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vendredi 5 septembre 2014

Les 16 empereurs Corrino

Comme l'indique l'article (en anglais) Deciphering the Text Foundations of Traveller, les romans Dune et Fondation s'excluent mutuellement et sont difficilement intégrables dans un jeu de rôles comme Traveller qui se voudrait ouvert à de nombreuses influences.

Pourtant, à bien y regarder, il y a des incohérences entre le film Dune inspiré des romans de Frank Herbert (où Shaddam IV est le 50ème empereur), l'univers étendu d'après les livres de Brian Herbert, son fils, (où Shaddam IV est le 81ème et dernier empereur d'une dynastie qui aura régné 10 000 ans, soit 125 années en moyenne par empereur !) et le jeu de rôles Imperium (où Audrii XV est déjà le 361ème empereur alors que l'action se passe près de deux siècles avant la chute de Shaddam IV et l'épopée de Paul Atréïdes).

Ces incohérences permettent de prendre du recul, de considérer avec souplesse toutes ces contraintes imposées par la littérature officielle et, finalement, de réussir à intégrer la dynastie Corrino (et bien d'autres éléments de Dune) à une Histoire du futur assimilant moult sources (films, bandes dessinées, jeux de rôles, etc.).

Je me suis ainsi lancé dans la reconstitution de la dynastie Corrino en commentant abondamment l'article I comme Imperium

Pour commencer, en observant les dates de naissance et de décès des principaux membres des familles Corrino, Harkonnen ou Atréïdes, on découvre des âges tout à fait conventionnels. Pas de durées excessives ; très peu de centenaires. Ce qui exclut la moyenne de 125 ans de règne pour chaque empereur.  

Considérant que 10 000 années de règne pour la dynastie dans son ensemble est une exagération, je continue en affirmant que 80 ou 81 empereurs Corrino est aussi une exagération et que le nombre réel doit être 4 ou 5 fois moins grand. Je réduis ainsi la liste à 16 empereurs.

 Les 5 derniers empereurs de la dynastie Corrino sont connus depuis les livres de Frank Herbert, ainsi que le premier, le fondateur de la dynastie :

- Faykan Butler, ou Faykan I Corrino unifia les rôles de Vice-roi et de Grand Patriarche et devint le premier Empereur Padishah du Nouvel Empire, après la Bataille de Corrin (en 19912 EH soit 88 avant la Guilde), mettant fin au Jihad contre les Machines Pensantes.
...
- Raphael Corrino (le 46ème)
- Vutier II Corrino (le 47ème)
- Fondil III, dit “Le Chasseur”, (le 48ème)
- Elrood IX Corrino (le 49ème), qui meurt empoisonné par son fils en 10156 EG.
- Shaddam IV (le 50ème empereur, déposé par Paul "Muad'dib" Atréïdes en 10193 EG).

On remarquera que j'ai ajouté entre parenthèses le numéro d'ordre de l'empereur (rétroactivement en partant du 50ème comme dans le film Dune) en considérant que c'est un numéro toutes dynasties confondues (d'autres familles du "Vieil Empire" ont en effet précédé les Corrino).

L'univers étendu et le jeu de rôles non-officiel nous fournissent d'autres noms d'empereurs mais avec moins de précisions sur l'ordre ou les dates de règne :
- Saudir I, avec qui le Corpus Luminis Praenuntiatis commence les négociations pour fonder la future Guilde Spatiale;
- Negara II ;
- Elrood II, qui est réinstallé sur le trône par Thomas Atréïdes. En récompense, ce dernier est nommé Duc de Jaddua.
- Saudir III qui désigne Salusa Secundus comme planète-prison ;
- Elrood V qui donne Poritrin, troisième planète d'Epsilon Alangue, à la Maison Maros. Le Siridar Charles, Baron Mikarrol, gouverneur planétaire de Terra, envoie deux millions de Zensunni sur Poritrin.
- Ezhar VII qui sort les Zensunni de Salusa Secundus et les envoie vers Ishia, seconde planète de Beta Tygri. 
Ainsi que :
- Audrii XV Corrino (9851-9924)
- et son successeur, son fils Henoor IX.

En désignant Audrii XV comme le 36ème (et non 361ème !) empereur, Henoor IX devient le 37ème et Faikan I le 35ème (de 35 à 50 inclus,). Comme annoncé, on a exactement 16 empereurs, soit 5 fois moins que les 80 de la "légende".

Je vais en plus intercaler trois personnages inspirés du jeu de rôles Empire Galactique  :
- "Soukou Toumé" que j'associe à Saudir I
- Stella Senza-Nome alias Stella II "la Madonne de l'almanach", une impertinente impératrice intérimaire qui osa réformer le calendrier galactique,
- et le très vieux Olaf III (157 ans) qui rendit le pouvoir aux Corrino en 10002 (et qui, compte tenu de son âge, n'a dû avoir qu'un règne éphémère ... disons jusqu'en 10003).

A ce stade de la compilation, la liste des empereurs successifs est la suivante:

- Faykan Butler, devenu Faykan I Corrino (9912-?), 35ème empereur
- Audrii XV Corrino (?-9924), 36ème
- Henoor IX (9924-?), 37ème
- anonyme, 38ème
- Saudir I "Soukou Toumé" (?-9993), 39ème
Interruption de la dynastie Corrino et régence de Stella II (9994-10002)
Reprise de la dynastie Corrino
- Olaff III (10002-10003), 40ème
- Negara II (10003-?), 41ème
- Elrood II, 42ème
- Saudir III, 43ème
- Elrood V, 44ème
- Ezhar VII, 45ème
- Raphael Corrino, 46ème
- Vutier II Corrino, 47ème
- Fondil III, dit “Le Chasseur”, 48ème
- Elrood IX Corrino (?-10156), 49ème
- Shaddam IV (10156-10193), 50ème empereur 

En fouillant dans l'univers étendu, on découvre que le père de Saudir I, un certain Corrin I Palaigo n'a régné que deux ans, puis que Saudir I a eu plusieurs enfants dont Elrood et Henoor (ces noms pouvant être des noms de règne, en tant qu'empereur ou dirigeant d'une seule planète). L'aîné des fils de Saudir I (Salvador, qui n'a pas de descendance connue) ou le cadet (Roderick, père de Nantha, né(e) en 9989 et de 3 autres enfants) pourrait d'ailleurs être l'empereur padishah Elrood II (mis sur le trône par Thomas Atréïdes tout comme son grand-père Faykan I avait été propulsé sur le trône impérial par Vorian Atréïdes).

Je peux également établir une durée moyenne des règnes des 41ème au 49ème empereurs (17 années) et détailler la liste comme suit :

- 9912-? : Faykan Butler, ou Faykan I Corrino, 35ème empereur
- ?-9924 : Audrii XV Corrino, 36ème
- 9924-9933 : Henoor IX, 37ème
- 9933-9935 : Corrin I Palaigo, 38ème
- 9935-9993 : Saudir I "Soukou Toumé" ou "Akbar", 39ème.
Interruption de la dynastie Corrino et régence de Stella II (9994-10002)
Reprise de la dynastie Corrino
- 10002-10003 : Olaff III, 40ème
- env. 10003-10020 : Negara II, 41ème
- env. 10020-10037 : Elrood II (fils de Saudir I), 42ème
- env. 10037-10054 : Saudir III, 43ème
- env. 10054-10071 : Elrood V, 44ème
- env. 10071-10088 : Ezhar VII, 45ème
- env. 10088-10105 : Raphael, 46ème
- env. 10105-10122 : Vutier II, 47ème
- env. 10122-10139 : Fondil III, dit “Le Chasseur”, 48ème
- env. 10139-10156 : Elrood IX, 49ème
- 10156-10193 : Shaddam IV (fils et meurtrier d'Elrood IX), 50ème empereur. 

