lundi 22 octobre 2012

Les mondes de Traveller (2) Les Guides du Spationaute

Source : http://anniceris.blogspot.com/2012/01/jdr-les-mondes-de-traveller-2-les.html

Je reprends ce que je disais hier sur les mondes de Traveller avec la série complètement "non-officielle" d'Ed Lipsett, les Spacefarers' Guides de 1978-1979 de chez Little Soldier/Phoenix Games.

Edward Lipsett est allé ensuite vivre au Japon où il est devenu traducteur. Il y a réalisé un jeu de rôle de science-fiction en japonais, Star Quest (1983). Mais il a dû garder un lien avec les jeux de GDW puisqu'il avait il y a quelques années encore une page web sur le Japon dans l'univers du jeu 2300 AD.



  • Spacefarers' Guide to Sector One (68 pages, 1978)
    Le premier guide décrit 100 planètes et toutes sont prises dans des romans de SF cités explicitement, ce qui en fait donc une petite encyclopédie littéraire en même temps, même si les données ont été extrapolées ou peut-être parfois tirées aléatoirement en utilisant Traveller. Aujourd'hui, nous avons certes des listes entières sur Wikipedia.

    A la même époque (1978-1979), il y avait aussi eu la série Terran Trade Authority / Galactic Encounters où Stewart Cowley / "Steven Caldwell" décrivait un univers en commentant librement divers illustrateurs.

    Cette première version d'Ed Lipsett n'avait en revanche aucune illustration et ce volume pourrait paraître entièrement dérivatif. Il dit lui-même qu'il voit plus cette liste comme une source d'inspirations pour créer d'autres planètes et non pas pour les utiliser toutes en les juxtaposant.

    Il y a pourtant déjà quelques traces d'un univers commun original derrière la compilation des romans. Par exemple, dans la Table de rencontres aléatoires au début, il dit qu'on peut rencontrer des flottes de "Wanderers". Ils semblent être un peuple nomade pacifique qui vit désormais dans une flotte de vaisseaux errant à travers les systèmes. L'inspiration était peut-être non pas les Cities in Flight mais la série Battlestar Galactica qui venait de commencer cette année-là ou bien la civilisation IRSOL dans Space Marines/Space Opera. Mais hélas, le second Guide ne donne aucune précision sur ces "Itinérants" (en dehors du fait qu'ils font surtout du commerce, Guide to sector 2 p. 18). Il y a aussi des vaisseaux robots qui ne sont pas tous des Berserkers.

    Comme dans Traveller (Book 3 p. 9), la liste de rencontres laisse aussi ouverte la possibilité de tomber soudain sur une Sphère de Dyson, une Rosette de Klemperer ou un Anneau-Monde.

    L'histoire dit seulement que le premier Empire avait pour capitale Hub (le "Moyeu"), une planète artificielle où se réunissait le Conseil des Maisons Marchandes. C'était donc une sorte de République oligarchique avec des délégués de douzaines de milliers de mondes. Puis la Maison de Talane découvrit une arme ancienne, appelée le Marteau et déclencha une guerre civile pour prendre le contrôle du Premier Empire. L'Empire s'écroula en de multiples "Empires de poche" et l'Inter-Règne dura quatre milliers d'années. Le Second Empire, qui a désormais un Empereur, n'occupe qu'une Sphère Intérieure plus réduite et le Guide du Secteur Un décrit cent mondes dans les débris en ruines à la marge de cette Sphère. Cette idée d'un Second Empire plus centralisé fait un peu penser à la chronologie chez H. Beam Piper.

    La présentation de ces 100 planètes est curieuse, sans ordre alphabétique. Je n'ai du coup pas compris à quoi servait le numéro de chaque planète et on pourrait décider d'en faire un système de repères pour obtenir automatiquement une carte, même si cela ne doit pas être le but originel.

  • Spacefarers' Guide to Sector Two: Rourke's Diadem (74 pages, 1979)
    Cette fois, Edward Lipsett crée son propre Secteur original, sans référence explicite (en dehors de quelques références à E.C. Tubb et à son Guide précédent). Il y a peut-être déjà une influence des Spinward Marches dans certains aspects.

    Au nord galactique se trouve le "Diadème de Rourke", ainsi nommé pour celui qui l'a découvert. C'est un Amas de 130 systèmes qui aurait été le centre du Premier Empire (mais on ignore qui furent les vrais Maîtres du Premier Empire, c'est perdu dans l'Antiquité). Le Diadème est demeuré hors du Second Empire et est divisé en trois Etats principaux, mais il n'y a hélas toujours pas de carte, toujours une liste de 100 planètes (avec cette fois un index alphabétique pour les retrouver).

    Ces Etats sont (1) La Sainte Confrérie Tarliste (une théocratie expansionniste centrée sur la planète Savach), (2) L'Unité des Juges de Shildai (une dictature théocratique fondée par Shildai, un être mystérieux aujourd'hui disparu qui utilisa sa haute technologie pour diriger un empire de mondes moins avancés), (3) L'Empire de Cavoral (une monarchie héréditaire fondée par des armées prises en étau entre les deux autres théocraties au centre du Diadème). Diverses religions persécutées ont donc fui vers la Maison impériale de Cavoral, dont l'Eglise catholique de la Nova Roma et l'Eglise de la Fraternité Galactique (qui vient des romans de Dumarest of Terra de E.C. Tubb). Une autre organisation est les Vectans, des humains modifiés pour être sans émotions et devenir des conseillers des Princes (mais ils forment un réseau cybernétique directement inspiré des Cyclans chez E.C. Tubb). Et comme c'est un univers pour Traveller la Traveller's Aid Society prévue par les règles se retrouve aussi dans le Diadème.

    Il y a beaucoup de services d'espionnage des trois Etats et du Second Empire, plus le monde de Watson, dirigé par des ordinateurs (#35 dans le Guide du Secteur 1) qui est spécialisé uniquement en espionnage et vente d'informations (un peu comme les Shingouz dans Valérian !).

    Un détail sur le Second Empire est qu'en plus des Maisons Marchandes et Corporations, la société est organisée avec des Guildes interplanétaires comme la Guilde des Navigateurs, ce qui rappelle plus Dune. La noblesse de l'Empire est divisée en "Lions" (les "chevaliers" qui ont reçu des médailles) et en "Griffons" (les 100,000 plus importants Nobles de tout l'Empire). Les pouvoirs psi sont réprimés comme dans l'univers de Traveller parce que l'Empire craint la Guilde Psionique (mais l'Empire organiserait aussi en secret l'entraînement et la manipulation génétique de ses propres agents psi). Des associations d'humains xénophobes existent et on déjà perpétré des génocides. Une des espèces inhumaines en voie d'extinction, les Q'Reddim, est composée de musiciens psioniques qui survivent désormais comme ménestrels errants à travers le Cosmos.

    Le guide énumère aussi des douzaines de Maisons Marchandes avec des spécialisations. Mais il y en a 5 qui sont principales. La Maison Dakkis gère surtout les matériaux radioactifs et les gisements. La Maison Goess gère l'alimentaire et les "Epices" (Arrakis était aussi dans le Guide 1). La Maison Fond't a entre autres spécialisations le divertissement et les arts. La Maison Justas est le plus célèbre constructeur de vaisseaux. La Compagnie Sekor est le leader en informatique.

    Je ne suis pas amateur des tables de rencontres aléatoires d'habitude, mais celles de ce Guide ont quelques idées assez amusantes. Au lieu de dire simplement qu'on rencontre un vaisseau de tel type, la table décrit un individu précis, et les tables sont différentes selon qu'il s'agit de l'Empire de Cavoral, de l'Eglise de Tarl ou l'Unité de Shildai.

    Les 100 planètes sont décrites avec à chaque fois une faune mais on retrouve des espèces communes. Un tiers des mondes appartient à chacune des trois factions à peu près à égalité. Mais il y a aussi Safari, la planète des chasses qui est co-gérée par les trois Etats, Flarr, le monde neutre de la Bourse de la Guilde des Marchands (dont tous les habitants sont des Humains de petite taille, environ 1,20m) et B'Brn'Bran'Ta, un monde mystérieux isolé et paisible d'humains à la technologie tellement hautement avancée qu'ils semblent quasiment divins par rapport aux autres puissances.

