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dimanche 13 juin 2021

La carotte et le bâton

Dans Dune Encyclopedia, et plus précisément dans l'article sur l'Administration impériale, on apprend que Paul "Muad’Dib" (de la dynastie Atréïdes) avait rappelé au Landsraad que l’Empereur Padishah avait un jour conseillé : 

« Contrôlez la monnaie et les tribunaux – laissez le reste à la racaille ». 

L'identité de l'Empereur auquel il faisait allusion n'est pas sûre, mais cette philosophie caractérisait la règle des Corrino.

Sous  la dynastie Raïmo, le conseil est sensiblement différent sachant que la décision d'un tribunal, sans une force pour l'appliquer, restera vaine. 

La sentence devient ainsi :

« Contrôlez la monnaie et l'armée – laissez le reste à la racaille ». 

Concrètement, la monnaie repose sur la BIC (la banque impériale qui a le monopole de la création monétaire) et l'armée possède un corps d'élite qui obéit religieusement à l'Empereur : les Scorpionautes.

Avec ces deux leviers que sont la récompense et la punition, la "carotte" et "le bâton", l'Empereur est le maître absolu au cœur du réseau de pouvoirs.

Le discret Empereur Galactique et ses pouvoirs régaliens : battre monnaie et imposer la paix.

dimanche 18 février 2018

Grande Convention, La

Le code juridique universel fut établi pendant le Grand Synode qui se tint entre 330 et 340 sur
Urbanus II. La Convention prévoyait une codification et une source d’autorité finale, dont les   principes furent acceptés (à différents degrés) pendant plusieurs siècles.

 
Le traité de Corrin

L'histoire de l'ascension de maison Corrino est bien connue : la découverte de Salusa Secundus par les Mégariens malheureux ; la victoire des Sardaukar sur leurs employeurs potentiels et de leur entrée subséquente dans l'espace ; les trois années de défaites constantes pour les forces du Landsraad aboutit à la bataille de Corrin en 88 BG ; la signature du traité, du nom de cette bataille, accordant des pouvoirs impériaux à Maison Corrino.

Le traité servit de loi suprême dans le nouvel  Imperium pendant 355 ans. Pendant la majeure partie de cette période, il fonctionna bien, et une grande partie du crédit  revint au premier Empereur Corrino, Sheuset I (88 BG - 70 BG). Il présida les négociations du traité, et sa prévoyance pour les besoins des futurs empereurs fit du document un tel succès.

CHOM

Fondée en 7 av. G., le CHOM (le Combinat des  Honnêtes Ober Marchands) était une réaction à l'existence nouvellement révélée de la Guilde Spatiale et aux possibilités de commerce accrues et plus efficaces que les services que fournissait la Guilde. Il donna à l'empereur, au Landsraad, à la Guilde et au Bene Gesserit, un moyen de contrôler et de profiter du nouveau commerce. Le CHOM fournit également une deuxième force unificatrice dont l’Imperium, dans son ensemble, avait cruellement besoin. L'équilibre entre la Maison Impériale et les Grandes Maisons du Landsraad reposait, depuis la bataille de Corrin, uniquement sur la force militaire. Le CHOM lia les divers groupes et les individus les uns aux autres, aussi bien financièrement que militairement, fournissant ainsi une stabilité accrue.
  Le regain de prospérité qui suivit pour la plupart des mondes de l'Imperium servit à pacifier et unifier. Des gouvernements planétaires grincheux ou des individus ambitieux mais frustrés furent apaisés par l'économie en pleine expansion que la fondation du CHOM avait lancé.
Le Grand Synode
  Au cours des siècles prospères, la structure sociale de l'Imperium – en particulier les faufreluches, le code qui préserva les classes sociales rigides – était passée de la coutume au droit commun. De plus en plus, les Maisons les plus puissantes (qui avaient le plus à gagner du statu quo) cherchèrent à mettre ces traditions dans le droit écrit. Le mouvement pris de l'ampleur au cours des années, mais il fallut attendre que l'empereur vieillissant, Menemtahe II, accorde son appui pour que la décision atteigne son but et que des délégués soient choisis pour le Grand Synode.
  Chaque Grande Maison envoya un représentant (pas le chef de famille, mais en général une relation de confiance) au Synode. Un groupe sensiblement plus petit de délégués représentait les Maisons Mineures. Menemtahe II présida le Synode, montrant l'intérêt de la Maison royale pour le projet. Jenarum Sen, chef de la Guilde, y assista également.
  Les trois premières années le Synode étudia en détail des codes juridiques déjà existants : le Traité de Corrin, les lois de plusieurs centaines de mondes, les termes de la paix de la Guilde. Ensuite, les propositions de projets des délégués pour la Convention furent enregistrées, et à la fin de  l’année, plus de 7000 articles d'ordre du jour furent répertoriés, avec quelques doublons précieux. Le débat était en cours.
  Sept ans plus tard, un projet final de la Grande Convention était prêt. Sa ratification fut
relativement simple – ceux dont l'approbation était nécessaire étaient déjà présents – et les trois ans restants du Synode furent consacrées à mettre les codes des mondes individuels en conformité avec la nouvelle loi de l'Imperium.

