mardi 17 mars 2026

Abalam-Sri-Tanisnute (présentation d'un des personnages du roman Calypso 1577)

 

Le Norjan qui vit en ermite sur la planète Aalis s'appelle Abalam-Sri-Tanisnute. Il est presque aveugle. Pour se déplacer, et pour l'aider dans ses tâches quotidiennes, il est accompagné d'un étrange "animal" de compagnie. 

En fait, c'est un habitant endémique de la planète Aalis où le Vieux (expression norjane pour dire Sage) a choisi de finir ses jours au terme d'une très longue vie. 

Ce compagnon est un hexapode, c'est-à-dire qu'il possède six membres : quatre pour se mouvoir et deux qui lui servent de bras. Il a l'apparence d'un petit centaure de la taille d'un chien, mais avec un un visage, un museau, qui ressemble à celui d'une otarie ou d'une loutre.

 


Abalam vit caché au sommet d'une mesa (montagne table) et dans les cavernes sculptées qui lui servent de sanctuaire. Les populations aalisiennes de la mangrove, au pied de la mesa, lui vouent un culte et lui attribuent des pouvoirs magiques. 

  

En échange, et souvent par l'intermédiaire d'un Aalisien fidèle, il transmet des conseils, des guidances spirituelles, des informations techniques parfois, pour améliorer leur habitat ou leur subsistance. 

Parallèlement à ces interactions avec la population endémique de cette planète, le Vieux "de la Montagne", Abalam, accomplit son ultime mission sacrée de Norjan : construire un Tétraèdre de Transit. Cet artefact permettra à des personnes dotées des capacités appropriées de se téléporter directement sur ce monde lorsque celui-ci sera sorti de la période de quarantaine, d'observation, propre à toute civilisation émergente. La tâche est ardue car il fait trouver la jonction exacte des lignes de force entre toutes les dimensions du plan matériel et du plan astral. Il y consacre donc ses dernières années de vie, entre méditation et communication avec la population indigène.


  


lundi 16 mars 2026

"Que sais-tu du physique et de la culture des Norjans de la planète Norjane dans l'univers du jeu de rôles MEGA ?"

Réponses de Grok, ChatGPT et Gemini (respectivement)

Grok

Les Norjans sont les habitants autochtones de la planète Norjane, qui occupe une place absolument centrale dans l'univers de MEGA (le jeu de rôle français créé par Michel Brassinne et Didier Guiserix en 1984, et qui a connu plusieurs éditions jusqu'à la 5e paradigme).

Voici ce que l'on sait d'eux, en rassemblant les éléments canoniques et semi-canoniques les plus récurrents:

Physique / Apparence des Norjans 

Les Norjans sont très généralement décrits comme "très proches des humains" (au point que la majorité des illustrations et des textes les représentent comme des humains normaux).  
- Pas de description d'une différence biologique radicale avec les Terriens (pas de peau bleue, de tentacules, d'yeux composés, etc.).  
- Ils sont souvent présentés comme des humanoïdes "classiques" : taille moyenne ~1,70–1,90 m, morphologie bipède standard, pilosité et couleurs de peau variées mais dans la gamme humaine.  
- Certains textes laissent entendre une longévité potentiellement supérieure à la moyenne humaine (surtout chez les Megas très expérimentés), mais ce n'est pas systématique pour la population civile.  
- Globalement : "ils passent inaperçus parmi les humains terriens" quand ils voyagent incognito.

Culture et société des Norjans

La civilisation norjane est très ancienne et extrêmement sophistiquée sur le plan des pouvoirs psioniques et du voyage interdimensionnel, mais étonnamment paisible et "fade" selon certains récits des Megas eux-mêmes.

Points clés :
- Origine de la Guilde des Megas → C'est sur Norjane que tout a commencé il y a environ ~20 000 ans avec la découverte du Transfert (téléportation personnelle) par Sounk-Iga-Schmoo, puis du Transit (portails stables, souvent matérialisés sous forme de tétraèdres). La Guilde des Messagers Galactiques (les Megas) est née là, sur cette planète.
- Le Sanctuaire → Immense pyramide / complexe situé sur les hauts plateaux de Norjane. C'est à la fois :
  - le siège historique de la Guilde,
  - le principal lieu de formation des Megas,
  - un hub majeur de départs de missions,
  - un centre de recherche sur l'Intercontinuum.
- Société très stable → Les textes évoquent souvent une civilisation qui a atteint un haut niveau de confort, de sécurité et de maturité technologique/psionique il y a très longtemps. Résultat : une société calme, policée, peu conflictuelle, parfois jugée un peu "ennuyeuse" ou trop policée par les Megas qui reviennent de missions dans des univers plus violents ou chaotiques.
- Philosophie et éthique → Très marquée par les idéaux de la Guilde : respect de la Vie et de la Dignité, non-ingérence (sauf cas extrêmes), correction des aberrations du continuum, service aux autres mondes. Les Norjans "ordinaires" (non-Megas) semblent avoir intégré ces valeurs dans leur culture quotidienne.
- Niveau technologique apparent → Plutôt discret. Pas de mégalopoles envahissantes ou de gadgets omniprésents dans la vie courante (contrairement à ce qu'on pourrait attendre). La technologie est très avancée mais fondue dans l'environnement, souvent invisible ou organique/psionique. 

