vendredi 28 octobre 2016

Le Ver est dans la Pomme

Sémélé menait depuis des années une vie hédoniste, très confortable, quoique superficielle, en animant différentes émissions TriD pour les "téléadds" de tout le District galactique.  

Libertaire, elle changeait régulièrement de sexe et encore plus souvent de partenaires, comme d'autres changent de vêtement ou de couleur de cheveux. Sémélé jouissait parallèlement du maximum de sensations physiques et mentales en abusant d'une grande panoplie de drogues. Elle consommait plus particulièrement des psychotropes, les plus extrêmes et les plus chers. Cette célébrité de la TriD achetait ces produits auprès des marchands qui fourmillaient autour des astroports NT6 de BnVn-SE, ou bien, plus simplement, elle endocrinait elle-même les substances les plus courantes grâce à des glandes implantées chirurgicalement.

C'était sa vie, une vie enviée par de très nombreux guildiens, ... jusqu'à ce qu'elle soit ébranlée par une puissante vision. Une révélation. Sous l'effet d'une mystérieuse drogue, elle avait achevé sa dernière soirée orgiaque dans un état psychique totalement inhabituel. 

Depuis la Vision, son esprit était hanté par l'appel d'une entité céleste, cosmique.


Complètement ébranlée par cette expérience mystique, Sémélé cessa brutalement sa vie libertine, persuadée d'avoir eu une Révélation divine ! Obsédée par des images d'invasion puis de libération, Sémélé se mit à annoncer à sa hiérarchie de graves événements qui devaient survenir dans un futur imminent ... mais cette dernière résolument incrédule. Incrédule ... jusqu'à ce que les prophéties se réalisent.

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On sonne à la porte de sa luxueuse cabine. Sémélé se réveille en urgence au beau milieu d'un cycle nocturne. Sa hiérarchie l'avait prévenue : il fallait qu'elle se tienne prête et surtout, qu'elle soit absolument discrète sur son départ. Pourtant, elle est prise par surprise. Le Fom [1] qui se présente à sa porte, Ary Skritar, est un assistant de Det Tourneur, le président-directeur-général de la grande chaîne gigacom BnVn-N pour laquelle Sémélé travaille. Après avoir furtivement présenté son holo identificateur, il la somme de le suivre. Ce supérieur hiérarchique parle le moins possible. Malgré les questions angoissées de Sémélé, il ne sort de son mutisme que pour indiquer qu'il en a référé en "haut-lieu" et qu'il a reçu des "directives". Puis, visiblement angoissé, il s'enferme à nouveau dans le silence. Ensemble, ils empruntent des couloirs et des tubes ascensionnels dont Sémélé ignorait l'existence. La vedette de TriD est conduite jusqu'à un hangar secret, réservé aux dignitaires de la Station BnVn-SE. Une navette Varlet l'y attend ; avec une silhouette imposante en garde devant le ponton d'accès. Le garde de faction est bien une humaine mais elle mesure près de deux mètres de haut et possède une masse musculaire impressionnante. Sans parler de l'arme lourde qu'elle tient dans ses mains.


Le dignitaire Ary Skritar présente Sémélé à Zarya Nova, la géante aux cheveux roses. Précautionneuse, cette dernière utilise un scanner oculaire pour s'assurer de l'identité de celle qu'elle s'apprête à convoyer. Pendant les quelques secondes durant lesquelles le faisceau de lumière la balaie des pieds à la tête, Sémélé est tenue en joue par la femelle armée. Ces secondes lui paraissent interminables ...

Aussitôt la validation donnée par l'appareil, épuisé par cette atmosphère tendue, le dignitaire fom rebrousse chemin, trop heureux d'en avoir fini avec cette délicate opération d'évacuation.


La Pis [2] (c'est ainsi que l'on nomme les membres du corps militaire bien particulier auquel Zarya Nova appartient) pose une main énorme sur l'épaule de la frêle Sémélé et celle-ci se sent presque écrasée par cette puissance physique. Aussi, quand la Pis la pousse en hâte vers l'intérieur du vaisseau, c'est comme si Sémélé était soulevée, légère comme une plume emportée par un de ces ventilateurs géants qui assurent l'aération de la Station.