  • Spacefarers' Guide to Alien Races, 1979
    Le troisième guide ne décrit plus des mondes mais des espèces extra-terrestres, même si les différentes variétés d'Humains sont l'espèce dominante du Second Empire. Le modèle est peut-être le joli Barlowe's Guide to Extraterrestrials paru la même année avec 50 espèces illustrées. Cette fois, il y a beaucoup plus d'illustrations (en noir et blanc) par Robert Charette (qui participera ensuite à tant de jeux de rôle comme Bushido, Space Opera, Shadowrun). Le système utilisé ne fait plus référence aussi directement seulement à Traveller et semble même privilégier un peu un autre jeu rival, SpaceQuest, jeu créé par Paul Hume, un ami de Bob Charette.

    Comme Edward Lipsett est un traducteur professionnel du japonais, on apprend que l'une des principales organisations intergalactiques est le Service de Traduction Universelle, seule guilde qui puisse aider avec les milliards de langues dans l'univers. La race d'humains mutants Lushori sont des empathes qui en font des interprètes surdoués. Il y a une langue auxiliaire commune, le Techspeak, mais elle n'est pas adéquate et universelle.

    Le Guide décrit 100 espèces, dont 45 viennent de romans de SF mais cette fois les références ont été plus cachées que dans le premier Guide. Les noms sont parfois changés et il n'y a que des remerciements collectifs aux auteurs imités et plus la source à chaque fois.

    Par exemple, les K'Zimm (p. 35) sont les Kzinti de Larry Niven (Kzinti qui sont aussi devenus les Kzanta dans le jeu informatique pour Apple Galactic Attack (1980) et les Kilrathis dans Wing Commander, 1990). D'autres races ont gardé leurs noms du Guide n°1 : les Akwairi (dauphins upliftés dans un monde aquatique adapté d'un roman de Roy Meyers), les Athsheans d'Ursula LeGuin (monde 74 dans le Guide 1), les Diomèdiens et les Ishtari de Poul Anderson, les Fuzzies de Zarathustra de Piper, les Girins téléporteurs de Vinge, les Albazariens et Laoni de Lin Carter, les Yiktori (Thassa) d'André Norton, les Niondites de Sprague de Camp, les Lithiens de James Blish, les Garviens du roman d'Alan Nourse, les Hudlar de James White, les Yaman de Darkover de Marion Zimmer Bradley, Mesklinites de Hal Clement, les Sthori de Campbell, les Dasorim, Neviens, Osnomiens, Rigelliens, Valériens de E.E. Smith.

    Certaines espèces extraterrestres ont des sources vraiment obscures. Les Argans par exemple (ci-contre) ressemblent un peu dans l'illustration aux Ahoggyá de Tékumel (pas tellement sur le reste) mais ils viennent en fait de la planète Harmony dans le roman Sweetwater de Laurence Yep.

    Les Replus (Repleux dans la version originelle française) viennent du roman de 1854 Star ou Psi de Cassiopée (monde #11 dans le Secteur 1) de Charlemagne Ischir Defonteney (1814-1856).
    Les "Loutres" viennent de la planète Nandy-Cline du roman Demon Breed/ The Tuvela de James Schmitz.
    Les Trans viennent d'Icerigger d'Alan Dean Foster (ils étaient aussi dans Barlowe's Guide to Extraterrestrials).

    Un des traits intéressants de cette grande liste est à quel point les espèces sont souvent peu humanoïdes. Un jeu de rôle n'a pas besoin de suivre autant de contraintes humano-centrées qu'un film.

    En revanche, chaque espèce n'a à chaque fois qu'une demi-page et les données chiffrées sont difficilement compréhensibles.

    La série des guides fut suivie par un quatrième et dernier volume en 1979, The Spacefarers' Guide to Alien Monsters, avec 350 créatures, avec quelques illustrations. Cela doit donner à cet univers une faune qui pourrait rivaliser avec celle du corpus canonique de Traveller.


  • L'univers du Second Empire demanderait beaucoup de travail pour être utilisé. Il n'y a pas de carte et on a parfois du mal à concevoir comment la Terminus de Fondation coexisterait à côté d'Arrakis de Frank Herbert et toutes ces races Space Opera d'E.E. Smith. Mais le tout est quand même parfois supérieur à la somme des parties.

    L'importance des religions dans le Second Guide, par exemple, donne un ton très différent de l'Imperium de Traveller où cela joue assez peu en dehors de quelques mondes arriérés. L'ambiance semble viser plus des histoires d'agents secrets infiltrés que de simples mercenaires.

    42 commentaires:

    Jeronimo a dit…

    Listes entières de planètes sur Wikipedia.


    AAegis VII - The setting for the video games Dead Space and Dead Space: Extraction.
    Aldébaran-4 — From the ongoing series of graphic novels "Les Mondes d'Aldébaran" by Léo.
    Altair IV — From the movie Forbidden Planet, formerly inhabited by the mysteriously extinct race of Krell.
    Amel — Amel is a planet in the Frank Herbert novel The Godmakers, where all the religions of the universe co-exist with no conflict, under the Ecumenical Truce.
    Antar — The home planet of the alien-human hybrids who are the main characters in the TV show "Roswell" and the book series "Roswell High".
    Anus — The home planet of the gay black males in the Danish short film Gayniggers from Outer Space.
    Athena — A planet in Tom Godwin's Space Prison (aka The Survivors) and The Space Barbarians, claimed by the Gern Empire and colonized by Terran slave labor before being liberated by the Ragnarokans.
    Aurelia and Blue Moon — An attempt at theorizing what a habitable planet orbiting a red dwarf star and a habitable gas giant moon could actually be like.
    Avalon - Setting of The Legacy of Heorot and Beowulf's Children by Larry Niven, Jerry Pournelle and Steven Barnes.

    Jeronimo a dit…

    B

    Ballybran — A planet in Anne McCaffrey's Crystal Singer series. Ballybran is a toxic world where the inhabitants must form a symbiotic relationship with a spore in order to survive.
    Belzagor — A planet colonized by Earth, whose natives are the elephant-like nildoror, in Downward to the Earth by Robert Silverberg.
    Big Planet — An enormous but not very dense planet, settled by Earth colonists and divided into a large number of colorful social groupings, in the novels Big Planet and Showboat World by Jack Vance.
    Botany — An Earth-like agricultural world to which prisoners and slaves are transported in the Catteni Series by Anne McCaffrey.
    Bronson Alpha and Bronson Beta — Planets that enter the solar system in Philip Gordon Wylie and Edwin Balmer's novel When Worlds Collide. Bronson Alpha collides with the Earth, destroying it. Bronson Beta is settled by survivors of the catastrophe in the sequel After Worlds Collide.

    Jeronimo a dit…

    C

    Chiron — A planet (usually called "Planet") orbiting the star Alpha Centauri in the computer game Sid Meier's Alpha Centauri.
    Chthon — The titular prison planet in Piers Anthony's novel Chthon.
    Cyteen — A planet notable for its cloning research, from C. J. Cherryh's Alliance-Union Universe novels.

    Jeronimo a dit…

    D

    Darkover — Marion Zimmer Bradley's Darkover series (medieval culture and psi powers).
    Darwin IV — Planet in the art of Wayne Douglas Barlowe.
    Demeter— The destination of the crew of the Earth*Star Voyager.
    Deucalion - The setting of the novel Deucalion by Brian Caswell.
    Dosadi — The setting for Frank Herbert's novel The Dosadi Experiment.
    Downbelow — The planet in C. J. Cherryh's novel Downbelow Station and home of the Hisa.
    Dragon's Egg — Not, strictly speaking, a planet, but a neutron star on which intelligent life develops in the book of the same name by Robert Forward.

    Jeronimo a dit…

    E

    Emm Luther - A planet with a single continent, ruled by a theocratic government, in the novel Night Walk by Bob Shaw.
    Erna — A seismically active planet with psychically malleable quasi-sentient natural forces called the Fae in Celia S. Friedman's Coldfire Trilogy.
    Erythro — Barren planet in Isaac Asimov's Nemesis novel.
    Eternia — He-Man's planet in Masters of the Universe.
    Etheria — She-Ra's planet in She-Ra: Princess of Power.

