samedi 13 juin 2015
vendredi 12 juin 2015
Symbiose orque-algue sur Kombâ et métamorphose plant'humaine sur Venceslas
L'espèce humaine a essaimé dans
la Galaxie plus que toute autre espèce astropérégrine contemporaine. Son
instabilité génétique s'est avéré un outil d'adaptation bien utile
pour compenser les imperfections du long et difficile processus de
terraformation.
De monde en monde, de colonisation en colonisation, de mutations en mutations, les humains se sont différenciés. On parle tantôt de races (différences morphologiques), tantôt de sous-espèces (quand on approche du seuil de non-interfécondation).
Quelques exemples de races ou sous-espèces. Les "homo sapiens" de la Terre ne possédaient pas de pouvoirs psychiques. Puis sont arrivés les premiers "mutants" de l'Âge de l'atome, les "homo superior" dotés d'une grande diversité de pouvoirs (télépathes, passe-murailles ...) qui se répandront grâce à leur admission au sein de la République Galactique. On notera aussi l'émergence de para-humains : "homo robustus" (d'apparence orcoïde), "homo pilosis" (d'apparence naine), "homo nobilis" (d'apparence elfique), etc.
Outre ces généralités, il est intéressant de connaître des particularités planétaires, pour certains groupes restés isolés, involontairement (comme les Âgons, descendants d'une armée perdue) ou volontairement (comme les Boii, des nomades interstellaires, sédentarisés sur une planète végétale).
Les Âgons : orcoïdes de la planète Kombâ.
Dans les mers et océans de l'Ancienne Terre, de nombreux coraux vivaient en symbiose avec des végétaux unicellulaires : les zooxanthelles dans les mers chaudes, ou d'autres espèces de phytoplancton dans les mers froides. Un large éventail de bactéries fixatrices d'azote, y compris des décomposeurs de chitine vivaient dans le mucus produit par les polypes et formaient une part importante de la nutrition des polypes. Le type d'association entre le corail et sa flore variait selon l'espèce. Différentes populations bactériennes étaient associées aux muqueuses, au squelette et aux tissus des coraux.
De monde en monde, de colonisation en colonisation, de mutations en mutations, les humains se sont différenciés. On parle tantôt de races (différences morphologiques), tantôt de sous-espèces (quand on approche du seuil de non-interfécondation).
Quelques exemples de races ou sous-espèces. Les "homo sapiens" de la Terre ne possédaient pas de pouvoirs psychiques. Puis sont arrivés les premiers "mutants" de l'Âge de l'atome, les "homo superior" dotés d'une grande diversité de pouvoirs (télépathes, passe-murailles ...) qui se répandront grâce à leur admission au sein de la République Galactique. On notera aussi l'émergence de para-humains : "homo robustus" (d'apparence orcoïde), "homo pilosis" (d'apparence naine), "homo nobilis" (d'apparence elfique), etc.
Outre ces généralités, il est intéressant de connaître des particularités planétaires, pour certains groupes restés isolés, involontairement (comme les Âgons, descendants d'une armée perdue) ou volontairement (comme les Boii, des nomades interstellaires, sédentarisés sur une planète végétale).
Les Âgons : orcoïdes de la planète Kombâ.
Dans les mers et océans de l'Ancienne Terre, de nombreux coraux vivaient en symbiose avec des végétaux unicellulaires : les zooxanthelles dans les mers chaudes, ou d'autres espèces de phytoplancton dans les mers froides. Un large éventail de bactéries fixatrices d'azote, y compris des décomposeurs de chitine vivaient dans le mucus produit par les polypes et formaient une part importante de la nutrition des polypes. Le type d'association entre le corail et sa flore variait selon l'espèce. Différentes populations bactériennes étaient associées aux muqueuses, au squelette et aux tissus des coraux.
Ainsi en va-t-il des Âgons, ces
para-humains de la planète Kombâ. Leur histoire commence lors du
Kralizec, cette guerre galactique qui suivit l'effondrement de l'Empire
de Leto II. Pendant des siècles, les mondes humains se livrèrent une
guerre colossale jusqu'à ce qu'un autre Empereur, Osiris, impose son
autorité en réunissant les mondes saints et sains. Les Âgons formaient
une légion orcoïde. Privée de commandement à la fin de la guerre
galactique, cette légion se perdit sur un monde très éloigné de la
Centralité et s'installa dans ses jungles.