L'intérieur de la navette est d'une sobriété monacale mais Sémélé n'a pas le temps d'admirer quoi que ce soit de la décoration du navire. Sans perdre une seconde, elle est conduite par la Pis jusqu'à une capsule cryogénique.

Avant de s'y allonger, la géante lui ordonne de se déshabiller et de se débarrasser de ses effets personnels. De toute façon, contactée à la dernière minute, Sem n'avait rien pu emporter d'autre que ses vêtements de nuit. Paradoxalement, bien que n'étant absolument pas pudique, Sémélé se sent intimidée par le regard écrasant de cette Pis. Elle s'exécute néanmoins sans rechigner car il ne lui viendrait pas à l'idée de s'opposer à un ordre du mastodonte.

Nue et maintenant assise sur le rebord de la capsule cryogénique, elle reçoit une flasque translucide contenant un liquide couleur rose. La Pis lui ordonne de le boire totalement. Ce breuvage au goût exotique, épicé, lui fera passer le restant du voyage en sommeil artificiel, sans pouvoir suivre (grâce à la psychoperception [3]) le chemin hyper-spatial qu'empruntera le vaisseau spatial qui la transporte. Le secret absolu doit être maintenu auprès des non-initiés sur la localisation et même l'existence de leur destination.
Sémélé déglutit, avale la totalité de la fiole et s'allonge. Un clignement de paupières plus tard et son cerveau ne reçoit plus aucune sensation.
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Lorsque Sémélé retrouve progressivement ses esprits, et l'usage de ses sens, le vaisseau est déjà de retour dans l'Espace conventionnel. Le pilote qui s'adresse à elle se présente comme étant Baylut Steerman, le "Timonier du navire". Son visage est étrange, grotesque et même assez effrayant :
- un front boursouflé,
- du nez, il ne reste que quelques fentes respiratoires,
- et ses mâchoires semblent avoir fusionné pour former une sorte de museau de tamanoir ou de bouche de poisson-flute.
Sémélé a vaguement entendu parler de malformations de ce type, résultat d'une absorption régulière de drogues mutagènes depuis le plus jeune âge.

Contrairement à la majorité des "navyborgs" [4] de sa connaissance, le corps du pilote semble dénué de prothèses cybernétiques. La seule prothèse qu'il semble avoir incorporée à son corps lui sert à parler. Sa voix est mécanique, déformée entre deux respirations. Le Timonier informe brièvement Sémélé que le vaisseau est au cœur d'un dense champ d'astéroïdes et qu'il avance guidé à distance, automatiquement. Puis, énigmatique, il retourne dans sa cabine pressurisée et c'est la massive gardienne aux cheveux roses qui revient s'occuper d'elle. 

La Pis escorte Sémélé jusqu'à une étroite baie panoramique. C'est une fente dans la coque, ouverte sur l'espace mais colmatée par un champ de force. Toutes deux pourront admirer ensemble les délicates manœuvres d'approche. Le contraste entre leurs deux silhouettes, en contre-jour, est frappant. Un colosse couvert d'une lourde armure, d'une part, et, deux têtes plus petite, une jeune fille androgyne totalement nue. Zarya doit se baisser et s'appuyer au rebord de la baie pour regarder à l'extérieur tandis que Sémélé n'atteint que le bas de l'ouverture.

En plein cœur du champ d'astéroïdes, la mort guette à chaque fraction de seconde. Le mouvement incessant des rocs de plus en plus fins (mais la plupart suffisamment gros et rapides pour fracasser la navette malgré son bouclier protecteur) nécessite de prodigieuses compétences de pilotage. Plusieurs fois, Sémélé voit la mort s'abattre sur eux mais le prodigieux Timonier anticipe et réagit de façon foudroyante, stupéfiante.

Le vaisseau arrive enfin au cœur du labyrinthe mouvant, dans une zone où les roches sont absentes à l'exception de leur destination. Au centre de la zone sphérique de quelques milliers de km de diamètre, elle découvre le plus gros astéroïde de cette ceinture. C'est carrément une petite lune de quelques centaines de kilomètres de diamètre.  Sa forme évoque grossièrement un fruit antique : une pomme. Aux deux pôles, Sémélé remarque deux excavations évasées. Au nord, une gigantesque antenne dépasse de la surface. Proche de l'équateur de cette lune, Sémélé remarque également une fosse crépitante d'énergie mais n'arrive pas à distinguer ce qu'elle contient vraiment. On dirait qu'une bouche géante a croqué la pomme.