  Tout n’était pas complètement lisse, bien sûr ; que pouvait-on attendre d'un groupe avec ces intérêts si divers. Le Synode possédait un avantage unique parmi les organes parlementaires : il pouvait expulser les délégués récalcitrants. Pourtant, durant les dix années, seuls cinq individus furent renvoyés du Synode, et un de ces licenciements n’avaient rien à voir avec les compétences de négociation de la personne licenciée (c’était l'un des délégués d’une Maison Mineure, dont on découvrit qu’il donnait asile à la famille Harkonnen en exil.
La Grande Convention
  Le document final, 317 sections qui remplissaient  cinq volumes, fut un chef-d'œuvre d'équilibre et de formulation prudente. La Convention était destinée à contrôler, dans la plupart des cas, et non pas à interdire. Son accent sur les apparences propres – suggérant la primauté de la forme sur le fond – était  souligné tout le long par les mots qui commencent chaque section : « Les formes doivent être respectées ».
  Nulle part la bonne foi d’un homme n’est plus évidente que dans la plus célèbre clause de la Convention, qui réglementait l'utilisation d'armes atomiques contre des êtres humains. Les circonstances de l'emploi des atomiques de famille étaient si minutieuses qu'ils prirent près de la moitié d'un volume, les moyens pour obtenir de telles armes, pour les stocker, pour que l’autorisation des représailles automatiques d’une Maison soit acceptable, il fallait que cette dernière soit complètement détruite par un autre, cette autorisation était alors établie scrupuleusement dans les moindres détails. Selon les dossiers du Synode, les délégués assemblés prirent plus de quatre mois pour régler le problème. À première vue, la règle semblait humanitaire, assurant que même en temps de guerre, les humains seraient protégés des affres de la mort lente par empoisonnement dû à des rayonnements et que les mondes seraient préservés de la désolation de la contamination par digitation.
  Si cela était la véritable intention de la Convention, il aurait pu être atteint très simplement : une interdiction absolue de tous atomiques de famille - soutenue à la fois par la force et la Grande Maison Impériale – aurait pu rendre ces produits plus dangereux à garder que leur valeur n’était justifiée auprès des Maisons. La clause des Atomiques fut si minutieusement détaillé, parce que les délégués n’avaient aucune inclination envers le désarmement nucléaire ; ils voulaient simplement être certain qu'aucune Maison moins puissante ne pourrait utiliser l’énergie atomique pour s’emparer du pouvoir. La même attitude permis aux Grandes Maisons de fermer les yeux sur l'existence de brûle-pierres, des armes qui violaient clairement l'esprit, sinon la lettre éclatante, de la loi.
  Les moyens acceptables d'atteindre la victoire dans le combat entre Maisons furent également soigneusement prévus. La guerre ouverte  déclarée était sévèrement découragée comme un moyen de régler les différents. Elle était inutile et beaucoup trop destructrice en main-d’œuvre civile, et le transport maritime et le commerce étaient la pierre angulaire de toute l’économie planétaire. Et quelle utilité pouvait avoir, pour le vainqueur, un monde qui n’était pas rentable ?
  Non, les méthodes acceptées étaient beaucoup plus économiques. Une Maison pouvait affronter son ennemi dans une Guerre des Assassins, qui consistait à envoyer un nombre exact (convenu à l'avance) des tueurs professionnels pour assassiner à la dérobée. Les armes autorisées étaient répertoriées dans le Livre des Assassins, un texte annexé à la Convention. Une fois déclarée, une guerre des Assassins pouvait avoir une seule des deux conclusions : l'abandon complet, ce qui garantissait la vie sauve aux nobles, mais dépouillés de tous leurs biens et titres, ou l’extermination de la Maison. Les assassins étaient autorisés à ne tuer que les cibles approuvées – aucun étranger – et un arbitre  du Changement, nommé par le Conseil supérieur du Landsraad et l'empereur, s’assurait que les règles étaient bien respectées (les sanctions pour ne pas obéir aux règles étaient assez graves et les contrevenants pouvaient être condamnés à une amende, emprisonnés, exilés ou tués, en fonction de leur rang et de la gravité de l'infraction. La Maison responsable de l'infraction pouvait être officiellement déclarée perdante dans la guerre engagée).
  Les Guerres des Assassins étaient généralement déclarées par des Maisons qui souhaitaient étendre leurs pouvoirs, mais qui n’étaient pas particulièrement préoccupées de savoir qui elles blessaient… Pour ceux qui avaient des raisons plus personnelles, la Convention consacrait plus de vingt-cinq pages au Kanly, ou vendetta ; encore une fois, un arbitre était nommé et des règles rigides concernant les procédures et le choix des armes étaient donnés. Mais dans le Kanly, le chef de la Maison rencontrait personnellement une autre personne.
  Ces règles concernant les Guerres des Assassins et le Kanly ne touchaient que la noblesse, mais protégeaient le reste de la population en ne les impliquant pas. D’autres sections protégeaient la noblesse d’elle-même. Il y avait des clauses qui interdisaient l’assassinat d'un membre de la famille par un autre (un des moyens de gagner de l’avancement) ou de tout noble d’être assassiné par un noble de rang inférieur et non reconnu comme un assassin. Bien que les sanctions attachées ne puissent pas complètement décourager de tels meurtres, elles  étaient au moins assez sévères pour les minimiser.
Les faufreluches
  Le système de classe, fut très soigneusement préservé. Seulement dans des circonstances extraordinaires une Maison Mineure pouvait atteindre le statut de Grande Maison, ou une élévation individuelle au-dessus de la classe dans laquelle il ou elle était né. L'itinéraire séculaire du mariage permettant une élévation sociale était toujours disponible, bien sûr, mais rarement utilisé ; les jeunes femmes de noble naissance étaient plus souvent mariées à un noble du choix de leur famille, tandis que les nobles étaient beaucoup plus enclins à prendre une jolie roturière comme concubine que comme épouse. L'ascension sociale était généralement possible uniquement pour ceux qui pouvaient atteindre un succès exceptionnel dans les affaires, la guerre ou la politique. Et même dans ce cas, cette ascension était loin d'être assurée. Le consentement de l'empereur était nécessaire pour élever une personne et celui de l'empereur et du Landsraad pour élever une maison. Les rédacteurs de la Convention ne souhaitaient pas susciter le mécontentement en rendant impossible la promotion, mais il était vital pour leur système social que le processus reste difficile
   Les autres sections officialisaient les interdictions prévues par le Jihad Butlérien, moins de 750 ans plus tôt et encore fraîches dans la mémoire Galactique. L'interdiction des « machines faites à la ressemblance d'un esprit humain » - les ordinateurs – fut rendu partiellement discutable par le développement ultérieur des Mentats, qui fonctionnait comme les ordinateurs organiques. Et il était connu, même à cette époque, que les chercheurs scientifiques Ixiens étaient souvent dans cette  zone « interdite », et que le Bene Tleilax était  activement engagé dans la production de machines suspectes ; toutefois, aucune des clauses ne restreignaient ni n’entravaient directement le travail de chaque groupe. Aucune Maison ne voulait se couper des seules sources de technologie de pointe et des Danseurs-Visage assassins.
  Beaucoup d'autres domaines furent également précisés avec soin : les règlements traitant des enlèvements et des rançons (dont l’échelle était en rapport avec le rang de l’otage et du kidnappeur); les niveaux admissibles des importations et d'exportations ; les procédures liées au transfert d’un fief d’une Maison à une autre. Aucun sujet qui avait des conséquences ne fut négligé par les délégués. Là y avait même une clause, certes brève, qui  donnait des instructions nécessaires à la mise en place d’un ordre convenable pour les concubines dans la maison d’un noble.
  La Convention fut de loin l'ensemble le plus complet de lois dans un document unique
jamais écrit.