Les Âgons tirent leur couleur verte ou brune de la zooxanthelle, ou plus simplement xanthelle, (algue du genre Symbiodinium). C'est une algue unicellulaire, pouvant vivre en symbiose avec leur porteur; jadis, sur l'Ancienne Terre, avec le corail, mais aussi avec les bénitiers, ainsi qu'avec de nombreuses espèces de méduses scyphozoaires, comme le genre Cassiopea ou Cotylorhiza par exemple, et chez d'autres animaux marins (Hydrozoaires, Limaces de mer, radiolaires, ciliées, porifères, actinies...). Dans les couches superficielles des mers chaudes, dépourvues de la base de la chaîne alimentaire marine qu'est le plancton, les zooxanthelles se développent en absorbant le dioxyde de carbone libéré par les coraux (ou un autre animal hôte) et fournissent en retour divers nutriments à leur hôte.
Les Âgons tirent leur couleur verte ou brune de la zooxanthelle, ou plus simplement xanthelle, (algue du genre Symbiodinium). C'est une algue unicellulaire, pouvant vivre en symbiose avec leur porteur; jadis, sur l'Ancienne Terre, avec le corail, mais aussi avec les bénitiers, ainsi qu'avec de nombreuses espèces de méduses scyphozoaires, comme le genre Cassiopea ou Cotylorhiza par exemple, et chez d'autres animaux marins (Hydrozoaires, Limaces de mer, radiolaires, ciliées, porifères, actinies...). Dans les couches superficielles des mers chaudes, dépourvues de la base de la chaîne alimentaire marine qu'est le plancton, les zooxanthelles se développent en absorbant le dioxyde de carbone libéré par les coraux (ou un autre animal hôte) et fournissent en retour divers nutriments à leur hôte.
Chez les coraux durs bâtisseurs
de récif (Scléractiniaires ou Madréporaires) et chez certains
Actiniaires, Corallimorphaires, Zoanthaires et Octocoralliaires (Alcyonacea et Gorgonacea) l’endoderme des polypes renferme, sans exception, des algues unicellulaires.
Les Âgons se reconnaissent par tribu grâce à leur xanthelle symbiotique. Les xanthelles tirent bénéfice des porteurs accueillants que constituent les orcoïdes, dans le monde hostile possédant son propre écosystème, et fournissent aux Âgons des nutriments bien utiles quand on découvre quels dangers il faut surmonter pour se nourrir de prédation et de cueillette sur Kombâ.
Les Âgons se reconnaissent par tribu grâce à leur xanthelle symbiotique. Les xanthelles tirent bénéfice des porteurs accueillants que constituent les orcoïdes, dans le monde hostile possédant son propre écosystème, et fournissent aux Âgons des nutriments bien utiles quand on découvre quels dangers il faut surmonter pour se nourrir de prédation et de cueillette sur Kombâ.
Les Boii, hommes-plantes de la planète Venceslas
Les nomades boii n'ont pas survécu en résistant à la planète où ils se
sont installés. Ils ont survécu en se fondant dans la planète, en
l'absorbant jusque dans leurs gênes. Leur adaptation évoque celle d'un
être vivant déjà connu depuis l'Ancienne Terre.
L’élysie émeraude (Elysia chlorotica) est une espèce de limace de mer, un gastéropode opisthobranche marin.
L’élysie émeraude (Elysia chlorotica) est une espèce de limace de mer, un gastéropode opisthobranche marin.
Cette limace de mer ressemble à un nudibranche, mais n'appartient pas à ce sous-ordre de gastéropodes. C'est en fait un membre d'un sous-ordre voisin, les sacoglosses.
L'élysie émeraude est le premier animal découvert capable de réaliser la photosynthèse dans des chloroplastes « volés » (kleptoplastie)
à une algue dont elle se nourrit ; elle peut ainsi vivre jusqu'à dix
mois grâce à la seule lumière du jour, sans autre apport nutritif.
Cette limace de mer littorale utilise des chloroplastes de l'algue hétéroconte Vaucheria litorea pour produire une grande partie de l'énergie dont elle a besoin. E. chlorotica acquiert les chloroplastes en mangeant cette algue et les stocke dans les cellules qui tapissent son intestin; ces chloroplastes fournissent à leur hôte les produits de la photosynthèse.
Bien que les chloroplastes survivent pendant toute la durée de vie du
mollusque (environ 10 mois), ils ne sont pas transférés à sa descendance.