    Jeronimo a dit…

    F

    Far Away — A planet in Peter F. Hamilton's Commonwealth Saga which has been sterilized by a solar flare and is characterized by a triangle of stratospheric mountains. The alien known as the Starflyer originated here when a ship called the Marie Celeste crashed on Far Away.
    Fhloston — Planet in the movie The Fifth Element.
    Finisterre — A hostile planet in C. J. Cherryh's Finisterre universe novels.
    Fiorina 'Fury' 161 — Mining station penal colony on which Alien 3 is set.

    Jeronimo a dit…

    G

    G889 — A planet 22 light-years from Earth in the television series Earth 2.
    Gaia — The first planet of the star Betelgeuse, inhabited by the Syreen people in the Star Control computer game series.
    Gehenna — The planet in C. J. Cherryh's novel Forty Thousand in Gehenna and home of the Caliban.
    Gor — An inhabited counter-Earth in John Norman's Gor series, marked by slavery and rigid gender roles.
    Gorta — A planet circling Proxima Centauri, home of the hostile alien Furons in the video game Destroy All Humans!.
    Gurun — Home planet of Majka, main character in the Slovak TV-series Spadla z oblakov.
    Gallifrey - The doctor's homeplanet in the science-fiction series "Doctor who".

    Jeronimo a dit…

    H

    Halvmörk — A twilight planet in Harry Harrison's novel Wheelworld.
    He — A planet sent out of its orbit by spindizzys in James Blish's novels Earthman Come Home (1955) and The Triumph of Time (1958); collected in Cities in Flight (1970)[20]
    Helghan — a planet of Alpha Centauri with a very hostile environment in the Killzone video game series.
    Helliconia — A planet orbiting a binary star in the trilogy of the same name by Brian Aldiss. On Helliconia, with a 3,000-year "Great Year", civilizations rise and fall with the change of seasons.
    Hesikos — A high eccentricity asteroid in Angus McVicar's The Lost Planet series.
    Hocotate — The home planet of Olimar, the main character in Pikmin and Pikmin 2.
    Hydros — A water-covered planet, whose population lives only on artificial floating islands, in Robert Silverberg's novel The Face of the Waters.

    Jeronimo a dit…

    I

    Ireta — A planet in Anne McCaffrey's Planet Pirates series, inhabited by both people and dinosaurs, and so also called Dinosaur Planet – the name of the novel in which it first appears.
    Ishtar — A planet in orbit around three suns, whose northern hemisphere undergoes catastrophic heating every thousand years as it draws near to one of them. From Poul Anderson's novel Fire Time.
    Iszm — A planet in Jack Vance's novel The Houses of Iszm, a world on which bioengineering of plants is the dominant technology form (as opposed to mechanical engineering on Earth). Houses on Iszm are trees with room-sized pods; all furnishings are integrated as part of the growth.
    Irk- the homeworld to the irkrn race, a highly self praising millitant alien race from invader ZIM.It is also ZIM's home world.

    Jeronimo a dit…

    K

    Kharak — A desert planet in the game Homeworld, destroyed by an enemy race after space travel is developed.
    K-PAX — A utopian planet in the novel and film of the same name, which is quite possibly the delusional invention of a madman who claims to be from the planet.
    Krankor — The home planet of the supervillain Phantom in the Japanese television series Planet Prince.
    Kregen — An earthlike planet orbiting Antares, in Kenneth Bulmer's Dray Prescot series.
    Krull — Sword and sorcery-themed world from the movie of the same name.
    Kulthea — Principal planet in the Shadow World role-playing game.

    Jeronimo a dit…

    L

    Lagash — A planet in the story Nightfall by Isaac Asimov, in a globular cluster, and in a system with six suns. The orbit of the planet is such that all sides of it are almost always illuminated by at least one sun; only once in every 2,049 years is Lagash oriented in such a way that one of the suns is eclipsed by a dark companion body. Only at such times are the stars visible from Lagash's surface. In the novel developed from the short story, the planet was called Kalgash.
    La Maetelle — A dying planet whose orbit changes drastically once in a millennium; the home of Queen Promethium and her daughters in the manga and anime of Leiji Matsumoto.
    Lamarckia — A planet in Greg Bear's novel Legacy, whose continent-sized superorganisms mimic Lamarckian evolution.
    Land and Overland — Twin planets revolving about a common center of gravity, sharing a common atmosphere and connected by an hourglass-shaped atmospheric tunnel. The setting for Bob Shaw's The Ragged Astronauts, The Wooden Spaceships and The Fugitive Worlds. Travel between the two planets occurs by hot air balloon.
    Leera — Home of the amphibious Leerans in the Animorphs book series.
    Lithia — A planet peopled by an alien species with a well-developed natural ethics but no form of religion, in James Blish's novel A Case of Conscience.
    Lumen — The Planet of Light in the British puppet TV series Space Patrol.
    LV-223 — The moon featured in the 2012 Ridley Scott film, "Prometheus." It is part of a larger system of otherwise unnamed moons orbiting a likewise unnamed planet, and hosted the advanced race known as the Engineers, which, according to the film, were precursors to the human race.
    LV-426, or Acheron — The planet on which the derelict ship and its deadly cargo are found in the movies Alien and Aliens.
    LV-1201 — Planet in the Aliens vs. Predator 2 video game.

    Jeronimo a dit…

    M

    Majipoor — A large planet which is the setting for a science fantasy series by Robert Silverberg.
    Medea — Harlan Ellison's worldbuilding project.
    Mejare and Tarak — Warring planets in the anime Vandread. Mejare is populated entirely by women, Tarak entirely by men.
    Melancholia — A rogue planet that collides with Earth in the 2011 film Melancholia.
    Metaluna — A war-torn planet visited in the '50s B-movie cult classic This Island Earth.
    Midkemia — Planet on which the events of the Riftwar books of Raymond E. Feist take place.
    Minerva — Earthlike planet occupying the orbit of Mars in the alternate universe of Harry Turtledove's A World of Difference.
    Miron - The homeworld of Bleep, Blink, and Twink in the British children's series Bleep and Booster.
    Mongo — The planetary setting for the Flash Gordon adventure comic.
    Mor-Tax, Morthrai and Qar'To — Planets named in the television series War of the Worlds. Mor-Tax, a planet orbiting a dying star in the Pleiades, is a paradise planet, the homeworld of the aliens invading Earth. Morthrai, first mentioned in the second season, may be another name for Mor-Tax. Qar'To is another planet in the same system as Mor-Tax, inhabited by a different species.

    Jeronimo a dit…

    N

    Nacre — A planet populated primarily by fungi, including an intelligent variety; from Piers Anthony's novels Omnivore, Orn and OX.
    New Earth (Planet Bob) - The Earth-like planet created in the Titan AE animated movie.
    New Terra — In the computer game Outpost 2, New Terra is the world chosen by humanity as its last hope for survival, colonized by the last survivors of Earth in starship Conestoga.
    Nidor — A cloudy, oceanic planet in stories by Robert Silverberg and Randall Garrett.
    Nihil — An additional planet of Earth's solar system; due to a flaw in space, the planet is invisible except at close range, although it can see most of the other planets. The inhabitants attempt to conquer Earth during the 30th century. From the novel Beyond the Spectrum by Martin Thomas.
    Nirn — Nirn is the name of the planet where The Elder Scrolls games are set in.

    Jeronimo a dit…

    O

    Oa the Living Planet — A sentient planet in the Amalgam Comics series.
    Omega — A prison planet where one the only way to get ahead in society - or survive - is by committing murder and other crimes. From Robert Sheckley's The Status Civilization.
    Omicron Persei 8 - Homeworld of the Omicronians Lrrr and Ndnd from the television show Futurama.
    Optera — The homeworld of the Invid in the anime Robotech.
    Orthe — A post-holocaust planet that has reverted to a quasi-medieval way of life, in Mary Gentle's Golden Witchbreed and Ancient Light.