Longévité de la Grande Convention
Avec des changements très mineurs, la Convention est restée en vigueur pendant près de dix millénaires, appliquée et soutenue par les éléments qui maintenaient l'équilibre du pouvoir dans l'Imperium : la Maison Corrino, le Landsraad, la Guilde, et le CHOM. Une maison qui bafouait les termes de la Convention ouvertement (le crime secret continuait comme il l’avait toujours fait) courait le risque d'être déclarée hors-la-loi, dépouillée de ses possessions, et interdite de passage sur tous les voyages spatiaux, sauf ceux illégaux. « Les formes doivent être respectées » pouvait aussi bien précéder la Convention dans son ensemble comme chacune de ses parties individuelles.
  La Grande Convention survécu à l'empire et à de nombreuses maisons responsables de sa rédaction ; l’usure des classes des Grandes Maisons, que ce soit du fait de la guerre ou de catastrophes, en fut responsable. En 10219, cependant, Leto Atréides II signa l’arrêt de mort de la Grande Convention en devenant empereur. Peu le comprirent à l'époque : on pensait, généralement que le nouveau souverain, bien  que plus puissant et plus prescient que tous ses prédécesseurs, aurait continué à préserver la structure sociale en usage depuis dix mille ans et plus.
  La leçon mit des siècles pour être apprise, mais lorsque Leto se déclara Empereur-Dieu et contraignit fermement son Imperium dans la stase connue sous le nom de la Paix de Leto, personne ne put plus remettre en question que la Grande Convention avait finalement été supprimée.
  Il est intéressant de noter que le règne de l'Empereur-Dieu a duré un peu plus d'un tiers du temps que celui de la Convention. L’humanité mortelle, non presciente n’avait aucune  raison d’avoir honte de son travail. 

C.W.
Autres références :
-          CHOM ;
-          Maison Corrino ;
-          Guilde Spatiale ;
-          V. Colivcoh'p, le texte de la Grande Convention, après les découvertes d’Arrakis (Placentia: Santa Fe) ;
-          Tovat Gwinsted, Chroniques des conquérants [de 9222] (Caladan: INS Livres) ;
-          Pennesylvanie. Lauffer, un texte du traité de Corrin, avec des notes et des commentaires (Fides: Malthan).

Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/04/grande-convention-la.html

vendredi 9 février 2018

Ampoliros, La légende d'

Une légende pré-guildienne apparaît sur de nombreuses planètes comme Arrakis, Ix, Kronin, Reenol, Ecaz, Caladan, Bela Tegeuse, Giedi Prime, mais aussi Gamont et les planètes de Niushe. Elle raconte l’histoire du vaisseau spatial de recherche, l’Ampoliros. C’était un croiseur interplanétaire de classe 3 qui fonctionnait avec une puissance d’amplitude 7. Dans la légende, l’Ampoliros fut modifié pour accroitre ses proportions, le vaisseau devient une classe 9 avec une puissance d’amplitude 35, une sonde d’exploration de longue portée et la capacité militaire d’un avion de chasse avec un support d’assistance.
     La version la plus simple de l’histoire est que le capitane Fregonokon et son équipage composé de quatorze personnes partirent dans le système de Niushe en 480 avant la Guilde, un voyage extrêmement difficile à une époque où on voyageait à la vitesse de la lumière. A environ deux tiers du chemin, ils tombèrent sur un cargo abandonné qui dérivait dans l’espace. Après l’examen du navire, vide, ils reprirent leur voyage. Deux semaines plus tard, l’équipage fut frappé par ce qui s’avéra être une microspore anticytologique. Cela se manifesta par une forte fièvre, des sueurs, des étourdissements et une démence. En bref, l’équipage devint fou. Le Groupe développa la forme la plus rare de psychose paranoïde. En trois semaines ils furent convaincus que toute civilisation avait été détruite par une hideuse force d’invasion extraterrestre qui avait attaqué avec des armes imparables et invisibles. Ils relayèrent l’information à tous les récepteurs utilisant la bande d’urgence.
     Les membres de l’équipage décidèrent de s’attacher à leur fusil jusqu’à ce qu’ils soient à court de munitions et de chercher ces étrangers invisibles. Ils voulaient les attaquer et les détruire avant qu’ils ne rencontrent la famine ou que ces étrangers ne les tuent. L’Ampoliros ne fut jamais retrouvé. On raconte qu’il serait toujours dans les étoiles, à la recherche d’ennemis, prêt à attaquer ; l’effet de la dilatation du temps due à la vitesse du vaisseau aurait rendu l’équipage presque immortel.
     La légende fut souvent utilisée pour expliquer aux enfants comment une crainte imaginaire pouvait conduire à des difficultés réelles. Elle fut également utilisée pour expliquer aux adultes qu’une inactivité trop longue pouvait être destructive aussi bien pour une armée que pour une main d’œuvre qualifiée. « Toujours préparé et jamais prêt », fut l’expression utilisée pour se moquer de l’équipage de l’Ampoliros et de l’état de n’importe quelle force tactique qui aurait attendu trop longtemps pour être utilisée dans un vrai combat.
     La légende fut parfois embellie, une partie de l’équipage ne mourut pas de la fièvre et  abandonna le navire dans l’espace profond. Une autre version raconte qu’ils seraient devenus fou, pas par infestation de microspores, mais à cause d’une immense solitude engendrée par l’espace profond. Dans ses différentes formes, la légende parle des souffrances de l’équipage et décrit des symptômes réels ou imaginaires comme des crises émotionnelles, des tremblements des muscles oculaires une hémorragie de l’ego ou la fusion des cellules cérébrales. Souvent, l’histoire raconte que l’équipage se livra à des attaques contre des navires amicaux, des planètes, des astéroïdes et même des cibles imaginaires comme des spots de scanner ou des psycho-projections.
     La légende fut d’abord imputée à la culture populaire de Bela Tegeuse, puis elle s’étendit à toutes les planètes du système en ces temps pré-guildiens. Bien sûr, dans l’ère post-guildienne elle se répandit aux autres systèmes planétaires. On dit que la légende fut populaire, jusqu’au deuxième millénaire du règne de Leto II, mais sa popularité tend à diminuer à mesure que le voyage dans l’espace se répand dans la vie quotidienne de la plupart des communautés.
Autres références :
-          Zheraulaz Kin, Ballades en famille à la frontière des étoiles, Etudes d’histoire chez les Atréides 263 (Paseo: Inst.de Culture Galacto-Fremen);
-          Karal Aniika Zhaivz, Histoires pré-guildiennes pour enfants (Caladan: INS);
-          Ikomius Pronimun et G. Duse, Plus de feuilles sur la branche d’or (Fides: Malthan)


Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2015/09/ampoliros-la-legende-d.html

Axolotl, cuve

La réalisation la plus essentielle des tleilaxu, développée sous une forme rudimentaire, longtemps avant que le Tleilax ne fut découvert par la Guilde, durant la période où le Tleilax fabriquait génétiquement des formes de vies inférieures – thralls, thirgoya et tharaxu – afin de constituer les « serviteurs » de leur ordre social complexe. Les cuves axolotl étaient donc le résultat d’une longue histoire de recherches et de développements génétiques, dans laquelle les plus basses classes sociales servaient de cobayes aux expériences.
 
  La technologie axolotl ne se limitait pas à la « cuve » elle-même, laquelle n’était guère plus qu’un utérus artificiel. Elles constituaient les réservoirs des produits finaux et accueillaient un large éventail d’activités centrées sur la recombinaison de l’ADN. Une fois l’expérience retirée de la solution axolotl, les résultats étaient testés. La nature de la solution et celle de la cuve dépendaient du produit à créer. Toute la technologie devint de plus en plus raffinée et sophistiquée, au fur et à mesure que la curiosité des tleilaxu et les demandes de l’Empire augmentaient.
  Au début, des produits comme les serfs et les thirgoya s’étaient avérés difficiles à produire. Plus tard, après l’avènement de la Guilde, les tleilaxu rassemblèrent leurs connaissances expérimentales pour découvrir et explorer ce que l’on appela La Librairie Clé de Voute de l’ADN (LCVA), la clé du mécanisme de base et le fonctionnement de la double hélice fondamentale. Naturellement, la manipulation de la LCVA nécessita le développement de technologies de pointe, représentant des percées que les sociétés pré-butlériennes avaient simultanément rêvé et craint. Par la suite, ce fut une simple formalité pour le Bene Tleilax que d’explorer le potentiel de la double hélice par la recombinaison et la manipulation.
 Le développement des trois classes inférieures de la société tleilaxu – thrall, thirgoya et tharaxu – pourrait être considéré comme un jeu d’enfant, comparé à ce que le Bene Tleilax accomplit plus tard. Après la découverte de la LCVA, les tleilaxu furent mit à l’épreuve par la Guilde : la manipulation de la LCVA pourrait-elle produire une race supérieure de timoniers et de navigateurs dotés d’une capacité accrue pour la transe d’épice ?
  La recombinaison de l’ADN produisit des guildiens qui étaient transférés directement de la cuve axolotl à la chambre de prescience remplie d’un liquide enrichi en oxygène et en mélange à l’état gazeux. Les membres de la Guilde furent produits avec des branchies comme les poissons, mais en plus des poumons, pour les aider à respirer. Le mélange oxygène-mélange dans la chambre de prescience était extrêmement dense, les guildiens furent alors dotés de mains palmées, semblables à celles des grenouilles, afin de maintenir leur équilibre. Le résultat fut à la fois efficace et grotesque.
  En société technocratique, le Bene Tleilax organisa ses manipulations génétiques en départements de produits. L’un portait sur les mentats tordus, un pour la Guilde, un pour les substituts sexuels, un pour la technologie religieuse, un pour les gholas, un pour les danseurs-visages et un pour les archétypes tleilaxu et leur kwisatz haderach. Ces multiples départements, et d’autres non cités, se chevauchaient, partageaient des connaissances et des techniques, chacun étant représenté, finalement, au Kehl du Bene Tleilax, le conseil suprême.
 La cuve axolotl elle-même, est donc importante, plus en termes symboliques que technologiques. Des utérus artificiels avaient déjà été créés auparavant. Des humains avaient déjà été élevés dans des solutions nutritives depuis longtemps. La cuve n’était donc pas une invention tleilaxu, mais personne n’avait jamais développé l’ingénierie génétique avec autant de raffinement que ne l’ont fait les tleilaxu. Pour le meilleur ou pour le pire, la Librairie Clé de Voute de l’ADN semble avoir été perdue durant la Dispersion.
Autres références :
-          Tleilaxu ;
-          Opérations de la Guilde Spatiale ;
-          Itiina Grezharee, Tleilaxu produits et plans dans l’Imperium Atréides, (Chusuk : Salréjina) ;
-          TL Hen, « Recombinaison de recherche dans la tradition du Tleilax », Journal de biologie humaniste 17 :812-831.


Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2015/11/axolotl-cuve.html

Histoire Orale, L’

L’histoire Orale, comme l’histoire officielle, avait fourni la totalité des informations sur les règnes des Atréides avant la découverte de la bibliothèque impériale se Rakis. Encore que, pour une source d’une telle importance, quelques non historiens pourraient dire que l’histoire Orale est là où l’on veut bien la consulter. Dans un premier temps, il n’y avait aucune source unique appelée « l’histoire orale » ; au contraire, le terme est utilisé pour des matériaux dont certains, malgré leurs noms, n’ont jamais été transmis par la tradition orale. L’historien professionnel, en se référant à « l’histoire orale », utilise un jargon que l’on appelle « Etude de l’histoire des Atréides » (EHA)[1], que l’institut de la culture galacto-fremen a commencé à publier en 13850, qui s’étend maintenant sur des milliers de volumes (la 17e édition de l’index, la plus récente, couvre à elle seule 33 volumes).

  EHA est un immense conglomérat de documents, pièces, ballades, comptines, slogans écrits sur des murs, bandes dessinées – allant des œuvres les plus cultivées et durables, aux œuvres éphémères, ayant en commun seulement le fait qu’elles fournissaient des informations sur les règnes de Paul, Alia et Leto II. Une grande partie du matériel se transmettait de bouche à oreille jusqu’au milieu du 139e siècle, quand le recueil commença. D’autres œuvres, comme les pièces de Harq al-Harba et d’autres dramaturges Atréides, furent imprimées dès leur conception. Mais l’intérêt principal du EHA, depuis toujours, était les informations issues de la tradition orale distincte, à cause de son indépendance, ce qui pouvait servir à confirmer et à vérifier les documents officiels.