Anecdotes & ambiance typique

- Les Norjans aiment dire que leur planète est le seul endroit où l'on peut vraiment "se reposer" après une mission difficile dans un univers parallèle complètement déjanté.
- Certains Megas (surtout les plus anciens) considèrent Norjane comme un " havre de paix" presque trop parfait, au point que revenir au Sanctuaire peut générer une forme de malaise ou de décompression.
- La langue norjane est la langue de référence de la Guilde, même si les Megas maîtrisent généralement des dizaines de langages.

En résumé : les Norjans sont des "humanoïdes très proches de nous physiquement", vivant sur une planète-sanctuaire paisible, spirituellement avancée, berceau d'une des organisations les plus puissantes et les plus mystérieuses du multivers de MEGA. Leur culture est celle d'une civilisation très ancienne qui a choisi la voie de la sagesse, du voyage dimensionnel responsable et d'une certaine retenue, au point que certains Megas la trouvent presque trop tranquille comparée au chaos du reste du Continuum.

Si tu as une édition précise en tête (Mega III, Mega IV amateur, 5e paradigme…) ou si tu veux creuser un aspect (les Guetteurs, le Transit, les grandes figures norjanes…), dis-le-moi ! 😄









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ChatGPT

Dans l’univers du jeu de rôle MEGA (jeu de rôle), les Norjans (ou Norjaniens) sont les habitants originels de la planète Norjane, berceau historique de la Guilde des Messagers galactiques. Leur description physique et culturelle apparaît surtout dans les suppléments et encyclopédies du jeu.

Voici les principaux éléments connus.


1. Apparence physique des Norjans

Globalement, les Norjans sont humanoïdes et très proches des humains, ce qui facilite leur présence parmi les autres peuples de la galaxie.

Traits physiques typiques :

  • peau dorée ou légèrement ambrée

  • yeux en amande

  • pilosité faible voire inexistante

  • traits évoquant souvent un type « asiatique » aux yeux d’un Terrien

  • morphologie globalement humaine (taille comparable) (fichiers.rolis.net)

Historiquement, Norjane abritait plusieurs ethnies différentes, mais après des millénaires de contacts et de métissages, ces populations se sont fusionnées en un peuple relativement homogène. (fichiers.rolis.net)

Un exemple d’ethnie ancienne mentionnée :

  • les Parakeens : plus petits (environ 1,60 m), ossature plus lourde et culture tribale. (Scribd)


2. Culture et mentalité

La culture norjanienne est souvent décrite comme ancienne, sophistiquée et intellectuelle.

Goût pour la connaissance

Les Norjans ont une tradition forte de :

  • sciences

  • exploration

  • philosophie et réflexion sur l’univers

  • curiosité envers la nature et les civilisations étrangères (Scribd)

Ils ont développé très tôt :

  • l’exploration spatiale

  • la technologie de Transit dimensionnel (les tétraèdres permettant de voyager entre univers). (Wikipédia)


3. Une civilisation galactique majeure

Norjane a joué un rôle central dans l’histoire galactique :

  • berceau de la Guilde des Messagers galactiques (les MEGA)

  • participation à la fondation de l’Assemblée galactique

  • pionniers de l’exploration du multivers (fichiers.rolis.net)

Dans l’univers du jeu, il y a environ 20 000 ans, les Norjans ont découvert l’accès à l’Intercontinuum, ce qui a déclenché leur expansion interdimensionnelle. (Wikipédia)


4. Organisation sociale

Leur évolution politique ressemble à certaines trajectoires terrestres :

  1. royaumes et nations antiques

  2. dynasties monarchiques (ex. dynastie des Asjad)

  3. évolution vers une monarchie constitutionnelle puis une société démocratique (Scribd)

La planète reste aujourd’hui un centre intellectuel et spirituel du multivers.


5. Réputation des Norjans dans la galaxie

Les perceptions varient selon les peuples :

  • admirés pour leur culture et leur éthique

  • jalousés pour leur influence historique

  • parfois perçus comme orgueilleux ou snobs (Scribd)

Le Norjan « moyen » vit donc avec la conscience d’appartenir à une civilisation prestigieuse mais lourde d’héritage.


En résumé :

AspectDescription
Physiquehumanoïdes proches des humains, peau dorée, yeux en amande
Origineplanète Norjane
Cultureintellectuelle, scientifique, exploratrice
Histoirefondateurs de la Guilde MEGA et acteurs majeurs de la civilisation galactique
Réputationpeuple cultivé mais parfois jugé arrogant

💡 Si tu veux, je peux aussi te décrire :

  • la planète Norjane elle-même (géographie, société)

  • la culture quotidienne des Norjans

  • ou les différences entre Norjans et Terriens dans MEGA (psychologie, mentalité, pouvoirs psi).



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Gemini

C'est un excellent choix de sujet ! Dans l'univers de MEGA (le célèbre jeu de rôle de Michel Gaudo et Didier Guiserix), les Norjans sont souvent considérés comme l'une des races les plus emblématiques et les plus "nobles" de l'Assemblée Galactique.