    Jeronimo a dit…

    P

    This section lists fictional extrasolar planets called "Planet X". For fictional planets in the Solar System called "Planet X", see Fictional planets of the Solar System
    Pandarve — A living, sentient planet, considered to be a goddess, in the Storm comic book.
    Pandora - A so-called "treasure planet" featured as the setting of the 2009 video game Borderlands.
    Perdide — A planet that serves for much of the setting of the 1982 French animated science fiction movie Les Maîtres du Temps (Time Masters), by René Laloux.
    Peaceland - Home planet of the Sakimori family who fled to Earth after it was destroyed, in the 1973 Japanese TV series Ryusei Ningen Zoon (Meteor Man Zone).
    Pern — A planet pelted by a deadly spore (called Thread), capable of eating anything but rock and metal, for periods of fifty years every two to four centuries in Anne McCaffrey's Dragonriders of Pern novels. The people of Pern live in caves or stone houses and ride genetically engineered flying reptiles ("dragons") capable of incinerating the spore in midair.
    Petaybee — A living planet, becoming sentient, in Anne McCaffrey and Elizabeth Ann Scarborough's Petaybee Series.
    Pharagos — A fantasy planet in the Dungeons & Dragons role-playing game.
    Placet — A planet that revolves in a figure-8 orbit around the twin suns Argyle I and Argyle II, and is subject to several different spatio-temporal anomalies in Fredric Brown's Placet is a Crazy Place.
    Planet X — an inhabited planet of unknown location in the Tom Swift, Jr. juvenile "Tom Swift and the Visitor from Planet X" (1961).
    Planet X — a planet, light years away, ruled by the tyrant "Kurrgo, the Master of Planet X" in Fantastic Four #7 (Oct. 1962) and episode #9 of Fantastic Four (1967 TV series).
    Polyphemus and Pandora — A gas giant and its inhabited moon in the film Avatar (2009).
    Prysmos — A planet orbiting three stars in the cartoon Visionaries: Knights of the Magical Light.
    Pyrrus — An inhabitable planet whose ecosystem, consisting of psychic plants and animals, seems to be unremittingly hostile to human life. From Harry Harrison's Deathworld trilogy.

    Jeronimo a dit…

    R

    Ragnarok — A planet in Tom Godwin's Space Prison (aka The Survivors) and The Space Barbarians. Ragnarok's inhabitants suffered from high gravity, temperature extremes, Hell Fever, unfriendly wildlife such as prowlers and unicorns, and a dearth of natural resources.
    Reach - A human colony in the Epsilon Eridani System in the Halo video game series.
    Regis III — A planet populated by evolving machines in Stanisław Lem's novel The Invincible.
    Remulak — A planet from the Saturday Night Live skit "Conheads."
    Reverie — A planet with extreme social division between the haves and have-nots, in Bruce Sterling's The Artificial Kid.
    Riverworld — The title planet of Philip José Farmer's Riverworld series, where all humans in history are reincarnated along a spiral river.
    Rocheworld — A pair of twin planets that almost touch in the book of that name by Robert Forward.
    Rosetta - Home planet of Rosemary and Takeshi Shishidou, who fled to Earth when it was invaded by the Black Star Army; in the 1979 Japanese TV series Honou no Choujin Megaloman (Megaloman: Superman of Flame).
    Rubanis — A megalopolitan planet plagued by constant traffic congestion, appearing in several volumes of the French comic book series Valérian and Laureline, particularly in The Circles of Power.
    Rylos - Planet (along with Earth) defended by Alex Rogan in The Last Starfighter.

    Jeronimo a dit…

    S

    Sangre — A planet ruled by a cannibal elite in Norman Spinrad's The Men in the Jungle.
    Sartorias-deles — An iron-age magical planet on which most of Sherwood Smith's stories take place.
    Sauria — A planet in the video game Star Fox Adventures, where Fox McCloud meets Krystal; revisited in Star Fox: Assault, where Fox and Krystal meet up with a fully-grown Prince Tricky after Team Star Fox clears the area of the Aparoid menace. Also called "Dinosaur Planet".
    Secilia — A fictional planet in RayStorm.
    Seiren - A planet where 90 percent of the population is women.
    Sera — A once-glorious civilized world devastated by wars in Gears of War.
    Shikasta — Doris Lessing's Shikasta (cosmic consciousness)
    Shora — Joan Slonczewski's A Door into Ocean (waterbound culture)
    Skaro — A fictional planet, home to the Daleks, Kaleds and Thals Doctor Who.
    Smoke Ring — Not a planet, but a habitable gas ring around a neutron star in Larry Niven's novels The Integral Trees and The Smoke Ring.
    Solaris — A planet covered by a single sentient organism in the book of that name by Stanisław Lem.
    Soror — The "Planet of the Apes", in the book of that name by Pierre Boulle and the related films and television shows.
    Space Base Bullamanka — An Australia-like planet where a LARP version of Squid-Tac-Toe is played from 3-2-1 Penguins!.
    Stroggos - The planet on which the games Quake II and Quake IV take place.

    Jeronimo a dit…

    T

    Takis — The home planet of Dr. Tachyon.
    Tanis — Destination of the sleeper ship Elysium in the film Pandorum.
    Targ — The planet on which the computer game Mercenary and its sequels take place.
    Thalassa — A watery planet colonized by Earth, and revisited by a ship travelling to the planet Sagan 2 in Arthur C. Clarke's novel The Songs of Distant Earth.
    Thra — The world of The Dark Crystal.
    Thundera — Home planet of the ThunderCats.
    Tiamat — An oceanic planet whose sun orbits a black hole, socially divided into two moieties (Summer and Winter), ruled by a queen with abrupt changes in social conditions every 150 years. From Joan D. Vinge's The Snow Queen.
    Tirol — The homeworld of the Robotech Masters in the anime Robotech.
    Titan — The setting of the Fighting Fantasy gamebooks; not to be confused with the Saturnian satellite Titan.
    Tormance — A planet orbiting Arcturus in David Lindsay's novel, A Voyage to Arcturus.
    Tralfamadore — A planet populated by the phlegmatic Tralfamadorians in the works of Kurt Vonnegut.
    Tran - The main setting of Jerry Pournelle's Janissaries series.
    Tranai - The utopian planet from Robert Sheckley's novella A Ticket to Tranai, where very unorthodox methods, such as legalizing street robbery and granting each citizen a right to murder the planet's president, are practiced to maintain a free society.
    Troas — An Earthlike planet featured in the stories "Sucker Bait" by Isaac Asimov and "Question and Answer" by Poul Anderson.
    Tschai — The sole planet of Carina 4269, 212 light-years from Earth, slightly larger than Terra and populated by three alien races, one sentient native species and various human races, as described in "Planet of Adventure" by Jack Vance.
    Twinsun — A planet lit by two fixed suns, both fixed relative to it, in the Little Big Adventure computer games. Twinsun has three climates: the poles are hot and desert, the equator is cold and Arctic, and between them lie temperate lands.

    Jeronimo a dit…

    V

    Vekta — Setting of the video game Killzone.
    Vinea — Setting of many of the Yoko Tsuno graphic novels
    Vhilinyar — Setting of many books in the Acorna series

    Jeronimo a dit…

    W

    Wait-Your-Turn — A planet inhabited by vacuum-cleaner-like aliens from 3-2-1 Penguins!.
    Water-O — The water-covered planet from the cartoon series TigerSharks.
    Worlorn - A wandering planet that is the setting for George R. R. Martin's novel Dying of the Light.
    Wormwood — In the role playing game Rifts, a chaotic planet in another plane. Wormwood is alive, and its inhabitants can draw on its life force.

    Jeronimo a dit…

    Z

    Zahir — A hollow planet appearing in the comic book series Valérian and Laureline.
    Zarathustra - The setting for the Fuzzy books of H. Beam Piper's Terro-Human Future History.
    Zarkon — Home planet of Philo, TV-station engineer in the film UHF.
    Zavron - Home planet of the Zavronian aliens in the ABC TV sitcom 'The Neighbors'
    Zeelich — A planet covered by a thick layer of gas clouds above a sea of lava in the computer game Little Big Adventure 2. Vegetation and civilization occur only on mountains rising above the cloud layer.
    Zeist — A planet that is the origin of the immortals in the Highlander series.
    Zillikian – A Counter-Earth in the Bunduki series by J. T. Edson.
    Zyrgon — A planet ruled by the galactic "Law-Enforcers" in novels by Robin Klein, adapted as a television series.

