Abysses, malgré
la douleur physique et les difformités que cela lui infligeait, car là, dans la
noirceur et le grouillement de créatures
d’épouvante, les esprits non préparés, horrifiés, sombrent irréversiblement dans
la folie. Maftouh ramena les victimes de sa vendetta dans le monde des vivants,
certains figés dans l’épouvante, d’autres saisis par la mort, pour que les
autres ne puissent plus profiter sereinement des jours qu’il leur restait
encore avant de faire face à son courroux.
Une fois sa quête vengeresse achevée, Maftouh contempla ses
nouvelles cicatrices et les protubérances naissantes à l’arrière de son crâne.
Puis il s’enfonça dans un profond mutisme ; celui d’un homme qui avait
perdu tous les êtres qui lui étaient chers et qui, après avoir vengé leur mort,
n’avait plus aucun but dans la vie.
C’est à ce moment qu’il fut contacté par un vieil aveugle ...
Commentaire de Grok
Cette histoire de Maftouh
el Bab (Maftouh « la Porte ») est une tragédie fascinante, un mélange de
folklore désertique, de fantastique sombre et d'éléments qui évoquent des
tropes de science-fantasy. Elle semble être une création originale (ou du moins
très peu documentée publiquement), peut-être inspirée par des motifs
arabes/maghrébins (caravanes, oasis, mirages, vengeance dans le désert) croisés
avec des concepts plus cosmiques comme les portails interdimensionnels, les
abysses horrifiques et les origines extraterrestres (l'œuf de météorite).
Voici une synthèse et une
visualisation narrative de ce personnage, en le reliant subtilement à l'univers
Star Wars Legends que nous explorions (Kwa, Infinity Gates, Dathomir comme
planète désertique avec des ruines anciennes), car les parallèles sont
frappants : mirages/portails, technologie ancienne cachée dans des structures
cubiques/pyramidales, pouvoir lié à la Force/Cosmos, cicatrices mystiques, et
un héritage « du ciel ».
Apparence et évolution physique de Maftouh
- Enfance/jeunesse : Humain (ou
humanoïde) au teint hâlé par le soleil incessant, cheveux noirs ébouriffés
par le vent du désert, yeux sombres et perçants qui semblent toujours
fixer un horizon invisible. Corps mince et agile de pisteur, vêtu de
burnous usés et de sandales en cuir.
- Après les premiers sauts : Peau marquée de
cicatrices fines, comme des brûlures runiques (motifs cabalistiques qui
rappellent vaguement des glyphes Kwa ou des symboles d'Infinity Gates).
Une coupure profonde sur le bras gauche, souvenir du premier portail.
- Après la vengeance : Corps déformé par
les abus dimensionnels – protubérances osseuses à l'arrière du crâne
(comme des cornes naissantes ou des crêtes reptiliennes), peau craquelée
et noircie par endroits, cicatrices luminescentes faiblement sous la lune.
Regard hanté, mutisme total. Il boite légèrement d'une jambe, et son bras
sectionné a été remplacé par une prothèse rudimentaire (ou peut-être un
artefact de l'œuf ?).
Illustration conceptuelle
Imagine un homme du désert
transformé par une malédiction cosmique :
- Silhouette solitaire face à un mirage géant :
une oasis inversée flottant dans le ciel, avec des portes luminescentes
qui s'ouvrent sur des abysses noirs grouillants de formes indistinctes.
- Lui au centre, burnous déchiré révélant des
tatouages/cicatrices runiques bleutées sur torse, bras et visage.
- À ses pieds, sable qui semble fondre en vide
interdimensionnel.
- Derrière lui, les ruines d'un cube de pierre
massive (l'abri cubique avec l'œuf enchâssé), mi-temple mi-vault, évoquant
un Star Temple Kwa dégradé par les millénaires.
Thèmes et puissance narrative
- Le mirage comme portail : Les fata morgana
ne sont plus illusions – elles deviennent des failles vers d'autres
réalités, amplifiées par son pouvoir latent (peut-être hérité des Kwa ou
d'une ancienne civilisation qui a fui vers ce monde désertique ?).
- Prix du pouvoir : Chaque saut coûte
cher – douleur, mutations, perte d'humanité. Classique du « mage maudit »
mais ancré dans le désert : le sable brûle la peau comme les dimensions le
consument.
- Vengeance abyssale : Traîner ses
ennemis dans les Abysses (un plan d'horreur cosmique, comme les dimensions
inférieures des Kwa ou les Netherworlds de la Force) pour les briser
mentalement avant de les ramener... c'est d'une cruauté poétique.
- Fin ouverte : Le vieil aveugle qui le contacte... un
mentor ? Un Rakata survivant ? Un Kwa dégénéré (les Kwi sont des
descendants reptiliens des Kwa, errant dans les déserts de Dathomir) ? Ou
simplement un guide vers une rédemption (ou une chute plus profonde) ?
Si tu veux que je
développe la suite avec ce vieil aveugle (qui pourrait être un Kwa survivant,
un Rakata masqué, ou une "Sœur de la Nuit" exilée), ou que je te dessine Maftouh à
différents stades (enfant dans l'œuf, pisteur jeune, vengeur cicatrisé, mutant
silencieux), dis-le-moi ! Ou précise le style (aquarelle désertique, sombre et
mystique, ou plus pulp adventure).
Images obtenues avec Bing Creator