(72523,32100,04148)
Taille : diamètre de 581287 km
Atmosphère : aucune
Satellite : 17, tous artificiels
Gravité : 8 G.
Appartenance politique : Nation Rangafari (indépendant)
Niveau technologique : NT6 d'importation
Installations spatiales : Une station orbitale de classe V gérée par la guilde
des marchands en join-venture avec la nation Rangafari, flotte spatiale
d'environ 3000 navires
Population : 85.000 (99,8 % d'humains)
Koro n’est pas à proprement un système
solaire, mais une planète errante rejetée depuis longtemps de son système
d’origine et dérivant depuis 5 millions d’années dans l’espace interstellaire.
Cette planète tellurique hyper massive ne
présente que peu d’intérêt : son noyau est éteint et aucune ressource minérale
de son sous sol ne peut être exploitée rentablement en raison de la gravité qui
règne à sa surface.
Il semble que ce monde n’ait jamais abrité la
vie, même à l’époque lointaine où il orbitait autour d’un soleil.
Ce qui fait la particularité de Koro c’est la
flotte fantôme qui orbite autour d’elle.
La « flotte fantôme » comme l’appelle les
médias, est un assemblement de dix sept navires de forme sphérique dont le plus
petit ne mesure pas moins de cinquante kilomètres et le plus grand presque deux
mille de diamètre ; c’est de fait la plus grande structure artificielle de la
galaxie connue si on excepte Prima.
Les analyses scientifiques prouvèrent que
cette flotte avait entre un et deux millions d’années et qu’elle se composait
au départ de vingt huit navires. Il semble qu’au cours des âges, quatre d’entre
eux soient entrés en collision et que sept autres se soient écrasés à la
surface de Koro.
L’albédo très faible de cette planète et de
ses lunes artificielles peut expliquer qu’elles n’aient été découvertes qu’il y
a quatre vingt ans par les Rangafaris.
On peut s’interroger sur la manière dont les
Rangafaris ont découvert la flotte fantôme ; ils se montrent très discrets sur
cette information, prétendant que s’agissait d’une erreur de navigation et que
celle-ci les a fait émerger non loin.
La découverte de cette flotte fût pour eux une
aubaine. Songez, des milliards de tonnes de métaux raffinés, dont une
proportion non négligeables de métaux précieux : de quoi travailler et
prospérer pendant plusieurs générations.
Aussi iconoclaste que cela paraisse, après un
moment de recueillement face à ces vestiges du passé, les Rangafaris
commencèrent à se livrer à une entreprise de découpe et de récupération des
vénérables épaves.
Ce saccage archéologique fit pousser aux
savants de tout l’empire des grands cris de lamentation quand l’information
leur parvint. Néanmoins une discrète enquête des services de renseignement de
la flotte impériale et de la branche recherche de la loge techno démontra qu’il
y avait très peu de chance, au regard de l’état des épaves, que l’on puisse y
trouver une technologie inconnue.
Koro était de plus trop loin pour justifier
que l’Empire réclame une quelconque souveraineté sur ce monde perdu.
L’administration impériale referma donc le dossier, laissant aux groupes
d’intérêt privé le soin de sauver ce qui pouvait l’être.
En quelques mois de nombreuses expéditions
scientifiques convergèrent vers Koro.
Archéologues, technos, prêtres de la
connaissance totale, mais aussi des marchands spécialisés dans le commerce des
métaux et des touristes qui voulaient voir de leurs yeux ce spectacle.
Ces derniers en furent d’ailleurs pour leur
frais : seules des représentations informatisées ou en images reconstituées
permettaient de voir quoi que ce soit : la lumière des étoiles lointaines ne
suffit pas à éclairer Koro et ses satellites artificiels. Tout juste peut-on
deviner leur présence lorsqu’elles masquent une partie du ciel.
Les Rangafaris agirent avec intelligence face
à ce déferlement.
Ils acceptèrent d’ouvrir les épaves aux
scientifiques et aux touristes à trois conditions : qu’ils se livrent à des
recherches sans emporter aucun artéfact ; que tout bénéfice direct ou indirect
retiré d’une quelconque découverte soit également partagé entre leur nation et
les scientifiques ; enfin, qu’ils soient en permanence accompagnés par un
membre de la nation Rangafaris qui le servirait de guide et de chaperon.
Au cours des années ils allèrent même plus
loin : ils aménagèrent des installations permanentes pour les visiteurs dans la
plus petite des sphères dans un espace d’environ 1 km cube. Ils acceptèrent de
ne pas dépecer la plus grosse des sphères et de donner aux équipes
scientifiques un planning prévisionnel de leurs travaux, ce qui permis à
celles-ci de fouiller succinctement ce qui était voué à disparaître.