    Jeronimo a dit…

    Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Planets_in_science_fiction

    Jeronimo a dit…

    Une sphère de Dyson est une mégastructure hypothétique décrite en 1960 par le physicien et mathématicien américain Freeman Dyson, dans un court article publié dans la revue Science et intitulé Search for Artificial Stellar Sources of Infrared Radiation (« Recherche sur les sources stellaires artificielles de rayonnements infrarouges »). Cette structure d'astro-ingénierie consiste en une sphère de matière, artificielle et creuse, située autour d’une étoile et conçue pour en capturer presque toute l’énergie émise, pour une utilisation industrielle. Dyson nomme également cette structure « biosphère artificielle ».

    Bien que Dyson ait été le premier à formaliser et populariser le concept de sphère de Dyson, l’idée lui est venue en 1945 après la lecture d'un roman de science-fiction d'Olaf Stapledon intitulée Star Maker (Créateur d'étoiles, 1937). Dyson a également été influencé par la sphère imaginée par le Britannique John Desmond Bernal en 1929. Dans son article, Dyson explique qu'une telle sphère est un moyen idéal pour une civilisation très avancée de faire face à un accroissement démographique exponentiel. Il la décrit comme une coquille enserrant son étoile parente, captant la quasi intégralité de sa radiation solaire. Dyson explique que de telles sphères pourraient aussi abriter des structures d'habitations. Enfin, il recommande d'observer la galaxie dans l'infrarouge afin de détecter de possibles sphères dans notre galaxie.

    Dyson, mais aussi d'autres auteurs après lui, ont décrit les propriétés de cette sphère, aussi bien concernant sa composition, sa température, sa localisation au sein de son système solaire, voire sa capacité de déplacement. L'idée qu'une civilisation extraterrestre avancée puisse pallier ses problèmes énergétiques au moyen d'une biosphère artificielle est une solution possible au paradoxe de Fermi, problème auquel Dyson a tenté de répondre en en précisant les conditions d'observation. Il existe plusieurs variétés de sphères de Dyson : coquille, essaim ou encore bulle. Le modèle élaboré par Dyson a influencé nombre de mégastructures hypothétiques.

    Plusieurs programmes de recherche de possibles sphères de Dyson ont été menés depuis 1985. Si des étoiles ont pu afficher des caractéristiques proches de celles attendues concernant ces mégastructures spatiales, aucune conclusion n'a pu être tirée concernant l'existence probante de tels objets artificiels. La science-fiction a beaucoup utilisé l'idée de Dyson, que ce soit en littérature, au cinéma, dans les jeux vidéo, (notamment dans le jeu Halo), ainsi qu'au petit écran dans la télésérie américaine Star Trek : La Nouvelle Génération (The Next Generation) où le concept d'une sphère de Dyson est le thème principal de l'épisode Reliques (Saison 6, épisode 4).

    Jeronimo a dit…

    La Flotte des Mondes Marionnettiste désigne, dans la série de fiction Marionnettistes de Pierson (peuple fictif) de Larry Niven, le monde Marionnettiste principal accompagné de ses quatre mondes agricoles permettant sa subsistance.

    L’ensemble de ces 5 mondes, formant en mouvement une rosace de Klemperer (en anglais), se dirige vers le Nuage de Magellan dans le but d’échapper à l’explosion du cœur galactique.

    Louis Wu, Parleur-aux-Animaux et Teela Brown font partie des rares étrangers à avoir pu contempler le spectacle de ces mondes en migration à travers l’espace.


    A Klemperer rosette is a gravitational system of heavier and lighter bodies orbiting in a regular repeating pattern around a common barycenter. It was first described by W. B. Klemperer in 1962.

    Klemperer described the system as follows:

    “ Such symmetry is also possessed by a peculiar family of geometrical configurations which may be described as 'rosettes'. In these an even number of 'planets' of two (or more) kinds, one (or some) heavier than the other, but all of each set of equal mass, are placed at the corners of two (or more) interdigitating regular polygons so that the lighter and heavier ones alternate (or follow each other in a cyclic manner). ”

    The simplest rosette would be series of four alternating heavier and lighter bodies, 90 degrees from one another, in a rhombic configuration [Heavy, Light, Heavy, Light], where the two heavier masses weigh the same, and likewise the two lighter masses weigh the same. The number of "mass types" can be increased, so long as the arrangement pattern is cylic: e.g. [ 1,2,3 ... 1,2,3 ], [ 1,2,3,4,5 ... 1,2,3,4,5 ], [ 1,2,3,3,2,1 ... 1,2,3,3,2,1 ] etc.

    Klemperer also mentioned octagonal and rhombic rosettes. While all Klemperer rosettes are vulnerable to destablization (read below), the hexagonal rosette (as in the diagram to the right) should have extra stability due to the 'planets' sitting in each others' L4 and L5 Lagrangian points.

    Jeronimo a dit…

    Misuse and misspelling

    The term "Klemperer rosette" (often misspelled "Kemplerer rosette") is often used to mean a configuration of three or more equal masses, set at the points of an equilateral polygon and given an equal angular velocity about their center of mass. Klemperer does indeed mention this configuration at the start of his article, but only as an already known set of equilibrium systems before introducing the actual rosettes.

    In Larry Niven's novel Ringworld, the Puppeteers' "Fleet of Worlds" is arranged in such a configuration (5 planets spaced at the points of a pentagon) which Niven calls a "Kemplerer rosette"; this (possibly intentional) misspelling (and misuse) is one possible source of this confusion. Another is the similarity between Klemperer's name and that of Johannes Kepler, who described certain laws of planetary motion in the 17th century. It is notable that these fictional planets were maintained in position by large engines in addition to gravitational force.

    Instability

    Simulations of this system[2] (or a simple linear perturbation analysis) demonstrate that such systems are definitely not stable: any motion away from the perfect geometric configuration causes an oscillation, eventually leading to the disruption of the system (Klemperer's original article also states this fact). This is the case whether the center of the Rosette is in free space, or itself in orbit around a star. The short-form reason is that any perturbation destroys the symmetry, which increases the perturbation, which further damages the symmetry, and so on.

    The longer explanation is that any tangential perturbation causes a body to get closer to one neighbor and farther from another; the gravitational force becomes greater towards the closer neighbor and less for the farther neighbor, pulling the perturbed object further towards its closer neighbor, enhancing the perturbation rather than damping it. An inward radial perturbation causes the perturbed body to get closer to all other objects, increasing the force on the object and increasing its orbital velocity—which leads indirectly to a tangential perturbation and the argument above.

    Jeronimo a dit…

    L’Anneau-Monde (titre original : Ringworld) est un roman de science-fiction de l’auteur américain Larry Niven, paru aux États-Unis en 1970 et en France en 1983.

    Nessus, un extraterrestre, recrute Louis Wu et Teela Brown, deux Terriens, ainsi que Parleur-aux-Animaux, un autre extraterrestre, pour une mission d’exploration d’une mystérieuse planète artificielle ayant la forme d’un anneau, tournant autour d’une étoile.

    L’originalité de ce Planet opera est de présenter une planète-anneau totalement artificielle, construite par une race extraterrestre que les héros du roman dénomment les Ingénieurs de l’anneau-monde. L’auteur mêle à un récit d’exploration de structure assez classique de nombreuses considérations techniques et scientifiques sur l’univers et sur l’anneau-monde.