Il me faut détailler un dernier point. 
Faykan I a eu un fils : Jules Corrino. Pourtant, son nom n'apparaît pas explicitement dans la liste. On va donc supposer que Jules Corrino a pris un nom de règne ... Saudir I ("le 1er Saoudien" en français). Et on remarquera qu'il est affublé de plusieurs autres surnoms tels que "Akbar" ("le Grand") ou "Soukou Toumé" (qui semble provenir d'une des langues ivoiriennes ... je poursuis mes investigations dans cette direction).

Si Elrood II est bien le fils aîné de Saudir I, alias Jules Corrino, il s'agit de Salvador Corrino, né en 52 avant la Guilde. Il accèderait au trône vers 10020 à l'âge de 72 ans. Ou alors, comme Salvador n'a pas eu de descendance, c'est peut-être jeune frère Roderick (né en 50 avant la Guilde). Celui qui ne deviendra pas empereur règnera localement, sur un monde unique, sous le pseudonyme d'Henoor (hommage à Henoor IX, peut-être).

A la mort de Faykan I, que j'ai estimé en 9919, Jules Corrino, le futur Saudir I, n'est qu'un bébé. Il est placé par sa tante Rayna Butler, la fondatrice du Culte de Serena, sous la protection d'une branche adjacente de la lignée principale : un oncle du côté de son grand-père Quentin Vigar/Butler/Corrino.

Audrii XV, cousin germain de Faykan I, succède au fondateur de la dynastie Corrino. Il adopte le bébé Jules Corrino et lui donne en épousailles sa petite-fille Orenna (qui sera surnommée "l'Impératrice vierge"). Audrii XV (grand-père adoptif de Jules Corrino) règne 5 années, puis son fils Henoor IX (père adoptif de Jules Corrino) encore 9 années. Au décès de ce dernier, Jules est encore un peu jeune (14 ans) et c'est son frère adoptif Corrin I Palaigo qui prend le pouvoir. Mais il est fragile, comme sa soeur Orenna la "Vierge", et meurt après 2 petites années de règne.

Jules "al-Saoud" Corrino n'a que trop attendu ! Il hérite enfin et adopte un nom qu'il juge prestigieux : Saudir I. Il se lance immédiatement dans un vaste projet de réforme du vol interstellaire avec le Corpus Luminis Praenuntiatis. Il travaillera à cette tâche durant les 58 années suivantes mais s'éteindra en 9993 sans désigner de successeur. Ses enfants obtenus hors mariage devront à leur tour patienter avant d'accéder éventuellement au trône.

C'est là, en 9994, que j'insère la jeune monarque de Solaria : Stella Senza-Nome.
Puis ce sera au tour de l'éphémère souverain, le vieillard Olaf III (né 10 années plus tôt que son cousin Faykan I Corrino) ; peut-être est-il un rejeton de Roella Harkonnen ou d'Omilia Harkonnen, les soeurs aînées de Wandra Harkonner/Butler (la mère de Faykan) ; tandis qu'Audrii était sans doute l'aîné du côté des frères ou sœurs de Quentin Vigar (le père de Faykan).

Récapitulatif 

- 9912-9919 : Faykan Butler, alias Faykan I Corrino, 35ème empereur
- 9919-9924 : Audrii XV Corrino, 36ème (cousin germain de Faykan du côté paternel -Quentin Vigar- et grand-père adoptif de Jules Corrino)
- 9924-9933 : Henoor IX, 37ème (père adoptif de Jules Corrino)
- 9933-9935 : Corrin I Palaigo, 38ème (frère adoptif de Jules Corrino, et également beau-frère via Orenna "l'Impératrice vierge")
- 9935-9993 : Jules "al-Saoud" Corrino alias Saudir I surnommé "Soukou Toumé" ou encore "Akbar", 39ème.
Interruption de la dynastie Corrino et régence de Stella II (9994-10002)
Reprise de la dynastie Corrino
- 10002-10003 : Olaff III, 40ème (cousin germain de Faykan I du côté maternel -Wandra Butler-)
- env. 10003-10020 : Negara II, 41ème
- env. 10020-10037 : Elrood II (Roderick, le fils cadet de Saudir I), 42ème
- env. 10037-10054 : Saudir III, 43ème
- env. 10054-10071 : Elrood V, 44ème
- env. 10071-10088 : Ezhar VII, 45ème
- env. 10088-10105 : Raphael, 46ème
- env. 10105-10122 : Vutier II, 47ème
- env. 10122-10139 : Fondil III, dit “Le Chasseur”, 48ème
- env. 10139-10156 : Elrood IX, 49ème
- 10156-10193 : Shaddam IV (fils et meurtrier d'Elrood IX), 50ème empereur.

lundi 22 mars 2010

Liste (partielle) des Empereurs galactiques

Les trois premiers personnages ne sont pas considérés comme des Empereurs par certains historiens mais plutôt désignés comme des "Tyrans démocrates", c'est-à-dire nommés par les sénateurs de la République pour accomplir une mission ponctuelle (qui durera tout de même 23 années) et qui restituèrent ensuite les pleins pouvoirs à l'Assemblée Galactique.

- Zarouh Khan (le 1er), désigné comme leur chef de guerre par les Coloniaux, membres de la Confédération (Ancienne République), pour mettre un terme aux volontés expansionistes de l'Empire Etincellant (capitale Terra). Ce gouvernement est reconnu coupable d'atrocités depuis l'annonce, par B'dikkat, de la déportation d'enfants sur la planète-bagne Shayol. Zarouh vaincra les Terriens lors de la bataille de Leporello, en 18052 EH, mais sera assassiné par un fanatique deux années plus tard.
- Ziska (le 2ème), poursuivra l'oeuvre de son père, créera l'Armée galactique, mais sera lui aussi assassiné en 18061 EH.
- Koddah "la Voyageuse" (la 3ème), créatrice de la division Scorpionaute (soldats d'élite fanatiques directement sous contrôle de l'empereur), encourage la création de la guilde Navyborg, unification de tout le personnel navigant sous la bannière de l'ex-Syndic, abdiquera en 18075 EH en faveur de l'assemblée galactique, pour restituer les pleins pouvoirs à la République.

L'Ancienne République, fondée exactement 24462 années plus tôt, reprend son cours après la parenthèse de la dynastie Khan.

- Palpatine, alias "Dark Sidious", (le 4ème), maître sith, ancien président de la République Galactique, auto-proclamé empereur en 18594 EH (coup d'Etat militaire) mais assassiné par son propre disciple Anakin Skywalker, alias "Dark Vador", en 18617 EH.

La Nouvelle République sera au départ présidée par le couple Leia Organa et Han Solo mais une autre forme d'organisation, cette fois-ci consentie par la majorité des citoyens galactiques, verra le jour à peine 433 années plus tard : l'Empire.

- Tortran "le Bâtisseur" (le 5ème), s'installe sur le monde artificiel Prima, la nouvelle Planète Centrale, en 19050 EH, et édifie l'Admintek avec l'aide de la Loge Tekno;
- Olaff II (le 6ème), qui décréta : "La propulsion Varlet (petits et moyens porteurs) à la Loge Tekno et la propulsion Lehouine (gros, très gros porteurs) à la Guilde Navyborg" en 19084 EH.

Une scission entre les Scientes et les Andres provoque l'avénement d'un nouvel Empire : l'Empire Droïdien. Les hommes synthétiques et les hommes organiques rivalisent. Trois classes sociales émergent :
- les Andres au pouvoir,
- les Humains et les autres Êtres Transcendants (ET) constituant la classe moyenne,
- et les Animaloïdes le "sous-peuple".
Mais aux environs de 19200 EH, les Animaloïdes (animaux ayant subi le Saut évolutif) se révoltent contre le Grand Androïde et la Mère Suprême. Le pouvoir humain est restauré et le "sous-peuple" n'est plus ghettoïsé.