Cependant ces vingt dernières années le nombre
de scientifiques commença à diminuer : les maigres découvertes et le volume
énorme que représentent les navires de la flotte fantôme avaient de quoi
décourager les plus opiniâtres.
Beaucoup d’universités qui jusque là
finançaient avec générosité les missions, commencèrent à couper les lignes de
crédits et à rappeler leurs membres.
En soixante quinze ans de travaux les éléments
que l’on a put déterminer avec certitude sont les suivants :
- Koro était déjà une planète errante lorsque
la flotte s’est mise en orbite autour d’elle.
- Aucun des navires de la flotte fantôme ne
semble doté de propulseur ou de mécanisme équivalent, pas plus que de la
moindre source énergétique.
- La flotte semble avoir était construite
environ deux cent mille ans avant de se mettre en orbite autour de Koro
- Les hypothétiques créatures ayant occupé les
navires devaient être de forme plus ou moins humanoïde, disposaient de doigts
opposables et devaient mesurer entre 1m50 et 2m20.
- La technologie utilisée par ces navires
était de type biomécanique, comme le prouvent les rares restes fossilisés ayant
résistés aux radiations, micrométéorites et au vide absolu.
- Aucun corps n’a été retrouvé à bord, pas
plus que le moindre objet personnel.
- Une partie des installations intérieures a
été démontée avant la mise en orbite des vaisseaux.
- De vastes hangars devaient abriter des
navires, mais aucun vaisseau secondaire n’a été retrouvé.
- Les habitants des navires utilisaient une
écriture idéographique dont on a retrouvé de très rares fragments gravés sur
des pièces métallique. Aucune traduction n’a put être réalisée à ce jour.
Il est facile de comprendre le découragement
qui a fini par s’emparer de tous : ces épaves n’étaient que de vastes
labyrinthes de métal nu, criblés de micrométéorites, friable par endroit,
couvert de poussière stellaire, instables et dangereux. Ils n’offraient à
l’exploration qu’une succession de salles vides, de sas qu’il fallait ouvrir de
force et de fragments fossilisés de technologie inconnue et incompréhensible.
Finalement il ne reste plus aujourd’hui qu’un
petit millier de scientifique et environ deux fois plus de touristes. Ces
derniers ne restent que quelques jours, se livrant à quelques explorations
encadrées dans les zones les moins instables et repartant chez eux avec
quelques holoclichés mémorables.
Complément : Les Rangafaris
Les Rangafaris sont un peuple d’origine
humaine, qui a choisi de mener une vie nomade à bord de leurs navires.
Ils sont de types ethniques homogènes, grands,
en bonne forme physique de manière générale. Ils ont une couleur de peau
olivâtre, se rasent le crâne et portent des combinaisons ajustées de couleur
vive.
Ils arborent souvent des peintures faciales
intégrales complexes qui détermine leur rang, bien que la jeune génération
préfère porter un marquage holographique circulaire sur la joue, plus discret
mais reprenant les mêmes motifs et couleurs.
Les Rangafaris parlent une langue qui leur est
propre, qui fait appel à des claquements de langue et possèdent une écriture
cunéiforme.
Leur alimentation est traditionnellement très
simple uniquement faite de plats de synthèse préparés par un autocook. L’idée
de manger de la nourriture « naturelle » est source de malaise et de répulsion
pour beaucoup d’entre eux.
Leur flotte d’environ deux mille navires se
déplaçait depuis presque six cents ans, reculant devant les avancés de l’empire
et refusant toute allégeance quand ils découvrirent la flotte fantôme.
Les Rangafaris étaient des réfugiés d’un monde
dévasté par la famine et les guerres suite à la destruction de son écosystème,
engendrée par la modification du rayonnement de son soleil.
Peuple historiquement belliqueux, situé à
l’époque loin des frontières impériales, ils ne purent obtenir d’aide à temps
pour éviter ce bain de sang.
Les vingt mille survivants s’embarquèrent au
bout de presque quarante ans de conflits à bord de ce qui restait de leur
flotte commerciale et de guerre, pour tenter de trouver une terre d’accueil.
Bien que les survivants aient renoncé à la
violence et qu’ils aient adopté officiellement le culte de la liberté cosmique,
ils ne trouvèrent aucune planète souhaitant accueillir les traînes savates
cosmiques qu’ils étaient devenus.