    Jeronimo a dit…

    Données techniques sur l’Anneau-Monde

    Étoile K9 (de type G3, proche d’une G2, un peu plus petite et plus froide que notre Soleil) ;

    Vitesse de l’anneau : 1 250 km/seconde ;

    Masse de l’anneau : 2×1030 grammes, soit à-peu-près la masse de Jupiter (2 millions de milliards de milliards de t) ;

    Rayon : 1,54×108 kilomètres (= 1 UA environ, soit la distance Terre-Soleil) ;

    Largeur : 1,6×106 kilomètres (soit un peu plus que le diamètre de son étoile) 1,6 million de km ;

    Superficie : 3×106 fois celle de la Terre = 1,6×1015 km2 environ (1,6 million de milliards de km2) ;

    Hauteur des montagnes bordant l’Anneau : 1500 km ;

    Plaques rectangulaires permettant l’alternance jour/nuit : 1,5×106 par 4×106 kilomètres, reliées par des câbles et en orbite plus rapprochée de l’étoile ;

    Durée du jour : 30 heures ;

    Temps de rotation de l’anneau : 7,5 jours ;

    1 falan = 10 révolutions = 75 jours ;

    Gravité en surface : 9,73 m.s−2 = 0,992 g

    Jeronimo a dit…

    Thèmes abordés

    Larry Niven aborde le thème de la surpopulation en l’élargissant à toute la galaxie, problème accru par l’usage généralisé de l'épice de longévité. Il présente ensuite diverses solutions inventées par des races extraterrestres. L’anneau-monde, aux proportions gigantesques, est l’une de ces solutions.
    La civilisation des Marionnettistes de Pierson, présentée comme plutôt pacifique et très prudente, utilise deux armes particulières pour lutter contre ses ennemis potentiels : le tasp (un neuro-émetteur qui stimule chez sa victime les zones du plaisir) et la manipulation du patrimoine génétique des autres races.
    Avec le personnage de Teela Brown, Larry Niven développe dans son univers de science-fiction une hypothèse selon laquelle la chance pourrait être transmise par les gènes. Ainsi, l’organisation sur Terre d’une “Loterie du Droit de Naissance” - dont seuls les gagnants sont autorisés à procréer - conduit à créer au fil des générations des lignées d’invididus au coefficient de chance de plus en plus élevé. Mais le corollaire de ce fort coefficient de chance, c’est le manque de maturité de ces personnes chanceuses qui n’ont jamais connu ni l’adversité, ni la douleur pour les faire progresser et mûrir.
    Avec les cabines de transfert en usage sur la Terre, les déplacements sont quasi immédiats et la planète est devenue une grande ville mondiale (version amplifiée du global village de Marshall McLuhan) dont les communications se font en une seule langue : l’Interworld. Larry Niven décrit ainsi un monde standardisé dans lequel toute différence culturelle a quasiment disparu.
    C’est avec beaucoup d’humour que Larry Niven invente des races extraterrestres dont les femelles ne sont douées d’aucune faculté intellectuelle remarquable.
    La race extraterrestre des Étrangers s’occupe exclusivement d’acheter et de vendre des informations dans la galaxie, préfigurant ainsi la valeur stratégique de l’information qui explosera avec l’avènement de l’ère numérique.

    Jeronimo a dit…

    Postérité littéraire

    Une planète artificielle du même type que l’anneau-monde de Larry Niven a été utilisée par l’auteur de science-fiction britannique Iain M. Banks dans son roman Une forme de guerre paru en 1987. Par ailleurs, l’auteur français Laurent Genefort a utilisé les ressources littéraires d’une sphère de Dyson complète pour créer l’univers d’Omale, un roman de science-fiction paru en 2001.

    L’auteur allemand Michael Marrak cite l’Anneau-Monde comme l’un des romans qui a le plus influencé son écriture dans le domaine de la science-fiction.

    Un autre anneau-monde : Titan de John Varley.

    Terry Pratchett a été influencé par l’univers de Larry Niven lorsqu’il a écrit le roman Strate-à-gemmes, qui donnera plus tard lieu à l’univers du Disque-Monde.

    Dans Halo : les Floods de William C. Dietz, on voit régulièrement la mention l’Anneau-Monde, surnom de l’Installation 04 (le premier Halo).

    Jeronimo a dit…

    autre artefact de grande taille : le Tore de Stanford

    Le Tore de Stanford est un design qui a été proposé pour la colonisation spatiale. Il s'agit d'un tore de 1,8 km de diamètre qui tourne une fois par minute pour fournir une gravité équivalente (0.9 à 1 G) à celle de la Terre au niveau de l'anneau extérieur par effet d'inertie (force centrifuge). Sa taille lui permet d'héberger jusqu'à 10 000 résidents permanents.

    La lumière du soleil est redistribuée dans l'habitat grâce à un système de miroirs. L'anneau est connecté à un moyeu central grâce à des tuyaux permettant le passage des hommes et des équipements. Ce moyeu n'étant pas soumis à la force centrifuge généré par la rotation, les industries nécessitant l'impesanteur peuvent y être installées. De plus, les vaisseaux spatiaux pourront s'ancrer facilement sur ce point.

    L'intérieur du tore est utilisé comme espace d'habitation. Sa grande taille permet de simuler un environnement naturel. Pour un observateur, cet espace ressemble à une vaste vallée glaciaire qui se dirige vers le haut, jusqu'à reboucler sur elle-même. La densité de population est la même que celle d'une banlieue dense, avec des parties du tore réservées à l'agriculture, et d'autres aux résidences.

    Le Tore de Stanford a été proposé au 1975 NASA Summer Study (étude d'été 1975 de la NASA) et conduit par l'Université Stanford. Cette étude de la NASA dirigée par Gerard O'Neill avait pour objectif de réfléchir sur les futures colonisations spatiales. Cet article ne concerne que le design proposé lors de cette étude — le principe d'une station spatiale en forme d'anneau avait déjà été proposé par Wernher von Braun en 1952.



    Jeronimo a dit…

    Sphère de Bernal

    Une Sphère de Bernal est un modèle proposé pour la colonisation spatiale, comme un habitat à long terme pour des résidents permanents, proposé pour la première fois en 1929 par John Desmond Bernal.

    La proposition originale de Bernal consiste en une coquille creuse de 1,6 km de diamètre, avec une population de 20 000 à 30 000 personnes. La sphère est remplie d'air.

    Lors d’études sur les colonies spatiales réalisées à l’université Stanford en 1975 et 1976, Gerard K. O'Neill propose une sphère de Bernal modifiée. Cette sphère fait 500 mètres de diamètre, et tourne à 1,9 tours par minute pour produire une gravité terrestre à l’équateur. Le paysage intérieur ressemble à une grande vallée qui suit l’équateur. Des miroirs externes permettent d’apporter la lumière solaire à travers des fenêtres au niveau des pôles. La forme sphérique a été choisie pour son efficacité à résister à la pression atmosphérique et à son bon rapport masse-protection contre les radiations.

    La version de la sphère de Bernal proposée par O’Neill s’appelle « Island One » (Première Île), et est dimensionnée pour 10 000 personnes. Pour comparaison, « Island Two » (le Tore de Stanford) en contient 140 000, et Island Three » (le Cylindre O'Neill) des millions.

    Jeronimo a dit…

    Cylindre O'Neill

    Un cylindre O'Neill est un projet d'habitat spatial théorique proposé par le physicien américain Gerard K. O'Neill dans son livre Les Villes de l'espace, permettant l'accomplissement de projets d'exploration spatiale de très longue durée.

    Gerard O'Neill était professeur à Princeton où il enseignait la physique. Il décida de faire travailler ses étudiants sur le développement de grandes structures dans l'espace. À la surprise de beaucoup, plusieurs propositions utilisant des matériaux communs comme le verre ou l'acier et pouvant fournir de grandes surfaces d'habitation furent trouvées. Le premier résultat de ce travail coopératif fut publié en 1974 dans la revue Physics Today.

    O'Neill imagine trois types de colonies différentes, baptisés « Island One », « Island Two » et « Island Three » ; son projet de référence, « Island Three » – Île trois en français –, consiste en deux cylindres à rotation inversée, de trois kilomètres de rayon et trente kilomètres de longueur chacun. Chaque cylindre est composé de six tranches d'égale surface qui courent tout le long du cylindre. Trois sont des surfaces de type « fenêtre » (permettant la lumière solaire d'entrer) et trois autres sont de type « terre ». De plus, un anneau d'agriculture extérieur de quinze kilomètres de rayon tourne à une vitesse différente pour les cultures. L'unité de production est située au centre, derrière l'antenne satellite, pour subir un minimum de gravité afin de favoriser certains procédés industriels. Les colonies seraient stabilisées au niveau des points de Lagrange et subviendraient à leurs besoins grâce à l'énergie solaire.

