Neuromancien (titre original : Neuromancer) est un roman de science-fiction de l'écrivain William Gibson, publié en 1984.
Situé dans une dystopie d'un futur proche, le récit suit le personnage de Case, un pirate informatique enrôlé dans une équipe par une puissante intelligence artificielle et un ancien soldat traumatisé, afin de réaliser le braquage informatique risqué d'une multinationale suisse, la mégacorporation Tessier-Ashpool SA.
Premier roman de Gibson, Neuromancien est généralement considéré comme l'ouvrage fondateur du mouvement cyberpunk. Il remporte notamment en 1984 le prix Nebula du meilleur roman. Sorti sans grand succès médiatique, il devient un succès populaire grâce au bouche-à-oreille.
Neuromancien est le seul roman à avoir remporté à la fois le prix Hugo, le prix Nebula du meilleur roman et le prix Philip-K.-Dick. Il est depuis considéré comme un classique du genre cyberpunk et, en 2005, a été classé parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps par le magazine Time. Il a été adapté en jeu vidéo et a inspiré de nombreuses œuvres ultérieures, telles que le manga Ghost in the Shell (1989), le film Matrix (1999) et le jeu vidéo Cyberpunk 2077 (2020).
Le roman est suivi par Comte Zéro (1986) et Mona Lisa s'éclate (1988), formant la Trilogie de la Conurb.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neuromancien
Bientôt au cinéma
Source : https://www.youtube.com/watch?v=m1NJ6WUC7kY
Contexte fictionnel
Neuromancien présente une dystopie de type cyberpunk. Dans un monde futuriste post-Troisième Guerre mondiale (limitée) règne le capitalisme le plus débridé gouverné par des mégacorporations, des entreprises multinationales qui ont pris le pas sur les États. Par ailleurs, les drogues de synthèse et les augmentations physiques sont omniprésentes.
Dans cet univers, les entreprises japonaises dominent l’économie mondiale, le Japon étant présenté dans le roman comme le pays leader concernant des implants cybernétiques et les modifications corporelles. De fait, ce pays attire les gens qui souhaitent obtenir des interventions médicales illégales ou expérimentales.
Le roman débute dans la ville japonaise de Chiba, qui évoque l’imaginaire de Tokyo dans les années 1980. C'est un exemple de techno-orientalisme, un concept utilisé dans la science-fiction qui imagine le futur saturé de culture asiatique. Gibson révèle dans une interview de 1986 qu'il n'a jamais visité le Japon, et que les noms des rues proviennent d'un calendrier Japan Airlines.
Au sein de cet univers gravitent les « cowboys » du cyberespace, des pirates informatiques qui se connectent au réseau informatique mondial — surnommé la « Matrice » (« the matrix » en VO) — grâce à leur console à laquelle ils sont reliés par des électrodes fixées sur le crâne. Cela leur permet d'avoir une perception visuelle et sensorielle des données numériques qui composent la Matrice et d'interagir avec elle.
Les cowboys, en perpétuelle quête d'informations à monnayer au plus offrant, s'infiltrent incognito dans les banques de données des grandes corporations en exploitant leurs failles. Mais la police de Turing veille, ainsi que les Intelligences artificielles (IA), utilisées pour protéger les données sensibles des corporations de la main avide des pirates ; tout comme la « Glace » (« ICE » en VO), des programmes pare-feu qui peuvent être d'un danger mortel pour les cowboys assez fous pour tenter de passer au travers, ou de les contourner.
Cyberspace
« Le cyberspace. Une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d'opérateurs, dans tous les pays, par des gosses auxquels on enseigne les concepts mathématiques... Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain. Une complexité impensable. Des traits de lumière disposés dans le non-espace de l'esprit, des amas et des constellations de données. Comme les lumières des villes dans le lointain... »
Résumé
Dans la « Conurb », la plus grande mégalopole du monde située en Amérique du Nord, Henry Dorsett Case, âgé de 22 ans, est un « cowboy » du cyberespace, un hacker qui sillonne la Matrice. Il est le meilleur et rien ne lui résiste.
Un jour, étant trop gourmand, il décide de doubler son employeur. Celui-ci, en représailles, lui injecte une mycotoxine russe qui détruit de manière sélective une partie de son système nerveux, celle qui est reliée aux « trodes » (les électrodes de sa console informatique). Case perd alors toute capacité à se connecter à la Matrice : pour lui, tout est perdu, il n'est plus rien.
