Jean-Pierre Petit, né le à Choisy-le-Roi (France), est un ingénieur, physicien et vulgarisateur scientifique français ayant fait carrière au CNRS et ayant travaillé à l'Observatoire de Marseille. Ses recherches ont porté d'abord sur la magnétohydrodynamique (MHD, mariage de la mécanique des fluides et de l'électromagnétisme), puis sur l'astrophysique théorique (aboutissant au modèle cosmologique Janus).
Il est connu du grand public pour ses bandes dessinées, en particulier sa série de vulgarisation scientifique Anselme Lanturlu, publiée à partir de 1979.
À partir des années 1990, il publie plusieurs livres dans le domaine de l'ufologie (notamment sur l’affaire Ummo) et soutient la thèse de contacts avec des extraterrestres.
Il représente à mes yeux la version moderne du savant polymathe, comme il en existait dans l'Antiquité ; et dont l'un des noms marquants est Aristote (382 - 322 avant J.-C.).
Justement, le contemporain Jean-Pierre Petit a publié en 2020 un livre qui fait un clin d’œil au titre d'un ouvrage de son illustre prédécesseur : Métaphysicon.
Après avoir révolutionné la cosmologie et l'astrophysique avec son modèle d'univers Janus (univers jumeaux avec deux types de masse : positive et négative), ...
... Jean-Pierre Petit ouvre une nouvelle porte conduisant à un autre espace-temps "imaginaire" (au sens mathématique du terme). Oui, il existe bien un "couloir" qui relie le monde physique au monde de la métaphysique (avec méta-masse positive et méta-masse négative), encore inconnu il y a peu. Dans ce modèle, la physique et la métaphysique fusionnent. Tout fait sens et s'unifie, du rêve à l'imaginaire, en passant par la mort, qui n'est rien d'autre que la rupture de la connexion entre notre cerveau et cet autre espace-temps, siège de la conscience. Oui, nous avons une âme qui reste vivante après notre mort ! Jean-Pierre Petit le démontre à travers son modèle, en répondant aux questions précises de Jean-Claude Bourret.
Mais qu'en est-il de l'ouvrage Métaphysique écrit par Aristote voici plus de 2300 ans ? Traite-il des mêmes sujets que le moderne Métaphysicon ?
Analyse de l’œuvre d'Aristote
Livre A : quelle est la nature de la sagesse?
Tous les hommes désirent savoir
- Tous les hommes désirent par nature savoir; l'amour des sensations en est le signe. En effet, celles-ci, en dehors de leur utilité, sont aimées pour elles-mêmes et plus que les autres, celles qui nous viennent par les yeux. Car ce n'est pas seulement pour agir mais aussi quand nous sommes sur le point de ne pas agir, que nous choisissons de voir, à l'encontre, pour ainsi dire de tout le reste. La cause en est que parmi les sensations [la vue] nous fait au plus haut point connaitre et montre des différences plus nombreuses.
De quelles causes et de quels principes la sagesse est-elle la science ?
- Il possède la totalité du savoir, son savoir est universel ;
- il a la connaissance des choses difficiles, son savoir est pénétrant ;
- il a une connaissance précise des causes, son savoir est de qualité ;
- il sait mieux enseigner que les autres, son savoir est fécond ;
- sa seule fin est la sagesse pour elle-même supérieure aux autres sciences ;
- la sagesse étant première elle donne des lois et commande les autres sciences, son savoir est noble.
- La plus dominante des sciences et celle qui commande le plus à ce qui est subordonné est celle qui connait en vue de quoi chaque chose est accomplie; cela c'est le bien de chacun, et d'une manière générale, c'est le meilleur dans la nature entière. La sagesse doit donc être une connaissance théorétique des premiers principes et des premières causes; et en effet, le bien, le "ce en vue de quoi" est l'une des causes.
Recherche de la cause chez les premiers philosophes.
- la substance formelle ou quiddité (sa nature, son essence, sa forme) ;
- la matière ou substrat (le sujet) ;
- le principe du mouvement ;
- le "ce en vue de quoi", ou le bien (la fin du mouvement).
Mais cela n'engendre pas la nature des choses : d'où vient l'ordre, le beau dans les choses ? Pas du hasard : Anaxagore affirma qu'il y avait une Intelligence (nous en grec) dans la nature, cause de l'ordre et de l'arrangement universel. C'est Hésiode qui le premier, à ce qu'il semble, trouva des causes du mouvement et de l'ordre (l'Amour, comme Parménide). Mais comme le mal et le laid l'emportent dans la nature ; on trouve l'Amour et la Haine chez Empédocle, peut-être même le Bien et le Mal comme principes. Quant à Leucippe et Démocrite, ils affirment que les différences de l'être viennent de la configuration, de l'arrangement et de la tournure des atomes.
Livre B : les apories
- l'étude des causes appartient-elle à une seule science ?
- la science des premiers principes de la substance est-elle aussi la science des principes généraux de la démonstration ?
- y a-t-il une seule science pour toutes les substances ?
- n'y a-t-il que des substances sensibles ?
- quelle est la science des attributs essentiels des substances ?
- les principes et les éléments sont-ils les genres ou les parties intrinsèques ?
- ou les genres les plus rapprochés des individus ou les plus élevés ?
- en dehors de la matière, y a-t-il quelque chose qui soit cause en soi ?
- les principes sont-ils limités numériquement ou spécifiquement ?
- les principes des êtres corruptibles et incorruptibles sont-ils les mêmes ?
- l'Un et l'Être sont-ils des universels ou semblables à des objets individuels ?
- sont-ils en puissance ou en acte ?
- les êtres mathématiques sont-ils des substances, et sont-ils séparés ou immanents ?
Livre Γ
- « Il est impossible que le même attribut appartienne et n'appartienne pas en même temps au même sujet et sous le même rapport. »
Livre Δ
Principe
- point de départ du mouvement d'une chose ;
- le meilleur point de départ pour chaque chose ;
- élément premier et immanent de la génération ;
- la cause primitive et non immanente de la génération, du point de départ naturel du mouvement ou du changement ;
- l'être dont la volonté réfléchie (proairesis) meut ce qui se meut et fait changer ce qui change ;
- le point de départ de la connaissance d'une chose est aussi nommé le principe de cette chose.
Livre E
- L'objet de la recherche sont les principes et les causes des êtres, mais seulement en tant qu'êtres, non comme objets déterminés.
- Il faut également tenir compte du mode d'être de la quiddité et de sa définition : distinguer ce qui est engagé dans la matière et ce qui est indépendant de la matière sensible.
- l'être par accident ;
- l'être comme vrai ;
- les catégories ;
- l'être en puissance et l'être en acte.
















%20The%20Direct.png)
%20The%20Direct.png)
%20The%20Direct.png)
%20The%20Direct.png)
%20The%20Direct.png)