De sévères restrictions (Les 13 Commandements), vis-à-vis des Andres notamment, ramènent l'ordre dans l'Espace Humain. Désormais, c'est la Guilde et son Médiat Suprême qui dirigent l'expansion de l'Humanité. La planète Xylos est choisie comme nouveau monde-capitale. Les Eternautes de la planète Gygangygonya soutiennent la Guilde.
C'est l'époque de l'épopée d'Axle Munshine à bord de son Vaisseau d'Argent.

Hélas, la Guilde gère plus les liaisons entre les mondes que l'administration des mondes elle-même. On parle bientôt de "l'Âge des 10000 empereurs", chaque monde gérant à sa guise ses affaires intérieures. Jusqu'à ce qu'un homme fort rétablisse de la cohérence dans l'Empire.

- Ladislaus "Le Grand" unifie les 10000 mondes majeurs vers 19300 EH.

Une créature-monde (Génésis) est découverte et réactivée par les femmes parthénogénétiques de la planète Taj Rama. Génésis fonde le Daym, une assemblée où non seulement l'Empire mais aussi les autres composantes de l'Humanité (et des civilisations des Cinq Galaxies) peuvent se rencontrer (20000 mondes, 10000 langues, 8000 monnaies répartis entre l'Empire, la Confed, le Lansall, les Marches, ...). L'Âge d'Or est atteint. La Patrouille du Temps est fondée en 19352 EH par les énigmatiques Daneeliens. C'est le triomphe des arts et du luxe. L'Empire compte 10192 mondes, sous régime aristocratique, gouvernés par des Nobles, toujours des hommes, et, au sommet, l'Empereur.
- Hellroy II
- et sa soeur Ezaelle, première impératrice depuis Koddah (la première tout court selon d'autres historiens).

A partir du scandale du Connatic de Knume, l'amant de l'impératrice, en 19512 EH (une tentative de coup d'Etat par l'envoi d'un clone armé du Connatic sur chaque nouveau monde colonisé), et durant les trois siècles qui suivront, l'Empire va être déstabilisé par de nombreuses crises, révoltes théocratiques et violences mécaniques.

En 19799 EH débute le Jihad Butlérien qui oppose les Seigneurs des Mondes de la Ligue aux Machines Pensantes (Ordinateurs et Robots) des Mondes Synchronisés. Ce Jihad Butlérien s'achèvera lors de la bataille de Corrin et la naissance d'une nouvelle dynastie impériale.
La mythologie de Dune/Arrakis parle de 80 empereurs Corrino mais ils furent probablement quatre ou cinq fois moins nombreux.
- Faykan Butler, ou Faykan I Corrino, fils du Bashar Quentin Butler, héros du Jihad Butlérien, il fera ses débuts au service de l’Humanité dans l’armada aux côtés de son frère, Rikov. Habile politicien, il deviendra Vice-roi, ainsi que l’avait été son ancêtre, Manion, le père de Serena Butler. Souhaitant la destruction complète de toute technologie afin d’accomplir le Jihad de Serena, il unifiera les rôles de Vice-roi et de Grand Patriarche et deviendra le premier Empereur Padishah du Nouvel Empire, après la Bataille de Corrin (en 19912 EH soit 88 avant la Guilde), mettant fin au Jihad contre les Machines Pensantes.
- Saudir I avec qui le Corpus Luminis Praenuntiatis commence les négociation pour fonder la future Guilde Spatiale;
- Negara II
- Elrood II est réinstallé sur le trône par Thomas Atréïdes qui, en récompense, est nommé Duc de Jaddua.
- Saudir III désigne Salusa Secundus comme planète-prison
- Elrood V donne Poritrin, troisième planète d'Epsilon Alangue, à la Maison Maros. Le Siridar Charles Baron Mikarrol, gouverneur planétaire de Terra, envoie deux millions de Zensunni sur Poritrin.
- Ezhar VII sort les Zensunni de Salusa Secundus et les envoie vers Ishia, seconde planète de Beta Tygri.
- Raphael Corrino (le 46ème)
- Vutier II Corrino (le 47ème)
- Fondil III, dit “Le Chasseur”, (le 48ème)
- Elrood IX Corrino (le 49ème), meurt empoisonné par son fils en 156 EG;
- Shaddam IV (le 50ème), héritier de la dynastie Corrino, qui imagina un plan pour éliminer les Atréïdes en 20191 EH (ou 191 EG).
Dynastie Atréïdes
- Paul "Muad'dib" Atréïdes (le 51ème), vainqueur de la bataille d'Arrakis en 193 EG où les Fremen montés sur des Vers des Sables écrasent les légions Sardaukar.
- Alia "l'Abomination", la jeune soeur de Paul, assure la régence de 209 à 219 EG.
- Leto II "le Tyran" ou "Empereur-Dieu" (le 52ème), devenu empereur en 219 EG puis qui fusionna avec les Truites des Sables pour devenir un hybride d'Humain et de Ver des Sables, puis assassiné par Siona Atréïdes en 570 EG.
L'assassinat de l'Empereur-Dieu Leto II plongera l'Humanité dans le chaos et de nombreux conflits baptisés collectivement Krazilec, jusqu'à ce qu'un homme exceptionnel apparaisse.
- Osiris (le 53ème), qui se révéla à l'Humanité vers 840 EG (au cours de la 28ème décennie après la mort de Leto II, et non au cours du 28ème millénaire comme le prétend le mythe) et qui vivra artificiellement près de deux siècles, connecté à son Trône d'Or, alimenté par l'énergie vitale des Humains dotés de pouvoirs psychiques.
La paix est retrouvée, notamment grâce au Concile d'Amiltène (en 1000 EG), avec le droit de chaque Être à l'intimité mentale. L'Empereur (réduit à l'état de machine) pourra rejoindre le domaine des morts dès qu'un successeur aura été trouvé. Le siège de l'Empire est devenu Planète d'Or. L'Empereur-pharaon est le Maître d'Or.
- Rosemonde Ier "le Rebis" (le 54ème), hermaphrodite et fondateur de la dynastie Trans-Bourbon en 1035 EG, qui s'installe sur Planète d'Or;
- Artaran et Marlana (le/la 55ème ou 2ème Emperoratriz), les jumeaux siamois de Rosemonde Ier, qui héritent du pouvoir à leur naissance en 1120 EG;
- Magaella et Magellan (le 56ème), frère et soeur, qui bénéficient de l'abdiquation de leurs parents en 1232 EG;
- Janus-Jana "le Foetus" (le/la 57ème ou 4ème Emperoratriz) couronné(e)s en 1311 EG.
- le Patmah Solune, l'androgyne parfait, fils adoptif du Méta-Baron (guerrier suprême de l'Empire Humain) qui se sacrifie pour donner la victoire à l'entité Incal contre l'entité Tenebrae adorée par les Techno-Technos en 1403 EG.
Une nouvelle dynastie voit le jour, qui allie les principes humanistes (unimanistes) des troglo-socialik et ceux de la monarchie parlementaire chère aux archi-nobles Rétro-Winds'Or. Elle dirigera l'Empire pendant un peu moins de deux siècles.
- Kamar Raï-Mo, d'abord régent, qui fondera finalement une nouvelle dynastie soutenue par les Coloniaux en épousant une Archi-Noble de la famille Rétro-Winds'Or.
...
Lors d'une crise majeure que Prima a été incapable de gérer, le pouvoir impérial est transféré sur la planète Trantor. Une nouvelle dynastie est fondée
- Franken I Kamble, premier Empereur Galactique de Trantor en 1600 EG
- Loris VI
- Aburanis, qui rédigea les lois connues sous le nom de "Code d'Aburanis"
- Kandar V, qui organisa l'exode des Terriens vers Alpha du Centaure;
- Agis VI
- Wyan : nouvelle dynastie, suivie par la dynastie Entun vers 1830 EG
- Manowell Entun surnommé "Empereur sanguinaire"
- Cleon I, "le dernier des Entuns", est proclamé empereur en 2010 EG à vingt-deux ans, mais sera assassiné par son jardinier-chef en 2038 EG.
Son règne fut suivi par deux décennies (entre 2038 et 2058 EG) de dictature militaire, le fantoche Agis XIV étant mis sur le trône impérial par la junte militaire en 2048.
- Agis XIV "le Citoyen empereur".
En 2065 EG, depuis longtemps, le pouvoir est aux Coteries Aristocratiques, et surtout aux familles Chen et Divart.
- Daluben IV est l'empereur mais le Régent se nomme Linge Chen (de la Commission de Sécurité Publique)
- Stannell VI, qui mourut en 104 de l'Ere de la Fondation (c'est-à-dire 2173 EG)
En 2227 EG, et depuis la mort de Stannell VI, 7 des 9 derniers empereurs ont été assassinés. Tout Vice-Roi veut devenir Empereur.
- Cleon II, "le Grand", est le dernier empereur fort (25 ans de règne à compter de 2267 EG, 40 ans de paix en comptant le règne précédent, celui de son père). Il met en place le Conseil des Seigneurs : 10 Coteries seulement). Mais il sera assassiné.
En 40 années, 9 empereurs sur 10 ont été assassinés (d'anciens généraux ou vice-rois).
- Dagobert IX, probablement le dernier empereur, qui résida sur la modeste planète Neotrantor (anciennement appelée Délicas) après le Grand Pillage de Trantor en 2330 EG.