Voici ce qu'il faut retenir sur ce peuple originaire de la planète Norjane :

Le Physique : L'élégance technologique

Les Norjans sont des humanoïdes qui se distinguent par une apparence que l'on pourrait qualifier de "parfaite" selon des standards esthétiques classiques, mais avec quelques particularités notables :

  • Morphologie : Ils sont généralement grands, sveltes et athlétiques. Leur peau est très claire, parfois presque diaphane.

  • Traits : Leurs traits sont fins, souvent décrits comme aristocratiques. Une de leurs caractéristiques les plus frappantes est leur chevelure, souvent d'un blanc pur ou de couleurs métalliques.

  • Longévité : Ils bénéficient d'une espérance de vie largement supérieure à celle des Humains, ce qui influence grandement leur rapport au temps et à l'apprentissage.

  • L'Interface : Physiquement, ils sont souvent "augmentés". Il n'est pas rare qu'ils portent des implants discrets ou des connecteurs neuronaux directement intégrés, car leur corps est optimisé pour interagir avec leur technologie avancée.

La Culture : Sagesse, Ordre et Technologie

La culture Norjane est le reflet d'une civilisation extrêmement ancienne qui a atteint un stade de développement technologique et social quasi utopique.

  • Le Culte de la Connaissance : Pour un Norjan, l'ignorance est le plus grand des défauts. Ils passent une grande partie de leur existence à étudier. Ce sont d'excellents scientifiques, diplomates et, bien sûr, de brillants Megas.

  • Une Société Rigoureuse : Leur structure sociale est très ordonnée, basée sur le mérite et la maîtrise de soi. Ils peuvent paraître froids ou hautains aux yeux des autres races (comme les Humains ou les Tétraplodes), mais c'est souvent dû à leur recherche constante de sérénité et de logique.

  • Rapport à la Technologie : Chez eux, la technologie n'est pas un outil extérieur, c'est une extension de l'être. Leurs cités sur Norjane sont des chefs-d'œuvre d'architecture biotechnologique, parfaitement intégrées à l'environnement.

  • Éthique et Galactisme : Les Norjans sont des piliers de l'Assemblée Galactique. Ils croient fermement au maintien de l'équilibre de l'Intercontinuum et à la non-ingérence brutale dans les mondes primitifs.


Note de MJ : Jouer un Norjan demande de jongler entre une grande puissance intellectuelle et une certaine forme de détachement émotionnel. Ils sont les "cerveaux" de l'équipe, mais doivent apprendre que la logique ne résout pas tout dans le chaos du multivers.

Souhaitez-vous que je vous aide à créer une fiche de personnage Norjan avec des caractéristiques adaptées à la 5ème édition (Mega V) ou à une version précédente ?

 




dimanche 15 mars 2026

Blade Runner (1982) - film

 


Blade Runner est un film de science-fiction américain réalisé par Ridley Scott et sorti en 1982. Son scénario s'inspire assez librement du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de l'auteur Philip K. Dick, à qui le film est dédié.

L'action du film se situe à Los Angeles en 2019 et met en scène Rick Deckard (interprété par Harrison Ford), un ancien policier qui reprend du service pour traquer un groupe de réplicants, des androïdes biosynthétiques, menés par l'énigmatique Roy Batty (interprété par Rutger Hauer).

Le développement du projet ainsi que le tournage du film sont difficiles. Les producteurs, peu satisfaits de la version du réalisateur, opèrent quelques changements, modifiant notamment la fin du film. À sa sortie, le film est un échec commercial aux États-Unis et est accueilli durement par la critique. Il remporte néanmoins trois BAFTA Awards ainsi que le prix Hugo et rencontre le succès dans le reste du monde.

La notoriété du film s'améliore avec les années, notamment lorsqu'une version director's cut, approuvée par Ridley Scott, sort en 1992. Cette version instaure plus clairement le doute quant à la nature réelle de Rick Deckard et renforce donc la thématique principale du film, qui est un questionnement sur l'humanité.

Le style visuel du film et son ambiance néo-noire en font désormais une référence de la science-fiction et plus particulièrement du mouvement cyberpunk. En 1993, le film est sélectionné par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès pour être conservé en raison de son importance et, en 2007, il est classé par l’American Film Institute à la 97e place de son classement des cent plus grands films américains de tous les temps. Il acquiert depuis lors un véritable statut de film culte et est considéré comme un film majeur de l'histoire du cinéma, car précurseur de différents styles. Par la suite, nombre de films, séries télévisées et jeux vidéo s'en sont inspirés.

Une version restaurée, baptisée « final cut », sort en 2007. Le film fait l'objet d'une suite, Blade Runner 2049, réalisée par Denis Villeneuve, sortie en 2017.

Synopsis

Présentation de l'univers

En novembre 2019, dans un Los Angeles pluvieux et crépusculaire, perpétuellement couvert de smog. La planète a vu disparaitre la quasi-totalité de la faune, à la suite de la surexploitation, de la pollution, des guerres (nucléaires) et du dérèglement climatique d'origine anthropique. La population est encouragée à émigrer vers les colonies situées sur d'autres planètes. Pour les besoins des humains, ont été créés des animaux artificiels, ainsi que des androïdes, non pas des robots mécaniques mais des êtres vivants dont les organes, fabriqués indépendamment, et par manipulation génétique, sont assemblés pour leur donner apparence humaine. Ils sont appelés « réplicants » (parfois orthographié « répliquants »). Ceux-ci sont considérés comme des esclaves modernes, et utilisés pour les travaux pénibles ou dangereux, dans les forces armées ou comme objets de plaisir.