    Jeronimo a dit…

    Dans la fiction

    Les cylindres d'O'Neill ont inspirés nombre d'œuvres de science-fiction. Parmi elles, la série Rendez-vous avec Rama (1973) d'Arthur C. Clarke met en scène des astronautes qui visitent un énorme vaisseau extra-terrestre en forme de cylindre O'Neill. Ce vaisseau ne contient pas de miroirs ni de fenêtre comme le cylindre O'Neill, mais est constitué de trois bandes lumineuses en lieu et place.

    Les cylindres O'Neill ont servi de modèle au japonais Yoshiyuki Tomino pour les colonies spatiales dans sa série Mobile Suit Gundam. Dans cette œuvre d'animation, la majorité de l'humanité a émigré dans l'espace et vit à bord de tels cylindres, répartis en sept groupes appelés « Side » autour des cinq points de Lagrange – certains points de Lagrange comportant donc deux Sides – des orbites lunaire et terrestre.

    La série télévisée de science-fiction Babylon 5 se déroule dans une station spatiale de type O'Neill de huit kilomètres de long. La station Babylon 5 ne contient pas de cylindre contre-rotatif, mais la station précédente, Babylon 4, en contenait un.

    La série télévisée de science-fiction Andromeda, dans les épisodes 4x21 et 4x22, présente un équivalent de cylindre O'Neill, nommé "Arcologie", une sorte de paradis terrestre. Il mesure 36 km de long et 8 km de diamètre. Il ne comporte pas de fenêtres ou de parois vitrées mais utilise un faisceau d'énergie en son centre qui parcourt tout la longueur de la structure, servant de source lumineuse. Cette disposition permet à toute la surface interne du cylindre d'être utilisée et habitée. Il est relié à un astéroïde servant de matières premières.

    Dans son roman Le Papillon des étoiles, l'écrivain français Bernard Werber imagine un vaisseau en forme de cylindre O'Neill de 32 kilomètres de long, mû par propulsion photonique, dans lequel une partie de l'humanité choisirait d'émigrer vers d'autres mondes, persuadée que la Terre court à sa perte.

    Dans le jeu Mass Effect, les développeurs se sont inspirés du cylindre O'Neil pour créer la Citadelle, espace habitable issue de la race extraterrestre protéenne.

    Je a dit…

    The Cyclan is a widespread organization dedicated to bringing order to the galaxy by means of pure logic. Their primary agents, Cybers, are trained from childhood in countless mental disciplines involving mathematics and reasoning, and are modified at puberty to be unable to experience any emotion. Each Cyber also possesses a biotech implant called “Homochon Elements”. These implants enable each Cyber to enter a trance-like state which enables instantaneous communication with the Cyclan central intelligence, even over interstellar distances. This central intelligence is a gestalt organism consisting of the disembodied minds of former Cybers whose mental prowess has been demonstrated to be of value but whose bodies have grown too old to continue functioning. The ultimate reward to which all Cybers aspire is to be incorporated into the central intelligence.

    For these reasons, Cybers have an uncanny ability to extrapolate future events from existing data, and are highly prized (and highly paid) as advisors to rulers across the galaxy. The Cyclan publicly insists that they do not command or interfere, they merely advise, and this also increases their credibility among those who seek their service. However, the Cyclan pursue their own agenda in all things, and while they must provide valuable service to maintain their reputation, those whom they advise are always manipulated even as they are aided. While incapable of malice, the Cyclan is thoroughly ruthless and willing to sacrifice individuals or even whole worlds to their logically derived vision of the greater good. It is totally irrelevant to them whether or not the mass of humanity still handicapped by emotion shares this vision.

    It is implied throughout the series that the Cyclan has something to do with all knowledge of Earth having been lost or destroyed in the distant past, and that they still strive to keep that knowledge secret.

    Je a dit…

    Barlowe's Guide to Extraterrestrials

    Barlowe's Guide to Extraterrestrials is a 1979 science fiction book by artist Wayne Barlowe, with Ian Summers and Beth Meacham (who provided the text). It contains his visualizations of different extraterrestrial life forms from various works of science fiction, with information on their planetary location or range, biology, and behaviors, in the style of a real field guide for animals, such as Roger Tory Peterson's guide to birds of North America. It was reprinted in 1987.[1]

    After the success of the work, Wayne Barlowe wrote a second book, titled Barlowe's Guide to Fantasy.

    Je a dit…

    Species

    Abyormenite - Hal Clement's Cycle of Fire (1957)
    Athshean - Ursula K. Le Guin's The Word for World is Forest (1975)
    Black Cloud - Fred Hoyle's The Black Cloud
    Chulpex - Avram Davidson's Masters of the Maze
    Cinruss - James White's Sector General series
    Cryer - Joseph Green's Conscience Interplanetary
    Cygnan - Donald Moffitt's The Jupiter Theft
    Cygnostik - Michael Bishop's A Little Knowledge (1977)
    Czill - Jack L. Chalker's Well World series
    Demon - Keith Laumer's A Plague of Demons (1977)
    Demu - F. M. Busby's Cage a Man (1973)
    Dextran - David J. Lake's The Right Hand of Dextra
    Dilbian - Gordon R. Dickson's Spacial Delivery and Spacepaw
    Dirdir - Jack Vance's Planet of Adventure series
    Garnishee - Harry Harrison's Star Smashers of the Galaxy Rangers
    Gowachin - Frank Herbert's Whipping Star and The Dosadi Experiment
    Guild Steersman - Frank Herbert's Dune (not an alien, strictly speaking, but an altered human)
    Ishtarians - Poul Anderson's Fire Time (1974)
    Ixchel - Madeleine L'Engle's A Wrinkle in Time
    Ixtl - A. E. van Vogt's The Voyage of the Space Beagle
    Lithian - James Blish's A Case of Conscience
    Masters - John Christopher's The Tripods trilogy
    Medusan - Jack Williamson's The Legion of Space
    Merseian - Poul Anderson's Ensign Flandry
    Mesklinite - Hal Clement's Mission of Gravity
    Mother - Philip José Farmer's Strange Relations
    Old Galactic - James H. Schmitz's Legacy
    Old One - H. P. Lovecraft's At the Mountains of Madness
    Overlord - Arthur C. Clarke's Childhood's End
    Pnume - Jack Vance's Planet of Adventure series
    Polarian - Piers Anthony's Cluster series
    Pierson's Puppeteers - Larry Niven's Known Space series
    Radiate - Naomi Mitchison's Memoirs of a Spacewoman
    Regul - C. J. Cherryh's The Faded Sun: Kesrith
    Riim - A. E. van Vogt's The Voyage of the Space Beagle
    Ruml - Gordon R. Dickson's The Alien Way
    Salaman - Brian Stableford's Wildeblood's Empire
    Sirian - Frederik Pohl's The Age of the Pussyfoot
    Slash - Piers Anthony's Kirlian Quest
    Soft One - Isaac Asimov's The Gods Themselves
    Solaris - Stanisław Lem's Solaris
    Sulidor - Robert Silverberg's Downward to the Earth (alternately spelled 'Sulidoror' by both Barlowe and Silverberg)
    Terran - humans; no specific novel - an image of a human (the author) used in the size comparison chart in the book.
    The Thing - John W. Campbell's "Who Goes There?"
    Thrint - Larry Niven's Known Space series
    Tran - Alan Dean Foster's Icerigger
    Triped - Damon Knight's Rule Golden
    Tyreean - James Tiptree's Up the Walls of the World
    Uchjinian - Jack L. Chalker's Well World series
    Vegan - Robert A. Heinlein's Have Space Suit—Will Travel
    Velantian - E. E. Smith's Lensman series

    Je a dit…

    Lien vers l'image de couverture : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/0/03/Barlowesgtextraterrestrialscvr.jpg

    Je a dit…

    Charlemagne Ischir Defontenay, né en 1814 et mort en 1856, était un écrivain et chirurgien français.

    Bachelier en lettres en 1839 et en sciences en 1841, il devint médecin à Saint-Germain en Laye puis aux Andelys, et à Les Thilliers-en-Vexin. Chirurgien réputé, il est souvent considéré comme un des pionniers de la chirurgie plastique. Il écrivit à ce propos des essais sous le pseudonyme de « Dr Cid ». Il s'intéressa également à la tuberculose.