vendredi 9 février 2018

Sardaukars

Les soldats fanatiques de Salusa Secundus, qui catapultèrent le Landsraad au pouvoir, lors de la Bataille de Corrin (88 av. G.). Le commandant des sardaukar et sa famille devinrent la Maison Impériale Corrino, nommée d’après la planète Corrin, près de laquelle la bataille décisive eu lieu. Les conditions écologiques et sociales très difficiles sur Salusa Secundus forgèrent la puissance militaire des sardaukars qui étaient des maîtres épéistes et des combattants mortels non armés, comparables à la fois aux escrimeurs de niveau 10 du Ginaz et aux adeptes du Bene Gesserit. La sélection naturelle impitoyable de Salusa Secundus en était venue à élever les sardaukars qui dominèrent d’abord leur planète, et plus tard les mondes habités de l’Impérium.
L’histoire pré-impériale
  Salusa Secundus souffrait à la fois d’un climat rigoureux et des ressources naturelles marginales. Les températures variaient entre -45° et +65° C, et l’infertilité du sol favorisait une écologie de jungle, dont la croissance des plantes gigantesques permettait d’utiliser les nutriments disponibles, qui venaient peu à peu à la terre comme déchets. Ainsi, après les immenses difficultés pour déblayer le terrain, on constata que le sol était pauvre, bientôt épuisé. Seules les cultures les plus résistantes survivaient aux étés caniculaires. Le Ganja, une forme de buffle partiellement domestiqué, fournissait de la viande et des peaux. Le principal minerai était le fer, en quantité limitée. Au moment de la Bataille de Corrin, la population de la planète ne dépassait sans doute pas les cinq millions.
  Malgré la faible population, les tribus de Salusa Secundus se faisaient perpétuellement la guerre pour les filons de fer et les maigres pâturages. Les fondeurs et les fonderies atteignaient des prix énormes, car ils fournissaient les armes nécessaires à la guerre. Une tribu qui contrôlait assez de pâturages pour ses troupeaux et une source fiable de fer, était auto-suffisante.
  Une telle tribu était un sardau, qui par sa capacité martiale impitoyable pouvait établir un grand domaine. Les sardau fournirent un paradigme par lequel le succès des sardaukars pouvait être compris et apprécié. Les rituels des sardau – preuve par le combat, tests d’endurance et raids sur les tribus voisines – reflétaient la guerre éternelle de la société de l’ensemble de la société planétaire, favorisant constamment la force.
  La preuve par le combat commençait à l’âge de six ans, lorsque les enfants recevaient un couteau et l’enseignement quotidien pour son utilisation. Les joutes dans lesquelles le sang coulait étaient encouragées, elles développaient les réflexes, la technique et la stratégie, et permettaient également d’éliminer ceux qui étaient sensibles aux infections. Ceux qui, par accident ou férocité précoce, tuaient un adversaire, recevaient une attention particulière, mais en général, le meurtre n’était pas toléré : ceux qui se développaient en retard pouvaient avoir un temps de plus pour atteindre leur plein potentiel. Les sardau croyaient qu’après la puberté une capacité inhérente se montrerait, et puis combattre à mort officiellement s’imposait dans un combat entre adversaires de compétences uniques et égales. Ceux qui tuaient leurs adversaires dans le ring passaient la première grande étape de l’initiation.
  La production de guerriers avait toujours été le but final : les combats à mort étaient autorisés chez les adolescents, mais généralement interdits chez les adultes. De toute évidence, les priorités tribales avaient produit ce tabou plutôt que des priorités personnelles : la tribu tirait un bénéfice de l’assassinat des sujets précoces inaptes, mais la tribu  souffrait si le deuxième meilleur de ses soldats était tué.
  Ces tests impitoyables n’opposaient jamais garçons et filles : les conflits entre les sexes étaient interdits à tous les âges. Les filles qui survivaient après la puberté ne faisaient face à aucun autre test d’initiation. Par la suite, les plus fortes et les plus intelligentes devenaient des épouses, les moins capables devenaient des concubines.
  Beaucoup d’enfants sardau ne survivaient pas au-delà de 12 ans, en raison des difficultés de Salusa Secundus, des raids meurtriers des tribus voisines et les tests d’endurances que les sardau semblaient pratiquer. Deux fois durant les années entre 8 et 12 ans, chaque enfant devait faire face à des tests de survie. Au milieu de l’été et au milieu de l’hiver, l’enfant était lâché les mains vides dans les déchets et laissé. Aucune limite de temps n’était fixée, aucune équipe de secours envoyée ; l’enfant revenait ou mourait. Dans la première année après la puberté, les hommes étaient envoyés pour des tests de survie plus difficiles – Skull Reach, la région de Salusa Secundus avec les plus grands écarts de température. Mais bien plus de 90% de ceux qui étaient envoyés à Skull Reach revenaient, ce qui reflétait la robustesse des jeunes sardau.
  Les survivants devenaient de complets guerriers, qui pouvaient participer à des raids de pillage. Ils avaient alors déjà appris l’escrime, à monter des ganja, le combat à mains nues et les tactiques rudimentaires. Leurs compétences étaient aiguisées durant l’adolescence contre d’autres tribus, mais étant donné que ces tribus élevaient leurs petits presque aussi rigoureusement que les sardau, le taux de mortalité parmi les jeunes gens n’était pas négligeable.
  Que les enfants sardau atteignent l’âge adulte en nombre appréciable était dû à l’étonnante fécondité, non seulement des sardau, mais de la plupart des tribus sur Salusa Secundus. Les femmes qui atteignaient la puberté, faisaient face à leurs propres tests : les grossesses successives. Le taux de natalité chez les sardau était tel, que les nourrissons et les enfants était en infériorité numérique par rapport aux adultes, presque 5 pour 1. Les rituels d’initiation éliminaient les faibles, laissant les forts pour maintenir une population tribale stable.
  Les femelles de races étaient sexuellement actives dès qu’elles en étaient physiquement capables, mais pour les hommes ; le sexe était une récompense pour leurs performances dans la bataille. Ceux qui excellaient comme meneurs, ou qui accomplissaient des prouesses, recevaient des femmes médiocres comme concubines, mais un jeune homme ne pouvait se permettre de prendre une femme parmi les meilleurs que s’il pouvait payer le prix énorme de la fiancée avec son butin de guerre. Ainsi, la direction des sardau revenait aux commandants militaires les plus aptes. Comme les sardau grandissaient en force, la population augmenta devenant, en fin de compte, un empire planétaire.
  Les sardau perdirent leur identité tribale, mais devinrent une nation alors qu’ils absorbaient les peuples conquis. Les vaincus avaient de la chance de survivre : les premières coutumes exigeaient l’annihilation de l’ennemi – hommes, femmes et enfants – mais avec le temps, les sardau perçurent une utilisation pratique des captifs et progressivement les acceptèrent dans leurs rangs. (Il y avait là la semence que le traitement impérial appliqua plus tard, aux prisonniers de guerre qui furent envoyés dans les colonies pénitentiaires sur Salusa Secundus). Ainsi, les deux, sardau et non sardau, pouvaient être admis dans les sardaukars, qui furent créés quand une famille gagna l’ascendant dans la nation naissante.
  Le nom de la famille n’est pas connu, mais elle fut fructueuse et ses membres étaient vigoureux et aptes. Le chef de la famille ris le titre de Burseg, un terme qui, plus tard, fut incorporé au lexique militaire de la Maison Corrino. Un de ces bursegs forma les sardaukars, pour répondre, en partie, à l’afflux d’étrangers dans la société. L’absorption des non sardau, avec les tests contraignants de fidélité évitait la croissance d’une partie d’une faction ennemie. La discipline sardaukar était féroce, ne permettant aucune remise en cause ou doute des officiers supérieurs sur le champ de bataille. Les non sardau eurent beaucoup d’occasions de le prouver, en effectuant, par exemple, une attaque suicide sans hésitation. Néanmoins, pour de nombreuses tribus soumises aux sardau, l’inclusion dans les sardaukars était la meilleure garantie de survie contre eux.
  Bien que l’obéissance sur le champ de bataille était exigée, l’indépendance et l’initiative étaient préservés à travers une coutume appelée le Cercle. Après chaque action, le commandant faisait face à une critique sévère de ses collègues officiers. N’importe qui – même le plus jeune – pouvait convaincre le cercle des dirigeants qu’il aurait pu gagner l’objectif plus rapidement, à moindre coût, ou avec un meilleur avantage stratégique que celui choisit par le chef de bataille pour l’action suivante. Le Cercle remplaçait le procès de combat avec un essai de réalisation et il était conçu pour appréhender le génie militaire qui émergeait de manière imprévisible chez les subalternes moins capables que les commandants.
