lundi 23 juillet 2012

Images de la science-fiction (1980)

D'après l'article de Phersv (blog Annicéris) sur le livre  Images de la science-fiction (1980).

Je reprends ici rapidement le commentaire sur ce livre classique de 96 pages, avec environ 200 planches illustrées. Images de la science fiction (Gründ, 1980) a été signé "Steven Eisler" (qui est un pseudonyme du célèbre écrivain de fantastique Robert Holdstock (1948-2009), l'auteur de Mythago Woods. C'était la traduction de Space Wars: Worlds and Weapons (Octopus Books, 1979). Ce site français (qui a ajouté du Caza) et cette entrée de blog ont quelques illustrations.


    
Couverture par Chris Moore

Une des curiosités du livre est que le texte principal est un commentaire général sur les thèmes de la science-fiction et du fantastique mais que les légendes des illustrations font en revanche semblant d'être une encyclopédie fictive sur un univers futur, avec même un Glossaire donnant un début de descriptif de cet univers.


  • L'Histoire du Futur

    Le futur de l'Humanité voit se succéder de multiples organisations politiques interplanétaires à partir de la Fédération Solaire, puis du troisième millénaire, plusieurs Fédérations d'origine terrienne (plus ou moins démocratiques) et successivement trois Empires.

    La Première Fédération avait pour capitale la Terre et dura 530 ans. Ce fut notamment l'époque de l'Expansion et de la diaspora des Villes Nomades avec leurs Spindizzies anti-gravité (p. 25).

    Il y eut un Inter-règne mais un marchand bootien Kriston Abel Farenzio fonda la Deuxième Fédération sur Vega (α Lyrae) à 25 années-lumière de la Terre et la capitale administrative devint ensuite Trantor. C'est aussi l'époque où la Fédération fut visitée par les mystérieuses Cités Spatiales irrikoniennes, des réfugiés venus de M31 qui repartirent ensuite, p. 27). Cette Fédération s'écroula après 400 ans.

    Au Ve Millénaire, la Troisième Fédération (voir aussi l' "Empire quirinien" p. 11) fut fondée par Birikoff Brishoff Mac Suriyamana, nomade et chef religieux (peut-être après des problèmes liés à la planète Arrakis). La capitale fut à nouveau Alpha Lyrae puis la Planète artificielle Mechanistra (vue ci-contre, 7 km de diamètre, deux millions d'habitants, voir p. 83, 92).
    Ensuite, la capitale fut déplacée vers le système solaire, sur Sol IV (Mars).

    Les Guerres de Zone
    Les diverses entités politiques de l'Inter-règne et ensuite la Troisième Fédération ont dû affronter plusieurs guerres interstellaires qui donnent leurs titres à l'ouvrage (Space Wars).

    La Guerre Finale fut un long conflit colonial contre l'Empire Fabérien et leurs alliés (les Sarosiens et des mercenaires arisiens et duriliens). Le conflit se termina par une bataille dans Tucana M, où le monde artificiel Mechanistra et d'autres stations de combat furent employés et les Fabériens signèrent un armistice. Depuis, les relations entre les deux Empires se sont améliorées et ils gèrent ensemble les Portes des étoiles.

    La Guerre Thanguienne eut lieu notamment autour de la planète primitive Jaimbaliz dans un système de la Lyre (p. 58) contre l'Empire Thanguien qui voulait changer l'environnement de plusieurs mondes. Les Thanguiens furent vaincus mais le Troisième Empire dut payer un dédommagement à la planète Jaimbaliz, dont la guérilla avait su résister aux envahisseurs.

    Les Guerres Temporelles
    Enfin, les plus terribles guerres furent les Guerres nimiennes.
    Les Nimiens étaient en effet en avance dans les recherches sur le voyage dans le temps et la Troisième Fédération fit une guerre préventive pour rattraper leurs technologies temporelles. Les vaisseaux nimiens attaquèrent la Fédération humaine à divers moments de son histoire. On dut intervenir pour repêcher d'immenses dreadnoughts nimiens écrasés dans le passé de la Terre p. 49, et éviter des paradoxes destructeurs.

    Les Humains réussirent à détruire les Nimiens mais on découvrit ensuite que les premières offensives nimiennes les plus atroces avaient en réalité été des provocations et manipulations de la Fédération elle-même pour justifier sa guerre d'anticipation sur les Technologies de Destruction Massive (je rappelle que cela date de 1979...).

    "La Princesse Viviane, fille de l'Empereur Hrothgar V, devint une pirate de l'espace dès l'âge de 21 ans". Ici représentée avec son spatiopilote aldébaran-ien.
    (En réalité, cette illustration de David Bergen représente Rydra Wong, l'héroïne xéno-linguiste du roman Babel-17, dans la couverture de 1978)

  • Technologie

    Les Vaisseaux qui franchissent la vitesse de la Lumière doivent déclencher une "distorsion de l'espace" pour sauter dans l'hyperespace. La "vitesse relative de l'espace-temps" (sic) est alors appelée "Einvélocité". Mais tout véhicule dépassant la célérité de la lumière doit affronter les fluctuations, mesurées en "ziemen". On appelle "Facteur C" l'équilibre entre l'einvélocité et la capacité de fluctuation en ziemens, auxquelles viennent s'ajouter la masse, l'énergie et le temps.

    Si le déplacement temporel (en "secondes par minute") est trop élevé, le vaisseau atteint un point critique et risque la destruction. La plus spectaculaire fut l'I.C. Ortygia (p. 14-15, illustration de Chris Moore) entre Procyon et Aldebaran. Son déplacement temporel était à 10 seconde/minute et la masse critique fut atteinte en 15 jours. L'explosion donna naissance à la Nébuleuse de la Pieuvre. Il ne faut pas confondre ce phénomène avec l'écrasement temporel qui survenaient dans les technologies des Guerres nimiennes.

    Par exemple, voici le Starcutter (p. 12).
    Construit par Thruspace Interworlds Co., il mesure 750m de long, a une masse de 230,000 tonnes.
    Déplacement spatial 48 ziemen.
    Facteur C 26,8-33,3.
    Vitesse max. : Cx8
    Déplacement temporel 5 secondes/minute.

    (Astarte, illustration d'Edward Blair Wilkins)



  • Certaines des illustrations furent aussi utilisées, avec des commentaires différents dans la série contemporaine de Terran Trade Authority.

    Et cela n'a rien à voir, mais quand la compagnie Pan American World Airways fit faillite en 1991, la première chose à laquelle je pensai fut justement cette illustration du futur (par Chris Moore), image devenue désormais surannée d'un avenir américano-centré qui n'aura probablement jamais lieu, même si un nostalgique reprenait ce nom.


    Source : http://anniceris.blogspot.com/2012/01/sf-images-de-la-science-fiction-1980.html

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