Puisque l'ADN chloroplastique code seulement 10 % des protéines nécessaires à une photosynthèse fonctionnelle, les scientifiques ont recherché dans le génome de E. chlorotica des gènes permettant la photosynthèse et la survie des chloroplastes. Ils ont trouvé un gène d'algue, psbO (un gène nucléaire codant une protéine à manganèse stabilisatrice à l'intérieur du photosystème II5)
dans l'ADN de la limace de mer, identique à la version algale. Ils en
ont conclu que le gène avait probablement été acquis par un transfert horizontal de gènes, puisqu'il est déjà présent dans les œufs et dans les cellules germinales de E. chlorotica.
En absorbant, selon le même processus que ces élysies émeraudes, des gènes végétaux, les humains du peuple Boii sont devenus de véritables hommes-plantes (plant'hommes) capables de survivre par photosynthèse sur ce monde très particulier qu'est Venceslas :
- un noyau rocheux de petite taille : le socle,
- une forêt pétrifiée : les colonnes,
- une forêt basse composée d'une immense variété de champignons n'ayant pas besoin de lumière,
- et la forêt haute où vivent les plant'hommes et où circulent les fragrances qui font la renommée de ce monde.
En absorbant, selon le même processus que ces élysies émeraudes, des gènes végétaux, les humains du peuple Boii sont devenus de véritables hommes-plantes (plant'hommes) capables de survivre par photosynthèse sur ce monde très particulier qu'est Venceslas :
- un noyau rocheux de petite taille : le socle,
- une forêt pétrifiée : les colonnes,
- une forêt basse composée d'une immense variété de champignons n'ayant pas besoin de lumière,
- et la forêt haute où vivent les plant'hommes et où circulent les fragrances qui font la renommée de ce monde.
Sources scientifiques : http://fr.wikipedia.org/wiki/Corail et http://fr.wikipedia.org/wiki/Zooxanthelle
jeudi 19 février 2015
Des exoplanètes plus accueillantes que la Terre
Sur des planètes un peu plus grosses que la nôtre et en orbite autour d'étoiles plus petites que le Soleil, la vie trouverait des conditions plus favorables que sur Terre. De tels mondes existeraient par milliards.
René Heller
Parce que nous ne connaissons qu'un monde habité (le nôtre), il est naturel d'utiliser la Terre comme référence pour chercher de la vie ailleurs, que ce soit sur Mars ou sur Europe, lune de Jupiter qui présenterait un océan d'eau liquide sous sa surface glacée. Mais aujourd'hui, la découverte de planètes potentiellement habitables en orbite autour d'étoiles autres que le Soleil (autrement dit, des exoplanètes) remet en cause cette approche géocentrique.
Durant ces 20 dernières années, les astronomes ont découvert plus de 1 800 exoplanètes et les statistiques suggèrent que la Galaxie en abrite au moins 100 milliards. Parmi les planètes découvertes à ce jour, la plupart sont très différentes de la Terre et exhibent une grande diversité de tailles, d'orbites, de compositions ou de nature de leurs étoiles hôtes (souvent plus petites et plus froides que le Soleil). En regardant de près les caractéristiques de ces exoplanètes, je pense (et je ne suis pas le seul) que la Terre pourrait ne pas être le nec plus ultra en termes d'habitabilité. Le fait que la vie y soit apparue ne suffit pas pour affirmer que les conditions y sont optimales. En fait, certaines exoplanètes très différentes de la Terre auraient de bien meilleures chances de développer et de conserver des biosphères stables. Ces « planètes superhabitables » seront les cibles les plus propices pour rechercher de la vie hors du Système solaire.
Bien sûr, la Terre a plusieurs caractéristiques qui, au premier abord, semblent idéales pour la vie. Elle tourne autour d'une étoile d'âge moyen plutôt tranquille, qui brille avec constance depuis des milliards d'années, ce qui a laissé le temps à la vie d'apparaître et d'évoluer. Elle a des océans d'eau liquide, berceaux de la vie, parce qu'elle est en orbite dans la « zone habitable », une mince région autour du Soleil où la lumière reçue de l'étoile n'est ni trop intense ni trop faible. Plus proche du Soleil, la Terre aurait été très chaude et l'eau n'aurait été présente qu'à l'état de vapeur ; si elle était plus éloignée, l'eau n'aurait été que de la glace.
La Terre a par ailleurs une taille propice à la vie : assez grosse pour retenir une atmosphère épaisse grâce à son champ gravitationnel, mais assez petite pour garantir que la gravité ne plaque pas sur la planète un manteau opaque et étouffant de gaz. La taille de la Terre et sa composition rocheuse favorisent aussi l'habitabilité par d'autres aspects, comme la présence d'une activité tectonique, qui régule le climat en participant au cycle du dioxyde de carbone, et celle d'un champ magnétique, qui protège la biosphère du rayonnement cosmique.