  La supériorité militaire sardaukar dérivait d’une sauvagerie naturelle, d’une formation intense, d’une image d’eux-mêmes comme des élus (alors promus par la religion) et d’un esprit de corps profondément enraciné, presque mystique. Les sardaukars étaient l’élite – l’esprit vif, dur, impitoyable et fanatiquement dévoués à leurs commandants. C’était la force des malheureux Magarians engagés comme mercenaires lors des campagnes d’expansion qui suivirent le jihad butlérien. Le sort de la Maison Megara est bien connu.
L’histoire militaire
  Après la conquête de Megara, les sardaukars saisirent l’occasion de quitter Salusa Secundus avec une énergie égale aux plus fanatiques des butlériens. A l’aide de vaisseaux capturés, les sardaukars s’emparèrent d’un large secteur dans le voisinage de Megara. Le voyage dans l’espace, après le jihad, était lent, mais avec « l’attaque des météores » les sardaukars donnèrent le temps au Landsraad pour se préparer à la menace qui arrivait  sur eux. La Bataille de Corrin était alors une victoire tactique, mais une impasse stratégique pour les sardaukars. Ils intimidaient les Grandes Maisons et empêchaient une autre confrontation immédiate. Mais le message du Landsraad était clair : négocier ou se battre. Les sardaukars pouvaient gagner une guerre prolongée, mais leur empire aurait été un cimetière.
  Le Burseg avait vu la sagesse du compromis, et avec le traité de Corrin, il devint le premier Empereur Padishah, Sheuset costin I. Durant les premières années de son règne, des campagnes expansionnistes consolidèrent son pouvoir et canalisèrent la soif de bataille de ses soldats. Quelques Maisons récalcitrantes du Landsraad refusèrent de signer le traité ; certains dirigeants planétaires nièrent qu’ils étaient liés par lui. Si l’une ou l’autre sorte d’obstacle ne pouvait pas persuader d’accepter le nouvel ordre, elles devaient invariablement traiter avec les sardaukars, les lions lâchés par l’Empereur.
  La Maison Jansine refusa de signer et se prépara pour un siège. Jansine, une planète en plein essor dans l’agriculture et l’industrie légère, était prête pour une longue défense. S’attendant à l’attaque de météores venant du ciel, qui marquait les campagnes sardaukars antérieures, le peuple de Jansine subit, à la place, « une pluie de météorites », l’infiltration de petites troupes à travers la face de la planète. La nouvelle tactique valu l’Ordre de la Victoire pour son inventeur, Wei Forald, dont les équipes de guérilla stratégiquement placées avaient paralysé les communications, les transports, avaient pris d’assaut les casernes militaires et les chefs militaires et politiques avaient été enlevés, assassinés ou capturés, le tout en quelques jours. L’assaut final sur la capitale de Jansine démoralisée et isolée ne laissa aucun défenseur vivant.
  La folie d’attendre les sardaukars ne fut pas perdue pour les Maisons qui rejoignirent la Confédération Lishash (CL) dans la rébellion de 385-388. Plusieurs siècles après la fondation de la CHOM, certaines Maisons s’insurgèrent contre la suprématie Padishah, et proposèrent une division des actions et augmentèrent les voix de l’Empereur au conseil de la CHOM, de 20% à 21%. En cela, le Lishasha vit le monopole s’étendre et le défia. D’autres Maisons qui partageaient le point de vue s’allièrent.
  La CL annonça sa formation avec des attaques surprises sur les forts et les avant-postes sardaukars au sein de ce qui était maintenant revendiqué comme le territoire de la Confédération. Les préparatifs de la frappe avaient été faits depuis longtemps, la stratégie répétée, l’infanterie formée et coordonnée, les flottes de navires d’assaut furtivement préparés. Le premier résultat fut un succès, les forces de la CL atteignirent la plupart de leurs principaux objectifs, mais avec des pertes élevées : les sardaukars firent des sorties sanglantes et ficelèrent les attaquants. Néanmoins, les forces de la CL réussirent à prendre une poignée d’officiers sardaukars vivants, un exploit sans précédent qui ne devait pas se reproduire avant la révolution Arrakeen. Lorsque la CL offrit ses prisonniers comme otages, le Régent Henli répondit : « laissez-les boire du sang ». Cette réponse cryptique fut entendue de deux manières par les sardaukars captifs. Quelques-uns s’arrachèrent la gorge avec leurs ongles, mais la plupart moururent en attaquant leurs ravisseurs à mains nues.
  Henli obtint une grande flotte des armées du Landsraad, dirigée par les troupes de choc des sardaukars. Les sardaukars devaient reprendre les forts et les avant-postes, les troupes du Landsraad envahirent les planètes de la CL.
  Henli fit un sanglant exemple de ces planètes. Il avait adopté une politique d’agression impitoyable suivit par l’anéantissement du territoire capturé. Les sardaukars reprirent leurs propres bastions sans s’encombrer de prisonniers. Ensuite, ils attaquèrent les planètes de Lishash très éloignées les unes des autres. La vitesse et la férocité de ces attaques combinées menées contre la CL furent telles que Lishash fut la première planète à tomber. Ses villes principales furent brûlées, ses dirigeants exécutés en publique, ses citoyens passés aveuglément par l’épée. Les colonies de Lishash subirent le même sort.
  Les alliés de la CL demandèrent grâce, sans succès.  Un par un, ils furent piétinés. Puis, le général du Landsraad, Tomigh, écœuré par le carnage auquel il avait assisté avec ses unités, épongeant dans le sillage des Lions, s’opposa au Régent.
« Je parle pour le commandement conjoint du Landsraad, déclara Tomigh. Votre question a été réglée. Quant à nous, nous sommes des soldats, pas des bourreaux ».
 « Cela sonne comme une menace », dit Henli.
 « Pas même implicite. Avez-vous appliqué l’autorité Corrino ou ne l’avez-vous pas fait ? Si la rébellion est terminée, ne violez-vous pas l’esprit, sinon la lettre de la Grande Convention, en maintenant les combats ?
 « Par Dieu, Sir Tomigh, cria Henli, vous devez vous battre ou raccrocher ».
 « Par Dieu, Sir Régent, je ne me battrais pas et ne raccrocherais pas[1] ».
  Et avec cela, Tomigh retourna au Conseil du Landsraad et dissout les forces du Landsraad. Fidèle à la nature et à l’esprit vif des sardaukars, Henli n’essaya pas de faire appliquer ses ordres. De nombreux observateurs estiment qu’il avait accueilli favorablement la protestation de Tomigh : pris entre le Landsraad et les Lions, il avait dû satisfaire aux deux. Sans les unités du Landsraad, il pouvait mettre fin aux hostilités et imputer la concession au Landsraad. Tomigh fut satisfait, les sardaukars furent satisfaits, et la suprématie Corrino fut confirmée sans plus de massacre. Ainsi, lishash fut lessivée, mais beaucoup de ses alliés en réchappèrent pour voir une autre année.
  Après la rébellion de la CL, les révoltes armées eurent lieu seulement entre des civilisations beaucoup plus éloignées du centre de l’Impérium et elles survenaient principalement entre ceux qui ne connaissaient pas le Grand Ordre Féodal, plutôt que par ceux qui ne voulaient pas y adhérer. Le Landsraad lui-même accueillait généralement bien les sardaukars, parce que les troupes impériales avaient permis aux Grandes Maisons de s’étendre sans perturber leurs rivaux. La guerre entre les membres du Landsraad fut strictement réglementée par la Convention, et les règlements furent appliqués par les sardaukars. Donc elles s’étaient étendues au détriment des planètes périphériques qui, parfois, ne connaissaient rien de l’Impérium jusqu’à ce qu’une force d’invasion d’une Grande Maison le leur disent.
  L’expansion similaire par les Corrino, devint une soupape de sécurité pour les sardaukars. Elle apportait des avantages économiques, gardait les sardaukars prêts au combat et assouvissait le désir militaire d’action sur la conquête au lieu de l’intrigue. Maintenant que l’Impérium était stable, le Lion devait être tenu en laisse.
  Les campagnes d’expansion testaient les soldats fanatiques contre toute une variété d’adversaires, de terrains, d’armes et de tactiques. Comme les conquêtes sardaukars ajoutaient victoires après victoires à la liste, le mythe de l’invincibilité se créa. Simultanément, la durée et l’étendue de la prédominance du Padishah poussait l’Impérium à être largement perçu comme l’ordre naturel. Les dirigeants pharaoniques étaient naturellement pris en charge par des surhommes militaires. En conséquence, l’indomptabilité des armes sardaukars se surimpressionna sur l’Impérium jusqu’à ce que les dissidents veuillent partager et soutenir les convictions que les sardaukars avaient d’eux-mêmes. Les faits renforçaient le mythe et vice et versa.
  Au fil des siècles, l’humble origine des sardaukars, qui était une tribu d’éleveurs sur une planète de jungle infertile, fut oubliée. Salusa Secundus devint notoirement la planète-prison des Empereurs, pas comme le monde dont ils s’étaient échappé à la première occasion. Pourtant, la planète comme la tribu, ne pouvaient exister l’une sans l’autre. Et 8700 ans après leur séparation, ils furent réunis, sur ordre de Muad’Dib. S.T.
Autres références :
-          Salusa Secundus ;
-          Otto Aramsham, La frappe sardaukar, tr. Daiwid, Gwilivz (Kaitain : Varna) ;
-          Iilprad Maian, L’influence du pouvoir de l’espace dans l’histoire (Salusa Secundus : Gravlak)
-          Rakol vai Fonzek, L’influence du Landsraad sur le règlement de la rébellion de la Confédération Lishash, Etudes de l’histoire Impériale (vieilles séries) 344 O-68-U5.