  Plusieurs exemples de documents de l’histoire orale permettent de clarifier leur nature. En 10330, Rauvlee Ludgwit publia une série de vers sur les enfants arrakeen et les villages environnants. L’ouvrage contenait des vers, des comptines, des souvenirs, des vers pour les cordes à sauter et autres jeux ou articles similaires. La compilation de Ludgwit fut l’un des premiers ouvrages à avoir été réimprimé dans le EHA (Satra Shonjiir, Trans. L’enfance Arrakeen, de ludgwit, EHA 37). Sur les 941 éléments de la compilation, il y a une comptine de 10324 qui fait référence à l’utilisation des atomiques par Paul pour ouvrir une brèche dans le Mur du Bouclier arrakeen, lui permettant de vaincre l’Empereur. La traduction de Shonjiir concerne le rythme et le modèle des rimes originales :


Paul, Paul est venu à travers le mur.

Adam Shaddam avait une feuille en aluminium ;

Tous ses hawets, tous ses hommes

Ne pouvaient pas le soulever à nouveau.


  Le mot hawets, dans la troisième ligne, n’a aucun sens dans ce contexte, car il signifie « poissons », une créature connue sur Arrakis qu’après l’importation de ce prédateur pour garder les qanats. Les poissons ne jouent pas non plus un rôle quelconque dans l’incident sur lequel repose la rime. Ludgwit partait du principe que la transmission orale ne devait pas utiliser des mots vide de sens, il les remplaçait donc par des mots significatifs, souvent au détriment de l’idée générale du passage, c’est ainsi qu’il modifia le mot de la ligne 3 en hawats, ce qui signifie « hommes tatoués », du nom de Thufir Hawat, le mentat du Duc Leto, qui accepta de servir la Maison Corrino après la mort du Duc. Le poème stipule que Hawat était loyal, dans l’esprit populaire, à la Maison Impériale et donc considéré plus ou moins comme un traitre envers les Atréides. Mais les découvertes récentes sur Rakis prouvent que cette conclusion est erronée.

  Un exemple plus long d’E.H.A., qui conteste la version officielle de l’empire au cours du règne de Leto et qui sombra dans une placidité glaciale, est le premier modèle de satisfaction des bourgeois et des artisans dans la capitale arrakeen. C’est à peine si un chapitre de l’histoire officielle montre la satisfaction de l’homme ou de la femme ordinaire durant ce long laps de temps. L’historien a des principes de base pour démêler la vérité entre l’histoire officielle et l’histoire orale, mais l’histoire orale contredit constamment la version officielle pour « le jardin d’Arrakeen ». Un des nombreux projets de travail qui nous donne une image différente de la capitale durant le règne de Leto, est la ballade Lewin au Mur qu’un troubadour ramena de la planète peu connue de Stormstile en 13934, et qu’il avait intitulée Nouvelles d’Arrakeen. Le personnage principal de ces titres est historique : Iir Zhiil Lewin (11357-11891 ?), un charpentier originaire de Libermann qui vint s’installer en Arrakeen.Il est cité dans les archives de la Cour municipale de cette ville comme ayant été arrêté pour violation d’autorisation en 11890 ; son cas  fut médiatisé comme un exemple de fermeté gouvernemental concernant la protection des consommateurs contre les abus des revendeurs. Selon le règlement définitif de l’accusation, Lewin mourut en prison alors qu’il attendait son jugement. La ballade[2] raconte une autre histoire.


Comme Lewin coupait sa pomme

Il trouva un ver à l’intérieur.

Il le tua avec sa lourde chaussure

Et parla ensuite avec fierté :


Le ver a mangé le noyau de la pomme,

Sous la peau il s’est faufilé

Juste assez pour qu’un homme se trouve mal

A l’énoncé du mot ver.


Alors il prit son pinceau, du goudron et un poinçon

Et sortit du chemin,

Pour trouver une place sur un mur,

Sur lequel il avait son mot à dire.


Et ce soir-là, il peignit sur le mur,

Pour dire au monde son histoire,

Et il montra la ville à la lumière du matin,

Celle-là n’était pas à vendre.


Les prêtres du temple, qui le haïssaient,

Mirent sa tête à prix ;

Mais l’espoir qu’ils avaient était mince ou inexistant,

Jusqu’à ce qu’ils offrent de l’épice.


Puis, Al-Badawi, le fils du boucher,

Dit : « apportez une douzaine de mains,

Et laissez le bétail l’acculer,

Ainsi vous n’aurez qu’à le prendre ».


Ils vinrent ensuite, dans l’obscurité de la lune,

Alors que l’ombre couvrait tout,

Et il entendit Lewin chanter sa chanson,

Alors qu’il peignait sur le mur.


O, les gardes fremen étaient rapides et tout,

Mais Lewin était encore plus rapide,

Et le premier qui vint vers le mur,

Fut le goudron qu’il rencontra.


Le second donna sa parole

Qu’il le tuerait de sa main.

Mais Lewin tira l’épée fremen.

Et son eau coula dans le sable.


Le troisième chat eut Lewin au genou,

Il le coupa avec un coup porté vers le bas ;

Mais avec son poinçon, et aisément,

Lewin se tourna et le trouva.


Comme Lewin gisait sur le sol,

Ils lui attachèrent rapidement les mains.

Et il appela, « amis O, O amis autour,

Ce jour-là sera-t-il mon dernier »


Maintenant, Lewin, nous allons en voir plus,

Ils frottèrent les murs pour les rendre propres ;

Mais une excroissance de ver se cachait dans le noyau

De la ville d’Arrakeen.


  Quelle que soit la vérité historique de la ballade, il faut noter que, en règle générale, les gens ne firent aucune concession au héro.