Les réplicants sont fabriqués par la seule Tyrell Corporation, dirigée par Eldon Tyrell, et dont le siège est installé dans le colossal building pyramidal qui domine la ville. Après une révolte sanglante et inexpliquée de réplicants dans une colonie martienne, ceux-ci sont interdits sur Terre. Des unités de police spéciales, les blade runners, interviennent pour appliquer la loi contre les contrevenants androïdes, qui consiste à tuer tout réplicant en situation irrégulière ; cette opération est appelée « retrait ». Les androïdes les plus modernes étant difficiles à distinguer des humains, les blade runners doivent enquêter longuement, soumettre un questionnaire établissant l'absence d'empathie des robots (ils n'en éprouvent pas), afin d'avoir la certitude qu'il s'agit bien d'un androïde à détruire.

Déroulement du synopsis

Le résumé correspond à la version initialement sortie au cinéma. Il ne correspond pas au film « final cut » du réalisateur (pour cela, voir Versions de Blade Runner).

Six réplicants du modèle Nexus-6, génération extrêmement perfectionnée mais dont la durée de vie est limitée à quatre ans, détournent un vaisseau spatial. Ils massacrent l'équipage et les passagers, avant de regagner la Terre. Ils essayent de s'infiltrer dans la Tyrell Corporation ; l'un d'entre eux meurt lors de la tentative et les autres s'échappent. Plus tard, Dave Holden, un blade runner, fait passer le test de Voight-Kampff à Leon Kowalski, un nouvel employé de la Tyrell Corporation. Mal à l'aise, Leon, qui est en fait l'un des réplicants impliqués dans l'évasion, lui tire dessus.

Gaff, un policier amateur d'origami, contacte alors Rick Deckard, un ancien blade runner qui a quitté le service. Il le conduit à Bryant, l'ancien supérieur de Deckard. Bryant informe Deckard de la situation et lui montre la vidéo où Leon tire sur Holden. Le chef des blade runners force Deckard à accepter une mission : retrouver et éliminer Leon, Zhora, Pris et Roy Batty (le chef du groupe), les quatre réplicants disparus.

Deckard se rend à la Tyrell Corporation pour y rencontrer Eldon Tyrell, le créateur des réplicants, afin d'obtenir des informations sur les Nexus-6. Tyrell lui demande de faire passer le questionnaire de Voight-Kampff à Rachel, son assistante. À l'issue d'une longue série de questions, Deckard détermine que Rachel est un réplicant. Tyrell explique ensuite qu'elle ne le sait pas car on lui a implanté de faux souvenirs, ceux de sa nièce, qui lui fournissent une « mémoire émotionnelle ». Pendant ce temps, Leon et Roy vont à la rencontre de Hannibal Chew, le scientifique qui conçoit les yeux des androïdes. Ils cherchent quelqu'un qui serait capable d'allonger leur durée de vie et Chew leur indique le nom de J. F. Sebastian, un généticien très proche de Tyrell.

Rachel rend visite à Deckard afin qu'il lui confirme, ou non, ses soupçons sur son véritable statut. Il lui dit la vérité. De son côté, Pris gagne la confiance de Sebastian en se faisant passer pour une sans-abri. Il la recueille dans un immeuble entièrement vide dans lequel il vit en compagnie de ses créations robotiques.

Plus tard Deckard fouille l'appartement de Leon où il trouve une photo de Zhora et une écaille de serpent artificiel. Ces indices le conduisent au club de striptease de Taffey Lewis où travaille Zhora. Elle découvre aisément les intentions du policier, ce qui entraîne une course-poursuite dans les rues de Los Angeles, au terme de laquelle Deckard « retire » Zhora. Bryant le félicite ; il l'informe qu'il doit désormais « retirer » Rachel, qui a disparu de la Tyrell Corporation. Cette nouvelle attriste Deckard, qui a des sentiments pour elle. Remarquant Rachel dans la foule, il est attaqué et désarmé par Leon. Le réplicant est sur le point de tuer Deckard lorsque Rachel lui tire une balle dans la tête avec l'arme de Deckard. Ce dernier accompagne Rachel chez lui et lui promet qu'il ne la pourchassera pas. C'est à ce moment que Rachel conseille à Deckard de faire le test sur lui-même (un nouvel indice quant à la possible nature de Deckard, qui vient s'ajouter aux nombreuses allusions qui laissent à croire qu'il pourrait être un réplicant).

Au même moment, Roy rejoint Pris chez Sebastian et sympathise avec lui : ce dernier a une espérance de vie limitée car il souffre d'un vieillissement accéléré (dit « syndrome de Mathusalem »), ce qui lui fait un point commun avec le réplicant. Ainsi liés d'amitié, tous deux s'introduisent dans la Tyrell Corporation et utilisent une partie d'échecs opposant Sebastian à Tyrell comme prétexte pour cette intrusion. Le chef des réplicants conseille un mouvement à son prétendu ami, ce qui a pour effet de lui faire remporter la partie. Roy demande ensuite à son créateur de rectifier le caractère génétique qui limite sa durée de vie. Tyrell lui explique que c'est impossible, et cherche ensuite à flatter l'ego de Roy en vantant ses accomplissements. Le réplicant l'assassine et tue ensuite Sebastian.