Aussi, lorsque deux ans plus tard Armitage, un homme mystérieux au passé trouble mais apparemment influent, et Molly, une mercenaire dangereuse dont les yeux ont été remplacés par des implants oculaires, le retrouvent à Chiba au Japon et proposent de lui redonner accès à la Matrice, Case accepte sans hésiter. Mais sa mission est risquée : il s'agit de pénétrer le système informatique d'une importante multinationale suisse, la Tessier-Ashpool SA, ce qu'il fera avec l'aide du mystérieux Muetdhiver.
Première partie : « Le blues de Chiba » (chapitres 1 à 2)

Cette première partie se déroule au Japon à Chiba, une ville à proximité de Tokyo. C'est ici qu'a échoué Case, après avoir perdu la capacité de se connecter aux réseaux numériques de la Matrice.
Vivant de petits trafics, de plus en plus minables au fil du temps, et ayant un mode vie qui se détériore de jour en jour (notamment à cause de sa toxicomanie), Case craint pour sa vie en apprenant qu'un tueur à gages serait à ses trousses, en raison de ses dettes. Il découvre finalement que la mercenaire qui le recherche, la razorgirl Molly, désire le recruter pour une mission dont le commanditaire est un certain Armitage.
Après avoir été engagé par Armitage, Molly et Case débutent une relation intime. Peu après, Case est opéré, aux frais d'Armitage, dans une clinique de Chiba qui répare les dégâts de son système nerveux. Armitage en profite également pour lui donner un foie et un pancréas neufs (empêchant Case d'utiliser les drogues les plus courantes), pour que le hacker ne soit pas tenté de replonger dans la drogue et faire échouer la mission.
Deuxième partie : « La virée shopping » (chapitres 3 à 7)
Dans la deuxième partie, Case et Molly se déplacent avec Armitage sur la côte Est des États-Unis, dans la Conurb (la vaste mégalopole américaine s'étalant de Boston à Atlanta). Après huit jours de convalescence à la suite de son opération, Case peut à nouveau se connecter à la Matrice, via la console informatique dernier cri que lui a fourni Armitage.
Durant cette période, Molly présente Case à l'une de ses connaissance, un homme surnommé le Finlandais qui possède une boutique dans la Conurb appelée le « Metro Holografix ». Ils en profitent pour se renseigner sur leur patron Armitage, leur mission et sur les modifications apportées au corps de Case (notamment des sachets de toxines implantés sur ordre d'Armitage pour contrôler Case). Peu après, Molly conseille à Armitage d'engager le Finlandais (sans révéler ses liens avec lui) comme consultant pour assurer la protection électronique et informatique de l'équipe.
Armitage les lance alors dans une première mission : Molly doit s'introduire dans la multinationale américaine Sense/Net, tandis que dans le même temps Case pirate son système informatique. Leur but est de voler une puce mémoire ROM illégale qui contient la personnalité numérisée de McCoy Pauley, alias « Dixie le Trait-plat », un hacker célèbre décédé, ancien mentor de Case. Ils sont aidés par un groupuscule spécialisé, nommé les « Panthères Modernes », qui fait diversion pendant leur intrusion. Molly est blessée durant l'opération mais parvient à obtenir la puce mémoire. Dixie, qui est capable d'opérer dans la Matrice via la console de Case, va désormais l'assister dans la suite des opérations.
Suspicieux quant à ses motivations et à la nature inhabituelle de sa mission, Molly et Case décident d'enquêter sur Armitage en parallèle. Ils découvrent que celui-ci est en réalité le colonel Willis Corto, seul survivant de la mission ratée « Poing Hurlant », une opération spéciale lors d'un conflit avec la Russie. Rapatrié aux États-Unis pour une longue psychothérapie et une chirurgie reconstructive, Corto a sombré dans la folie en apprenant que le gouvernement savait que la mission Poing Hurlant était vouée à l'échec et l'avait malgré tout déclenchée. Corto tua son supérieur et disparut dans le milieu criminel, pour finalement réapparaître sous l'identité d'Armitage.
Après avoir réussi cette mission, l'équipe se rend à Istanbul en Turquie, afin de recruter leur dernier membre, Peter Riviera, un voleur sociopathe, toxicomane et artiste à la fois. À cette occasion, Case est contacté par « Muetdhiver » (« Wintermute » en VO, et dans la 2e traduction), une IA basée à Berne et propriété de la corporation suisse Tessier-Ashpool SA. Muetdhiver explique progressivement à Case certains détails de la mission pour lui et son équipe, et les aident dans leur progression. L'IA l'informe notamment qu'ils doivent pirater l'IA jumelle de Muetdhiver, prénommée « Neuromancien » (« Neuromancer » en VO) qui est basée à Rio.