Source : http://pivoine923s.blogspot.com/2016/11/sardaukars.html

lundi 11 novembre 2013

Khaal dans l'histoire du futur : empereur galactique ou simple barbare ?

Les "Chroniques d'un empereur galactique" racontent la prise de pouvoir du violent et mégalomane Khaal sur les vestiges de l'Empyreon, vaste Empire galactique réduit aujourd'hui à néant.

Mais à quelle époque peut-on situer cette épopée ?

L'Histoire du Futur inspirée des classiques du space opera s'appuyant sur les grands classiques de la science-fiction (et du space opera en particulier), propose une Histoire du futur cohérente entre les principales épopées galactiques.

Bien que la liste des empereurs galactiques commence parfois avec Zarouh Khan, celui qui est généralement considéré comme le premier de la liste est Palpatine. Suite à un coup d’État machiavéliquement organisé contre l'Ancienne République, il s'auto-proclame empereur en 8594 mais est assassiné par son propre disciple Anakin Skywalker, alias "Dark Vador", en 8617; puis mourra une seconde fois (son esprit réincarné dans un clone) six ans plus tard. Toutefois, il faudra encore attendre plusieurs siècles, et plus précisément l'année 9050, pour que l'Empire Galactique devienne durablement l'organisation politique de référence.

Les dynasties et les capitales vont alors s'enchaîner : Prima Planète Centrale (9050), Empire Droïdien (vers 9100), Médiat Suprême de la Guilde basé sur Xylos (vers 9200), Ladislaus/Darius Le Grand "empereur des 10000 mondes" (vers 9300), Âge d'or, puis empire déstabilisé peu après 9500 (Ezaelle et le Connatic de Knume), Jihad Butlérien (dès 9799), dynastie Corrino (dès 9912), dynastie Atréïdes (dès 10193) jusqu'à l'assassinat de Leto II en 10570.

L'humanité plonge alors dans le chaos, et de nombreux conflits baptisés collectivement Kralizec, jusqu'à ce qu'un "homme exceptionnel" apparaisse.

La première possibilité serait donc de placer l'émergence de Khaal, le héros mégalomane et violent des "Chroniques d'un empereur galactique"durant cette période. Mais l'homme exceptionnel qui guida l'humanité à la victoire durant Kralizec a déjà une histoire. Il s'agit de celui que l'on désigne tout simplement comme l'Empereur de l'Humanité dans Warhammer 40,000 et que j'ai baptisé "Osiris" dans ma synthèse des grands classiques de la science-fiction :
- parce qu'il engendra Horus, son "fils" et Primarque préféré (qui pourtant le trahira);
- et parce qu'à la fin de son règne, à la fin de Kralizec, c'est  l'Empire Pharaonique qui lui succèdera. C'est la vision qu'a eu Leto II et c'est pourquoi il maintint de force l'humanité sur le Sentier d'Or. Lorsque le chaos sera vaincu, le Maître d'Or règnera depuis Planète d'Or, comme décrit dans l'épopée de l'Incal.

Après Kralizec, quand la paix sera retrouvée (en 11000), d'autres dynasties se succèderont : les Trans-Bourbons de Planète d'Or, les Raï-Mo de Prima, les Kamble, les Wyan puis les Entuns (jusqu'en 12038) de Trantor. Au-delà, le pouvoir impérial n'appartiendra plus vraiment à l'empereur mais aux Coteries aristocratiques. Les généraux et les vice-rois se succèdent mais finissent assassinés pour la plupart. Le monde-capitale Trantor, sans dirigeant légitime, sera pillé en 12330 et abandonné. Le dernier empereur, Dagobert IX, ne règnera véritablement plus que sur la modeste planète Neotrantor (anciennement appelée Délicas).

