Pour les humains, et les autres races à la vie brève, la galaxie est un endroit dangereux où règne une paix précaire. Un réseau de trous de ver artificiels sert à voyager entre les étoiles. Il est maintenu sous la férule de la Mercatoria, qui s’efforce de gérer les équilibres entre espèces.
Par contre, pour les Habitants, ces formes de vie quasi-immortelles apparues peu après le Big bang, la seule chose qui importe, ce sont les géantes gazeuses (comme notre voisine Jupiter) où ils vaquent à leurs affaires. Le reste n’est que débris épars… Et ils ne s’intéressent guère aux autres peuples de la Galaxie
Afin de sauver son système solaire menacé par la flotte de l’Archimandrite Luseferous, le jeune Fassin Taak doit plonger dans l’atmosphère de la géante Nasqueron, à la recherche d’une très ancienne formule, d’une clé détenue par les Habitants depuis des millions d’années. Mais ceux-ci, joyeux anarchistes avides d’informations en tous genres, ont un sens de l’humour très particulier, des habitudes déplorables comme celle de chasser à mort leur propre progéniture, et il se pourrait bien qu’ils dissimulent plus d’un secret. Leur seule faiblesse : un goût immodéré pour les informations.
La quête désespérée de Taak le conduit d’un bout à l’autre de la galaxie à travers un réseau de trous de vers, géré par la Mercatoria, Fassin parcourt la Galaxie à la recherche d’une information délectable. Pendant ce temps, la flotte monstrueuse de Luseferous se rapproche de Nasqueron. Mais la guerre cesse d’être une activité prévisible dès que les Habitants y sont mêlés…
Morceaux choisis
p.12 Le personnage du méchant
L'Archimandrite Luseferous, prêtre guerrier du Culte des Affamés de Leseum9 IV et souverain effectif de cent dix-sept systèmes solaires, d'une quarantaine de planètes habitées, de nombreux Habitats artificiels immobiles de taille significative et de centaines de milliers de navires cvils, Amiral en chef de l'Escadron du Suaire de la 468ème Flotte, ancien représentant humain/non-humain d’Épiphanie Cinq à l'Assemblée suprême galactique - peu de temps avant l'avènement du Chaos en cours et la fin de la Cascade de Déconnexions - , avait, il y a quelques années de cela, fait détacher du reste de son corps la tête de son plus grand ennemi, le chef rebelle Stinausin, afin de la brancher à un mécanisme d'assistance et de l'accrocher, à l'envers, au plafond de son vaste bureau situé sous les remparts externes de la Citadelle de Pierre - d'où il avait une vue imprenable sur Junch City, la baie de Faraby et la rainure verticale et floue du Fossé de Force - pour pouvoir, lorsqu'il était d'humeur à frapper, c'est-à-dire assez souvent, se défouler dessus comme sur un punching-ball.
p.20 Le cadre du récit
La géante gazeuse Nasqueron était la plus grosse planète du système Ulubis, lequel était situé dans uen patie isolée du Courant Quaternaire, l'une des vrilles sud des Confins de la galaxie, à cinquante-cinq mille années-lumière de son centre nominal . Impossible d'être plus isolé, à moins de sortir de la galaxie.
Il y avait divers degrés d'isolement, particulièrement en cette période d'Après-guerre, mais Ulubis faisait réellement partie de ces systèmes les plus éloignés. Néanmoins, le fait d'être situé dans les confins de l'espace habité - a fortiori en dessous du plan galactique, où les dernières étoiles et les dernières traces de gaz cédaient la place au vide absolu - ne signifiait pas nécessairement que l'endroit était inaccessible. A condition, bien sûr, de n'être pas loin d'un portail digne de ce nom.
