Ceci est un prolongement de Pierre et poussière publié en 2018 (déjà !)
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Une ouverture plus cinématographique
Voici une version possible du début, avec un rythme plus visuel.
Ouverture possible
Le vent ne soufflait jamais dans la caldeira.
Autour du cratère, les dunes se déplaçaient lentement comme des bêtes endormies, mais au fond de cette gigantesque cuvette l’air restait immobile. Depuis des siècles, la poussière la plus fine du désert s’y accumulait.
Une mer grise.
Traîtresse.
Un Sab pouvait y disparaître en quelques pas.
Mais c’était là que se trouvaient les géodes.
Alors les Sabs revenaient toujours.
Ce matin-là, une caravane avait dressé son camp au bord du gouffre.
Des tentes de cuir sombre.
Des cages.
Des bêtes enchaînées.
Et les esclaves.
Au centre du camp, deux Sabs maintenaient un captif à genoux.
Un autre Sab maniait une lame courbe.
Le sacrifice.
Chaque descente dans la poussière exigeait du sang.
Les animaux passaient les premiers.
Lorsque vint le tour du petit bipède brun, les Sabs éclatèrent de rire.
La créature se débattait à peine.
Elle semblait surtout... curieuse.
Le bourreau leva son couteau.
Mais l’animal glissa soudain de ses mains.
Il se plaqua au sol.
Et le sol vibra.
Très légèrement.
Sous les regards stupéfaits des Sabs, le bipède s’enfonça lentement dans la poussière comme si celle-ci s’ouvrait pour l’accueillir.
Un silence tomba sur le camp.
Puis les cris éclatèrent.
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