Mais avant qu'elle ne puisse déterminer la nature du bouillonnement d'énergie qui en émerge, la navette oblique et prend la direction du pôle sud.
En apparence, il s'agit d'une cratère d'impact mais quand leur vaisseau s'en approche, le fond du cratère se dérobe et un immense orifice dans la lithosphère se dévoile. Son diamètre doit avoisiner la douzaine de kilomètres et sa profondeur s'exprimer en dizaines de kilomètres. Un long-courrier Vaisseau Système Général à propulsion Lehouine pourrait aisément s'y border. Le petit navire qui transporte ses trois minuscules passagers est un moucheron en comparaison.

Il s'arrime à un des innombrables quais, guidé automatiquement. Sémélé se sent à la fois angoissée par ce lieu insolite, elle qui n'avait jamais quitté la sécurisante Station BnVn-SE, et excitée d'approcher la source de ses visions mystiques. Plus qu'une délivrance pour son psychisme soumis à rude épreuve, ce voyage s'annonce comme un pèlerinage spirituel.

Zarya Nova donne à Sémélé de quoi se couvrir sobrement : une combinaison grise, munie de poches et de tuyaux dont elle ne comprend pas spontanément la fonction.
"C'est pour le recyclage de l'eau", l'informe la soldate Pis qui l'aide à ajuster les dispositifs intégrés à la tenue de survie.
Elles sortent ensuite du vaisseau et parcourent les couloirs creusés à même la roche. Mis à part la roche brute, Sémélé n'aperçoit que de simples dispositifs électroniques incrustés au niveau des portes ; ou des appareillages pour le maintien de vie (cette lune ne possédant pas d'atmosphère et ses cratères non plus). Les seuls êtres humains qu'elles croisent sont d'autres Pis, guerrières massives au service de la branche la plus orthodoxe de la Guilde Spatiale.

Arrivées au fond du cratère, Zarya annonce qu'elle n'ira pas plus loin. Sa mission est accomplie. Sémélé va pouvoir rencontrer Chiron le Passeur. Elle laisse Sémélé seule dans une vaste salle obscure. De longues minutes passent et puis un mur coulisse laissant apparaître un ascenseur agrav et son énigmatique pilote qui baigne dans un vaste cylindre de gaz orange sombre. Au début, les yeux de Sémélé ne distinguent qu'une sorte de sac, à l'enveloppée fripée. Ses yeux s'habituant à la faible clarté, elle commence à apercevoir les détails : des circonvolutions à la surface du "sac" et de maigres membres atrophiés. La masse molle tourne lentement sur elle-même pour lui faire face. Chiron est un être humain incroyablement âgé dont le cerveau est vraisemblablement sorti du crâne et a colonisé tout le dos en se développant le long de la colonne vertébrale. L'impression visuelle est saisissante !

 

Chiron s'adresse à Sémélé avec une voix d'outre-tombe.
- "Nos informateurs nous ont rapporté que tu souhaitais rencontrer Le Grand Père Éternité. Tes prophéties n'ont pas été écoutées par tes pairs de BnVn-SE. Ils se sont déshonorés et toi, tu t'es montrée digne d'accomplir ta destinée. Es-tu prête à en assumer les conséquences ?"
Déconcertée, Sémélé déglutit puis répond :
- "J'ai traversé l'immensité de vide spatial pour Le rencontrer. Il m'a appelée. C'est Lui qui m'a révélé mes Visions. Je veux Le contempler dans toute sa splendeur !"
- "Qu'il en soit ainsi.", achève Chiron.
Ils se retourne et dirige l'ascenseur (le descendeur plutôt) dans un réseau de couloirs tubulaires creusés dans l'écorce tellurique et ils s'enfoncent encore plus profondément, sous la lithosphère.

Le descendeur atteint un second sas et Chiron débarque sa passagère, au seuil du domaine de Dieu. Sous la lithosphère, l'activité magmatique a depuis longtemps disparu, quand bien même il y en aurait eu une. Mais la chaleur y est intense, et la sécheresse totale. A la grande surprise de Sémélé, de vastes grottes poussiéreuses abritent une atmosphère respirable. Sémélé s'avance seule, guidée par son instinct, entre les rochers gigantesques et les dunes brûlantes.