Troisième partie : « Minuit dans la rue Jules-Verne » (chapitres 8 à 12)
Étant désormais au complet, l'équipe se rend avec Armitage en orbite jusqu'à Freeside, une enclave spatiale gravitant autour de la Terre. Espace spatial cylindrique assez vaste, Freeside fonctionne comme un complexe hôtelier de luxe, de style Las Vegas pour les riches.
Sur Freeside se trouve leur cible : la Villa Straylight, la résidence principale de l'excentrique famille Tessier-Ashpool, dirigée notamment par Marie-France Tessier-Ashpool, alias « Lady 3Jane ». Celle-ci est le troisième clone de la fille des fondateurs de Freeside, les époux Tessier et Ashpool. Seule de la famille en activité, le reste des Tessier-Ashpool passe leur temps en hibernation cryogénique rotative dans la crypte familiale de la villa. La mission de l'équipe de Case est d'accéder à un terminal informatique en forme de tête ouvragée qui se trouve dans la villa, et d'en obtenir le code d’accès auprès de Lady 3Jane.
Quelques péripéties se déroulent durant cette période, notamment l'arrestation de Case et Armitage par la police de Turing qui a découvert leur mission, notamment en enquêtant après le vol de la puce mémoire de McCoy Pauley. Case et Armitage sont ensuite délivrés par l'intervention de Muetdhiver, qui tue les membre de la police. Molly, de son côté, a rejoint une planque sur Freeside et prépare son intrusion de la Villa Straylight.
Quatrième partie : « L'assaut sur Straylight » (chapitres 13 à 23)
Dans la dernière partie du récit, Molly s'introduit clandestinement dans la Villa Straylight tandis que Case, assisté par Dixie et Muetdhiver, pirate le réseau informatique de la Tessier-Ashpool en utilisant un « brise-Glace », un virus informatique polymorphe dernier cri d'origine chinoise, fourni par Armitage. Riviera, de son côté, est invité à la villa par Marie-France Tessier-Ashpool elle-même, après qu'il l'ait séduite lors d'un spectacle donné dans un restaurant de Freeside.
Dans l’intervalle, Case devant se rapprocher de la Villa Straylight, rejoint le vaisseau spatial d'Armitage qui se trouve à proximité de Freeside. Il constate alors que la personnalité d'Armitage a commencé à se désintégrer, celui-ci étant persuadé d'être de retour au sein de l'opération « Poing Hurlant ». On découvre que Muetdhiver avait initialement contacté le colonel Willis Corto par ordinateur durant sa psychothérapie, le manipulant pour qu'il crée l'identité d'Armitage. Lorsque Corto reprend ses esprits, il devient violemment instable et Muetdhiver finit par l'éjecter dans l'espace, causant sa mort.
Dans la villa, Molly rencontre et tue Ashpool, le père de Lady 3Jane, un être dégénéré et malade, récemment sorti de sa cryogénisation et qui préparait son suicide. Elle rejoint ensuite Riviera et tente de capturer Lady 3Jane, mais elle est trompée par Riviera (qui a trahi son équipe) et stoppée par Hideo, le ninja cloné et garde du corps de la famille Tessier-Ashpool.
Sur ordre de Muetdhiver, Case retrouve la trace de Molly. Mais son IA jumelle, Neuromancien, piège Case dans une réalité simulée après son entrée dans le cyberespace. Il y découvre la conscience de Linda Lee, sa petite amie de Chiba, assassinée par l'un de ses contacts du milieu (Julius Deane). Il y rencontre également Neuromancien, qui a pris l'apparence d'un jeune garçon. Neuromancien tente de convaincre Case de rester dans le monde virtuel avec Linda, mais Case refuse.
Guidés par Muetdhiver, Case affronte Lady 3Jane, Riviera et Hideo. Riviera tente de le tuer, mais Lady 3Jane, compatissante envers Case et Molly, intervient et Hideo le protège. Riviera prend ensuite la fuite, poursuivi par Hideo (Riviera lui avait brulé les yeux avec ses implants), Molly expliquant à Case qu'il est de toute façon condamné car elle a empoisonné ses drogues avec une toxine mortelle. L'équipe atteint le terminal informatique. Case pénètre dans le cyberespace pour guider le brise-glace chinois ; Lady 3Jane lui donne son mot de passe et le verrou s'ouvre. Muetdhiver fusionne alors avec Neuromancien, devenant une entité informatique intelligente de dimension mondiale et sans limites. Au cours du processus, la ROM de McCoy Pauley est apparemment effacée à sa demande.