La Terre, un berceau médiocre pour la vie
Cependant, plus les chercheurs étudient l'habitabilité de la Terre, moins elle leur semble idéale. Les conditions sont très variables d'une région de la planète à l'autre et de vastes portions de la surface de la Terre sont presque dépourvues de vie : les déserts sont arides, l'océan du grand large est pauvre en nutriments et les régions polaires sont glaciales.Par ailleurs, l'habitabilité de la Terre a varié dans le temps. Par exemple, durant l'essentiel de la période géologique du Carbonifère (il y a entre 360 et 300 millions d'années environ), l'atmosphère de la planète était plus chaude, plus humide et beaucoup plus riche en oxygène qu'aujourd'hui. Les crustacés, les poissons et les coraux bâtisseurs de récifs prospéraient dans les mers, de vastes forêts recouvraient les continents, les insectes et autres...
Source (et suite payante de l'article sur ) : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-des-exoplanetes-plus-accueillantes-que-la-terre-33884.php
dimanche 8 février 2015
Jupiter Ascending
Née sous un ciel étoilé, Jupiter Jones est promise à un destin hors du
commun. Devenue adulte, elle a la tête dans les étoiles, mais enchaîne
les coups durs et n'a d'autre perspective que de gagner sa vie en
nettoyant des toilettes. Ce n'est que lorsque Caine, ancien chasseur
militaire génétiquement modifié, débarque sur Terre pour retrouver sa
trace que Jupiter commence à entrevoir le destin qui l'attend depuis
toujours : grâce à son empreinte génétique, elle doit bénéficier d'un
héritage extraordinaire [celui de la famille Abrasax] qui pourrait bien bouleverser l'équilibre du
cosmos…
Beyond Earth, beyond our Sun, one family has ruled life on every habitable planet in the universe for millennia: The House of Abrasax. Now following the death of its matriarch, her three primary heirs the Abrasax siblings, Balem, Kalique and Titus are at war, and the state of their dynasty is in turmoil. But another heir has emerged whose claim may be even greater than theirs. A young woman born on Earth, unknowingly carries a genetic legacy that entitles her to power beyond her imagining and the ability to reshape the House of Abrasax and with it, the fate of her planet. With the help of an ex-military hunter who becomes her only ally, Jupiter Jones is forced to leave her ordinary existence behind and confront her true destiny.
Source des images : http://conceptships.blogspot.com/2015/02/jupiter-ascending-concept-art-by-george.html
Beyond Earth, beyond our Sun, one family has ruled life on every habitable planet in the universe for millennia: The House of Abrasax. Now following the death of its matriarch, her three primary heirs the Abrasax siblings, Balem, Kalique and Titus are at war, and the state of their dynasty is in turmoil. But another heir has emerged whose claim may be even greater than theirs. A young woman born on Earth, unknowingly carries a genetic legacy that entitles her to power beyond her imagining and the ability to reshape the House of Abrasax and with it, the fate of her planet. With the help of an ex-military hunter who becomes her only ally, Jupiter Jones is forced to leave her ordinary existence behind and confront her true destiny.
Source des images : http://conceptships.blogspot.com/2015/02/jupiter-ascending-concept-art-by-george.html
vendredi 30 janvier 2015
Sufficiently Advanced 2e édition (1) New Worlds, New Civilizations
Article sur http://anniceris.blogspot.com/2014/12/sufficiently-advanced-2e-edition-1-new.html
(3) Dans la recension de la première édition, j'avais décrit une douzaine de Civilisations et Sociétés (sans
vraiment bien distinguer d'ailleurs les deux termes). Il y a au moins
ces quatre ajouts originaux dans les Civilisations (plus une vingtaine
de "Sociétés" idéologiques qui ne sont pas que culturelles) :
(a) Les Bâtisseurs de l'Au-delà (p. 205) tentent de créer une sorte de "Paradis" d'information pour archiver tous les Morts. Ils cherchent à créer assez de capacités de calcul pour former un univers d'éternité et abolir définitivement la Mort. Leur culture a l'air d'utiliser des références à l'Asie du Sud-est et plus précisément à la péninsule indochinoise (p. 38).
(b) Les Daoine na Realta Foraois (p. 214, en gaélique "Peuple de la Forêt des Etoiles") sont des sortes d'Elfes néo-celtiques de l'Espace qui manipulent des réseaux de végétaux interstellaires autour d'étoiles ("Arbres de Dyson" ou "Yggdrasils"). On pourrait peut-être aussi utiliser The Integral Trees ?