Deckard, informé des évènements, se rend chez Sebastian où il est attaqué par Pris, qu'il parvient à tuer. Roy arrive peu après. Le réplicant, sentant sa fin approcher et rendu furieux par la mort de sa petite amie, donne la chasse à Deckard. Il lui laisse cependant une chance de lui échapper après lui avoir tout de même cassé plusieurs doigts. Deckard s'enfuit par le toit, rate un saut et s'accroche au rebord du toit. Au moment où il lâche prise, Roy le sauve. Le réplicant meurt après avoir livré à Deckard ses dernières pensées. Gaff survient ensuite et rappelle à Deckard que Rachel doit mourir. Deckard retourne à son appartement où il trouve Rachel endormie. Ils quittent les lieux et Deckard trouve alors un origami représentant une licorne (une licorne étant apparue lors d'un rêve de Deckard cela signifierait que Gaff connaissait ce rêve et donc que Deckard pourrait être un réplicant), signe que Gaff est déjà passé, laissant Rachel en vie.

Dans la version director's cut du film, la dernière image est celle des portes de l'ascenseur se refermant derrière Deckard et Rachel, alors que la première version les montre ensuite tous les deux en voiture dans la campagne, sous un ciel bleu. 

Sourcehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film)

Personnages

Réplicants

 Les réplicants sont les androïdes créés et utilisés par les humains dans différents domaines, notamment militaire, mais aussi domestique. Plus ils sont évolués, plus leur durée de vie est courte, pour éviter leur humanisation. Dans le roman de Philip K. Dick, le terme utilisé est « androïde ». Cependant, le réalisateur Ridley Scott souhaite une nouvelle appellation pour éviter tout préjugé. Le scénariste David Webb Peoples consulte sa fille, qui étudie la microbiologie et la biochimie, et celle-ci lui suggère le terme « répliquer » correspondant au processus de reproduction des cellules clonées. Il en tire l'appellation « réplicant » et l’insère dans le scénario de Hampton Fancher[2].

Tels des machines, ils sont « immatriculés ». Ainsi, Leon reçoit l'identifiant « N6MAC41717 », Roy Batty « N6MAA10816 », Pris « N6FAB21416 » et Zhora « N6FAB61216 ». N6 désigne la génération du réplicant (Nexus-6), les trois lettres suivantes (MAC, par exemple) indiquent respectivement le genre, le niveau physique et le niveau mental (le niveau B est la moyenne humaine et le niveau A est le meilleur). Les derniers chiffres représentent la « date de naissance » de l'androïde, soit le 12 juin 2016 pour Zhora (61216)[3]. Le niveau physique A, celui de Roy Batty, permet au réplicant de supporter pendant une courte durée des températures allant de −200 à 600 °C[4].

À l'instar des humains, les réplicants doivent se nourrir. Il est également possible qu'ils supportent et apprécient l'alcool. Or différentes scènes prouvent plus ou moins explicitement que Deckard boit, ce qui accrédite l'idée qu'il est peut-être un androïde, entretenant l'ambiguïté constante du film. Cette tendance peut expliquer son besoin de gérer ses sentiments par la griserie[5].

Les réplicants ne peuvent pas se reproduire[5]. En revanche, ils peuvent développer de l'affection envers un ou plusieurs de leurs congénères[6].

  • Rachel (Sean Young) : assistante d'Eldon Tyrell, elle ignore, au début du film, qu'elle est un réplicant car, en tant que modèle expérimental Nexus 7 développé par Tyrell, elle est dotée d'une mémoire affective fictive.
  • Roy Batty (Rutger Hauer) : il est spécialisé dans la colonisation et le domaine militaire. Il organise, avec ses congénères, la recherche de leurs origines. C'est un des réplicants les plus évolués, avec un niveau physique et mental excellent.
  • Pris (Daryl Hannah) : c'est la petite amie de Roy. Elle est spécialisée dans le domaine militaire et dans le plaisir. Ce type de réplicant est considéré comme un « humain de compagnie ».
  • Leon Kowalski (Brion James) : c'est le bras droit de Roy Batty. Celui-ci l'emploie souvent pour les affrontements directs. Apparemment peu intelligent, il est spécialisé dans le combat.
  • Zhora (Joanna Cassidy) : réplicant spécialisé dans l'assassinat et les opérations secrètes.

Blade runners

Les blade runners sont les policiers chargés de tuer (« retirer ») les réplicants qui ont contrevenu aux lois.

  • Rick Deckard (Harrison Ford) : personnage principal du film. En tant que blade runner, il est chargé de traquer les réplicants déclarés illégaux.
  • Gaff (Edward James Olmos) : policier amateur d'origami et s'exprimant dans un argot urbain, il assiste Deckard dans sa traque.
  • Dave Holden (Morgan Paull) : il surveille les nouveaux employés de la Tyrell Corporation car les réplicants sont susceptibles de l'infiltrer. Il est gravement blessé par le réplicant Leon au début du film.