La deuxième possibilité serait que Khaal, le héros mégalomane et violent des "Chroniques d'un empereur galactique", soit non pas un empereur mais un barbare comme les hordes d'Honorées Matriarches ou mieux comme Gilmer, celui qui pilla Trantor en 12330 (260 FE; pour Ère de la Fondation). Le Grand Pillage du renégat Gilmer détruisit en un mois plusieurs millénaires d'urbanisation et tua 40 milliards d'habitants. Un armistice fut signé avec les Seconds Fondateurs pour laisser le complexe Palais/Université intact. Les 100 millions de survivants devinrent des vendeurs de métal et de céréales, les Hamiens, de la déformation du mot maison en anglais "Home" en Hame, le nom qu'ils donnèrent à Trantor.
En effet, durant la quasi-totalité du tome 2 des "Chroniques d'un empereur galactique", le vaisseau ogre de Khaal détruit des mondes isolés et phagocyte ses trésors et survivants pour les joindre à son armée. Mais à aucun moment il ne bâtit ou administre ! Comment parler d'empereur dans ce cas ? Il ne contrôle véritablement qu'un colossal vaisseau xénopsyllien qui détruit tous les mondes qu'il aborde.



C'est la conclusion dans la toute dernière page de ce tome 2 qui permettra de trancher : "Ils octroyèrent à [Khaal] le statut de dieu et en retour, il les emmena vers les étoiles pour conquérir ce qui pouvait encore l'être.". Et "Ils", ce sont les Terriens ...