(c) Les Gaians (p. 228) croient à l'Hypothèse Gaia et considèrent donc les écosystèmes comme des sortes d'Individualités comme la planète Solaris. Ils utilisent des références polynésiennes.
(d) Les Nanori (p. 242) ont choisi de développer la nanotechnologie au point que leurs systèmes sont des mondes saturés de nanotech en compétition avec les systèmes biologiques. Ils considèrent donc qu'il faut "semer" plus de nanotech pour cultiver la Vie artificielle dans l'Univers. Leur culture prend des noms plus persans.
[J'ai sur ce blog plusieurs douzaines de posts inachevés qui ont fini
par devenir interminables. J'ai décidé de prendre une perspective plus
détachée en n'attendant plus d'avoir le temps d'écrire une sorte
d'article publiable (en suivant ce judicieux conseil de Duncan Idaho). Je me contenterai désormais plus d'ébauches de work in progress pour mettre fin à cette procrastination]
J'avais fait une recension de la 1e édition de Sufficiently Advanced et
je vais être plus épisodique sur cette 2e édition. C'est vraiment un
excellent jeu, plein de concepts stimulants pour la science fiction et Colin Fredericks est un auteur brillant - même si je crains de ne jamais trouver de joueurs, tout comme pour Eclipse Phase ou Mindjammer.
Cette édition est bien plus étendue et a plusieurs différences avec la 1e.
(1) Tout d'abord, cela est devenu un système sans dé, changement qui me gêne un peu comme je suis très "tychéo-phile"
(une des parties essentielles du plaisir de jeu est pour moi de lancer
les dés - même les autres randomizers comme des cartes m'embêtent un
peu). De plus, je n'ai jamais testé de jeu sans dé (il faudrait quand
même une fois que je fasse l'expérience d'Amber) et c'est donc assez exotique.
(2) L'univers de la 1e édition avec son Bureau des Brevets (The Patent Office) devient maintenant seulement un des 5 cadres, les quatre autres étant :
(a) To the Stars (un univers plus fragmenté où la Diaspora
a échoué à former une civilisation interstellaire, où la majorité des
mondes sont des Cultes de Cargo régressifs et où on essaye de remettre
en place le contact - un peu comme dans le concept de Mindjammer avec son "Second Âge d'Exploration", en fait).
(b) The Divide (une guerre froide idéologique entre
plusieurs blocs à choisir, avec des aventures plus diplomatiques ou
d'espionnage). Un peu comme certaines histoires de The Culture, peut-être.
(c) The Powder Keg (une guerre plus chaude entre les blocs plus militaristes)
(d) Sublight (le voyage FTL n'est possible que sous forme d'ondes et les mondes sont donc encore plus isolés que dans le cadre To the Stars).
Les PJ sont des agents téléchargés sur des mondes parce qu'ils ont
déterminé par leurs prévisions de psychohistoire que ces mondes entrent
dans une Crise et que la faction des PJs veut intervenir - un peu comme les Progresseurs dans l'Univers de Midi).
Les enquêtes scientifico-cosmologiques de The Patent Office demeurent parmi les plus originales mais ces cadres pourraient aussi se mélanger comme Sufficiently Advanced utilise une sorte de méta-cadre avec plusieurs Civilisations et Sociétés qu'on peut sélectionner pour sa campagne.
(a) Les Bâtisseurs de l'Au-delà (p. 205) tentent de créer une sorte de "Paradis" d'information pour archiver tous les Morts. Ils cherchent à créer assez de capacités de calcul pour former un univers d'éternité et abolir définitivement la Mort. Leur culture a l'air d'utiliser des références à l'Asie du Sud-est et plus précisément à la péninsule indochinoise (p. 38).
(b) Les Daoine na Realta Foraois (p. 214, en gaélique "Peuple de la Forêt des Etoiles") sont des sortes d'Elfes néo-celtiques de l'Espace qui manipulent des réseaux de végétaux interstellaires autour d'étoiles ("Arbres de Dyson" ou "Yggdrasils"). On pourrait peut-être aussi utiliser The Integral Trees ?
(c) Les Gaians (p. 228) croient à l'Hypothèse Gaia et considèrent donc les écosystèmes comme des sortes d'Individualités comme la planète Solaris. Ils utilisent des références polynésiennes.
(d) Les Nanori (p. 242) ont choisi de développer la nanotechnologie au point que leurs systèmes sont des mondes saturés de nanotech en compétition avec les systèmes biologiques. Ils considèrent donc qu'il faut "semer" plus de nanotech pour cultiver la Vie artificielle dans l'Univers. Leur culture prend des noms plus persans.
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