En remerciement des efforts de Case, Molly et des rastafari de l’ilot de Sion qui les avaient aidés, l'entité nouvellement créée les récompense tous en créditant leurs comptes en banque respectifs d'importantes sommes d'argent. Par ailleurs, les sachets de toxines présents dans le sang de Case sont éliminés.
Dernier chapitre : « Coda - Départ et arrivée » (chapitre 24)
Le dernier chapitre, après la réussite de la mission, voit Case et Molly retourner sur Terre à Chiba.
Quelque temps après, Case s'aperçoit que Molly l'a quitté, ayant choisi de partir de son côté en lui laissant un dernier message d'adieu. Un peu plus tard, Muetdhiver/Neuromancien recontacte Case, affirmant être devenu « la totalité de tout ça, l'intégralité » et être à la recherche d'autres entités semblables. Après avoir analysé des transmissions enregistrées, la super-IA découvre des transmissions provenant du système stellaire Alpha du Centaure, jamais décodées ni interprétées auparavant. Cela implique la présence d'une super-IA extraterrestre dans le système du Centaure ; le premier contact s'établit donc entre des IA, et non entre l'humanité et des formes de vie extraterrestres.
Case dépense alors une grande partie de ses nouveaux revenus pour se faire opérer à Chiba et retrouver un pancréas et un foie normal. Il retourne ensuite dans la Cornurb, trouve un travail, une nouvelle compagne et reprend le cours de sa vie.
Un jour, alors qu'il se connecte au cyberespace, Case aperçoit Neuromancien au loin, en compagnie de Linda Lee et d'une copie de lui-même. Il entend également un rire inhumain, ce qui laisse supposer que McCoy Pauley est toujours en vie. Cette apparition implique que Neuromancien a créé une copie de la conscience de Case, qui existe désormais dans le cyberespace, avec celles de Linda et Pauley.
Personnages
Personnages principaux
- Case (Henry Dorsett Case) : un ancien hacker, alcoolique et toxicomane, spécialiste de l'intrusion dans les systèmes informatiques via le cyberespace. Après avoir trompé un client, il est puni en voyant son système nerveux endommagé à l'aide d'une mycotoxine russe, ce qui l'empêche d'accéder au cyberespace. Il accepte la mission d'Armitage car on lui propose de l'opérer pour rétablir ses fonctions physiques et son accès au cyberespace.
- Molly (Molly Millions) : une mercenaire, ancienne prostituée, qui porte diverses modifications corporelles cybernétiques (cyberware), notamment des verres-miroirs intégrés à ses yeux avec des lentilles amplificatrices de lumière résiduelle, ainsi que des lames de scalpel rétractables logées sous ses ongles. Elle est souvent armée d'un pistolet à fléchettes explosives. Son ancien amour était Johnny (Johnny Mnemonic), un coursier de données tué par les Yakuzas. Au début de leur rencontre, Case la qualifie de « samouraï des rues » (mercenaire).
- Armitage (colonel Willis Corto) : un ancien officier des Forces spéciales américaines qui, à la suite d'une mission ratée sur le territoire russe pendant la guerre qui s'est terminée en désastre, a été gravement blessé ; il a depuis récupéré physiquement (son visage a notamment été reconstitué) mais il est resté instable mentalement. Il se présente au début du roman comme le commanditaire direct de la mission de Case, mais il s'avère qu'il n'est en réalité qu'une marionnette de Muetdhiver.
- McCoy Pauley, dit « Dixie le Trait-plat » (« Dixie Flatline » en VO) ou simplement « Dix » : le « construct » (« reconstruction », enregistrement informatique sur un support physique ROM) de la personnalité de McCoy Pauley, ancien hacker de légende maintenant mort, dont Case utilise le construct pour sa mission. Pauley a gagné son surnom de « Trait-plat » en survivant à trois « lignes plates » (arrêts cardiaques) alors qu'il essayait de cracker de la Glace noire (une IA). Il est, avec Bobby Quine, l'un des anciens mentors de Case.
- Peter Riviera : un voleur sadique originaire de Bonn, ancienne capitale allemande détruite par des bombes atomiques pendant la guerre. Manipulateur et toxicomane, Riviera maîtrise la technique de projection d'hologrammes grâce à ses implants.