Une réputation sulfureuse leur collait à la peau
en raison de leur passé guerrier et des effroyables massacres qui avaient
précédé le départ de leur planète.
Ils errèrent pendant presque une génération en
bordure de l’espace impérial avant de rompre définitivement tout lien avec le
pouvoir politique. Ils choisirent une vie de nomades.
Leur petite flotte, faite de bric et de broc,
bien souvent de navires achetés à des casses spatiales, commença à grossir
jusqu’à représenter lors de la découverte de Koro deux mille cinq cents navires
pour soixante mille âmes.
Bien que les Rangafaris soient pacifiques,
leurs navires sont armés de manière équivalente à celle des corsaires impériaux
et ils disposent d’une force de sécurité. Cette dernière si elle n’est pas en
terme qualitatif comparable aux forces impériales est néanmoins suffisamment
nombreuse et entraînée pour dissuader toute tentative belliqueuse de pirate ou
des forces d’un potentat local.
Par ailleurs, les Rangafaris ayant depuis leur
création toujours refusé de participer à tout conflit armé, ils bénéficient
depuis ce dernier siècle d’une assez bonne réputation auprès de ceux qui font
des affaires avec eux.
Les Rangafaris sont structurés en clans
familiaux assez soudés dont la cohésion est liée au navire qui est leur
véritable demeure. Le chef de famille peut être indifféremment l’homme ou la
femme qui assure le commandement du navire.
Les mariages se font obligatoirement entre
partenaires de navires différents. C’est indifféremment l’homme ou la femme qui
quitte son bord pour rejoindre celui qui dispose le statut le plus élevé dans
le couple.
Les patronymes sont simples : chaque enfant
dispose d’un prénom et d’un nom de famille qui est celui du navire auquel il
appartient. Quand il change de navire, suite à un mariage ou en raison d’un
bannissement, il change aussi de nom de famille. Son état civil complet
présente le nom de jeune homme ou de jeune fille de la mère.
Exemple : Jasz de Soleil Montant fils de Karyn
de Soleil Montant et de Laïo de Coup de Dés.
Chaque capitaine dispose d’une voix unique,
quelque soit la taille de son navire, auprès du conseil qui désigne pour six
années standard un chef du conseil. Une fois élu celui-ci désigne un cabinet de
ministres.
Ce gouvernement peut être renversé à tout
moment suite à un vote de plus de 66 % de l’ensemble des capitaines.
Les Rangafaris pratiquent le vote électronique
dont le déroulement est validé par une liste aléatoire de 40 capitaines.
Les Rangafaris pratiquent le commerce et
l’extraction de minerais. Leur flotte a servie par le passé au transport de
matériaux lors de terraformation de planètes ou à la constructions
d’installation spatiales.
Si leurs coûts sont généralement inférieurs de
l’ordre de 25 % aux tarifs de la guilde Navyborg, cette dernière est rarement
en concurrence avec eux. Ils n’opèrent pas dans les mêmes lieux et le refus des
Rangafaris de séparer leur flotte ou de descendre dans le puits de gravité des
planètes les coupe de nombreux marchés.
La flotte fantôme continue cependant à faire
la richesse de la nation Rangafaris. On estime aujourd’hui, qu’à peine 5 % du
métal constituant les épaves a été exploité. Le développement continu de la
région a permis de soutenir les cours et d’assurer une rentrée d’argent
continue.
La flotte Rangafaris est aujourd’hui en
croissance continue, augmentant de presque 5 % par an son nombre de navire et
de 8 % sa population. La nation Rangafaris est d’ailleurs un des principaux
clients des chantiers spatiaux d’Illicad.
Néanmoins des observateurs extérieurs ont put
noter un certain nombre de tensions naissantes au sein de la nation.
Les membres les plus traditionalistes de la
flotte n’apprécient guère d’être depuis aussi longtemps retenus en un même lieu
et encouragent les autres capitaines à poursuivre le voyage.
Les plus jeunes quant à eux souhaitent
exploiter jusqu’au bout cette providentielle manne. Certains ont même émis
l’idée d’utiliser une partie des revenus de la nation afin d’acheter une
planète ou d’en faire terraformer une. Bien que ces derniers aient été mis en
minorité, il semble que les mentalités soient en train de changer au sein de la
nation.
Un des signes les plus flagrants est sans
doute la création de convois minéraliers séparés de la flotte principale. Bien
que comportant chacune environ une centaine de navire, ces flottes sont
contraire à la tradition Rangafaris qui pose que la flotte est une et
indivisible.
dimanche 13 janvier 2013
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6 commentaires:
"dix sept navires de forme sphérique dont le plus petit ne mesure pas moins de cinquante kilomètres et le plus grand presque deux mille de diamètre ; c’est de fait la plus grande structure artificielle de la galaxie connue si on excepte Prima."