  Bon nombre de matériaux de l’histoire orale montrent une satire mordante et une juste appréciation de la réalité politique. Dans le Petit livre des énigmes, probablement celui publié anonymement sur Giedi Prime, l’énigme 88 est la suivante : « Qui va à quatre pattes le matin, sur deux jambes l’après-midi et rampe le soir ? » Et la réponse est : « Rien que je connaisse ». Le contenu de ce petit livre est plus vieux de quelques générations de sa première publication, aux environs de 13499 (E.H.A. 534, trad. Hwen Urtorn).

  Ces exemples montrent les richesses que peut contenir l’histoire orale. Sa valeur est incalculable à plus d’un titre car elle est non seulement une source indépendante d’informations historiques, mais elle montre également l’esprit des gens, nous fait partager la compréhension de leur culture et affiche « leurs espoirs et leurs craintes ». Ces derniers aperçus sont illustrés dans « Comment Muad’Dib obtint son nom » [voir l’article] (un conte fremen* qui mêle des incidents entièrement imaginaires avec des faits réels) : comment Paul Atréides s’adapta au désert et aux coutumes fremen et comment l’invention du marteleur attira Paul), son aboutissement à l’acquisition de pouvoirs surnaturels (exprimé dans la magie du djinn), et surtout sa conquête de lui-même. À long terme, il importe peu de quel côté Thufir Hawat était ; ce qui est plus important est la façon dont les gens structurèrent et ordonnèrent le flux de leur vie quotidienne et comment ils acquirent un sens du tourbillon des grands événements. Dans ce domaine et d'autres contes, dans les ballades, même dans les jeux les plus humbles, nous avons cet enregistrement. W.E.M.



[1] Lors Karden, Vérités et fantaisies dans l’histoire orale (Yorba : Rose), pour une introduction à une série d’études dans l’histoire des Atréides.
[2] Zheraulaz Kiit, éd. Ballade à la frontière des étoiles, étude de l’histoire des Atrèides 263 (paseo : institut de culture galacto-fremen) pp. 156-7.

Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/09/histoire-orale-l.html

Cône de silence

  Champ ou zone dans laquelle le son de la voix humaine est déformé électroniquement afin que l’enregistrement ou les dispositifs d’amplification ne puissent pas la reproduire efficacement ou clairement, il est aussi appelé « champ d’amortissement du son ». La taille d’un « Cône de silence » reposait en partie sur la force de l’émission d’impulsions électroniques, mais à toutes fins pratiques, il était généralement de petites surfaces, environ 3 à 4 mètres de diamètre.
  Le but du cône de silence était assez évident dans une société aristocratique, compte tenu des raffinements byzantins et des intrigues de palais. Selon l’Histoire Orale, il y avait plus d’une vingtaine de cônes de silence dans le palais principal Harkonnen sur Giedi Prime, et c’est dans l’un d’entre eux que le mentat Piter de Vries et le Baron Vladimir discutèrent d’une tentative, infructueuse, d’assassinat – le célèbre épisode du kinjal empoisonné – contre le Duc Leto Atréides. On sait que le Baron Harkonnen avait une fois menacé un émissaire de l’Empereur Shaddam IV, le Comte Hasimir Fenring, dans un cône de silence de son palais. Les cônes de silence étaient également utilisés dans les autres Grandes Maisons, et ils étaient bien sûr appréciés à la Cour Impériale dans l’Imperium pré-Atréides.
  A l’origine, le cône de silence fut développé par les techniciens ixiens, au cours du quatrième millénaire, mais il s’avéra relativement facile à reproduire pour n’importe quel technicien en électronique. Toutefois les Grandes Maisons embauchaient souvent des maîtres ixiens, sous la supervision du maître-assassin de la Maison, ils inspectaient et remettaient en état les installations auditives – à la fois les dispositifs d’écoute et les cônes de silence – du palais résidentiel.
Autres références :
-          Harq al-Ada, La catastrophe de Dune, TR Miigal Reed (Jeremy : Lothar) ;
-          Tovat Gwinsted, Les chroniques des conquérants (Caladan : INS livres).


Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2015/12/cone-de-silence.html