Humains

  • J. F. Sebastian (William Sanderson) : c'est à lui que Roy et Pris demandent de reprogrammer les réplicants afin d'allonger leur durée de vie. Il a lui-même une espérance de vie limitée à cause d'une maladie, le « syndrome de Mathusalem ».
  • Eldon Tyrell (Joe Turkel) : il est le fondateur et le propriétaire de la Tyrell Corporation ; il a conçu le cerveau des réplicants.
  • Bryant (M. Emmet Walsh) : c'est un policier, chef du département de détection des réplicants à Los Angeles. C'est lui qui décide de leur « retrait » et qui envoie des blade runners pour l'effectuer.
  • Hannibal Chew (James Hong) : il crée les yeux artificiels des réplicants pour la Tyrell Corporation. Il reçoit la visite de Roy et Leon car ils savent que l'œil est un organe où le test Voight-Kampff peut détecter les réactions typiques du réplicant. Ils pensent que c'est là le secret de leur conception et que Chew pourrait donc allonger leur durée de vie.

Différences entre « réplicants » et humains

Pour repérer les réplicants, le blade runner se concentre sur les trois principales différences avec les humains :

  • les réplicants ne sont pas sensibles à la vie animale et ne ressentent rien lorsqu'un animal est mis à mort alors que les humains y sont très attachés, d'autant plus que les vrais animaux sont très rares, remplacés par des animaux artificiels ;
  • ils n'ont généralement aucune forme d'empathie entre eux et envers les autres[7]. C'est même la caractéristique principale détectée par le test de Voight-Kampff. Ainsi, ils ne font rien pour aider l'un des leurs et sont souvent résignés lorsqu'un blade runner les découvre. Cette absence d'empathie est néanmoins parfois remise en question, comme peut en témoigner la tristesse de Roy lorsqu'il découvre Pris gisant sur le sol ;
  • ils ont une moelle osseuse différente de celle des humains car leur génome a été créé artificiellement, ce qui permet une vérification post-mortem.

Le blade runner peut découvrir un réplicant en effectuant un test d'empathie Voight-Kampff, qui consiste à déceler les réactions physiologiques involontaires du sujet lors d'une mise en situation (concernant l’attachement maternel, un stress affectif ou moral…) via une série de questions. Une machine peut également être utilisée pour déceler plus facilement les réactions physiologiques du patient. Les réactions possibles, moins remarquables chez les réplicants de dernière génération, sont par exemple un changement du rythme de la respiration ou du cœur ou un mouvement infime dans l'œil[8].

Encelade, lune glacée de Saturne, abrite les six éléments essentiels à la vie

 

Le phosphore, le plus rare des six éléments essentiels à la vie, a été détecté dans l'océan glacé d'Encelade : une découverte qui fait du satellite l'un des lieux les plus prometteurs en matière de recherche de vie extraterrestre.

Publication 15 juin 2023
 
 

Avec son diamètre avoisinant les 500 kilomètres, Encelade se classe en sixième position des lunes de Saturne par la taille. Sur cette illustration, on la voit cracher des panaches de vapeur, mais une analyse récente des grains de glace de ce corps lointain indique une présence de phosphore, un élément essentiel à la vie.

Illustration de Tobias Roetsch, Future Publishing, Getty Images

Du phosphore, le plus rare des éléments essentiels à la vie, a été découvert pour la première fois dans un océan situé au-delà de la Terre, sur la lune glacée de Saturne, Encelade.

Le phosphore contribue à la fertilité des sols sur notre planète, et selon les chercheurs, les concentrations de cet élément vital pourraient être au moins 100 fois plus élevées dans les eaux cachées d’Encelade que dans nos océans terrestres. Les nouvelles découvertes suggèrent en outre que les mers d’autres mondes glacés pourraient s’avérer chargées en phosphore, comme Europe, la quatrième plus grande lune de Jupiter, et Titan, la plus grande lune de Saturne.

Les phosphates sont une forme de phosphore essentielle aux composants clés de la vie sur Terre, tels que l’ADN, l’ARN et les membranes plasmiques. Des six éléments nécessaires à la vie (le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre), le phosphore « est de loin le moins répandu dans l’univers », révèle Frank Postberg, planétologue à l’Université libre de Berlin.

 

Gauche:Cette image améliorée et colorisée montre l'immense étendue du panache de vapeur.
Droite:Cette image fortement améliorée et colorisée montre l'immense extension du panache de glace et de vapeur.
Photographies de NASA, JPL, Space Science Institute

Ainsi, le phosphore est le seul de ces six éléments qui n’avait encore jamais été détecté dans des océans non terrestres. Cependant, en 2004, la sonde spatiale Cassini a commencé à observer les poussières du deuxième anneau extérieur de Saturne, l’anneau E, composé de grains de glace rejetés par Encelade. En étudiant les grains mesurés par l’analyseur de poussière cosmique de Cassini, les scientifiques sont désormais parvenus à détecter l’élément pour la première fois, une découverte qu’ils ont détaillée dans une nouvelle étude parue dans la revue Nature.

Sixième plus grande lune de Saturne, Encelade ne fait que 505 kilomètres de diamètre. Lorsque la sonde Cassini est arrivée dans le système saturnien en 2004, les scientifiques pensaient trouver une boule de glace gelée. L’année suivante, ils ont toutefois détecté des panaches de vapeur d’eau et de particules glacées s’échappant de geysers à la surface du satellite, révélant l’existence d’un océan situé sous sa coque de glace.