    C'est un étrange livre qui lui vaut d'être connu aujourd'hui, Star ou Ψ de Cassiopée (1854), qui observe la faune et la flore d'une autre planète, considéré comme un des ouvrages pionniers de la science-fiction. Il a été redécouvert et admiré au XXe siècle par Raymond Queneau.

    Je a dit…

    Star ou Ψ de Cassiopée : Histoire merveilleuse de l’un des mondes de l’espace, nature singulière, coutumes, voyages, littérature starienne, poëmes et comédies traduits du starien est un roman de science-fiction de Charlemagne Ischir Defontenay publié en 1854.

    Le livre décrit une planète et son histoire, ses soleils et ses satellites, les civilisations qui s'y sont développées, la création d'une fédération interplanétaire.

    Je a dit…

    L’histoire d’une planète sur laquelle brillent quatre soleils, de ses cinq satellites et leurs habitants, des vaisseaux qui voyagent entre ces astres, des civilisations qui naissent, se développent, meurent, renaissent, la colonisation des satellites de la planète, une culture et une littérature extra-terrestres, la création d’une fédération interplanétaire, l’immersion du lecteur dans un univers situé du côté de la constellation de Cassiopée... tous les ingrédients d’un space opera n’est-ce pas ? et pourtant nous sommes en 1854...

    On doit en effet au chirurgien Charlemagne-Ischir Defontenay (1819-1856) un unique roman Star ou ψ de Cassiopée qui est le premier véritable Space opera. Si L’Histoire véritable de Lucien de Samosate narrait, en 180 de notre ère, les conflits entre la Lune et le Soleil, le projet de Defontenay est bien plus ambitieux : l’espace devient le lieu de l’action et il sera suivi plusieurs décennies plus tard par de nombreux auteurs.

    Publié pour la première fois en 1854, il est redécouvert en 1949 par Raymond Queneau avant de rejoindre la collection Présence du futur en 1964 et d’être récemment réédité dans la collection Terra Incognita chez Terre de brume (2008).

    Le titre complet, Star ou ψ de Cassiopée, histoire merveilleuse de l’un des mondes de l’espace, nature singulière, coutumes, voyages, littérature starienne, poèmes et comédies traduits du starien, annonce le projet global de Defontenay et le situe clairement dans cette catégorie que l’on nomme depuis 1941 space opera. Ce n’est pourtant pas du western spatial mais bien la description géo-historique d’un monde situé du côté de Cassiopée.

    L’ouvrage ne néglige les ficelles habituelles de l’époque avec la découverte par le narrateur dans les montagnes de l’Himalaya d’un « bolide » dans lequel se trouvent plusieurs livres et des manuscrits d’origine inconnue qui se révèlent au bout de deux ans d’efforts de traduction la correspondance entre deux sages stariens.

    Star ou ψ de Cassiopée est un livre total qui présente l’ensemble de l’univers starien. Le système stellaire, la faune et la flore de la planète Star, ses satellites occupent le premier livre. Le second livre raconte l’histoire ancienne de Star et de ses civilisations ravagées par une forme de peste et par des égorgeurs fanatiques qui ne sont pas loin de détruire les Stariens. Grâce à l’invention de l’abare, un vaisseau spatial, et sous la conduite de Ramzuel, les Stariens quittent la planète mère pour ses satellites. Le troisième livre nous parle de l’exploration des cinq satellites de Star. Le quatrième livre est consacré à la recolonisation de Star menée par les Néo-Stariens et le dernier au voyage d’un Tassulien (habitant d’un des satellites de Star) dans la ville de Tasbar. Le tout est entrecoupé de pièces de la littérature starienne avec de la poésie et du théâtre. Star ou ψ de Cassiopée propose un univers cohérent qui s’éloigne de notre monde de référence et l’on peut affirmer que « ce roman est le creuset, d’une part, des recherches scientifiques de l’époque (notamment l’évolutionnisme lamarckien et la pluralité des mondes), et d’autre part, des théories sociales utopiques comme le socialisme saint-simonien et l’harmonie de la cosmogonie fouriériste au sein de la nature. »

    Comme souvent dans la littérature d’imagination du XIXe siècle, l’auteur ne dédaigne effectivement pas d’évoquer les aspects législatifs et moraux mais il termine son œuvre sous le signe de l’évasion et de l’imaginaire : « Puissent ces récits d’un autre monde vous avoir fait oublier un instant les misères de celui-ci ».

    Je a dit…

    Extraits :

    La « flore-faune » starienne :
    « Notre arrivée imprévue sur le bord d’une rivière y cause un tumulte étrange. Une multitude d’arbrisseaux aux feuilles vertes et luisantes s’élancent comme des oiseaux, fuient dans les airs agitant branches et feuilles en guise d’ailes, et vont s’abattre sur les rives à quelques distances.

    Ces oiseaux-plantes nommés Bramiles sont des êtres singuliers qui, avec l’organisation d’un végétal, ont la sensibilité d’un animal, et la faculté de se mouvoir en agitant leurs rameaux articulés avec le tronc. Les Bramiles se fixent sur le bord des eaux courantes au moyen d’un pied tuberculeux armé et racines ou de suçoirs en forme de griffes qu’ils enfoncent dans la terre humide. »
    Livre I, Prise de possession, XIII

    Les Abares :
    « Ces machines de vaste dimension avaient une forme ovoïde et étaient doublées extérieurement d’une lame métallique percée seulement à certains endroits de petits vitrages recouverts d’une toile du même métal. C’était sur cette lame métallique, qui enveloppait les abares de tous côtés, que s’exerçait l’action physique formant la base de la découvert de ramzuel, et qui suspendait pour les corps enveloppés par elle l’effet de la pesanteur ou même imprimait aux abares une tendance plus ou moins forte à lutter en sens inverse de l’attraction terrestre. »
    Livre II, Le suicide (suite)

    Colonisation des satellites
    « Quelques années se passèrent encore ; mais, au bout de ce temps, on s’aperçut que les Tassuliens et les Stariens, ayant envahi tous les coins de cette terre malingre, ces deux races allaient étouffer sur un globe trop étroit et incapable de nourrir toute sa population.

    Du côté des Stariens, un conseil des élus du peuple fut convoqué : là, Cosmaël, Séelevelt et Mundaltor calmèrent la douleur désespérée des Stariens en leur montrant des abares de grand modèle qu’ils venaient de terminer, et en leur promettant, à défaut de la terre starienne où ils n’osaient encore s’aventurer, un autre monde où le superflu de la population pourrait émigrer. Il fut donc décidé qu’une flottille d’abares, sous la conduite de Cosmaël, se dirigerait dans un moment opportun vers Lessur, le satellite de Star immédiatement placé dans l’espace au-dessus de Tassul.

    Après une traversée où quelques abares dispersés furent obligé de retomber vers Tassul ; trois abares, commandés chacun par un des Longévites, débarquèrent à Lessur les Stariens au nombre de cent cinquante.

    Avant d’entrer dans la description de ce satellite, disons de suit que l’exploration première de ce globe, dun volume double de celui de Tassul, suffit pour décider les Stariens à y former des établissements, et que, sur l’avis qui leur en fut donné, plusieurs centaines de familles stariennes de Tassul s’y transportèrent successivement. »
    Livre III, Tassul

    La ville de Tasbar
    « Le territoire occupé par la ville de Tasbar comprend, comme nous l’avons dit, toute une vaste contrée. Au sud se trouve le port où arrivent à chaque instant d’innombrables vaisseaux qui remontent par les embouchures des trois fleuves jusqu’aux parties profondes de la ville. Des canaux gigantesques relient ensemble les différents bras de ces fleuves à travers les assises et les immenses développement de la cité.

    Au centre de Tasbar, se trouve l’emplacement qui sert de débarcadère aux abares faisant un service régulier avec les quatre satellites, mais surtout entre Star, Tassul et Lessur. Plus au nord enfin, vers les faubourgs aboutissent ces larges chemins dallés en plaques d’un métal dur et poli et qui amènent les voyageurs et les denrées de tous les coins de la terre. »
    Livre V, Voyage d’un Tassulien à Tasbar

    Je a dit…

    327 pages : lien vers Google livres : http://books.google.fr/books?id=374sAAAAYAAJ