Contraception, La

 Durant des siècles après le jihad butlérien, la contraception fut une idée rarement parlée et une pratique encore plus rarement mise en œuvre. Puisque c’était l’avortement, ordonné par une machine, d’un enfant de sexe féminin qui avait provoqué le jihad, et dont peu de planètes avaient échappé à la colère de ce jihad sans perte importante de vie, la pratique sur la plupart des mondes, pour chaque couple, était d’avoir et d’élever autant d’enfants que possible.
  Après le traité de Corrin – et, plus important encore, la Grande Convention – et l’établissement de l’Imperium, la société changea lentement. Des familles plus petites, avec deux à quatre enfants, devinrent la norme au sein des Grandes Maisons ; les Maisons Mineures et les castes inférieures dans le système des Faufreluches continuèrent à avoir les mêmes habitudes, singer les habitudes de leurs supérieurs. En 980, les premières publications impériales sur le contrôle des naissances furent publiées et la recherche dans ce domaine avança rapidement.
  Après 6795 il y a peu de choses qui indiquent que d'autres travaux dans le domaine, en dehors du raffinement de l’inévitable « minute » (une exception notable dont il sera question plus tard, eut lieu dans une unité sur Arrakis en 7200). Les méthodes contraceptives avaient été réduites à un petit nombre extrêmement fiables et avaient cours sur chaque monde dans l’imperium.
  Les plus populaires étaient les implants sur scrotum. Cette technique impliquait l’insertion d’un implant qui pesait environ un dixième de gramme, au-dessous du scrotum ; il assurait la libération d’une dose précise de Siranil dans les tissus environnants pour une période de 6 mois. La drogue, qui était un principe spécifique, agissait uniquement contre les spermatozoïdes actifs, et se dissipait complètement à la fin des 6 mois ; la restauration de la fertilité de l’utilisateur était complète. Il n’était exposé à aucun effet secondaire nocif et pouvait, si nécessaire, servir tout au long des années de fertilité de l’homme.
  Il y avait, bien sûr, quelques hommes qui trouvaient l’implant insatisfaisant. Les Empereurs Corrino, les officiers de haut rang des sardaukar impériaux et les chefs de la plupart des Grandes Maisons, étaient parmi eux. Pour ces hommes, maintenir une femme et plusieurs concubines à disposition pour procréer, était plus une règle qu’une exception – le harem royal était l’exemple le plus évident – alors qu’ils pouvaient choisir de ne pas imprégner une certaine femme à un moment, l’idée qu’ils ne pourraient imprégner aucune femme, n’était pas envisageable. Dans ces familles la pratique devint l’utilisation de médicaments contraceptifs pour les femmes (habituellement ingérés sous une forme ou une autre), aussi efficaces que le siranil, sauf pour la durée qui était plus longue : parmi les plus populaires, estrekan et dalavix.
  L’exception à l’usage de drogues était pour les femmes qui avaient reçu une formation Bene Gesserit. La sororité enseignait à ses membres à maintenir et ajuster les équilibres internes de leur corps, et l’une des compétences qu’une Bene Gesserit apprenait était la capacité à réguler l’équilibre du pH de son utérus. Depuis l’ovulation jusqu’au début du flux menstruel, une femme qui ne souhaitait pas concevoir, pouvait simplement faire de son ventre un environnement inhospitalier (c'est un processus similaire, mais plus délicat qui permettait aux Bene Gesserit de choisir le sexe du fœtus en ne permettant qu’à certains types de spermes désiré de remonter les trompes de Fallope).
  Une autre méthode fut introduite par les Fremen sur Arrakis sur 7200. Dès leurs premières années sur la planète désertique, les Fremen comprirent que l’addiction au mélange était inévitable et que l’interaction entre l’épice et n’importe quel autre type de drogue, était mortellement dangereuse. Il était évident que les médicaments qui étaient couramment utilisés dans l’Imperium ne pouvaient être utilisés par les Fremen ; ils ne souhaitaient pas non plus demander l’aide des « sorcières » du Bene Gesserit. Les médecins Fremen étudièrent le problème avec soin et compte tenu des besoins uniques de leur peuple, ils arrivèrent à une solution acceptable.
  Ils modélisèrent leur méthode en mettant en place une technique sexuelle qui est mentionnée dans leurs premiers documents historiques ; les Fremen apprirent à séparer l’orgasme masculin de l’éjaculation. Lorsqu’ils atteignaient la puberté, les garçons recevaient une formation détaillée sur la technique et ils ne pouvaient entrer dans l’âge adulte sans l’avoir maîtrisée, quelques soient leurs autres réalisations. Un jeune homme qui s’avérait incapable de maîtriser le contrôle était considéré comme un danger, non seulement pour lui-même (l’éjaculation était un gaspillage de l’eau si précieuse), mais pour ses partenaires. En effet, les derniers stades de la grossesse pouvaient ralentir une femme et rendait ses voyages dangereux, aucune femme Fremen ne se serait mise en danger elle-même ou sa troupe en risquant une grossesse constamment et de manière non désirée. Un mâle qui n’avait pas de contrôle restait généralement célibataire.
  Les abortifs étaient disponibles, leur utilisation était impopulaire et illégal sir certains mondes. Cette répulsion pour la contraception « après-le-fait » prenait ses racines dans la période du jihad butlérien, il était induit par cette haine, et en partie à cause de l’efficacité presque absolue des contraceptifs disponibles ; ces abortifs étaient fabriqués et utilisés principalement comme des armes d’intrigue (il était beaucoup plus facile d’éliminer l’héritier d’un rival avant sa naissance). Giedi Prime, la Maison-Mère des Harkonnen, fut à l’origine de plus de 80% des abortifs produits entre 3005 et 10193 ; cette spécialisation impopulaire suscitait des critiques acerbes de la part du reste des Grandes Maisons et du Bene Gesserit, qui voyait un tel médicament comme une menace à leur programme de sélection génétique (l’existence d’un médicament si répugnant ne pouvait être laissé entre les mains de ceux qui échappaient à la sororité. Les Bene Gesserit ne trouvaient pas la méthode si désagréable, mais seulement pour leur propre service).
  Au cours des millénaires du règne de Leto II, les connaissances en matière de contrôle des naissances furent écartées, ainsi qu’une grande partie des technologies avancées de l’Imperium, ce n’est que dans les périodes de la Grande Famine et de la Dispersion que des méthodes plus sophistiquées furent découvertes. C.W.
Autres références :
-          Jihad butlérien ;
-          Atréides, Dame Chani, Menstruations Fremen ;
-          Mohiam, Révérende Mère Helen Gaius ;
-          Atréides –Corrino, Princesse Irulan ;
-          R. Semajo, Rituel et fertilité, Sofia 420 : 61-68 ;
-          E.K. Sentenag, Les techniques chirurgicales du dernier millénaire (Antares : faculté de médecine populaire) ;
-          Ruuvars Shaigal, éd. Principes fondamentaux : un cahier d’exercices mentaux Bene Gesserit (Grumman : Lodni).

Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/01/contraception-la.html

Riz pundi

Céréale indigène de Caladan ; l’aliment de base de cette planète, elle fut importé sur la planète Arrakis par la Maison Atréides. Le riz est une variété de graminée annuelle, cultivée dans les régions où l’eau est en quantité suffisante et disponible pour submerger la terre. Le riz est semé à la main dans le sol, et après 25 à 30 jours, les plants sont repiqués dans champs qui sont ensuite inondés. La récolte se fait à la main.

  Le riz nécessitait beaucoup d’eau, mais sur Arrakis, l’eau n’était disponible que par importation, il donc, par la suite, génétiquement modifié pour raccourcir la période de croissance et diminuer son besoin d’eau. Après la transformation écologique d’Arrakis par Leto II, une nouvelle race de riz pundi devint l’aliment de base de la planète.

  Au cours du siècle où la transformation s’effectua, le riz pundi prit une signification au-delà de l’alimentation. Alors que la mémoire de Muad’Dib devenait sacrée, les fremen cherchèrent une façon de commémorer correctement le kwisatz haderach. Comme le riz était rare, il fut choisi pour symboliser la seule possession la plus recherchée sur la planète : l’eau. Le riz pundi fut choisi non seulement parce qu’il était arrivé sur Arrakis avec la Maison Atréides de Muad’Dib, mais aussi parce que sa forme ressemblait à une larme.

  Les fremen croyaient que les larmes représentaient un don d’eau pour les morts : un don précieux pour ceux qui ne pouvaient pas l’utiliser. Le riz pundi vint à symboliser l’eau donnée à la vie, pour symboliser le « le court chemin ».