p.21 Histoire des Complexes de trous de vers successifs
Le système d'Ulubis avait été relié au reste de la galaxie plus de trois milliards d'années auparavant, lors de ce qu'on appelait le "Nouvel Âge". A l'époque, c'était un système relativement jeune, formé depuis quelques milliards d'années seulement, mais il abritait déjà de nombreuses formes de vie. Son artère de connexion faisait partie du Second Complexe, la deuxième tentative sérieuse de la communauté galactique d'intégrer un réseau de trous de vers. Toutefois, ce lien avait été coupé pendant le milliard d'années tumultueux de la Longue Chute, lors de laquelle s'étaient succédé la Guerre des Rafales, la Dispersion Anarchique et la Rupture d'Informorta, avant de sombrer - comme le reste de la galaxie - dans une sorte de léthargie au temps du Second Chaos, ou Chaos Majeur, époque à laquelle ne survécurent que les Habitants de Nasqueron. Ceux-ci faisaient partie des espèces dites "Lentes" qui vivaient sur une autre échelle temporelle et ne voyaient aucun inconvénient à voyager plusieurs centaines d'années pour se rendre d'un point A à un point B. Un milliard d'années sans événement majeur était pour eux l'équivalent d'une petite année sabbatique.
Après l'Âge de la Troisième Diaspora (et bien d'autres bouleversements de cette histoire galactique particulièrement mouvementée), l'ouverture d'un nouveau trou de ver permit à Ulubis de rejoindre le Troisième Complexe. Cette artère se maintint pendant soixante-dix millions d'années paisibles et productives, qui virent de nombreuses espèces Rapides aller et venir sous le regard des Habitants, seuls témoins véritables de la lente évolution de la région. Toutefois, l'Effondrement des Artères plongea une fois de plus Ulubis dans la solitude, en même temps que quatre-vingt-quinze pour cent de la galaxie connectée. D'autres portails et trous de vers disparurent pendant la Guerre des Nouveuax Rapides et celle des Machines. La paix ne s'installa durablement que grâce à l'avènement de la Mercatoria - du moins était-ce le discours officiel de ceux qui contrôlaient cette dernière - et le début du Quatrième Complexe.
Le long processus de reconnexion n'en était qu'à ses balbutiements lorsqu'on rouvrit l'artère d'Ulubis. Celle-ci resta en activité pendant plus de six mille ans, durant lesquels le système fut très facilement accessible. Malheureusement, elle finit par être détruite elle aussi, et cela faisait un bon quart de millénaire que cette partie de la galaxie était isolée. Le portail le plus proche se trouvait à deux cent quatorze années de voyage, loin dans les profondeurs du Courant, dans le système Zenerre.
p.29 Histoire relativement contemporaine et allusions/hommages à Dune de Frank Herbert
Le navire était mort depuis des millénaires. Combien exactement ? Personne ne pouvait le dire, mais les estimations les plus plausibles parlaient de six ou sept. C'était un des nombreux vaisseaux qui avaient été endommagés à l'époque de la Guerre des Nouveaux Rapides (ou bien plus tard, au temps de la Guerre des Machines, de la Dispersion ou des conflits confus et violents qui émaillèrent l’Éparpillement), une pièce oubliée sur l'échiquier des disputes galactiques, des guerres de civilisations, des manœuvres panraciales et de al métapolitique à grande échelle.
p.134 Humains prélevés sur Terre en 4051 avant J.C. (cf. p. 131) puis allusion/hommage à David Brin
Préparation : Procédé très ancien mis récemment en pratique par la Culmina et consistant à prélever des individus d'espèces précivilisées (habituellement sous forme embryonnaire ou clonoclastique) pour les assujettir / les réduire en esclavage / en faire des mercenaires / les éduquer. Lorsque leur espèce d'origine atteint le stade galactique et qu'elle rencontre dans l'espace des congénères au moins aussi civilisés / technologiquement avancés (et souvent plus nombreux), elle est supposée se sentir redevable envers es mentors (lesquels affirment souvent l'avoir protégée contre d'éventuelles comètes ou autres fléaux venus de l'espace). Cette pratique a été bannie par le passé (voir lois pangalactqiues et Conseil galactique) mais tend à réapparaître lorsque la civilisation recule. La Préparation est parfois appelée Élévation ou Éducation agressive. Voir aussi : pHumains et aHumains (premiers et autres humains).