Point de Sphère de Dyson, d'Anneau ni même d'Orbitale semblerait-il ...
Dans l'Encyclopédie Galactique, la planète-capitale de l'Empire, Prima, est décrite comme "un énorme planétoïde artificiel" où vivent et travaillent le milliard de technos de l'Admintek.
Le terme planétoïde se réfère à un corps céleste "en forme de planète" n'émettant pas de lumière (à la différence d'une étoile) et généralement de petite taille.
Avec Prima, il semblerait qu'on soit à la limite du planétoïde et de la planète puisque Prima serait une "énorme petite" planète.
En astronomie, une planète naine est un objet céleste du Système solaire de classe intermédiaire entre une planète et un petit corps.
Le terme fut adopté en 2006 par l'Union astronomique internationale (UAI) afin d'éclaircir la classification des objets tournant autour du Soleil.
Aujourd'hui, cinq objets sont reconnus comme planètes naines par l'UAI : Cérès, Pluton, Hauméa, Makémaké et Éris.
Les objets connus les plus susceptibles d'être ajoutés à cette catégorie sont 2007 OR10, Charon, Quaoar, Sedna, Orcus, Varuna, 2002 MS4 et Salacie.
Les limites supérieures et inférieures en taille et en masse des planètes naines ne sont pas spécifiées dans la résolution 5A de l'Union astronomique internationale. À proprement parler, il n'existe aucune limite supérieure et un objet plus grand et plus massif que Mercure et qui n'a pas « nettoyé son voisinage autour de son orbite » peut être catégorisé comme une planète naine.
La limite inférieure est déterminée par le concept d'« équilibre hydrostatique », mais les dimensions auxquelles un objet atteint un tel état ne sont pas déterminées ; des observations empiriques suggèrent qu'elles varient suivant la composition et l'histoire de l'objet. La version initiale de la résolution 5 définissait l'équilibre hydrostatique comme s'appliquant « aux objets dont la masse dépasse 5×1020 kg (soit 500 milliards de milliards de tonnes) et le diamètre 800 km », mais ceci ne fut pas retenu dans la résolution finale. Par ailleurs, certains petits corps célestes, comme la lune Méthone de Saturne ne font que 3 km de diamètre et pourraient être en équilibre hydrostatique.
Les planètes naines plafonnent aux environs de 2000 km de diamètre comme le plus gros des vaisseaux sphériques décrits dans l'article "Koro" ci-dessus :
- Pluton : diamètre 2370 km
- Eris : diamètre 2326 km
- Hauméa (ellipsoïde triaxial) : Dans sa plus grande dimension, Hauméa mesurerait entre 1 960 et 2 500 km (à peine moins que Pluton et deux fois plus que Cérès, la plus petite planète naine reconnue. Sa masse atteindrait un tiers de celle de Pluton.
- Makémaké : diamètre : 1780 km
- Cérès : diamètre 952 km environ
La plus petite des planètes telluriques du système solaire, Mercure, possède un diamètre de 4879 km.
Le diamètre de Prima devrait donc se trouver dans l'intervalle 2370-4879 km; sachant que le diamètre de la Lune est 3474 km.
Dans le tableau de comparaison des tailles (cf. adresse http://img1.reactor.cc/pics/post/full/Starship-Size-Comparison-Chart-%D1%81%D1%80%D0%B0%D0%B2%D0%BD%D0%B8%D1%82%D0%B5%D0%BB%D1%8C%D0%BD%D1%8B%D0%B5-%D1%80%D0%B0%D0%B7%D0%BC%D0%B5%D1%80%D1%8B-star-wars-2736999.jpeg), plusieurs planétoïdes (vaisseau-mère des Boov -sphère de 1500km de diamètre-, vaisseau-mère des Gorgs -tétraèdre de 2000km-, "StarKiller" de l'épisode VII de Star Wars -sphère de 1200km de diamètre-...) ont été ajoutés.
Mais pour l'instant, seule l'Orbitale des Précurseurs ("Halo Forerunner Fortress World" -anneau de 10000km de diamètre-) dépasse en taille celle de notre satellite naturel : la Lune (sphère de 3474km de diamètre). C'est donc une dimension tout à fait estimable pour une planète artificielle comme Prima, chef-d'oeuvre de la Loge Tekno au 91ème siècle.
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