Postberg, l’auteur principal de la nouvelle étude, avait précédemment découvert avec ses collègues que cet océan subglaciaire pourrait aussi contenir des molécules organiques complexes.

Selon Carolyn Porco, planétologue et cheffe de l’équipe d’imagerie de la sonde Cassini, qui n’a pas participé à la nouvelle étude, cela fait d’Encelade « le lieu le plus prometteur de notre système solaire, et le plus facile à atteindre, en matière de recherche d’une vie extraterrestre ».

 À LA RECHERCHE DU PHOSPHORE CACHÉ

Jusqu’à présent, personne n’avait encore détecté de phosphore ni dans la glace d’Encelade, ni dans celle d’autres mondes similaires ; les spécialistes se demandaient donc si ces derniers pouvaient être habitables. « Les [scientifiques] se demandaient vraiment si le phosphore n’était pas une condition de la possibilité d’émergence de la vie », décrit Postberg.

Les précédents modèles d’Encelade et d’autres mondes recouverts d’océans ne s’accordaient pas quant à la potentielle présence de quantités significatives de phosphates dissous dans ces eaux glacées. « Les phosphates n’aiment pas se dissoudre dans l’eau, et sont donc en principe plus difficiles à trouver dans les océans », poursuit le planétologue.

Des recherches avaient ainsi suggéré que les phosphates pourraient être piégés dans les noyaux rocheux de ces mondes, mais des travaux plus récents ont révélé qu’ils pourraient bel et bien également s’avérer abondants dans les océans.

Sur 345 grains de glace provenant de l’anneau E de Saturne et examinés par la sonde Cassini entre 2004 et 2008, les scientifiques ont détecté neuf grains contenant des phosphates.


 

Cette représentation d'artiste dévoile une vue en coupe de l'intérieur d'Encelade. La sonde Cassini de la NASA a découvert que la lune glacée possédait un océan mondial, et probablement une activité hydrothermale.

Droite:

Selon les scientifiques, de puissantes cheminées hydrothermales pourraient éjecter des matériaux du noyau rocheux d'Encelade vers son océan subglaciaire. Après s'être mélangés à l'eau, ces matériaux sont libérés dans l'espace sous forme de vapeur d'eau et de grains de glace.

Photographies de NASA, JPL-Caltech

« Le plus surprenant a été de constater à quel point les signatures des phosphates dans les données sont claires, elles ne laissent place à aucun doute. Il a fallu des années pour analyser ce grand nombre de données, mais de mon point de vue, cette détection est irréfutable », affirme Postberg.

« Il est étonnant que Postberg et d’autres [spécialistes] soient parvenus à trier les grains et à extraire le signal du phosphore aussi efficacement », confie Chris McKay, astrobiologiste au Ames Research Center de la NASA à Moffett Field, en Californie, qui n’a pas participé à cette étude. « Ce travail d’enquêteur est vraiment impressionnant. »

Des travaux récents ont également suggéré, non sans controverse, la détection de phosphine, un composé de phosphore et d’hydrogène, dans les nuages de Vénus. Cependant, en ce qui concerne Encelade, « il n’y a pas de controverse : les phosphates et la phosphine sont bien différents », affirme Gabriel Tobie, planétologue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui n’a pas participé à la nouvelle étude menée par Postberg.

Sur Encelade, les phosphates, qui sont des composés de phosphore et d’oxygène, « ne nécessitent pas de réactions hors normes, tandis que la présence de phosphine sur Vénus serait beaucoup plus difficile à expliquer », explique Tobie.

L’EXPLORATION CONTINUE

En se basant sur les niveaux de phosphates observés sur les grains de glace, les scientifiques ont estimé que les concentrations de phosphore étaient 100 à 1 000 fois plus élevées dans les eaux d’Encelade que dans nos océans terrestres. Selon les expériences menées en laboratoire, ce phénomène serait possible car, tout comme le soda, l’océan d’Encelade serait riche en carbonates dissous. « Cet océan de soude est capable de dissoudre les phosphates présents dans les roches d’Encelade », explique Postberg.

En outre, les eaux des mondes glacés du système solaire externe, tels que Pluton et Triton, la plus grande lune de Neptune, devraient elles aussi regorger de carbonates, ce qui suggère qu’elles pourraient elles aussi dissoudre les phosphates présents dans les roches, selon Postberg. La mission Europa Clipper de la NASA, dont le lancement vers la lune Europe est prévu en 2024, pourrait permettre de détecter des phosphates dans les grains de glace rejetés par cette dernière.

Bien que la détection de phosphates sur Encelade ouvre des perspectives intéressantes, le petit nombre de grains de glace examinés ne répond pas à toutes les questions des spécialistes. De futures recherches seront donc nécessaires afin de déterminer si ces phosphates sont réellement répandus dans l’océan d’Encelade, ou s’ils ne sont présents qu’à quelques endroits seulement, note Tobie.

« La prochaine étape consistera à retourner sur Encelade et, à l’aide d’outils appropriés, à rechercher des biomarqueurs organiques », conclut McKay.