Soudain, Sémélé sent le sol trembler sous ses pieds. Le Grand Père du Désert, l'incarnation du dieu céleste Eternité s'approche. Le voilà ! Il est immense ! C'est un Ver des sables [5] à la gueule bardée d'éclairs de chaleur ! Dans son sillage, Il soulève des nuages de poussières et pulvérise les roches qui emplissent toute la grotte.


Effrayée par cette apparition titanesque mais encore plus subjuguée par tant de puissance et tant de majesté, Sémélé se précipite sur un piton rocheux, en hauteur. Elle veut L'admirer dans toute Sa splendeur divine ! Le Ver a détecté sa présence et s'approche de Sémélé ... Le vent projette du sable qui fouette le visage de Sémélé et arrache la cape dont elle se protégeait.



Le Ver n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres désormais. Il s'est immobilisé et semble examiner l'intruse dans son domaine souterrain. Sémélé est fascinée et n'ose plus bouger. Le Ver pourrait l'écraser comme un moustique, ou la broyer avec ses puissantes mâchoires. Mais Sémélé reste là, prête à donner sa vie à ce Dieu qui l'a appelée d'outre-espace (du moins en est-elle convaincue).


Le Ver de Sables s'approche davantage. Sémélé peut presque le toucher. Elle est hypnotisée, en état de grâce. Si vulnérable ... Elle tend le bras et effleure le colosse.


La caresse de Sémélé provoque une réaction inattendue. Le Ver exhale tout les gaz que ses poumons minéraux contenaient. Une immense quantité de gaz orange hautement concentré en Épice pénètre chaque orifice, chaque pore de Sémélé. Ses yeux n'ont pas eu le temps de se fermer et elle est littéralement aveuglée. Mais la substance qui envahit son organisme, malgré le distille protecteur (la combinaison de survie adaptée au désert profond) a un effet retentissant sur son psychisme. L'effet ressenti lorsqu'elle avait goûté à la drogue étrange sur la Station BnVn-SE est décuplé. Le passé, le présent et le futur fusionnent. Elle acquiert le pouvoir de prescience sans plus jamais avoir recours à l'absorption de cette sécrétion du Ver des Sables. Sémélé est foudroyée, aveugle pour le restant de ses jours, mais désormais capable de communiquer physiquement avec le Ver, et surtout, de lire l'avenir.  

La transformation de sa servante accomplie, le Ver plonge dans le sol avec un fracas invraisemblable. L'atmosphère résonne longuement de ces crissements de sable et de rochers.

Telle un fantôme, Sémélé arpente le désert pendant plusieurs heures et se présente à nouveau devant Chiron. Le Passeur la remonte à la surface.
Quand les femmes-soldats la découvrent, son distille en lambeaux. Ses yeux ont pris une teinte bleue, uniforme. Elle est revenue d'entre les morts. Elle a vu le Dieu-Ver qui lui a donné le Don de prescience. Les Pis la couvrent d'un linceul en signe de respect absolu. Désormais, elle sera considérée comme l'épouse du Ver, celle qui dispensera l'Epice dionysiaque, fruit de leur rencontre.


Notes de renvoi

[1] Physiquement, les Fom sont des transgenres. Ce sont des êtres humains génétiquement modifiés qui affectionnent tout particulièrement les changements de sexe/genre : tantôt féminin, tantôt masculin, tantôt hermaphrodite (les deux sexes en même temps), tantôt neutre (aucun des deux).Ils abondent dans le Département Pressyborg de la Guilde Spatiale.

[2] Le terme "Pis" est un diminutif du latin "piscis" qui signifie "poisson". C'est un hommage aux "Truitesses" qui protégeaient jadis l'Empereur-Dieu Leto II et, ensuite, qui eurent la mission d'enseigner la survie à l'humanité d'après la Dispersion. Le nom "Pis" est aussi phonétiquement associé à "peace", le mot anglais signifiant "paix" ... idéal pour des gardiennes de la paix. Autre homophonie : le terme générique "les Pis" est phonétiquement l'équivalent de "l’Épice". Cette caste de jeunes combattantes féminines a néanmoins ses détracteurs qui les appellent vulgairement les ... "pisseuses" ! 