vendredi 9 février 2018

Grandes Maisons, Les

Officiellement, les « Maisons Reconnues », étaient des Maisons qui avaient un statut particulier, avec un droit de vote au Landsraad Impérial et à la législature de l’Empire. Bien que techniquement, toutes les maisons nobles appartenaient au Landsraad, une pratique se développa très tôt dans l'histoire de l'empire selon laquelle, certaines des maisons les plus influentes avaient un droit de vote distinct, tous les autres ; les Maisons de moindre importance appartenaient aux « cercles de l’Empire », on accordait à chaque cercle un certain nombre de voix chaque secteur ou système dans l'univers connu. Ces cercles étaient élus pour siéger à chaque session du Landsraad, la représentation se faisait en rotation sur une base régulière. Les différents cercles avaient des méthodes différentes d'élection des représentants.
  L’admission des Maisons avec un droit de vote plein se faisait par un vote des maisons réunis en session, la majorité de tous les membres (et pas seulement ceux qui siégeaient ou qui votaient au cours d'une session) étant requise pour cette admission, le vote s’effectuait en trois sessions successives. Les Maisons candidates devaient avoir fourni la preuve d’un niveau minimum de richesse (généralement des subventions Siridar d'une seule planète de valeur modérée ou de plusieurs planètes de statut le plus pauvre), une compréhension des processus politiques et le pouvoir et le désir de participer à la gouvernance de l'empire, la croissance historique de leurs maisons comme en témoignaient les concessions de terres ou de titres, et un certain éclat qui est difficile à définir, mais qui néanmoins restait la marque de toutes les maisons qui aspiraient à ce statut. Les Maisons candidates devaient être parrainées  par au moins trois autres Grandes Maisons. Depuis que les Maisons Mineures avaient tendance à voter pour le statut de Grande Maison indistinctement [voir  Maisons mineur], le résultat de ce vote reposait sur le Bloc Imperial et la Guilde spatiale, en leur donnant un pouvoir excessif sur cette question particulière. D'énormes sommes d'argent pouvaient changer de mains pour inscrire un nouveau membre des Grandes Maisons.
  L’expulsion du Landsraad requerrait une majorité simple des membres qui siégeaient effectivement toute une session. En effet, les mouvements dans ou hors du Landsraad étaient généralement lent et changeaient peu au cours des siècles. Les querelles politiques entre les Grandes Maisons avait toujours été grande, toutes les Maisons semblaient reconnaître la nécessité pour le Landsraad d’être un élément civilisateur de la société galactique, et un exutoire pour les frustrations politiques qui, autrement auraient condamné l'unité des mondes. Donc, peu de Maisons étaient prêtes à montrer leurs animosités au point d'être expulsées.
  Le nombre total de votes accordés à tous les membres du Landsraad était de 1000, divisé comme suit : 100 à la Maison Impériale, 400 aux Grandes Maisons, 400 aux Maisons Mineures, 100  à la Guilde Spatiale. La Maison Impériale siégeait à la fois comme  représentant de l'Imperium et comme représentant de la Maison de la famille régnante, et détenait, en plus du vote Imperial, les votes accordés à son clan. Beaucoup de grandes maisons obtenaient des procurations pour les votes des Maisons Mineures, ou même ceux des cercles des Maisons Mineures ; ces alignements se modifiaient rapidement et fréquemment, selon les questions d’actualité. En général, le Landsraad agissait, dans la plupart des questions, comme un contrepoids à la puissance impériale, fournissant un contrôle sur la tendance à la centralisation autocratique.
  Les votes accordés à chaque Grande Maison dépendaient de son statut dans la communauté galactique, qui était déterminé par la Guilde spatiale, qui maintenait sa position (en général) d’observateur neutre. Le nombre maximum de votes accordés à une maison était de dix, le moins étant un. Les allocations de vote étaient publiées par la Guilde avant chaque session du Landsraad et ne pouvaient être portées en appel que devant le Landsraad lui-même. Les Maisons pouvaient accumuler plus de votes que le maximum autorisé si elles héritaient des privilèges avec droit de vote des autres maisons ou si elles obtenaient des procurations auprès d'autres Maisons ou des cercles. Les Maisons pouvaient éviter la responsabilité d’avoir à voter pour certaines questions controversées en accordant des procurations limitées affectant une seule voix, ou tous les votes sur une question particulière.
  Il n'y avait aucun nombre fixe de grandes maisons ; ce nombre variait dans l'histoire selon la politique et les fortunes économiques, et dépendait, dans une certaine mesure, de la force des institutions de base de l'empire. À certaines époques, il pouvait y avoir jusqu’à une centaine de Maisons Majeures qui siégeaient au Landsraad, le minimum fut de 35 et le maximum de 157. Le représentant officiel de chaque Maison était le chef de famille, généralement la position était héréditaire, même si certaines familles élisaient leurs chefs parmi les membres de la famille au sens large, ou à partir de certaines lignées spécifiques ; d’autres clans pratiquaient des formes variantes de succession, tels que la Maison al-Qair, dans laquelle le chef de la Maison était automatiquement le membre le plus âgé survivant de la famille. De nombreux chefs de famille assistaient régulièrement aux séances du Landsraad, d'autres nommaient des représentants officiels pour agir à leur place ; en vertu du droit du Landsraad, ces représentants avaient le même statut juridique que leurs maîtres, et pouvaient donc agir en leur nom ; c’est pour cette raison que la pratique n’était pas répandue, sauf pour les Maisons où le chef était malade ou avait une diminution de ses capacités. Juridiquement, le chef de la Maison était la Maison ; dans certaines circonstances, le chef et sa Maison pouvaient être jugés par le Landsraad pour actes de trahison contre l'Empire ou contre le  Landsraad, et le chef, la Maison ou les deux, pouvaient être exilés, privés de leurs titres et de leurs terres, ou exterminés. Il y eut neuf jugements de ce type dans l'histoire de l'Imperium ; un seul, celui de la Maison Masudi, qui mena à l'exécution de tous les membres de la famille (en l'an 3536, le Protecteur, Shi-Lang, ordonna que le nom de cette Maison soit radié de l’Histoire de l’Impérium et des archives impériales, mais il ne parvint pas à l’effacer de sa mémoire ; curieusement, cependant, aucun dossier ne demeure, et aucune trace n'a été trouvée dans les archives officielles, du crime de la Maison Masudi). Les grandes maisons, avec les voix que leur accordait le Landsraad, sont énumérés ci-dessous comme elles apparaissaient au début du règne de l'empereur Paul Muad'Dib :
Maison
Vote
Maison
Vote
Maison
Vote
Maison
Vote
Alman
10
Medvedev
5
Vico
3
Beskid
1
Atréides
10
Penchi
5
Yasu
3
Chelly
1
Corrino
10
Togramah
5
Abefor
2
Demavend
1
Kemic
10
Ludvonsa
4
Bendau
2
Dupleix
1
Wallach
10
Burgerich
4
Chinognia
2
Est
1
Malmusetz
9
Chlemnik
4
Costino
2
Fidbolgs
1
Wikkheiset
9
Genissai
4
Daryai
2
Iasi
1
Kyzyl
8
Guilford
4
Destrym
2
Igal
1
Opheiion
8
Hirado
4
Fenring
2
Isonzo
1
Qaii
8
Isfahan
4
Halleck
2
Jerodme
1
Tiiopa'it
8
Khumali
4
Hemming
2
Lassoki
1
Delambre
7
Masjed
4
Ichihara
2
Latzko
1
Ezharian
7
Samarama
4
Istaivan
2
Lexander
1
Hajns
7
Bromeli
3
Lidoping
2
Lompok
1
Moritilai
7
Cephalus
3
Menemtahe
2
Lonsle
1
Ordos
7
Edomdred
3
Mustami
2
Melui
1
Clanriearde
6
Elioz
3
Ngara
2
Meyerwal
1
Forbino
6
Emar
3
Parakrama-hu
2
Nicolpri
1
Ginaz
6
Estilon
3
Raicnur
2
Niembach
1
Hybla
6
Chulian
3
Sulaimani
2
Orzaba
1
Morotai
6
Jungius
3
Surakarta
2
Ossian
1
Pastran
6
Lynwyck
3
Villish
2
Paligo
1
Pinang
6
Molay
3
Xingus
2
Phyfe
1
Thorgod
6
Noabar
3
Zalmunna
2
Polotsvi
1
Tombe
6
Pibeseth
3
Mwami
1
Reginaud
1
Ttoenne
6
Rejani
3
Amminadab
1
Rhibera
1
Bagrationi
5
Rhylme
3
Andersson
1
Shahrukh
1
Harkoanen
5
Sikcunri
3
at-Tam
1
Shi-Lang
1
Ispartha
5
Spokan
3
Barlevin
1
Yuzovka
1
  Suite à l'adhésion de l'empereur Leto II, les fortunes des Grandes Maisons diminuèrent
de façon drastique, car de nombreux pouvoirs se concentrèrent dans la forteresse impériale. En l'an 11000, un bon tiers des Grandes Maisons furent réduites à l'état de Maisons Mineures, ou disparurent complètement ; moins d'une douzaine de Maisons s’étaient élevées pour combler les postes. La situation atteignit un niveau critique en 11500, quand les Grandes Maisons furent réduites de moitié au moment de l'accession de Leto. Le fonctionnement du Landsraad fut mis en péril par cette perte d'adhésion ; ses séances devenaient de moins en moins fréquentes, puis cessèrent complètement avant la fin du règne de Leto. Les anciens membres du Landsraad devinrent des « Maisons médiatisées », leur donnant un statut légèrement plus élevé que les quelques Maisons Mineure survivantes.
  À leur apogée, pendant les règnes des derniers empereurs Corrino, les Grandes Maisons fonctionnaient de manière étonnamment similaire, étant donné la diversité de leurs origines culturelles, leur héritage politique, et les philosophies de leur gouvernement. La plupart avaient des armées privées ou des gardes constituant une force de protection permanente pour les familles nobles et leurs propriétés privées et leur Maison ; ces armées permanentes rivalisaient parfois avec les meilleures que l'Imperium avait à offrir. Beaucoup de Maisons avaient des accords de transport à long terme avec la Guilde Spatiale qui assurait les livraisons prioritaires de biens ou de troupes durant les périodes de forte concurrence ou crises. Ces accords ne pouvaient être remplacés que par l'Imperium en période de stress interstellaire suprême. Au cœur de chaque Maison, Petite ou Grande, ancienne ou nouvelle, il y avait une machine économique qui finançait les troupes privées, le commerce interstellaire, la  vie luxueuse, et les aspirations au pouvoir.
  La plupart des Maisons utilisaient une forme hautement centralisé de gouvernement, sur la base d’un chef héréditaire ou élu, un conseil composé de conseillers économiques et politiques et des commandants des armées privées, et une série régulière d'audiences avec les populations qu'ils gouvernaient. À toutes fins pratiques, malgré les prétentions de l'Imperium et les traditions locales, les Maisons statuaient de manière  incontestable dans leurs fiefs locaux, souvent composés d'une ou plusieurs planètes ou de systèmes planétaires. Seule une poignée de planètes de l'Imperium (par exemple Finally, Libermann, ou Refuge) possédait le statut de planète libre, agissant comme des places de marché, ouvertes de l'univers connu. Les Maisons utilisaient la planification économique sophistiquée ancienne pour diversifier leurs avoirs ; la plupart des Maisons avaient appris des premiers exemples de clans, dans un marché en faillite, que la diversité signifiait généralement des profits plus élevés et une plus grande stabilité, et ceci était suivi d'une pratique de réinvestissement de leur argent en autant de produits différents que possible. À l'époque de Paul, seules quelques Maisons comptaient encore sur un unique produit, une drogue particulière ou un service qui constituait leur principal moyen de subsistance.
  À leur pire moment, les Grandes Maisons représentaient l'arrogance, les privilèges, l'égoïsme, l'avidité, la soif de pouvoir, la répression, l'aventurisme militaire, la machination politique et un mépris flagrant pour les droits ou les désirs des populations qu'elles dirigeaient. À leur apogée, comme avec la Maison des Atreides et d'autres, les Grandes Maisons étaient une forme viable de gouvernement, fournissant des conseils à la population, le bien-être économique, la justice, la protection contre l'intimidation Impériale, la sécurité, la promesse de service à vie avec des salaires justes et une retraite confortable, le désintéressement et un sentiment de communauté. Malheureusement, étant donné le penchant de l'humanité à employer improprement le pouvoir de toutes les manières, les éléments négatifs avaient tendance à l’emporter sur le positif dans la plupart des cas, et l'image historique à long terme du système gouvernemental dans son  ensemble (dont les grandes maisons ne représentaient qu’une partie) était certaine de montrer les problèmes inhérents à la structure impériale. En fin de compte, ce ne fut pas Leto II qui détruisit les Grandes Maisons; il créa seulement des conditions appropriées et les Maisons se détériorèrent lentement. Ce déclin en dit peut-être plus sur l'Imperium tel qu’il fut conçu par les Corrino dans leur conception des Maisons ; la centralisation du pouvoir entre les mains d'un seul homme était simultanément le plus grand bienfait et la plus grande faille dans la gouvernance des Maisons. Le fait que certains hommes ou familles aient réussi à surmonter les carences du système est un hommage plus à leurs personnalités ou la formation qu'à la structure elle-même. R.R.
Autres références :
-          Grandes Maisons, Les armes, fanions et insignes ;
-          Atreides, Maison des ;
-          Corrino, Maison ;
-          Harkonnen, Maison ;
-          Ginaz, Maison du ;
-          Maisons Mineures ;
-          La plupart des Grandes Maisons firent l'objet de récits ou d’analyses : Voir Office du Landsraad, Histoire Standard des Grandes Maisons, TR. Driiga Trap (Salusa Secundus : Morgan et Sharak), pour un travail général ;
-          Les découvertes sur Rakis ainsi qu’un ensemble de 120 volumes complets de la généalogie du Baron Zarn Jeiil, Les Grandes Maisons de l’histoire (9654).
-          De nombreux volumes des œuvres de Jeiil furent réimprimés dans une collection temporaire ;
-          Vérifiez auprès de votre bibliothèque locale pour une mise à jour de la liste des ouvrages.

Source : http://pivoine923s.blogspot.com/search?q=Grandes+Maisons