Source https://www.nationalgeographic.fr/espace/encelade-lune-glacee-de-saturne-abrite-les-six-elements-essentiels-a-la-vie

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

 


Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (titre original : Do Androids Dream of Electric Sheep?) est un roman de science-fiction écrit par Philip K. Dick en 1966 et publié deux ans plus tard aux États-Unis.

Œuvre majeure dans la bibliographie de son auteur, elle marque le début de sa reconnaissance par le public américain grâce à son adaptation cinématographique par Ridley Scott sortie en 1982, avec le film Blade Runner. Le roman est d'ailleurs réédité par la suite sous le titre Blade Runner.

Le livre est publié en français pour la première fois en 1976 par les éditions Champ libre, dans la collection « Chute libre ». 

Résumé

En 1992, la Terre, dévastée par une guerre nucléaire, n'est plus habitée que par les rares humains qui ont choisi de ne pas émigrer sur Mars, ou qui n'en avaient pas les moyens.

Dans ce monde dévasté, on tâche d'oublier le vide de son existence dans laquelle on cherche à tout prix un lien d'empathie. Aussi laisse-t-on allumé son poste de télévision en permanence, regardant l'émission de variété de l'ami Buster, présentateur toujours impeccable, toujours frais et jovial, ayant toujours quelque chose à dire, inépuisable et pourtant jamais ennuyeux apparemment. Par ailleurs, le mercerisme est une religion où l'individu cherche à ressentir la « Passion » d'un nouveau Christ, appelé Mercer, par le biais d'un appareil appelé boîte à empathie. Lorsqu'on y est connecté, on ressent violemment, jusqu'à en être physiquement affecté, le chemin de croix de Mercer, brutalisé et lapidé.

De plus, la plupart des espèces animales ont disparu dans le cataclysme si bien que leur simple possession est devenue, non seulement un signe de richesse, mais aussi un signe d'empathie, érigée en qualité absolue et une réelle source de bien-être pour des Terriens vivant isolés.

Rick Deckard est une de ces personnes qui continuent à vivre sur Terre. Chasseur d'androïdes à San Francisco, il rêve de remplacer son mouton électrique par un vrai. Aussi, lorsque son supérieur lui apprend que des androïdes Nexus 6 se sont illégalement enfuis de Mars vers la Terre, il espère aussitôt que la récompense offerte pour leur capture va lui permettre de réaliser son rêve.

À l'aide du test de Voigt-Kampff, fondé sur l'empathie, dont les androïdes sont censés être dépourvus, Rick Deckard entreprend alors de démasquer les androïdes fugitifs. Il se rend tout d'abord chez Rosen, le fabricant des androïdes Nexus 6, qui ne croit pas en l'efficacité du test de Voigt-Kampff. Afin de mettre celui-ci en défaut, il demande à Rick Deckard de réaliser le test sur sa nièce, Rachael Rosen.

En réalité cette dernière n'est autre qu'un modèle Nexus 6, mais Deckard découvre la supercherie grâce à son expérience. Pourtant, il ne retire aucune satisfaction personnelle de cet épisode et s'interroge en voyant la détresse de Rachael. Peu après, celle-ci s'offre à lui, car elle espère, de même que son oncle, que Rick ne pourra plus ainsi tuer d'androïde et qu'il ne s'opposera donc plus au développement de la firme.

Toutefois, Deckard poursuit sa traque et à la fin tue tous les Nexus 6 revenus illégalement sur Terre. Une fois débusqués, ceux-ci sont comme affolés et n'offrent guère de résistance : il s'agit plutôt d'une exécution que d'un combat acharné.

Parallèlement, on suit la vie de John R. Isidore, un « spécial », un humain trop atteint par les radiations pour avoir le droit de se reproduire ou d'émigrer sur Mars. Il vit dans un immeuble abandonné et se sent terriblement seul. Or, les trois derniers Nexus 6 viennent se réfugier dans son immeuble. Il les rencontre et on se rend compte alors de la froideur et du manque total de compassion de ces derniers.

Grâce à ses primes, Rick parvient à s'acheter un vrai animal (et non un robot), une chèvre noire, ce qui les comble, lui et son épouse, de bonheur. Toutefois, pour se venger de l'élimination des Nexus 6, et pour lui faire ressentir une grande peine, Rachael parvient à précipiter dans le vide la chèvre de Rick depuis le toit où elle était parquée.

En accomplissant sa mission, Rick Deckard n'aura de cesse de se demander ce qui différencie l'être humain de l'androïde et ce qui fait son humanité. Ce questionnement atteint son paroxysme lorsqu'il couche avec Rachael.

Témoignage de l'auteur

Selon Philip K. Dick :

« Ce livre a été écrit alors que je connaissais une période de stabilité exceptionnelle. Nancy et moi avions une maison, un enfant et pas mal d'argent. Tout allait bien. À ce moment-là, j'opposais la chaleur de Nancy et la froideur des gens que j'avais connus auparavant. Je commençais à élaborer ma théorie de l'humain contre l'androïde, cet humanoïde bipède qui n'est pas d'essence humaine. Nancy m'avait révélé pour la première fois quel pouvait être le portrait d'un être humain vrai : tendre, aimant, vulnérable. Et je commençais donc à opposer cela à la façon dont j'avais grandi et été élevé[1]. »