  La cérémonie évolua, dans laquelle « le court chemin » vint à désigner le moins de temps nécessaire pour faire d’Arrakis une planète tempérée, et il fallait un an pour recueillir suffisamment de riz pour que chaque membre d’un sietch ait sa bouchée rituelle. La cérémonie elle-même nécessitait quatre personnes, traditionnellement désignées parmi celles qui s’étaient distinguées au cours de l’année.

  Sous la direction du naib du sietch, les quatre personnes recevaient chacune une bouchée de riz d’un énorme bol placé devant eux. La taille du bol contrastait avec la portion de riz, elle symbolisait l’énormité de la tâche encore à venir. Les dictons « que votre bol soit plein » ou « mon bol est maintenant plein », indiquaient le début et la réalisation des énormes tâches qui prenaient leurs racines dans la cérémonie du riz pundi.

  Le naib était assis avec les quatre personnes au milieu d’un cercle composé de tous les membres du sietch. Le cercle symbolisait l’égalité d’importance des hommes, femmes et enfants dans la réalisation de la tâche. Le naib devait lever son bol de riz et dire :

 

« L’eau de notre monde a été créée pour quatre choses »,

 

ce à quoi les quatre participants ajoutaient à leur tour :

 

« La connaissance du sage,

La justice du grand,

Les prières du pieu

Et le courage du brave. »

 

Le chef continuait alors :

 

« Mais tout cela n’est rien, tout n’est rien sans la goutte d’eau donnée aux morts, sans les larmes de chacun d’entre nous, étant donné que nous pouvons vivre ».

 

  Avant que l’un des quatre ne touche à son riz, le naib servait à chacun son « bol de larmes » qui était ensuite mangé grain par grain, lentement, pour symboliser la durée que prendrait la tâche. L.L.

 

Autres références :

  • Cérémonie de la semence, La ;
  • Defa’l-Fanini, Taaj’l-fremen, 12 v. (Salusa Secundus: Morgan et Sharak).


Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/10/riz-pundi.html

Frégate

Terme générique pour désigner les vaisseaux spatiaux les plus grands qui pouvaient atterrir et décoller d'une seule pièce sur la surface d’une planète. Bien que l'usage courant fasse apparaître la « frégate » comme un type de vaisseau spatial, il y avait au moins plusieurs centaines, voire un millier, de différents modèles qui se référaient à ce terme unique, le facteur commun à tous étant leur masse. Alors que la plupart Maisons, aussi bien Majeures que Mineures, possédaient quelques transports de troupes, les Maisons Majeures les plus riches avaient même des cargos spécialisés pour le fret et des vaisseaux de combat, c'est la frégate qui était le vrai cheval de bataille des flottes de toutes les Maisons.
  Un des modèles les plus populaires de frégate était le « steamer », dans lequel un réacteur à  fusion entrainait une réaction de masse, utilisant généralement de l'eau, mais parfois de l'ammoniac ou d’autres composants légers. Diverses techniques d'échange de chaleur utilisant les flux de plasma et de champs électromagnétiques rendaient le système raisonnablement efficace, et il n'était pas cher à entretenir. Le même type de champ d'énergie autour de l’espace de lancement a absorbait une grande partie des radiations du décollage de telle sorte que le seul problème environnemental majeur était le bruit du vaisseau au moment où il quittait le spatioport.

 Un deuxième modèle largement utilisé était le « brat », qui lâchait de petites bombes à fission par un fond rétractable. Il a été plus rapide et plus efficace et avait un poids utile en charge plus important que le « steamer », mais il était aussi beaucoup plus cher et entraînait une radioactivité beaucoup plus importante dans son sillage.
  Le plus efficace de tous était le « torch », propulsé au plasma, mais peu de Maisons dirigeantes étaient disposées à ces vaisseaux aux canons à chaleur géants d'aller et venir au-dessus de leur planète.
  En raison du monopole de la Guilde, aucune frégate n'était capable de réaliser une opération transluminique. En transit interstellaire, les frégates faisaient office de cargos. Mais, dans les limites d'un système planétaire, la frégate était dominante. Aucun autre type de vaisseau n'était aussi souple, avec une combinaison de taille, se vitesse et de tonnage accessible. Évidemment aucune frégate seule ne pouvait être entièrement représentative, mais celle qui illustrait largement les frégates était Antiock, le vaisseau personnel de l'empereur Padishah Corrin XVIII (règne : 6874-6892). Sûrement la plus grande frégate jamais construite, Antiock pesait plus de neuf cent mille tonnes et mesurait quatre cent onze mètres de long. Ses moteurs lui donnaient une accélération maximale de lancement au décollage d'environ sept G standard.
  Corrin, un descendant agressif d'une famille agressive, destinait Antiock au combat et au bombardement planétaire. Il avait un stockage de sept cents missiles et torpilles, était équipé de cent lasers et possédait des emplacements pour un grand nombre d'armes à projectiles. Ses boucliers étaient probablement les plus puissants jamais installés sur une base mobile. Mais pour des raisons connues seulement du Bene Gesserit, les courtisanes favorites de Corrin, une Sœur de la Communauté le persuada qu’Antiock devait également servir aux fonctions de la Cour. Près de la moitié de l'armement fut supprimée ou jamais installée ; l’une des plateformes de missiles devint une salle de bal, une autre une salle d'audience ; au moins l'une des tourelles de canon laser fut transformé en un observatoire spatial. Antiock ne fut jamais utilisé au combat. Ni ne servit pas longtemps comme un palais spatial : il fut lancé en 6890 ; moins de deux ans plus tard Corrin mourut du chaumurky. Son héritier, Harmon III (règne : 6892-6898), vendit Antiock à la Guilde, qui disparut de l'histoire.
  Contrairement aux long-courriers, aux moniteurs, aux bombardiers et autres navires spécialisés de l'Imperium, la frégate survécut encore longtemps après le règne de l'Empereur-Dieu. Une frégate étant simplement un vaisseau spatial d'une certaine taille avec certaines capacités, on peut dire qu’il existe encore des frégates aujourd’hui.sont aussi capable d’opérations transluminiques, que seul le monopole de la Guilde avait empêché d'ajouter aux fonctionnalités des frégates.  MM
Autres références :
-          Odri Shang, « Références aux frégates dans le catalogue du Magot de Rakis », Archives Quarterly Review, 21:26-111 ;
-          Dekonalit Winity, « Antiock et les frégates de l'Imperium », Journal de paléo-économie, 37:141-253.


Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/03/fregate.html