[3] Psychoperception :
Tout Etre vivant et intelligent possède la psychoperception par laquelle il peut se représenter le Triche-Lumière. Différente des sens traditionnels et des talents Psi, la psychoperception se traduit tout d'abord comme l'extension d'un sens privilégié par l'Etre (en général la vue pour les Humains).

Les "visuels" (cas le plus fréquent) décrivent le Triche-Lumière en termes colorés sans se faire comprendre des "auditifs" qui eux "entendent" des vibrations musicales mélodieuses ou non. Plus rares, les "olfactifs" et les "gustatifs" se dirigent par le flair ou le goût. Rarissimes sont les "sensoriels" qui perçoivent le Triche-Lumière comme un terrain tangible où les guident douceur et rugosité comme les Panzanopèdes, par exemple.



[4] Navyborg est la contraction de "navigateur" et "cyborg". La Guilde Spatiale est couramment appelée "Guilde Navyborg" par ses usagers car la plupart de ses membres (visibles) utilisent beaucoup de prothèses cybernétiques pour fusionner avec les vaisseaux qu'ils dirigent. C'est une réforme technologique mais surtout culturelle qui contraste avec les pratiques anciennes, du temps des dynasties Corrino puis Atréïdes.

La mission de la Guilde Spatiale demeure néanmoins immuable : assurer la liaison entre les myriades de mondes de l'Empire Galactique, et, au-delà, avec les régions les plus éloignées de la Voie Lactée. La Guilde s'occupe ainsi du transport des passagers et des marchandises mais aussi des informations. Et elle demeure neutre dans les rivalités politiques qui peuvent déchirer les "planétaires".

[5] Le secret des Orthodoxes, leur Dieu-vivant, est aussi leur unique produteur et fournisseur de l’Épice sacré. C'est l'un des (peut-être le) derniers spécimens des Vers des Sables d'Arrakis (une espèce supposément disparue).
L’origine des vers des sables est incertaine, des rumeurs prétendent qu'ils ne sont pas originaires d’Arrakis. Ils y sont en tout cas parfaitement adaptés. Leur cycle est lié à celui de l'épice. Les truites des sables sont les précurseurs, et sujet d'amusement des jeunes Fremen. Les vers dans leurs premier stade larvaire, fournissent l'eau de vie lorsqu'ils sont noyés au cours des orgies Tau. Dans le stade final, l'intérieur de leur corps est une énorme fournaise.
Le premier stade de la vie d'un ver, la truite des sables, est un animal qui recherche les poches d'eau sous le sable, les absorbe et enkyste, ce qui lui permet de croitre jusqu'à un stade pré-vermiforme où ses dimensions augmentent.
Ce stade évolue pour atteindre celui de ver, pour qui l'eau est un poison mortel (ou étourdissant à faible doses). Il produit par sécrétion l’épice, dont il est l'unique source dans tout l'univers connu, épice très difficile à synthétiser.
Le cycle des vers est parfait : les truites des sables absorbent l'eau qui est dangereuse pour les vers, puis se transforment en vers qui créent l'épice, source de gaz carbonique, et rejettent de l'oxygène. À la mort d'un ver, son corps se décompose et donne naissance à des truites des sables.

1 commentaire:

Je a dit…

Shai-Hulud (شيء خلود) is the Fremen term for the sandworm of Arrakis.
As with many Fremen terms and words, Shai-Hulud is more than a mere descriptive term for a physical entity. Specifically, it often alludes to the Fremen belief that the sandworm is a physical embodiment of the One God that created and governs the universe. Thus to the Fremen Shai-Hulud is a sacred term that is usually spoken with a tone of awe, fear or respect.
Linguistically, Shai-Hulud has many literal translations, all of which speak of the size, age, and power of the sandworm. Among the noted translations are:

- "Old Man of the Desert"
- "Old Father Eternity"
- "Grandfather of the Desert"

In Arabic, the name can be split into "Shai" ("Royal") and "Hulud" ("eternal" or "eternity").
Shai-Hulud is not to be mistaken with Shaitan, a similar sounding Fremen term that carries a very different meaning.