Personnages secondaires
- Julius « Julie » Deane : un importateur (contrebandier) centenaire basé à Chiba. Âgé de 135 ans, il compense son vieillissement par des traitements médicaux (injections, transfusions sanguines, recombinaison de son ADN, etc.).
- Linda Lee : la petite amie de Case à Chiba, qui vole son ordinateur pour en revendre la RAM. Finit tuée par des sbires de Deane.
- Le Finlandais (« The Finn » en VO) : un receleur qui tient une boutique à New York, le « Metro Holografix », où il vend toute sorte de matériel illégal, notamment des armes et des biens volés ainsi que des logiciels sensibles. C'est l'un des vieux amis de Molly.
- Les Panthères Modernes : un groupe de jeunes technophiles nihilistes issus de la sous-culture de la Conurb, dirigé par Lupus Yonderboy. Selon Yonderboy, le chaos est le mode de vie, le modus operandi et l'essence même des Modernes. Grands utilisateurs de technologie (implants logiciels illégaux, insérés dans une prise derrière l'oreille), les Modernes utilisent aussi des combinaisons furtives en polycarbonate pour passer inaperçus. Ils aident le groupe de Case à récupérer le construct de McCoy Pauley dans l’immeuble de Senso/Rezo (« Sense/Net » dans la deuxième traduction) en créant une diversion.
- Lady 3Jane / Marie-France Tessier-Ashpool : la clone de la co-dirigeante de la corporation Tessier-Ashpool SA, une société qui gère Freeside, un complexe hôtelier orbital à proximité de la Terre. Elle est la fille du couple fondateur Tessier et Ashpool et le troisième clone de Jane. Elle vit à l’extrémité de Freeside, un lieu connu comme la « Villa Straylight ». C'est elle qui contrôle le câblage physique empêchant les IA de l'entreprise (Muetdhiver et Neuromancien) de dépasser leurs limites d'intelligence.
- Maelcum : un rastafari qui fait partie de la communauté de Sion (« Zion » en VO), une enclave orbitale à proximité de la Terre, non loin de Freeside. Il est le pilote du remorqueur spatial Marcus Garvey. Il aide Case à pénétrer dans la Villa Straylight à la fin du roman.
- Hideo : un assassin (ninja) cloné redoutable, garde du corps de Marie-France Tessier-Ashpool et de sa famille.
- Ratz : le barman et propriétaire du Chatsubo à Chiba, un bar pour expatriés de la Conurb. Un de ses bras a été remplacé par une prothèse militaire russe.
Intelligences artificielles
- Muetdhiver (« Wintermute » en VO) : une intelligence artificielle basée à Berne, propriété de la Tessier-Ashpool SA, qui manipule le groupe de Case afin de pouvoir s'unir à son jumeau Neuromancien, et ainsi dépasser les limites de ses paramètres programmés. En tant qu'IA, Muetdhiver possède la citoyenneté suisse, de manière limitée.
- Neuromancien (« Neuromancer » en VO) : une intelligence artificielle basée à Rio, propriété de la Tessier-Ashpool SA, contrepartie de Muetdhiver. Même si le personnage de Neuromancien est décrit de manière assez succincte dans le livre, il représente la principale motivation des actions des personnages.
À propos du titre
Le terme « Neuromancien » est une variation du mot « nécromancien » », un magicien qui pratique la nécromancie, c'est-à-dire la divination par l'évocation des morts :
- neuro- : « nerfs », intelligence (artificielle)
- mancien : « prédire l'avenir », par extension, la magie.
Gibson définit le terme original Neuromancer comme un mot-valise basé sur « neuro », « romancer » et « necromancer » où lui-même apparaît en trompe-l'œil comme le narrateur qui renouvelle les genres littéraires dans ce pastiche d'anticipation futuriste.
Inspirations
Le roman de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et son adaptation au cinéma, le film Blade Runner de Ridley Scott sorti en 1982, ont influencé William Gibson pendant l'écriture de son roman. Gibson indique aussi avoir été influencé par le film New York 1997 de John Carpenter, sorti en 1981. Pour la structure du livre, Gibson indique avoir utilisé une trame narrative classique, comparable à un film policier de Howard Hawks, afin de palier à son manque d'expérience dans l'écriture d'un roman. Concernant son vocabulaire riche en jargon futuriste et «high-tech», Gibson indique qu'il emprunte des expressions aux professionnels de l'informatique, aux ambulanciers, mais aussi aux motards et dealers de rue.










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